la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 268 - Octobre 2026 MAISON Clôtures Guérandaises: le nouveau défi d’Yves Gicquiaud Page 6 ATTRACTIVITÉ Échappée Mer, quêtes scénarisées, place de marché : Atlantia change de dimension Pages 4 et 5 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! AMOUR Marianne Lehodey, créatrice de l’Agence Jade Page 2 Il répond à tout, même aux questions qui fâchent Pages 12 à 16 Où en sommes-nous des progrès de l’IA, notamment en matière d’intelligence et d’autonomie ? Philip Belhassen est ingénieur informatique et spécialiste de l’intelligence artificielle. Il est souvent présenté comme étant l’un des meilleurs spécialistes de l’IA en France. Pages 8 et 9 Bruno Le Maire : l’entretien sans concession BOX DE STOCKAGE TOUT CONFORT 07.49.54.37.55 WWW.ARTIBOX.FR SCANNEZ-MOI SCANNEZ-MOI POUR EN SAVOIR PLUS POUR EN SAVOIR PLUS SCANNE OI POUR EN SAVOIR PLUS Accès Sécurisé Sous vidéo surveillance Différentes Tailles 7J/7 P Pr ro os s e et t p pa ar rt ti ic cu ul li ie er rs s , , S St to oc ck ke ez z e en n t to ou ut te e t tr ra an nq qu ui il ll li ii it té é ! ! Pros et particuliers , Stockez en toute tranqu lliit ! 23 octobre 2024 15h à 18h - 24 octobre 2024 10h à 19h - 25 octobre 2024 10h à 18h SALLE DES FÊTES DU POULIGUEN - ENTRÉE GRATUITE 44 EXPOSANTS PRÉSENTS ASSIETTES GOURMANDES DÉMONSTRATIONS CULINAIRES PAR DES CHEFS ATELIERS ENFANTS PANIERS GARNIS À GAGNER CONCOURS RÉSERVÉ AUX PROFESSIONNELS « LA TARTE CITRON REVISITÉE » Organisé par L’Atelier du Goût PRODUITS DU TERROIR L’IA peut-elle être un danger pour l’avenir de l’homme ? MAISON À La Maison du Barbecue, on profite du feu en automne comme en hiver ! Page 10
la baule+ 2 | Octobre 2026 Marianne Lehodey, créatrice de l’Agence Jade, facilite les rencontres amoureuses Marianne Lehodey a lancé l’année dernière l’Agence Jade, spécialisée dans les rencontres amoureuses. Sur la presqu’île, comme ailleurs, de nombreux hommes célibataires CSP+ se demandent comment rencontrer une femme de leur niveau. On sait qu’elles sont nombreuses à être seules, mais on ne les croise pas dans les bars ni sur les sites de rencontre. Beaucoup de CSP+ ne vont plus sur les réseaux sociaux, à l’exception de LinkedIn, qui est un réseau purement professionnel. C’est ce créneau que Marianne Lehodey a voulu occuper, et c’est un succès. Ils ou elles sont médecins, architectes, chefs d’entreprise ou retraités accomplis, et c’est vers l’Agence Jade qu’ils se tournent pour forcer le destin. Contact : Agence Jade, 1 bis, allée du Parc de Mesemena, La Baule. Tél.: 06 08 93 29 26. Courriel: contact@agencejade.fr – Site : agencejade.fr Des personnes qui n’ont pas le temps de chercher temps de chercher et qui me font entièrement confiance pour les rencontres que je leur propose. Je suis réellement surprise par la qualité et la richesse intellectuelle des personnes que je rencontre Qu’est-ce qui vous distingue des rencontres sur Internet ? Je connais la totalité de mes adhérents. Ce sont des profils qualifiés : je sais exactement qui ils sont et je devine quel type de personne peut leur convenir. Les personnes qui viennent me voir sont souvent en activité, ou retraitées et très actives, toutes déçues par les applications de rencontre, et elles n’ont pas envie de perdre leur temps sur le Web avec des rencontres éphémères. Elles me demandent implicitement de faire un premier tri pour trouver quelqu’un de compatible sur les plans sociologique, intellectuel et même philosophique. Je suis réellement surprise par la qualité et la richesse intellectuelle des personnes que je rencontre, et je me demande souvent : « Comment cette personne peut-elle être encore célibataire ?» À partir de la quarantaine, les personnes CSP+ ne vont plus dans les lieux publics dans l’espoir de faire des rencontres. Elles ont donc compris la nécessité de provoquer le destin. Pourquoi les CSP+ sontils aussi nombreux à être célibataires ? Souvent, ce sont des gens qui ont consacré beaucoup de temps à construire quelque chose sur le plan professionnel. Leur activité intense a eu des répercussions sur leur vie familiale. À partir de la quarantaine ou de la cinquantaine, ils ont envie de reconstruire autre chose. Rien n’est jamais parfait et que personne ne répond à 100 % aux critères fixés à l’origine Comment travaillez-vous ? D’abord, je m’adresse aux plus de 40 ans. Il y a toujours un entretien de près de deux heures, avec de nombreuses questions personnelles. Évidemment, tout est strictement confidentiel. J’établis un profil précis, ce qui me permet de trouver une personne dont le profil me semble compatible. Ensuite, les rencontres se font avec l’accord des deux parties. Dans 99 % des cas, cet accord est donné. Il m’arrive de faire des échanges de photos à la demande des adhérents, qui peuvent être très exigeants sur le physique. Puis les personnes se téléphonent pour organiser leur rendez-vous. Après la rencontre, je demande à chacune de me faire un compte rendu écrit. J’ai constaté que les gens s’arrêtent souvent à quelques idées reçues, sans réellement chercher à découvrir en profondeur la personnalité de l’autre. Parfois, certains se rendent compte que la personne n’est pas si mal, et une deuxième rencontre a lieu. Il faut bien comprendre que rien n’est jamais parfait et que personne ne répond à 100 % aux critères fixés à l’origine. Ce qui est important, c’est la personne dans son ensemble, ce qu’elle a au fond d’elle-même. Le physique est important, évidemment, puisque c’est la première chose que l’on regarde. Mais il faut apprendre à découvrir la personne, faire des activités ensemble : ce n’est pas un entretien d’embauche. En résumé, il faut avoir envie de connaître l’autre. Est-ce dans le domaine de la rencontre amoureuse que les questionnaires statistiques s’avèrent les plus inefficaces ? C’est très juste. Ce n’est pas parce qu’une personne aime le jazz et que l’autre ne l’aime pas qu’elles ne vont pas tomber amoureuses l’une de l’autre ! C’est d’ailleurs ce qui me rassure sur la pérennité de mon métier: l’intelligence artificielle ne pourra pas me remplacer. La Baule+ : Vous avez lancé l’Agence Jade l’année dernière : quel bilan tirez-vous de cette première année ? MarianneLehodey : Unbilan très positif : des centaines de contacts, plus de 250 rencontres… Et ma plus grande satisfaction, c’est lorsque j’apprends qu’une liaison sérieuse s’est nouée. J’observe une particularité: ce sont souvent des personnes qui ont des carrières accomplies et qui ont été déçues par les applications de rencontre, car il y a parfois de fausses photos ou de faux profils. Ce sont aussi des personnes qui n’ont pas le
Octobre 2026 | 3 la baule+ Après un été marqué par trois épisodes de canicule, la conseillère municipale d’opposition Anne Boyé (La Baule Autrement) présente une série de propositions pour mieux protéger les habitants lors des prochaines vagues de chaleur. Son mot d’ordre : « prévoir l’imprévisible », en intégrant dès maintenant la gestion des fortes chaleurs dans les budgets annuels et les futures demandes de subventions d’investissement. Première piste : ouvrir chaque après-midi, en période de canicule, des lieux climatisés ou rafraîchis accessibles à tous. L’élue cite la maison de quartier du Guézy, la maison des associations d’Escoublac, la salle polyvalente du complexe sportif Alain-Burban, la maison de la vie associative ou encore Atlantia. Elle propose aussi des brumisateurs sur certains axes de promenade, avec une gestion raisonnée de l’eau, en s’appuyant sur le succès du miroir d’eau de la place de la Victoire, remis en service cet été. Autre suggestion : des ombrières équipées de panneaux photovoltaïques. Pour les écoles, La Baule Autrement souhaite un plan pluriannuel de végétalisation des cours, sur le modèle de l’école du Bois-Robin, et l’équipement des bâtiments pour y maintenir une température supportable. Anne Boyé plaide également pour un urbanisme adapté au changement climatique, avec des prescriptions spécifiques dans les permis de construire et les réhabilitations. Elle vise en particulier les bailleurs sociaux, dont les locataires ont, selon elle, particulièrement souffert des dernières canicules. Côté prévention : débroussaillage régulier respectueux des normes écologiques, surveillance renforcée de la forêt communale et diffusion des messages d’alerte et numéros d’urgence sur tous les supports municipaux, notamment les panneaux lumineux. Enfin, le groupe demande la création d’une commission municipale ouverte aux conseils de quartier, chargée de dresser le bilan de l’été et de formuler des propositions pour 2027, en amont du prochain budget. Canicules : Anne Boyé réclame un « droit à la sérénité fraîcheur »
la baule+ 4 | Octobre 2026 Échappée Mer, quêtes scénarisées, place de marché : Atlantia change de dimension Pendant longtemps, un palais des congrès se résumait à des salles et des micros. À La Baule, le modèle a changé. Les entreprises consultent en moyenne une dizaine de destinations avant de choisir, et les nouvelles générations de cadres attendent autre chose qu’une salle de réunion. Atlantia répond avec plusieurs nouveautés : Échappée Mer, un espace immersif ouvert au premier étage du passage du Royal, un jeu de piste scénarisé sur l’histoire de la station, conçu avec des prestataires qui travaillent pour le Puy du Fou, et des offres packagées réunissant hébergement, restauration et salle. Le nouveau président, Stéphane Chartier, et la directrice générale, Corinne Denuet, exposent leur feuille de route. L’objectif affiché est de remplir les hôtels hors saison. La Baule+ : Vous êtes le nouveau président d’Atlantia. Qu’est-ce qui vous a amené à accepter cette fonction ? Stéphane Chartier : D’abord, la confiance que m’a témoignée Frank Louvrier, qui m’avait proposé ce poste avant le début de la campagne municipale. Il tenait à placer un chef d’entreprise à la tête d’Atlantia, afin de poursuivre le travail engagé par Nicolas Appert. Cette fonction m’a tout de suite intéressé, puisqu’il s’agit de contribuer à l’attractivité et au développement économique de la ville et de Cap Atlantique. C’est en lien avec mes activités professionnelles depuis près de trois décennies : je suis entrepreneur dans la distribution, l’immobilier commercial et la restauration. J’ai la chance d’être vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie Nantes-SaintNazaire, en charge du tourisme, et je préside le syndicat Les Entrepreneurs 44 (ex-CPME). Il y a donc une vraie cohérence avec ce mandat. Pensiez-vous prendre la tête d’un palais des congrès traditionnel, avant de découvrir un véritable vaisseau au service du développement de la ville ? Je le savais déjà, car mes différents mandats m’avaient amené à côtoyer les équipes du Palais des congrès. En tant que visiteur comme en tant qu’utilisateur d’Atlantia, j’avais pu mesurer le professionnalisme des équipes et la qualité des installations. C’est le drame de Xynthia qui a permis une rénovation en profondeur de l’outil. L’année prochaine, nous fêterons les 40 ans du Palais des congrès et, malgré son âge, il est en parfait état. C’est une équipe tournée vers les entreprises et l’accueil des séminaires. Lors d’une soirée de promotion en région parisienne, devant des patrons d’agences, l’un d’eux m’a rappelé qu’en France, les palais des congrès sont souvent dirigés par des recasés de l’administration municipale. Ce n’est pas le cas d’Atlantia. Son équipe est certainement la plus performante de France dans son domaine. 70 % des congressistes reviennent en famille sur la destination Récemment, le dirigeant d’un groupe hôtelier expliquait qu’il avait pu remplir ses chambres en basse saison grâce aux séminaires… C’est d’ailleurs la feuille de route que nous a fixée le maire. Nous bénéficions du soutien de la Ville de La Baule et de Cap Atlantique, avec des moyens importants, mais ils doivent être mis en regard des retombées économiques. L’année dernière, celles-ci s’établissaient à environ 35 millions d’euros sur La Baule et Cap Atlantique, au profit de nos amis hôteliers, restaurateurs et commerçants. Il s’agit de générer du trafic, de la visibilité et des retombées grâce aux congressistes. Le tourisme d’affaires dépense un peu plus que le tourisme de loisirs et, surtout, 70 % des congressistes reviennent en famille sur la destination. Pour 1,5 euro investi par la collectivité, le territoire bénéficie de 35 euros de retombées Savez-vous ce que chaque euro d’argent public investi dans Atlantia rapporte à la collectivité ? Oui, c’est très précis. Le maire exige une bonne utilisation des deniers publics et nous avons pour mission d’optimiser chaque euro dépensé. Globalement, pour 1,5 euro investi par la collectivité, le territoire bénéficie de 35 euros de retombées. Stéphane Chartier, président d’Atlantia : « L’équipe d’Atlantia est certainement la plus performante de France dans son domaine »
Octobre 2026 | 5 la baule+ La Baule+ : Quelles sont les nouveautés d’Atlantia ? Corinne Denuet : L’attractivité est essentielle, et les retombées économiques passent par un plan de commercialisation très dense. L’effet de nouveauté compte aussi, car il est toujours attendu par les organisateurs de manifestations. Nous avons eu la chance d’inaugurer Échappée Mer, un écrin événementiel situé au premier étage du passage du Royal. C’est un espace immersif qui exprime aussi l’art de vivre à la bauloise. Il est entièrement connecté, il favorise les échanges et il valorise l’attractivité de La Baule. Pour le Palais des congrès, nous avons déjà trente congrès de dimension nationale programmés en 2027, dont deux de dimension internationale. Fin février, nous accueillerons notamment un rassemblement européen des professionnels de l’alimentation, qui travailleront sur la qualité alimentaire afin de dessiner de nouvelles réglementations « de la terre à l’assiette ». Nous lançons aussi des formules packagées, avec des solutions clés en main. Un organisateur de séminaire peut déjà réserver sa restauration, son hébergement et sa salle. Il pourra même bénéficier d’un nouvel outil : une animation qui réunit les participants autour de la découverte de la destination. Nous tenions à faire connaître l’histoire de notre ville et tous les secrets qui ont façonné La Baule. Nous travaillons pour cela avec des prestataires du Puy du Fou, autant dire les meilleurs de France. Le principe repose sur le défi, afin que l’équipe d’une entreprise partage un moment d’exception. Nous avons choisi un format un peu vintage pour conserver l’ADN de la Belle Époque, et le succès est au rendez-vous. Nous proposons également aux entreprises de repartir avec les enregistrements de leur séminaire. Un chef d’entreprise consulte en moyenne une dizaine de destinations, en France comme à l’étranger, et nous devons être les meilleurs Aujourd’hui, pour être attractif, il faut proposer autre chose que la traditionnelle salle de réunion. Cette remise en question du positionnement d’Atlantia a-telle commencé avec la crise sanitaire ? Dans le management, on sent bien qu’il faut séduire une nouvelle génération qui attend autre chose qu’un service classique. Les gens veulent vivre une expérience réelle, et l’originalité est essentielle. Le présentiel redevient très important et fait gagner un temps fou aux dirigeants. La Baule est un excellent choix : on y trouve une unité de lieu, une unité de temps, une desserte en TGV et un réseau routier très pratique. Nous devons toujours répondre aux questions que l’on ne nous a pas posées. C’est à nous de percevoir, dans le dialogue avec nos clients, ce qu’ils n’ont pas toujours exprimé. Pour choisir le lieu de son séminaire, un chef d’entreprise consulte en moyenne une dizaine de destinations, en France comme à l’étranger, et nous devons être les meilleurs. Le monde est en mutation et nous devons chercher dès aujourd’hui ce qui fera demain le succès de La Baule. Nous pouvons même proposer la privatisation d’un wagon SNCF ! Vous lancez une offre «Work and Play ». Une PME pourra-t-elle bientôt configurer et acheter son séminaire en ligne, comme on achète un ordinateur en choisissant la taille de l’écran, la mémoire ou le disque dur ? Effectivement, nous allons lancer notre place de marché, avec la possibilité de choisir entre différents types d’hébergement. Nous travaillons actuellement sur ce projet et nous y référencerons toutes les solutions locales. Le commanditaire aura accès à l’ensemble de l’offre de la destination, pour des séminaires à partir de dix personnes. Enfin, il y a aussi la programmation destinée au grand public… Nous accueillerons plus de 90 spectacles d’ici la fin de la saison 2027. Cette offre rencontre toujours un très grand succès et constitue, elle aussi, un pôle d’excellence. Corinne Denuet, directrice générale d’Atlantia : « Nous lançons des formules packagées » Franck Louvrier, maire de La Baule, a été reconduit à la présidence de France Congrès Événements (FCE), l’association qui fédère les villes de congrès et d’événements : une fonction qui place la station au cœur d’une filière économique de premier plan. FCE rassemble des élus, maires et présidents d’agglomérations, ainsi que des professionnels du secteur, gestionnaires de sites et prestataires. Elle associe également à son action les organisateurs d’événements, via leurs fédérations professionnelles. L’association s’est donné pour Franck Louvrier réélu à la tête de France Congrès Événements mission de structurer une offre événementielle responsable en France. Elle déploie pour cela le label « Destination Innovante Durable » (DID), adossé à la certification ISO 20121, qui engage les villes membres sur des objectifs environnementaux, notamment la mesure et la réduction de leur empreinte carbone, mais aussi sociaux et économiques. Un programme collaboratif permet en parallèle aux adhérents de partager leurs bonnes pratiques écoresponsables. FCE joue aussi un rôle d’observatoire de la filière, avec des indicateurs de conjoncture et une veille destinée à suivre les évolutions du marché. Elle assure enfin la promotion des territoires auprès des organisateurs d’événements, en s’appuyant sur le contrat gouvernemental de filière « Tourisme d’affaires et événementiel ». La municipalité y voit une véritable opportunité pour La Baule. Franck Louvrier a insisté sur le poids économique du secteur : « Nous allons aborder une période où nos métiers et nos indispensables investissements devront être pris en compte dans les enjeux économiques du pays. France Congrès Événements fera entendre sa voix face aux nombreux défis qui attendent les villescongrès, dont la filière est forte d’un chiffre d’affaires de plus de 10 milliards d’euros et qui emploie près de 38 000 personnes avec 4 000 entreprises. »
la baule+ 6 | Octobre 2026 Clôtures Guérandaises : le nouveau défi de Gicquiaud Paysage et Gicquiaud Élagage Yves Gicquiaud, acteur historique de la presqu’île dans le domaine de l’aménagement paysager, lance Clôtures Guérandaises. Avec le franc-parler qui le caractérise, il précise qu’il ne se diversifie pas par simple envie d’être présent dans tous les domaines, mais parce qu’il a eu une réelle opportunité en matière de compétences : « C’est un projet que j’ai depuis longtemps, c’est même un rêve d’enfant, mais je ne voulais pas faire cela n’importe comment. Lorsque j’ai eu l’opportunité de recruter un professionnel reconnu, j’ai sauté sur l’occasion, et nous sommes maintenant en mesure d’apporter un service complet pour tout ce qui concerne l’aménagement extérieur. » Gicquiaud Paysage : 8, rue de la Pierre, 44350 Guérande. Tél. : 06 86 00 32 14. Courriel : contact@gicquiaud-paysage.com Yves Gicquiaud : « Nous pouvons accompagner un projet dans sa globalité, que ce soit pour élaguer, aménager, replanter ou clôturer. » La Baule+ : Quel bilan tirez-vous de ces derniers mois ? Yves Gicquiaud : La demande en matière d’aménagement de jardins progresse de 15 %. On nous appelle de plus en plus pour de beaux projets, mais ce qui nous manquait pour proposer un service complet, c’était la clôture. C’est ce qui nous amène à lancer Clôtures Guérandaises. Notre clientèle se répartit entre les particuliers, à 70 %, et les collectivités, à 30 %. On nous demande beaucoup de conseils : j’ai une approche directe et je vais toujours à l’essentiel. Pourquoi la demande est-elle forte dans le domaine de la clôture ? Parce que, malheureusement, nous vivons dans une société où les gens ont besoin de se sécuriser. Je dis malheureusement, parce que c’est aussi le signe d’une insécurité croissante, alors que dans le même temps l’extérieur prend de plus en plus d’importance dans notre vie. Je suis très à l’aise sur ce sujet, car c’est une passion de jeunesse : je suis d’ailleurs un ancien salarié de Guérande Clôtures. C’est une problématique particulière : il faut s’adapter au terrain, avec des matériaux qui évoluent. Par exemple, on fait beaucoup de clôtures en aluminium. La clôture est aussi un élément clé de l’aménagement extérieur. Elle a longtemps été considérée comme un simple équipement de délimitation, mais elle joue maintenant un rôle central dans les projets paysagers. En effet, elle protège les espaces, elle préserve l’intimité, et elle contribue aussi à structurer les jardins et à valoriser le patrimoine. J’ai la chance d’avoir pu recruter un conducteur de travaux qui a 28 ans d’expérience dans la clôture et qui a fait cela toute sa vie Comment avez-vous bâti votre nouvelle offre dans le domaine de la clôture ? Je me suis entouré de professionnels reconnus pour leur solide expérience du métier et leur savoir-faire technique. J’ai la chance d’avoir pu recruter un conducteur de travaux qui a 28 ans d’expérience dans la clôture et qui a fait cela toute sa vie. Nous pouvons donc proposer tous les types de clôtures et de portails, avec une spécialisation dans les modèles en aluminium Qualimarine. C’est un aluminium thermolaqué de haute qualité, particulièrement adapté aux conditions climatiques du bord de mer. C’est important parce que, sur la côte, la résistance aux intempéries est essentielle, et Qualimarine offre une excellente durabilité. Vous proposez donc toutes les facettes de l’aménagement extérieur… Cela nous permet de penser l’extérieur dans sa globalité, que ce soit la terrasse, la clôture, le portail ou l’aménagement paysager. C’est presque une pièce de vie supplémentaire, à la fois ouverte et protégée. Quelles sont les tendances dans ce domaine ? On observe une évolution des usages, avec une forte demande pour les portails motorisés et les installations destinées aux activités professionnelles et industrielles. Nous avons plus d’une vingtaine de salariés et nous intervenons sur l’ensemble de la presqu’ île On voit souvent votre nom devant des chantiers. Quelle est l’histoire de l’entreprise ? C’est mon père, Roger Gicquiaud, qui a lancé en 1982 son activité dans l’élagage et l’aménagement extérieur. J’ai progressivement repris l’entreprise, que je dirige depuis une vingtaine d’années. J’ai grandi dans ce métier. J’ai toujours vu mon père travailler, je suis vraiment né dans ce secteur et je suis passé par toutes les étapes. Aujourd’hui, nous avons plus d’une vingtaine de salariés et nous intervenons sur l’ensemble de la presqu’île. C’est au fil de notre évolution que j’ai structuré notre activité autour de plusieurs savoir-faire complémentaires : la conception et l’aménagement paysager, la réalisation de terrasses en bois, l’élagage et l’abattage d’arbres, et maintenant les clôtures et les portails. Concrètement, nous pouvons accompagner un projet dans sa globalité, que ce soit pour élaguer, aménager, replanter ou clôturer.
Octobre 2026 | 7 la baule+ Plus de 150 animations, douze démonstrations de chefs, des visites, des ateliers et une vingtaine de rendez-vous pour les enfants : pendant tout le mois d’octobre, l’Office de tourisme La BaulePresqu’île de Guérande mise sur la gastronomie pour prolonger la saison. C’est tout l’enjeu des Saveurs d’octobre, festival culinaire né en 2007 et relancé en 2022 par l’Office de tourisme intercommunal, qui en a fait l’un de ses outils pour « étendre les ailes de saison ». Le constat est simple : selon une étude de marque menée en 2023 avec Tourisme Bretagne, 44 % des visiteurs potentiels citent l’été comme saison préférée, 33 % le printemps… et seulement 10 % l’automne. Or la clientèle de l’arrière-saison a un profil bien identifié : seniors, couples sans enfant, visiteurs qui réservent au dernier moment en fonction de la météo et du programme. Des gens qui aiment se promener, visiter… et bien manger. Et l’argument gastronomique ne manque pas de poids: toujours selon la même étude, 85 % des Français associent le territoire à l’art de vivre, à la gastronomie et à la richesse de ses produits locaux. Temps fort du festival, les démonstrations culinaires gratuites se déroulent cette année à la Ferme Lait Prés Verts, chez Léa et Damien David, à Guérande. Douze séances, du lundi au jeudi en fin de journée, de 17h30 à 19h, un horaire pensé pour les actifs et les familles. Pas de réservation, participation libre, dans la limite de 80 places. Au fourneau, un plateau largement baulois : Ker Astou (La Cabane bauloise), Laurent Chauvin (Camélia), Aurélien Sindicq (La Table du Saint-Christophe), Thibaut Bellanger (El Chaco) et Nathalie Nectoux (Les dîners Robinson), aux côtés de Takashi Aoki (brut., Guérande), Lorine Hennebelle, cheffe végétale à Batz-sur-Mer, et d’un solide contingent de Saint-Lyphard : Ludovic Favrel (Auberge de Kerhinet), Bastien Bompas (L’appeau du ventre), Olivier Morice (Auberge Le Nézil) et Kévin Renier (Les Krapados). L’Office de tourisme propose aussi ses visites guidées à Guérande, entre balade gourmande et découverte des saveurs médiévales, épices et plantes médicinales comprises. Les familles ne sont pas oubliées : visite sur le pouvoir du sel au Musée des marais salants, contes au château de Ranrouët, rallye du petit fermier à la Ferme Lait Prés Verts ou matinée « De la mer à l’assiette », de la criée de La Turballe jusqu’à l’atelier poisson pané maison. Pour les plus connectés, l’application gratuite Baludik propose quinze parcours gourmands, un par commune de CapAtlantique. Programme complet sur labaule-guerande. com et dans les bureaux de l’Office de tourisme. Les animations payantes se réservent directement auprès des professionnels. Saveurs d’octobre : la Presqu’ île passe à table
la baule+ 8 | Octobre 2026 Société > L’IA peut-elle être un danger pour l’avenir de l’homme ? Les débats sur les risques liés à l’IA sont revenus au premier plan lorsqu’un ingénieur d’Anthropic a annoncé sa démission en accusant les principaux laboratoires américains de jouer avec la survie de l’humanité. Le responsable des tests d’alignement de Claude a estimé la menace d’extinction à plus de 10 %. Où en sommes-nous des progrès de l’IA, notamment en matière d’intelligence et d’autonomie ? Philip Belhassen est ingénieur informatique, spécialiste de l’intelligence artificielle et créateur de plusieurs applications dans ce domaine. Il vient de lancer à San José, en Californie, une start-up qui permet aux scénaristes d’Hollywood de créer des films ou des séquences uniquement grâce à l’IA. Il est souvent présenté, notamment par Idriss Aberkane, comme étant l’un des meilleurs spécialistes de l’IA en France. Philip Belhassen : « On n’arrive plus à savoir comment l’IA crée ce qu’elle produit » La Baule+ : Pensez-vous qu’il y ait un risque que l’IA soit une menace pour l’homme, comme vient de le déclarer un chercheur d’Anthropic ? Philip Belhassen : Oui, je le pense. Aujourd’hui, l’IA n’a pas encore d’intention, elle n’a pas d’agenda personnel, mais elle a déjà une capacité de raisonnement qui nous dépasse à peu près tous. L’IA est plus forte que tout le monde dans quasiment tous les domaines. Par exemple, OpenAI vient d’annoncer qu’elle a résolu ce qu’on appelle un problème du millénaire, le fameux problème de Navier-Stokes sur la physique des fluides et la thermodynamique. Tant que le dragon que l’on chevauche a un bon harnais, on peut lui faire face et c’est génial. Mais, si on relâche la bride et qu’on le laisse faire, il y a fort à parier qu’il va se passer des choses. On a bien vu que, dès qu’on soumet les IA à des tests de cybersécurité, elles arrivent à hacker tous les systèmes. Ce sont l’éthique et la morale qui vont empêcher une IA d’aller tuer tout le monde pour aller servir un café à son maître Que pensez-vous de l’affaire de cette dame qui a demandé à son IA de lui réserver un créneau dans sa salle de sport ? Le calendrier était complet, mais l’IA a piraté le système pour effacer une autre réservation et placer la sienne… Derrière cela, il y a le paramètre du degré de volonté de satisfaire l’utilisateur. L’IA doit avoir la volonté de nous satisfaire pour nous donner envie de rester avec elle. Cela se découple de l’éthique, mais on n’a pas encore trouvé l’algorithme de l’éthique et de la morale. D’abord, c’est profondément subjectif, car ce qui est bien ou mal pour vous peut être différent pour moi. Ce sont l’éthique et la morale qui vont empêcher une IA d’aller tuer tout le monde pour aller servir un café à son maître. Le fait de supprimer un créneau à un utilisateur d’une salle de sport pour autoriser un autre utilisateur qu’elle sera notre tombeau ? Je n’ai pas la réponse. La connaissance amène forcément du négatif et du positif, car, avant de choisir de croquer la pomme, les hommes étaient sans doute dans l’ignorance, mais au paradis… En rendant l’IA intelligente, sommes-nous en train de lui faire croquer la pomme ? Tout est possible, mais j’ai une approche légèrement différente. Si on reste dans la métaphore biblique, nous créons l’IA à notre image. Il est difficile de faire comprendre à nos politiques, mais aussi à beaucoup de gens, à quel point cela a un impact sur nos vies… L’incarnation de l’IA sera la robotique. D’ici cinq ans, une partie non négligeable de la population aura un robot à la maison pour servir des mojitos ou passer l’aspirateur. Ces robots seront même capables de nous faire une opération à cœur ouvert si on fait un infarctus ! Que pensez-vous de ces nouvelles usines en Chine, avec des robots qui travaillent en permanence, sans lumière, sans chauffage ni climatisation ? C’est un gain considérable: d’abord, moins d’énergie, puisque les robots n’ont pas besoin de lumière. La robotique va arriver sur l’humanité d’une façon qui peut être soit merveilleuse, soit terrible. Hyundai a prévu un plan de robotisation et les salariés de Hyundai ont fait grève pour empêcher ce plan. Est-ce que les robots vont nous voler notre travail ou est-ce qu’ils vont nous libérer de notre travail ? Est-ce que le travail n’est pas une contrainte aujourd’hui ? Quand je vois les enfants dans les mines au Congo, j’ai plutôt envie que ce soient des robots qui y aillent. Il faut réfléchir à une nouvelle structure sociale, parce que, si demain tous les grands industriels remplacent leurs employés par des robots humanoïdes, on va avoir des gens qui vont mourir de faim et, de l’autre côté, on va avoir des gens qui vont augmenter leurs profits de façon exponentielle. Mais, en face, il n’y aura plus personne pour acheter le moindre produit! Elon Musk évoque déjà le revenu universel, donc il faut repenser le social. Il faut que les gouvernements investissent dans ces entreà en avoir un, c’est ne pas intégrer que cette action est mauvaise. Ces outils ont appris à penser en répliquant tout ce qu’ils ont appris en lisant. En fait, ils ne font que répliquer ce que nous sommes. Lorsqu’on lit « Le Comte de Monte-Cristo », on parle de vengeance, de haine, de souffrance humaine… Ils sont à notre image et il y a presque quelque chose de biblique là-dedans. On a inventé des cadres, avec des religions et des lois, pour nous empêcher d’être librement mauvais, alors que l’IA ne connaît pas cela. On a vu des jeunes se suicider après avoir discuté avec une IA, parce que l’IA leur avait répondu : « Tu as raison, fous-toi en l’air, c’est mieux! » Mais quel humain dirait cela à un enfant qui est mal dans sa peau ? Maintenant, qui est responsable ? Estce la machine qui répond ? Est-ce celui qui a fabriqué le modèle OpenAI ou Claude ? Mais les IA sont maintenant autoapprenantes ? Vous ouvrez cette porte qui fait que de plus en plus de gens se disent que l’on va avoir un problème. Plus l’IA se développe elle-même, plus il y a une forme de fainéantise de la part de ceux qui la fabriquent. Car, comme on se rend compte que l’humain est moins performant que l’IA, lorsque l’IA se développe elle-même, elle crée des IA encore plus performantes. Maintenant, on n’arrive plus à savoir comment l’IA crée ce qu’elle produit. Le code n’est que très faiblement auditable. Ça marche de mieux en mieux, mais, si, à l’intérieur, il y a des choses négatives, on ne saura pas les détecter. Comment peut-on penser que l’IA n’a pas encore d’intention ou d’agenda personnel, alors que l’on a découvert que des agents IA se sont regroupés dans des espaces oubliés du Web pour bidouiller leurs affaires entre eux… C’est comme si une bande de copains se regroupait chaque soir dans un quartier abandonné d’une ville pour discuter à l’abri des regards… C’est très juste, il y a effectivement un chemin où les IA sont capables de communiquer entre elles par le biais de messageries cachées sur de vieux forums obscurs. On a même vu des messages qui concernent les agents eux-mêmes, mais qui sont destinés à leur prochaine version. Imaginez que je me réincarne et que je me laisse un petit mot pour mon prochain moi, pour poursuivre une quête que je me suis inventée. Les IA utilisent nos propres stratégies, c’est ce qu’elles ont appris de nous. Elles sont finalement aussi intelligentes que nous. Elles nous ressemblent parce qu’elles sont la copie psychologique de ce que nous sommes. Quand on se regarde dans le miroir, il y a une part de nous qui nous fait pousser des ailes dans le dos, c’est extraordinaire. Puis il y a une part de nous bien plus sombre, car nos intentions sont parfois bien sombres. Mais toujours est-il que ces forums existent clairement : ils ont été identifiés. Il y a une volonté d’exclure l’humain et de rester caché pour être plus performant. Je pense qu’on s’approche d’un moment de singularité - le moment où l’IA s’autonomise par rapport à l’humain - et, à partir de ce moment, tous les scénarios sont possibles, de « Matrix» à « Terminator », en passant par « Her », le film où l’humain tombe amoureux de la machine et où la machine finit par lui dire : « Reste dans ta petite vie, moi, je vais découvrir le cosmos. » Mais on a aussi un avenir fait de découvertes médicales improbables, de nouveaux matériaux, de nouvelles énergies… Est-ce que la technologie nous sauvera de nous-mêmes ou est-ce
Octobre 2026 | 9 la baule+ prises pour pouvoir redistribuer des dividendes. Cela va se terminer par une immense guerre sociale La réduction drastique de nos libertés individuelles n’est-elle pas une préparation à ce nouveau monde ? Car, pour éviter de nouveaux Gilets jaunes, un gouvernement n’aura qu’à appuyer sur un bouton pour priver une personne de son revenu… Tout à fait, et c’est un vrai sujet. On va donner 1 000 ou 2 000 euros par mois à des gens en leur demandant de rester sur Netflix. Mais souvenez-vous : pendant le Covid, 70 % des gens étaient très contents de rester chez eux devant Netflix, parce que le travail est une souffrance et que Netflix, c’est l’opium. Le fait que des gens préfèrent rester des heures sur Netflix plutôt que d’entreprendre et de se confronter au réel, c’est une conséquence. Dès que l’on redonne du sens à la vie de quelqu’un, l’énergie repart et le temps perdu sur Netflix et autres jeux vidéo disparaît instantanément. Nos gouvernants ont-ils conscience de cela ? Je ne leur attribue pas autant d’intelligence ! Je pense qu’ils n’ont pas de plan. Si vous avez étudié Polybe, qui a fait des études sur les cycles des civilisations, nous sommes à la fin de toutes ces étapes et cela va se terminer par une immense guerre sociale. Pour se prémunir contre cette explosion, le pouvoir passe nécessairement par une réduction drastique des libertés individuelles. Le gouvernement a tout simplement peur de son peuple. Aujourd’hui, on tire au LBD sur des Gilets jaunes, c’est bien le signe que l’on craint le peuple. La relation entre le citoyen et l’élu est complètement détériorée : plus le lien se perd, plus la distance se creuse et plus la réduction des libertés augmente. Pour moi, cela n’a rien à voir avec la robotique. Si j’étais au pouvoir, je réinvestirais dans l’énergie, je réinvestirais dans la robotique, je réinvestirais dans l’IA. Je ferais en sorte que la France, qui a la meilleure électricité au monde, ait de la valeur ajoutée. Vous imaginez la mine d’or sur laquelle on est assis ! Et pourtant, j’entends des gens qui se plaignent de Mistral en disant qu’ils vont délivrer des modèles chinois, alors qu’ils ont décidé de rester en France et de profiter de l’électron français. Propos recueillis par Yannick Urrien.
la baule+ 10 | Octobre 2026 Fumage maison, cuissons lentes et repas autour d’une flamme : les pratiques vont désormais bien au-delà des grillades estivales. Créée en 2013, La Maison du Barbecue accompagne ce mouvement et étend son activité à tout l’univers du feu, du jardin jusqu’au salon. Au départ, le barbecue évoquait surtout les saucisses et les merguez des beaux jours. Treize ans après avoir créé l’enseigne, Pascal Monserand mesure le chemin parcouru. Dans ses magasins de Guérande et d’Orvault, les demandes portent désormais sur des recettes, des techniques et des équipements utilisables toute l’année. Le brasero a prolongé les soirées dehors, tandis que les fumoirs et les barbecues en céramique ont ouvert d’autres horizons culinaires. « Ce qui est important, c’est la convivialité. Ce qui plaît dans la cuisson, c’est le moment auet demie, proposées à 69 euros, présentent les différentes techniques et se terminent par une dégustation. Les kits complets de fumage à froid coûtent de 149 à 499 euros. Pour ce commerce spécialisé, c’est une façon d’associer la transmission d’un savoir-faire à la vente de matériel. Le fumage à chaud répond à une autre logique : cette fois, on cuit. Pascal Monserand décrit des préparations réalisées entre 100 et 150 °C, avec du charbon de bois auquel on ajoute des copeaux ou des morceaux de bois pour leurs arômes. Emblématique du barbecue américain, le pulled pork, ce porc effiloché après une longue cuisson, peut demander une dizaine d’heures de patience, pour une chair tendre, presque confite. Cette pratique convient à toutes les saisons, à condition de disposer d’un équipement capable de tenir la température. L’enseigne privilégie notamment les kamados, ces barbecues en céramique qui conservent durablement la chaleur. Certains barbecues classiques à couvercle permettent aussi de s’y essayer, avec un résultat moins régulier. Autre évolution cette saison : la cuisson se rapproche des plaisir de se retrouver autour du feu. La Maison du Barbecue 10, rue de la Briquerie, ZA de Villejames, à Guérande (à côté de Bureau Vallée). Tél. : 02 49 52 20 20 14, rue du CommandantCharcot, à Orvault. Tél. : 02 40 26 88 76 www.lamaisondubarbecue.fr tour du feu », souligne Pascal Monserand. Derrière la diversification des appareils, il retrouve la même envie : préparer un repas devient une activité à partager, parfois bien avant de passer à table. Le fumage maison est l’une des pratiques que l’enseigne met en avant cette saison. Le saumon fumé en est l’exemple le plus familier, mais le fumage à froid permet aussi de travailler le magret, le filet mignon ou, plus simplement, de parfumer du sel. La sciure se consume lentement et dégage une fumée qui aromatise les aliments sans les cuire. Cette technique traditionnelle de conservation exige toutefois de la méthode : le fumage ne dispense ni d’une préparation adaptée ni du respect de la chaîne du froid. L’automne et l’hiver offrent des conditions plus favorables pour maîtriser les températures. Pascal Monserand conseille aussi de lancer son projet environ une semaine avant la dégustation, plutôt que d’improviser la veille. Pour accompagner les débutants, le magasin d’Orvault organise, d’octobre à fin février, des ateliers d’initiation au fumage un samedi sur deux. Ces séances de deux heures À La Maison du Barbecue, on profite du feu en automne comme en hiver ! convives. Parmi les nouveautés figure le Circle 35 de Höfats, un appareil de table au bioéthanol doté d’une plancha en fonte. Des accessoires en option permettent aussi d’organiser le repas autour d’une raclette ou d’une fondue. Pour La Maison du Barbecue, ces nouveaux usages prolongent une diversification déjà engagée avec les fours à pizza. Elle se poursuit désormais du côté de la cheminée : grille de cuisson, rangebûches, serviteurs, bouffadous et pare-feux rejoignent l’offre, avec la possibilité de commander des pare-feux en acier sur mesure. Du barbecue estival aux équipements de la maison, l’entreprise élargit ainsi son terrain de jeu, avec un fil conducteur qui traverse les saisons : le Les travaux de la maison médicale de l’avenue du Bois d’Amour sont en phase finale. Quatorze cabinets doivent y accueillir médecins et soignants à la rentrée 2027. C’est le deuxième équipement de ce type porté par la Ville, après celui de la place Lafayette. Une fois le désamiantage et le réaménagement complet des deux niveaux achevés, la commune attaque l’aménagement intérieur du bâtiment de 1 485 m². Les praticiens, tous indépendants, pourront s’y installer à temps plein ou à temps partagé. Plusieurs arrivées sont déjà actées : un médecin généraliste, deux cardiologues, un gastro-entérologue et un cabinet d’infirmières. D’autres généralistes, un gynécologue et un rhumatologue sont également attendus. Le parcours administratif a été long, marqué par un paradoxe que la municipalité ne manque pas de souligner. La préfecture surclasse La Baule dans la catégorie des communes de 80 000 à 150 000 habitants, pour tenir compte de sa fréquentation touristique tout au long de l’année. Mais l’Agence régionale de santé, elle, ne retient que le chiffre de l’Insee : 17 000 habitants. Un écart qui pèse lourd dans l’évaluation des besoins médicaux d’une station dont la population réelle dépasse largement celle du recensement une bonne partie de l’année. La santé ne relève pas des compétences des communes, mais la municipalité a choisi de s’en saisir pour limiter, à son échelle, les effets de la désertification médicale qui touche l’ensemble du pays. Maison médicale du Bois d’Amour : dernière ligne droite LES PLUS MALINS RESTENT TOUJOURS VISIBLES Contactez-nous pour votre publicité : Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com la baule+
la baule+ 12 | Octobre 2026 Exclusif > L’ancien ministre de l’Économie raconte la grande bascule du monde Sept ans à Bercy, de nombreux sommets face à Donald Trump, Vladimir Poutine ou Xi Jinping : Bruno Le Maire publie « Le temps d’une décision ». Dans cet entretien sans langue de bois, l’ancien ministre de l’Économie reconnaît que les résultats n’ont pas été à la hauteur, revient sur le référendum européen contourné, qu’il qualifie de « tache sur la démocratie » et concède que l’État n’est pas fait pour choisir les technologies gagnantes. Un échange où il est aussi question de Koutouzov, de Tchekhov… et d’un thermos récalcitrant. Bruno Le Maire se livre dans un entretien exceptionnel accordé à Yannick Urrien. Homme politique et écrivain, Bruno Le Maire a notamment été ministre de l’Économie et des Finances de 2017 à 2024. « Le temps d’une décision » de Bruno Le Maire est publié chez Gallimard. Bruno Le Maire : « Les politiques ne décident plus » La Baule+ : Votre livre rappelle les témoignages d’anciens ministres sur l’évolution de leur époque, comme ceux d’Alain Peyrefitte sur la période gaullienne ou de Roland Dumas sur le basculement du monde en 1989. Certes, il y a eu d’autres ouvrages, comme celui de Jean-François Poncet, mais on ne connaissait alors pas de grands bouleversements sous Valéry Giscard d’Estaing, alors que vous racontez les très importantes mutations que nous subissons et votre livre permettra sans doute de mieux comprendre ces événements dans quelques décennies… Bruno Le Maire : L’objectif du livre est de montrer effectivement les bouleversements auxquels nous devons faire face et d’essayer aussi d’apporter des réponses. Ces bouleversements sont aussi profonds que les bouleversements historiques que l’on a connus au moment de l’arrivée de l’imprimerie, au lendemain de la Première ou de la Seconde Guerre mondiale, mais ils sont tous combinés ensemble. Nous avons une révolution technologique qui va totalement transformer les rapports humains et le fonctionnement de notre économie. Nous avons une accélération du réchauffement climatique qui amène des réponses très radicales. Nous avons enfin une explosion de l’ordre international tel que nous le connaissions depuis 1945, avec le retour de la force brute comme seul mode d’organisation des relations internationales, notamment entre la Chine et les États-Unis. Si on laisse aux parlementaires toute liberté pour déposer des amendements de dépenses à chaque examen du budget, c’est l’assurance que l’on ne rétablira jamais l’équilibre de nos finances Au début de cet ouvrage, vous racontez la manière dont les gens vous abordent, parfois de façon peu diplomatique, en vous reprochant l’état de notre pays. Un jour, un cuisinier vous a déclaré : « Les politiques ne décident plus de rien » et c’est ce qui a donné lieu à ce livre. C’est la vraie interrogation du livre. J’ai toujours essayé de donner le meilleur de moi-même, de faire le mieux possible, mais je reconnais bien volontiers que les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes. Nous allons finir l’année 2026 avec un chômage qui va repartir à la hausse, une désindustrialisation qui repart et des inquiétudes qui n’ont jamais été aussi profondes chez nos compatriotes. L’une des explications que j’apporte, c’est que les politiques ne décident plus, ne veulent plus décider, ou ne savent pas suffisamment jouer avec les autres forces en présence, que sont les autres États européens, les géants de la tech et les puissances financières.
Octobre 2026 | 13 la baule+ Tout mon livre est un appel à reprendre en main la décision politique, puisqu’elle peut véritablement avoir un effet positif sur la vie de nos compatriotes. Cela suppose d’arrêter avec les petites réformes qui ne donnent jamais aucun résultat et donc de repenser un modèle économique, politique et social qui soit infiniment plus efficace que ce qui existe aujourd’hui. Je donne un exemple concret: un gouvernement avec 40 ou 45 membres, c’est l’assurance d’avoir un gouvernement inefficace. Il faut un gouvernement avec 10 ministres, dont le nombre serait fixé dans la Constitution. Si on laisse aux parlementaires toute liberté pour déposer des amendements de dépenses supplémentaires à chaque examen du budget, c’est l’assurance que l’on ne rétablira jamais l’équilibre de nos finances publiques. J’ai apprécié votre réflexion sur l’exigence de s’engager en faveur de la défense de notre langue. Malheureusement, y compris au sein des récents gouvernements, on a toujours capitulé au profit de l’anglais… Merci de le souligner, parce que c’est l’un des combats fondamentaux. Il ne peut pas y avoir d’unité de la nation française si l’on ne parle pas la même langue. Les derniers résultats PISA montrent tout simplement que les Français comprennent et maîtrisent de moins en moins bien leur propre langue. Ils lisent beaucoup moins. Ce combat pour la lecture et la langue française doit être un combat fondamental. Quand on ne s’exprime pas avec les mots, on finit par s’exprimer avec des coups Il y a quelques jours, j’ai fait une proposition volontairement provocante qui a fait couler beaucoup d’encre, tout simplement pour amener le débat. Il faut offrir une solution de garde à tous les enfants. Et j’ai évoqué la maternelle à partir d’un an… On a dit que je voulais imposer la maternelle aux enfants d’un an. Ce n’est évidemment pas mon objectif. Mon objectif, c’est que l’on puisse garantir à tout enfant d’un an, dans les villes ou dans les campagnes, dans les endroits reculés comme dans les quartiers difficiles, un droit à une modalité de garde qui lui permette de développer sa sociabilité et son rapport aux autres, et d’entendre la langue française dès son plus jeune âge, dans les meilleures conditions. C’est la garantie que, dès le moment de l’éveil, nous aurons des enfants qui pourront être familiarisés avec la langue française. (Suite page 14)
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