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Octobre 2026 | 21 la baule+ Droit de réponse de la mairie de La Baule au courrier des lecteurs Entretien des trottoirs Dans le courrier des lecteurs, page 21 du numéro 267 de La Baule + (septembre 2026), Mme Annie Julien, résidente secondaire, fidèle à La Baule-Escoublac depuis une quarantaine d’années, déplore, elle, le manque d’entretien des trottoirs sur le tracé avenue des Américains - place René-Coty - avenue de la Grande Dune, qu’elle suit pour rejoindre l’avenue Lajarrige depuis sa résidence. Notre ville est dotée d’un linéaire de voirie de 220 km, comprenant chaussées et trottoirs. Il nécessite donc une attention constante, au gré de la disponibilité des entreprises de travaux publics. La Ville consacre de la sorte chaque année aux alentours de 10 M€ à sa réfection et à son entretien, soit la moitié de son budget annuel d’investissement. Les secteurs rénovés sont choisis en fonction de leur état de dégradation, dans le cadre d’un projet global de réaménagement ou pour faire suite à d’autres travaux. Autre facteur : outre les limites budgétaires et la disponibilité des entreprises intervenantes, il est aussi impensable de transformer la commune en un immense chantier de travaux publics. Le mécontentement des administrés baulois serait alors largement supérieur à celui que suscite l’état de la voirie. Il suffit d’observer les villes qui se sont transformées en chantiers permanents : nous devons préserver notre qualité de vie et notre capacité à accueillir, car le premier moteur économique de notre commune est le tourisme. C’est pourquoi la municipalité accorde une importance particulière à ce sujet. Or, le circuit emprunté par Mme Julien est attenant à la place des Palmiers et à l’avenue Lajarrige. Très fréquenté, ce secteur fait ainsi l’objet d’un entretien régulier, quotidien en période estivale. Ses critiques paraissent donc extrêmement sévères, à l’exception de celles concernant un tronçon de quelques dizaines de mètres de l’avenue de la Grande Dune, entre la place des Palmiers et l’avenue Sarah-Bernhardt. Sur cette partie, il est exact que les trottoirs situés à droite, en remontant, auraient besoin d’être refaits. S’agissant des véhicules stationnant en empiétant sur le trottoir sur ce même tronçon, si cela n’est certes pas conforme au Code de la route, il s’agit d’une tolérance ancienne pour y faciliter la circulation en double sens. Certaines avenues « rétro-littorales » du quartier Lajarrige font actuellement l’objet d’importants travaux sur les réseaux d’eau. Une fois cette requalification terminée, la Ville pourrait étendre les travaux à la partie de l’avenue de la Grande Dune qui laisse à désirer. En contrepartie, nous invitons Mme Julien à porter un regard plus bienveillant sur les efforts d’entretien fournis par la municipalité dans ce quartier. Initiatives écologiques Dans le courrier des lecteurs, page 21 du numéro 267 de La Baule + (septembre 2026), tout en appréciant La Baule-Escoublac, M. Michel Guichard s’avoue « déçu par le faible nombre d’initiatives écologiques visibles ». «La collecte du compost est inexistante, les aménagements cyclables restent limités et les transports en commun ne semblent pas à la hauteur des besoins », écrit-il notamment. M. Guichard doit être un fervent lecteur de Rousseau et de sesRêveries dupromeneur solitaire, qui l’empêchent de regarder autour de lui. Pourtant, il est, comme il le reconnaît lui-même, résident secondaire baulois. Il devrait profiter davantage de cette qualité pour constater que ce qu’il déplore est loin de la réalité des évolutions, notamment environnementales, que connaît notre ville depuis 2020. Ainsi, la collecte du compost existe déjà depuis une dizaine d’années au niveau des maisons individuelles. Et des bacs à compost collectifs sont en train de se mettre en place dans différents quartiers de la commune. Comme tout ce qui concerne le traitement des ordures ménagères, cela est du ressort de CAP Atlantique La Baule-Guérande Agglo. S’agissant des aménagements cyclables, l’actuelle municipalité a lancé, dès son arrivée en 2020, un ambitieux plan vélo englobant les mobilités douces et associant les associations et les usagers. Le but est de favoriser l’utilisation du deux-roues tout en veillant à l’équilibre entre toutes les mobilités. Ainsi, entre 2021 et fin 2025, ce plan vélo a apporté à la ville les améliorations suivantes : Itinéraires cyclables : adoption, en 2022, dans le cadre du plan vélo, de 12 itinéraires cyclables d’une distance totale de 72 km ; 37,450 km d’aménagements cyclables déjà réalisés, dont 2 itinéraires à 100 % ; renforcement des éléments de sécurité autour de ces itinéraires cyclables ; création d’une piste cyclable entièrement dédiée dans le cadre de la réhabilitation de la promenade de mer ; pose de plusieurs dizaines de nouveaux supports pour le stationnement des vélos dans les différents quartiers de la commune. Service de vélos à assistance électrique (VAE) en libre-service : déploiement de 11 nouvelles stations (14 au total) ; augmentation du parc de vélos de location de courte durée : 90 vélos à l’année et 20 complémentaires durant la saison estivale, de mai à septembre ; déploiement progressif d’une nouvelle génération de VAE, plus légers et offrant une autonomie d’assistance électrique de 80 km au lieu de 20 km. Déploiement de 5 stations de gonflage autonomes et connectées pour les deux-roues (parking Ibis, Lajarrige, gare SNCF, capitainerie, Guézy). Création de 2 parkings collectifs sécurisés pour vélos du côté du pôle d’échanges multimodal (PEM) sud de la gare SNCF (capacité totale de 63 places, auxquelles s’ajoutent 6 places pour des vélos cargos) et installation de 3 box de 6 consignes sécurisées pour vélos (2 box côté PEMnord de la gare SNCF et 1 box à la halte SNCF de La Baule-les-Pins). Coopération entre les deux communautés de communes voisines, CAP Atlantique La Baule-Guérande Agglo et Saint-Nazaire Agglo, pour proposer aux usagers de la presqu’île un service similaire de location de longue durée sous le format Vélycéo. Sessions de formation et de prévention routière dans les écoles, assurées par les agents de la police municipale. D’une façon générale, en matière d’initiatives environnementales, La Baule-Escoublac peut sevanter légitimement de figurer parmi les bons élèves. Sans entamer un « inventaire à la Prévert », on peut encore citer, dans les grandes lignes, le plan de sobriété énergétique pour les bâtiments publics (la Ville a d’ailleurs reçu la Marianne d’or pour son action) ; l’extension du système de drainage Ecoplage ; une nouvelle politique de gestion de l’eau afin de l’économiser, avec notamment la récupération des eaux de pluie ; dans le prolongement de l’installation du premier ponton solaire de la façade atlantique dans le port de La Baule-Le Pouliguen, le démarrage d’un ambitieux plan d’installation de panneaux photovoltaïques, avec de premiers résultats probants, comme au groupe scolaire Les Pléiades-Dany Lamy ; l’intégration à l’Atlas de la biodiversité ; la volonté de renaturation systématique des sites (maison de quartier du Guézy, ancien camping municipal du Bois d’Amour, cours de récréation de l’école Bois-Robin…). Sans oublier le projet majeur de réhabilitation de la promenade demer, à la fois urbain et environnemental. D’une part, le perré de l’ensemble est ainsi en partie reconstruit pour renforcer son rôle de digue en cas de montée des eaux. D’autre part, la partie haute a été imaginée pour laisser davantage de place aux mobilités douces, avec des matériaux écologiques et la création d’îlots de fraîcheur. Ce sont plus de 700 arbres qui vont être plantés de la sorte. Ces exemples ne sont que quelques-unes des réalisations les plus importantes en matière environnementale. La municipalité a d’autres projets en cours et réfléchit en particulier à deux ambitieux programmes : une station de désalinisation de l’eau de mer et l’installation d’une ferme solaire autour de l’aérodrome d’Escoublac. Enfin, il faut savoir que la piétonnisation de l’avenue de Gaulle rencontre l’opposition de la majorité des commerçants concernés, sauf lors de circonstances exceptionnelles (journées commerciales, 14 juillet…). Celle d’une partie du front de mer est impossible, car il s’agit d’un axe structurant, notamment pour les pompiers. Quant aux transports en commun, la municipalité a, dès 2022, créé deux circuits de navettes électriques desservant l’intégralité des quartiers de la commune, engagement fort de la campagne de 2020. Leur fréquence a été triplée par rapport à ce qui existait auparavant, et leur fréquentation, en hausse chaque année, montre à quel point cette évolution de l’offre correspondait à un besoin des usagers. Nous remercions M. Guichard pour son attachement et sa fidélité à notre ville. Nous lui sommes également très reconnaissants de vouloir porter un regard critique sur sa gestion, car tout est bien sûr loin d’être parfait. Mais nous l’invitons aussi à porter son regard vers tous les quartiers baulois. Contrairement aux éoliennes, les initiatives écologiques pertinentes n’ont pas forcément besoin d’être visibles pour être efficaces.

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