La Baule+

la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 262 - Avril 2026 POLITIQUE Hubert Rodarie dans la tête de Donald Trump ! Pages 8 à 10 L’ÉVÉNEMENT Les révélations de Stanislas Berton sur l’affaire Epstein Pages 16 à 18 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! ALIMENTATION La ferme Lait Prés Verts fête la biodiversité le dimanche 26 avril Page 2 CADEAUX La Biscuiterie Bretonne au Pouliguen : plus qu’une simple biscuiterie Page 3 MAISON Tendances Outdoor enrichit son univers à Guérande Page 4 Nos entreprises locales communiquent RESTAURATION Un nouvel élan pour le Burger King de La Baule Page 5 MAISON My Store 44 change d’adresse et voit plus grand à Guérande Page 19 IMMOBILIER PPF Saint-Nazaire : le spécialiste de la rénovation énergétique Page 14 PSYCHOLOGIE Comprendre nos différentes formes d’intelligence avec Christophe BourgoisCostantini Pages 20 à 22 VOTRE RADIO 100% LOCALE Roland Magdane Le « clap de fin » de sa carrière à La Baule Pages 24 et 25

la baule+ 2 | Avril 2026 La ferme Lait Prés Verts fête la biodiversité le dimanche 26 avril C’est une belle histoire que celle de Léa et Damien. Ce couple d’agriculteurs s’est rencontré dans une école d’ingénieurs en agriculture avant de développer leur ferme de 100 hectares, certifiée en agriculture biologique, avec 90 vaches laitières. En 2022, ils franchissent un cap supplémentaire : création d’une fromagerie au lait cru, d’un magasin de produits fermiers et d’une salle de réception, accompagnés par leur équipe de 9 salariés. Depuis, la ferme Lait Prés Verts est devenue bien davantage qu’une exploitation agricole : un lieu vivant, ouvert sur son territoire, qui fait rayonner l’agriculture autrement. La première Fête de la Biodiversité, organisée l’an dernier, avait attiré deux fois plus de monde que prévu. « On visait 500 à 1 000 personnes sur la journée et on a finalement eu 2 000 personnes ! » souligne Léa. Forts de ce succès, le rendez-vous revient cette année, dimanche 26 avril de 9h à 18h, avec une ambition décuplée. En effet, l’édition 2026 monte encore d’un cran. Plus de 35 stands rassembleront producteurs locaux, associations et passionnés engagés pour la biodiversité agricole et alimentaire. On y retrouvera des habitués, associations naturalistes et acteurs de l’agriculture durable, mais aussi des découvertes. Léa tient notamment à mettre en lumière des producteurs moins connus : « Par exemple, un stand sur la gemmothérapie, les hydrolats et extraits de bourgeons de plantes, c’est une approche vraiment passionnante. » Autre exemple de nouveauté avec Entre Sel et Tourbe, basé à Saint-Lyphard, spécialisé dans la cueillette et la cuisine de plantes sauvages : « On essaie d’explorer toute la biodiversité », résume Léa. Les animations seront tout aussi généreuses : balades à poney, avec les ânes ou en calèche, jeux en bois, démonstration de fabrication de mozzarella, démonstration de tonte de moutons, et plein d’autres ateliers ludiques pour petits et grands. Et toute la journée, le lait cru sera proposé en dégustation gratuite. L’an dernier, en quarante minutes, il n’y avait plus rien à manger sur les 4 stands dédiés ! Cette année, l’offre de restauration est triplée, en produits fermiers bien sûr, accompagnée de groupes de musique locaux pour une ambiance festive. L’entrée reste libre et gratuite pour tous. Une épicerie fermière au quotidien La ferme Lait Prés Verts, c’est aussi son magasin ouvert toute l’année, référence incontournable du secteur pour ses fromages au lait cru. L’épicerie propose aussi fruits et légumes, viandes, charcuteries, vins, et les dernières créations de la fromagerie : crèmes et beurre au lait cru. Le programme des animations 2026 Au-delà de la Fête de la Biodiversité, la ferme propose tout au long de l’année un programme riche avec des repas à thème devenus incontournables pour beaucoup de locaux qui réservent en famille ou entre amis plusieurs mois en avance ! Barbecues festifs les vendredis soirs 17 juillet et 14 août : repas à table (apéritif, entrée, BBQ, dessert). Inscription préalable obligatoire sur le site internet ou au magasin. Nombre de places limité à 180 par soirée. Petits déjeuners fermiers les dimanches 19 juillet et 16 août: grande tablée conviviale à côté des vaches, buffet de 8h30 à 10h30 avec produits de la ferme et des artisans voisins. Inscription préalable obligatoire sur le site internet ou au magasin. Nombre de places limité à 70 par petit déjeuner. Samedi fermier le 12 septembre : organisé en partenariat avec la chambre d’agriculture de Loire-Atlantique, une journée festive mêlant visites de la ferme, ateliers pédagogiques autour de l’agriculture, animations et marché de producteurs. Restauration le midi. Accès libre et gratuit. Soirée raclette le vendredi 4 et le samedi 5 décembre dès 19h30, sous le bâtiment des vaches : vin chaud, raclette à volonté et dessert. « Pensez à vos doudounes et à apporter votre appareil à raclette », prévient la ferme. Inscription préalable obligatoire sur le site internet ou au magasin. Nombre de places limité à 140 par soirée. Visites guidées de la ferme de 16h30 à 17h45 : sorties familiales les mercredis 15 et 22 avril, puis les 15, 22 et 29 juillet, 5, 12 et 19 août, 21 et 28 octobre, ainsi que les lundis 19 et 26 octobre. Inscription préalable obligatoire sur le site internet ou au magasin. Nombre de places limité à 30 par visite. Ferme Lait Prés Verts à Guérande À 1 km de la 4 voies, sortie La Baule centre ou à 2 km de la zone de Villejames par la route de SaintAndré-des-Eaux Magasin ouvert toute l’année, du lundi au samedi de 10h à 19h Vente de lait cru pendant la traite des vaches entre 17h et 18h Salle de réception à louer toute l’année pour particuliers et professionnels www.fermelaitpresverts.fr la baule+ www.labauleplus.com : toute la Presqu’île, un seul site

Avril 2026 | 3 la baule+ La Biscuiterie Bretonne au Pouliguen : bien plus qu’une simple biscuiterie Située boulevard de l’Atlantique, au Pouliguen, la Biscuiterie Bretonne fait partie de ces adresses que tout le monde connaît sur la presqu’île. Mais la connaît-on vraiment ? Car derrière l’enseigne, il y a aujourd’hui bien plus que de jolies boîtes de biscuits. La boutique s’est imposée au fil du temps comme une véritable vitrine du savoir-faire breton, un lieu où l’on retrouve des producteurs attachés à la qualité, à l’authenticité et aux goûts d’ici. Une attention locale qui change des cadeaux vus et revus Brigitte, qui tient le magasin, le constate chaque jour : « Les habitués reviennent régulièrement, et pas seulement pour retrouver les saveurs du terroir. » L’idée cadeau est devenue l’un des grands atouts de la maison : « Souvent, quand on est invité à dîner, on ne sait pas quoi offrir en dehors du traditionnel bouquet de fleurs ou de la bouteille de vin. Ici, les clients savent qu’ils trouveront quelque chose d’original, de gourmand et de sûr. Un panier garni, ça fait toujours plaisir. » Une attention locale, soignée, chaleureuse, qui change des cadeaux vus et revus. Charlotte, qui reprendra la responsabilité du magasin en septembre, parle des produits avec enthousiasme. Et il y a de quoi faire : bières locales, cidres, confiseries, gâteaux au poids, spécialités bretonnes… sans oublier les conserves de la Pointe de Penmarc’h, cette maison du Guilvinec qui travaille en lien direct avec les bateaux de pêche. Sardines, thon blanc germon, maquereaux : ici, la mer bretonne se retrouve aussi dans les assiettes. « De plus en plus de clients viennent spécialement pour nos sardines ou nos soupes de poissons », confiet-elle. Ce qui séduit aussi les habitués, c’est le côté pratique et rassurant de la boutique. On y trouve facilement une idée de dernière minute, un produit de qualité pour recevoir, ou simplement de quoi se faire plaisir sans avoir à courir. C’est aussi une adresse appréciée pour faire découvrir la Bretagne à des amis de passage, avec des produits choisis et une vraie identité régionale. Faire plaisir sans se tromper Dernier atout, et non des moindres : la boutique est ouverte sept jours sur sept, toute la journée, toute l’année. Invitation surprise, repas de famille improvisé, envie d’un cadeau gourmand un dimanche : boulevard de l’Atlantique, il y a toujours une solution, avec la certitude de faire plaisir sans se tromper. Biscuiterie Bretonne La Boutique : 2 bd de l’Atlantique au Pouliguen. Tél. 02 40 42 95 12. Brigitte et Charlotte L’association du Patrimoine NotreDame de Pitié vous donne rendez-vous le samedi 11 avril, de 15h à 19h, salle Jeanne-d’Arc au Croisic, pour la présentation de son nouvel ouvrage La beauté de l’invisible. Largement illustré, ce livre plonge le lecteur dans l’histoire architecturale de l’église Notre-Dame de Pitié, révélant les détails et les richesses que l’œil ne perçoit pas toujours au premier regard. Une belle occasion de (re)découvrir ce patrimoine exceptionnel de la Presqu’île guérandaise. Notre-Dame de Pitié dévoile ses secrets architecturaux

la baule+ 4 | Avril 2026 Tendances Outdoor enrichit son univers à Guérande À Guérande, dans la zone de Villejames, Tendances Outdoor continue de se développer et affirme un peu plus sa place dans l’univers du mobilier extérieur haut de gamme. Derrière cette enseigne, on retrouve Mélinda Gouret, décoratrice, et Raphaël Thébaud, spécialiste de l’aménagement de terrasses. Tous deux ont construit un lieu qui permet aujourd’hui d’imaginer son extérieur dans les moindres détails, qu’il s’agisse d’un balcon, d’une terrasse ou d’un jardin. Le constat est simple : les habitudes ont changé. On sort un peu moins, on reçoit davantage chez soi, on accorde plus d’importance à son cadre de vie. Forcément, cela se traduit par une envie d’investir dans du mobilier extérieur à la fois beau, durable et capable de résister au temps comme aux intempéries. C’est précisément sur ce créneau que Tendances Outdoor s’est imposé, avec une sélection de belles marques et un vrai souci du conseil. Composer un espace extérieur cohérent, élégant et agréable Dans le showroom de 300 m², les clients peuvent découvrir de nombreuses ambiances et trouver des idées pour composer un espace extérieur cohérent, élégant et agréable à vivre. L’enseigne travaille déjà avec des signatures reconnues comme Vincent Sheppard, Vondom, Royal Botania, Les Jardins ou encore Glatz pour les parasols. Et cette saison, l’offre s’étoffe encore avec l’arrivée de deux nouvelles marques : Musola, notamment appréciée pour ses très belles tables à rallonge, idéales pour recevoir, et Resol, qui vient compléter l’ensemble. Faire de son extérieur un prolongement de la maison On sent aussi revenir un goût plus marqué pour l’authenticité. Les teintes blanches, écrues, les bois et les matières naturelles reprennent de la place. L’idée, au fond, est assez claire : faire de son extérieur un prolongement de la maison, avec quelque chose de chaleureux, de simple et de raffiné à la fois. Mais Tendances Outdoor ne s’adresse pas seulement aux particuliers. L’enseigne accompagne aussi les professionnels, qu’il s’agisse de restaurants, d’hôtels ou d’établissements de plage. C’est d’ailleurs l’un de ses atouts : pouvoir répondre à des demandes très différentes, aussi bien sur l’aspect décoratif que sur les contraintes techniques d’un projet. Une vraie vision de l’aménagement extérieur Au fil du temps, Tendances Outdoor est ainsi devenu bien davantage qu’un simple magasin de mobilier. C’est une adresse où l’on peut être conseillé, imaginer un projet d’ensemble, choisir ses meubles, ses accessoires, et avancer avec une vraie vision de l’aménagement extérieur. Tendances Outdoor. 10, rue de la Briquerie, Parc de Villejames, à Guérande (entre Bureau Vallée et La Maison du Barbecue). Tél. 06 77 88 81 18 ou 06 74 06 49 34 - Site : www. tendancesoutdoor.fr La pêche à pied de la coque est interdite sur le gisement naturel de La Baule, au niveau de la plage Benoît. Cette mesure s’applique aussi bien aux pêcheurs amateurs qu’aux professionnels. Pris par arrêté préfectoral, ce dispositif vise à préserver la ressource, alors que les stocks ont nettement diminué ces dernières années sur ce site réputé comme l’un des plus riches de France pour cette espèce. En revanche, la pêche des palourdes reste autorisée. Les autres gisements de Loire-Atlantique restent ouverts, sauf restriction ponctuelle liée à la qualité sanitaire. La pêche à pied de la coque interdite à La Baule

Avril 2026 | 5 la baule+ L’arrivée de Burger King était attendue depuis longtemps sur la presqu’île. Depuis son ouverture, en mai 2025, dans la zone commerciale entre La Baule et Guérande, le restaurant s’est imposé dans le paysage local. Depuis février, c’est Guillaume Rocherioux qui en a repris les rênes comme entrepreneur indépendant. Guillaume est Guérandais. Ses clients, il les croise au marché, à l’école, dans les rues de La Baule et de Guérande. Ce lien de proximité, il en fait une force autant qu’une responsabilité. Derrière lui, onze ans de collaboration avec l’enseigne et un parcours exemplaire : « Je suis un pur produit de la restauration rapide. J’ai ouvert le 15e restaurant Burger King de France en tant que directeur. » Tout a commencé il y a vingt ans comme équipier polyvalent : « J’ai grandi au sein de la restauration rapide. Burger Un nouvel élan pour le Burger King de La Baule King est un formidable ascenseur social. Mais c’est un métier extrêmement exigeant. » La flamme, le frais, le fait maison Ce qui distingue Burger King de la concurrence, ce n’est pas le décor : c’est la cuisine. Guillaume insiste sur la démarche qualitative qui caractérise l’enseigne : « On travaille avec des produits frais. On fait des choses nous-mêmes chaque matin : on tranche nos tomates, on tranche nos oignons, on prépare tous les produits. Ce ne sont pas des produits sous cellophane. On a fait le choix d’avoir des produits plus qualitatifs. Une partie de la démarche est encore artisanale, et nous y tenons. Nos sandwiches sont aussi très généreux. » Et la cuisson à la flamme ? C’est la signature maison : « Le succès, c’est évidemment la cuisson à la flamme, qui donne ce goût grillé. C’est un équipement propre à la marque, qui vient des États-Unis. La graisse de la viande tombe sur des résistances électriques, et c’est ce qui crée la flamme et ce goût grillé unique. » La carte, elle, évolue en permanence, avec de fréquentes nouveautés. Refonder l’équipe, insuffler une culture Prendre les rênes d’un fastfood, c’est piloter une machine complexe. « C’est un métier très compliqué et pointu. On ne se rend pas compte de la logistique technique, sociale et organisationnelle qu’il y a derrière. Il faut vraiment être passionné. » Guillaume est aujourd’hui en pleine refondation de son équipe. Son ambition ne se limite pas à former des exécutants. Il veut des commerçants : « Nous formons les équipes pour ne plus être simplement des distributeurs, mais des commerçants attentifs et attentionnés. C’est toute une culture que nous insufflons. » Burger King recrute Le Burger King de La Baule est aussi un employeur local de premier plan. L’établissement compte aujourd’hui 35 salariés et monte jusqu’à 70 employés l’été. Guillaume est à la recherche de 25 personnes supplémentaires, en CDD ou en CDI. Aucune formation préalable n’est exigée. Tout se fait sur place, avec un formateur dédié et une structure d’encadrement complète. Le restaurant recherche aussi ses futurs managers. Guillaume Rocherioux en est la preuve vivante : parti équipier, il dirige aujourd’hui son propre restaurant. Courriel pour postuler : equipe@bkenbriere.fr Burger King, route de La Baule, zone commerciale des Salines, 44350 Guérande. Tél. : 02 52 41 10 21. Guillaume Rocherioux et Mathias Laurent, directeur. la baule+ Contactez : Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com La référence des annonceurs qui misent sur un lectorat local engagé

la baule+ 6 | Avril 2026 Reprendre un kiosque fermé depuis un an, lui redonner une âme, et faire revivre un lieu très bien placé, il fallait oser. C’est pourtant le La Baule : Violaine Crozon redonne vie au kiosque de l’avenue de Gaulle pari de Violaine Crozon. À 28 ans, cette jeune femme vient d’ouvrir une nouvelle page sur l’avenue du Général de Gaulle, avec l’envie très claire de transformer ce kiosque en un point d’arrêt agréable, pratique et vivant. Au départ, rien ne la destinait vraiment à ce type d’activité. Issue du monde de la restauration, Violaine Crozon cherchait avant tout à reprendre une affaire. « Je pensais davantage reprendre une épicerie, mais pas du tout un kiosque à journaux. J’ai vu cette annonce à plusieurs reprises. Finalement, je me suis dit qu’il fallait y aller. J’ai eu un très bon contact avec le représentant de MédiaKiosk, puis je me suis lancée dans l’aventure sans trop me poser de questions ». Le défi n’était pourtant pas anodin. Il fallait redonner vie à un lieu resté fermé, recréer une dynamique, et surtout faire en sorte que les passants aient envie de s’y arrêter. Car un kiosque, aujourd’hui, ne peut plus seulement être un point de vente. Il doit aussi devenir un lieu de proximité, presque une petite halte dans la ville. Contrairement à certaines idées reçues, Violaine Crozon constate d’ailleurs que la presse écrite tient encore sa place. Les magazines continuent à séduire un public, y compris parmi les plus jeunes, à condition de correspondre à leurs centres d’intérêt. « Les publications magazines fonctionnent. Selon les passions, cela peut être la décoration, le sport ou les sports mécaniques. Pour les quotidiens, ce sont surtout des personnes plus âgées, à l’exception de L’Équipe, qui peut encore être achetée par des plus jeunes. La presse people touche davantage la clientèle de plus de quarante ans », observe-t-elle. Mais la jeune kiosquière ne compte pas s’arrêter à la seule vente de journaux et de magazines. Elle veut aussi proposer une offre complémentaire, pensée pour répondre aux attentes d’une clientèle de passage comme des habitués. Boissons chaudes ou fraîches, quelques produits sucrés et salés, mais aussi de la carterie. Sur ce point, elle insiste particulièrement. « Je tiens beaucoup à la carterie car je propose des choses que l’on ne trouve pas ailleurs. Ce sont des cartes qui sont aussi de belles idées cadeaux. » Réunis dans la salle des Mariages de l’hôtel de ville, élus, médecins, bénévoles et partenaires ont salué l’engagement du Comité Féminin 44. À la clé, un don de 15 000 euros pour soutenir La Baule : 15 000 euros remis à l’ICO, le Comité Féminin 44 boucle une année de solidarité la recherche et le soin à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest. Et déjà, un nouvel horizon se dessine avec La Baule Rose 2026. Autour de Danièle Pineau, présidente du Comité Féminin 44, plusieurs personnalités avaient fait le déplacement : Franck Louvrier, maire de La Baule, le professeur Mario Campone, directeur général de l’ICO, Laurence Sécher, déléguée générale de Persévérance, le fonds de dotation de l’ICO, ainsi que de nombreux membres du comité. Franck Louvrier a salué le dynamisme d’une association qui, au fil des années, est devenue un acteur important de la vie locale. Le professeur Mario Campone a rappelé combien ces soutiens privés sont aujourd’hui précieux pour faire avancer la recherche, accompagner l’innovation médicale et améliorer la qualité des soins. Laurence Sécher, de son côté, a insisté sur l’impact très concret de ces dons dans le parcours des patients. Pour Danièle Pineau, cette remise de chèque vient d’abord récompenser un effort collectif. « Chaque euro collecté est une preuve de la générosité bauloise », a-t-elle souligné, avant de remercier aussi Marie-Caroline Suard et Aurore Genot pour leur soutien logistique précieux au sein de la municipalité. L’association a profité de la soirée pour annoncer une nouvelle dynamique de communication. L’objectif est clair : moderniser son image, renforcer les liens avec sa communauté et fédérer encore davantage les habitants et les acteurs économiques de la presqu’île.

International > Dans la tête de Donald Trump ! Hubert Rodarie : « S’il faut s’autonomiser face à Trump, ce n’est pas avec le personnel politique actuel que l’on réussira à le faire. » Hubert Rodarie est diplômé de l’École centrale de Paris et de l’Institut d’études politiques de Paris. Il a débuté sa carrière comme ingénieur au Commissariat à l’énergie atomique, en travaillant dans le cadre du programme électronucléaire français. Depuis 1985, il a occupé de nombreux postes dans la finance parisienne et il a contribué à structurer la place financière de Paris, notamment via l’association de professionnels sur le marché obligataire. Il préside actuellement l’Association française des investisseurs institutionnels. Dans son dernier ouvrage, il analyse la stratégie de Donald Trump. S’agit-il d’un simple épisode de l’histoire, ou du symbole d’un tournant politique majeur, redéfinissant les règles du jeu géopolitique ? « Trump face à un monde qui avait besoin de changements » de Hubert Rodarie est publié aux Éditions Eska. La Baule+ : Vous commencez votre livre avec une analogie intéressante en soulignant que l’histoire de Périclès permet de comprendre Donald Trump. Pourquoi ce rapport ? Hubert Rodarie : Au moment de la deuxième élection de Donald Trump, un certain nombre de correspondants m’ont demandé ce que j’en pensais. Au cours de son premier mandat, il y avait une distorsion extrêmement grande entre la perception de l’action de Trump et de son administration, et ce qui en était rendu compte au niveau des médias traditionnels, notamment au niveau européen. C’est cette difficulté qui m’a obligé à trouver un moyen d’appréhender le fonctionnement de Trump et de son administration. Pourquoi aller chercher aussi loin ? En 2016, ce qui est apparu très vite, c’est que Trump, pour la première fois dans l’histoire contemporaine américaine, faisait un appel direct au peuple. Il ancrait sa communication et son langage en inversant la pratique de communication qui faisait rentrer les élites au sein des foyers les plus modestes, alors que chez lui, ce sont les foyers les plus modestes qui se sont insérés dans le dispositif politique américain. Vous observez aussi que la vie de Périclès resla baule+ 8 | Avril 2026 semble à celle de Trump. Dans les mœurs d’abord, et il commence sa carrière politique sous les feux de la rampe... Exactement. Ensuite, ils se sont appuyés sur le peuple. Une analogie doit toujours surprendre pour provoquer une réflexion. Ils ont pris le pouvoir politique dans un contexte qui était le leur. Mais il faut se garder de faire trop de comparaisons, puisque les temps de l’époque, au Ve siècle avant Jésus-Christ, n’étaient pas ceux du deuxième millénaire après Jésus-Christ... Néanmoins, il y a une correspondance intéressante. Cette ouverture des élites vers le peuple, cela n’existe plus dans le monde occidental Pendant très longtemps, le discours ambiant républicain a consisté à dire qu’il est bon que le peuple rejoigne les élites, avec une sorte de méritocratie. Puis on a vu apparaître ceux que l’on a qualifiés de populistes, en les accusant de parler au peuple pour alimenter les bas-fonds intellectuels, alors que ces populistes gardaient le pouvoir entre eux. Ensuite, Trump comme Périclès, a eu la capacité de parler au peuple dans les assemblées avec la volonté de faciliter l’accès de tous aux diverses fonctions. C’est une élite qui parle au peuple et qui dit au peuple : « Prenez le pouvoir. » Or, on a maintenant une nouvelle version, puisque l’on nous dit que ce n’est pas bien de confier le pouvoir à des gens qui ne sont pas formés et que le pouvoir doit finalement rester au sein de l’élite. Que pensez-vous de cette nouvelle doctrine médiatique ? C’est tout à fait pertinent et ce n’est pas moi qui dirai le contraire. Simplement, il manque une étape : celle de la construction du pouvoir. Il y a eu une transformation profonde, depuis les années 70, dans la construction du pouvoir politique. On avait une conception hiérarchique, les élites étant qualifiées d’ouvertes ou fermées, mais elles restaient pyramidales, avec des processus de nomination à la tête, plus ou moins démocratiques. En revanche, cette ouverture des élites vers le peuple, cela n’existe plus dans le monde occidental. Elle a été remplacée par ce que j’appelle un exercice du pouvoir exécutif, c’est-à-dire la capacité à exercer des pouvoirs de façon légitime sur un corps social par un réseau de pouvoirs. À partir des années 60, il s’est produit une installation, dans un dispositif

autrefois hiérarchisé, d’organisations successives où chaque entité est devenue de plus en plus autonome et autorégulée. De larges parts des corps sociaux ont fonctionné sous le mode de l’autorégulation. Par exemple, quand on est en entreprise, nous fonctionnons sous un mot d’ordre qui est celui du contrôle qualité. Les personnes qui travaillent dans le monde administratif et financier sont soumises à des dispositifs de contrôle interne. Les dispositifs de contrôle interne, c’est le système d’information qui permet de donner à l’instance dirigeante la capacité d’auto-régulation. C’est l’origine de ce que l’on appelle la normalisation et la complexification excessive. Dans la sphère publique, vous avez le New management qui correspond à cette volonté d’installer la maîtrise des dispositifs administratifs sous cet angle d’auto-organisation. Cela se traduit au quotidien par cet excès de normalisation, de procédures qui imprègnent la quasi-totalité des comportements, avec une référence permanente à des chiffres. Maintenant, vous ne pouvez plus justifier une quelconque décision d’ordre politique sans aligner des batteries de chiffres. Ainsi, vous ne pouvez pas conduire la lutte contre une épidémie sans faire référence à un modèle technique qui justifie la mise en place de comportements. Le monde est fait de ruptures plus que de continuité On nous a fait le panégyrique de l’effet papillon en nous répétant qu’agiter un petit bâton avait des répercussions à l’autre bout de la planète. Après, on nous a dit que le chiffre est quelque chose que l’on ne peut pas remettre en cause. Mais il suffit de quelques éléments imprévus pour que tout le tableur Excel devienne faux ! Vous avez raison. Vous avez, d’une part, un effort conduit pour rationaliser la maîtrise des phénomènes sociaux et, de l’autre côté, vous avez la réalité. La réalité, c’est la reconnaissance que tout n’est pas fluide, tout n’est pas prévisible, et que le monde est fait de ruptures plus que de continuité. C’est une réalité contre laquelle butte l’effort de modélisation qui a été entrepris à partir des années 40 et 50. C’est ce qui est intéressant quand on remonte dans l’histoire des idées. (Suite page 10) Avril 2026 | 9 la baule+

la baule+ 10 | Avril 2026 Lorsqu’un chef d’État comme Ronald Reagan a annoncé, avec son bon sens et sans tableur Excel : « Je vais baisser les impôts et cela va ramener plus d’argent à l’État en recettes fiscales », les hauts fonctionnaires ont dit que ce n’était pas crédible… Là aussi, il faut toujours avoir une certaine prudence dans les recettes que l’on emploie. Parce que, à force de baisser les impôts, quelquefois, on ne crée pas de nouvelles recettes. Mais vous avez raison de le noter. Les sociétés sont à la fois gouvernées et se gouvernent elles-mêmes par simplement l’acceptation d’un certain nombre de représentations d’idées qui font que lorsque vous proposez quelque chose qui est compatible avec ces idées, la personne a tendance à l’accepter comme juste. Lorsqu’une partie de ces idées sont erronées, ou trop faibles pour pouvoir être prolongées par une mesure générale, il est très compliqué de changer. Mais si l’on revient à cette opposition entre populisme, expert, élite ouverte ou élite fermée face au peuple, c’est le vrai enjeu aujourd’hui. L’élite n’est plus remplaçable de façon claire dans un processus de commandement pyramidal, mais cela oblige à une restructuration du réseau qui tient le pouvoir. En réalité, au sein des élites comme dans le peuple, on trouve les plus abrutis comme les plus intelligents… Mais revenons à Donald Trump à partir de cette réflexion… Il fait face dans son pays à un système dans lequel il n’est pas dominant, comme on veut bien le faire croire et comme on le présente depuis des années. Les Américains aiment bien les acronymes et ils désignent souvent le President of the United States comme le Potus. Or, le Potus est impotent aux États-Unis ! C’est ce que j’essaye d’expliquer dans mon livre. Il n’y a pas aujourd’hui, aux États-Unis, la notion d’intérêt général et d’une puissance publique au service de cet intérêt général Le pouvoir fédéral est un pouvoir qui a été voulu faible par la Constitution des États-Unis et cette Constitution n’a pas changé. Il y a un ensemble de pouvoirs fédéraux qui se sont constitués au fil des temps par délégation du Congrès. Il n’y a pas de pouvoir exécutif aux États-Unis qui procède de la notion de puissance publique au service d’un intérêt général, comme c’est le cas dans la plupart des pays européens et en France également. Il n’y a pas aujourd’hui, aux États-Unis, la notion d’intérêt général et d’une puissance publique au service de cet intérêt général. C’est ce qui fait que Donald Trump se bat contre un certain nombre de pouvoirs délégués par le Congrès. La justice vient régler, non pas la conformité à un intérêt général, mais simplement que les différentes entités qui travaillent en parallèle ne viennent pas empiéter de façon illégale - le mot est important - par rapport au domaine de l’autre. Le pouvoir exécutif est dans notre pays complètement unifié et sous la responsabilité du président de la République qui incarne la Nation. Aux États-Unis, par exemple, il n’y a pas d’idée de Nation puisque c’est la Constitution qui fait la Nation. Dans les médias, on reproche beaucoup à Donald Trump de ne pas savoir où il va et de changer d’avis très fréquemment. Or, vous expliquez que c’est le comportement classique de l’entrepreneur qui cherche son marché… Exactement. Quand vous faites face à un système de pouvoir pyramidal, vous enlevez la tête, vous changez l’organisation. Lorsque vous êtes dans un réseau, si vous changez un nœud du réseau, le réseau se reforme autour, mais vous ne changez pas la nature du pouvoir. Or, aujourd’hui, Trump veut changer la nature du pouvoir. Il s’appuie sur la construction d’un État fédéral et ces nœuds de réseau tiennent le pouvoir exécutif. Il fait appel directement au peuple parce qu’il est face à un système en réseau qui est intransformable et qui maintient un conservatisme absolu. Les réseaux sont très puissants et, si vous coupez une tête, il se refait autour. Quand vous avez un dictateur, vous l’enlevez, donc c’est simple. Mais quand vous êtes face à un fonctionnement où tout le monde est complice des uns des autres, comment faites-vous ? J’ai voulu illustrer cette absence de solutions rationnelles par un renversement de l’image dont on affuble Trump, qui est un accord-maker en anglais, c’est-à-dire celui qui fait des affaires, c’est-à-dire qui fait des accords avec quelqu’un : « Je te donne, tu me donnes ». En fait, cela correspondait assez bien à ce qui avait été fait lors du premier mandat. Une fois candidat, il a été obligé de faire des accords avec un certain nombre d’intérêts privés ou institutionnels pour pouvoir avoir leur appui dans la dernière ligne droite. Cela a donné lieu à la rédaction d’un programme qui est paru le 26 octobre 2016. Il y avait 12 chapitres et, dans la plupart de ces 12 chapitres, vous pouviez identifier quel groupe de pression était à la base de cet accord. Aujourd’hui, comme il a transformé son objectif de 2016 qui était d’exercer un pouvoir dans ce réseau, car il s’en est fait exclure violemment, son objectif actuel est de casser ce réseau. Comme il est face à ce réseau, et comme il n’y a pas une solution rationnelle, il est obligé de déstabiliser ce réseau de façon successive. C’est quelqu’un de très pragmatique. Il s’appuie sur le peuple qui est au fondement de tout pouvoir dans toute société humaine, comme Périclès et, deuxièmement, il se fait porter par un courant institutionnel américain qui a redémarré après Reagan, qui était assez puissant avec Théodore Roosevelt, qui avait retrouvé des forces avec Franklin Delano Roosevelt au moment du New Deal, qui a redémarré avec Ronald Reagan, Clinton, Bush et qui tend à constituer un pouvoir fédéral qui domine l’ensemble du système américain. Les ÉtatsUnis sont dans la situation de la France du XVIIe siècle où Louis XIV a fait passer l’organisation de la France d’un pouvoir partagé avec les grands, les ducs et pairs, à un système où le pouvoir du souverain était absolu. C’est ce qu’il faut mettre en évidence. Hubert Rodarie : « Trump est un accord-maker en anglais, c’est-à-dire celui qui fait des accords avec quelqu’un.» Le pouvoir n’est pas détenu par un réseau localisé au sein de l’Europe, mais il s’est concentré en un seul point, c’est-àdire Bruxelles Sur l’Europe, vous évoquez larestrictiondenos libertés, la novlangue, les discours qui ne correspondent plus à la vie du peuple… Bref, l’Europe ne fonctionnera pas tant qu’il n’y aura pas une uniformisation sociale et fiscale. Oui, le sujet est difficile. La tendance est inverse de celle des États-Unis : c’est-à-dire que le pouvoir n’est pas détenu par un réseau localisé au sein de l’Europe, mais il s’est concentré en un seul point, c’est-à-dire Bruxelles. 80 à 90 % de toutes les lois sont européennes, et notamment celles qui concernent le fonctionnement économique. Tous les secteurs sont largement pilotés par des directives européennes centralisées. Le deuxième point, c’est que le dispositif qui gouverne à Bruxelles fait partie de ce réseau que s’efforcent de combattre Trump et son administration. Ce n’est pas l’exercice d’un pouvoir solitaire. Au contraire, pour ce deuxième mandat, c’est un exercice qui se fait de façon solidaire avec une équipe très soudée qui, en un an, n’a connu quasiment aucun départ de tête pensante. En Europe, par une concentration des pouvoirs au sein de ce que l’on pourrait appeler une oligarchie, on observe qu’elle est en lutte face au pouvoir américain. S’il faut s’autonomiser face à Trump, ce n’est pas avec le personnel politique actuel que l’on réussira à le faire, tant il est impliqué dans des réseaux qui sont aujourd’hui en butte avec ceux qui s’installent progressivement au pouvoir aux États-Unis. Propos recueillis par Yannick Urrien.

la baule+ 12 | Avril 2026 La campagne des élections municipales n’a pas été apaisée dans de nombreuses communes, entre les attaques personnelles, les fausses informations et les tentatives de déstabilisation. À La Turballe, Didier Cadro, réélu avec plus de 63 % des voix, a été la cible d’une campagne très agressive sur la question des indemnités de fonction. Le maire et ses adjoints ont-ils décidé de s’augmenter comme on a pu le lire sur les réseaux ? Oui et non. En réalité, leurs indemnités sont fixées par l’État en fonction du nombre d’habitants. Donc, soyons clairs, un maire n’a pas la possibilité de s’octroyer un salaire à sa convenance ! Lors du premier mandat, la majorité avait fait le choix de percevoir une indemnité minimale, inférieure à ce que la loi autorise. Mais pour cette nouvelle mandature, il a été décidé d’appliquer strictement le cadre légal, ce qui représente alors 1100 euros de plus par mois pour le premier magistrat. Didier Cadro était l’invité de Yannick Urrien sur Kernews pour expliquer le contexte en toute transparence. Didier Cadro, maire de La Turballe, objet d’une polémique autour de sa rémunération La Baule+ : Vous avez fait l’objet de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux après avoir pris la décision d’augmenter votre indemnité de maire. En réalité, lors de votre précédent mandat, vous aviez opté pour des indemnités inférieures à ce qui était prévu par la loi, alors que cette foisci, vous avez décidé de prendre ce qui est légal pour la strate de votre commune. Est-ce la situation ? Didier Cadro : C’est cela. En 2020, lors des précédentes élections municipales, j’avais promis aux Turballais de ne prendre que le minimum et nous avons tenu parole avec toute l’équipe. C’était vraiment le minimum. Cette fois-ci, nous avons révisé cela, car on passe énormément de temps à la mairie. J’arrive à 7 heures du matin, il m’arrive de partir à 20 heures ou à 21 heures, parfois je suis aussi mobilisé le week-end. Je suis en contact avec les gendarmes et les pompiers en permanence. J’assume. C’est un mandat que j’aime, sauf lorsque je suis réveillé la nuit avec des nouvelles qui ne sont pas très agréables... En ce qui me concerne, c’est une augmentation de 1100 euros. Ce qui peut paraître énorme par rapport à des personnes qui sont au SMIC, je l’admets parfaitement, mais nous sommes aux normes et pas au-delà. Combien de salariés devez-vous encadrer et quelles sont les responsabilités juridiques, notamment pénales, qui pèsent sur vos épaules ? Nous avons 85 agents à l’année et à peu près 130 l’été. Au niveau pénal, nous avons de très grosses responsabilités. Par exemple, si quelqu’un tombe à vélo sur un nid de poule, c’est le maire qui est responsable. C’est l’histoire du fameux panneau de basket qui peut tomber sur un sportif ! Nous sommes responsables de tout, cela fait partie de notre mission. C’est la raison pour laquelle les maires passent énormément de temps à échanger avec les citoyens dans leur commune. Ce niveau de revenus est donc inférieur à celui d’un patron de PME qui aurait 80 employés… Je vais être transparent. Avant ma réélection, je touchais les indemnités de la commune, les indemnités de Cap Atlantique et la moitié des indemnités du département. Cela représentait au total 3735,19 euros net avant impôts. J’ai fait le choix de ne toucher que la moitié des indemnités du département, car j’ai eu un problème de santé avec un AVC il y a quelques années. Donc, il est compliqué pour moi d’aller systématiquement à Nantes et je fais beaucoup de réunions en visioconférence. Maintenant, il faut rajouter 1100 euros de plus. J’ai été artisan menuisier, j’ai vécu des moments difficiles, j’avais 19 salariés et ma priorité était de toujours payer les salariés et les charges. Le Jumping International de La Baule – Officiel de France se tiendra du jeudi 11 au dimanche 14 juin 2026 au stade François-André. Présenté comme une étape des Rolex Series, le concours promet de réunir plusieurs des meilleurs cavaliers et chevaux du circuit mondial, dans un rendez-vous devenu incontournable du calendrier. L’événement se distingue aussi par son accès gratuit pour le public pendant quatre jours. Cette édition s’inscrit dans une séquence sportive particulière, à quelques semaines des Championnats du monde d’Aix-la-Chapelle (18-23 août pour le saut d’obstacles), eux aussi disputés sur herbe. La Baule doit ainsi servir de test grandeur nature : pour les sélectionneurs, l’occasion d’affiner les choix ; pour les cavaliers, une dernière grande scène pour marquer des points avant l’échéance mondiale, qui distribuera par ailleurs les premiers tickets qualificatifs pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Plusieurs temps forts rythmeront le programme. Le jeudi 11 juin, le Prix FFE ouvrira la compétition et délivrera les premiers billets pour le Rolex Grand Prix Ville de La Baule. Le vendredi 12 juin, la Coupe des Nations Barrière, épreuve majeure du CSIO 5*, replacera les équipes au cœur d’un sport habituellement individuel, dans un format annoncé identique à celui des Mondiaux. Le samedi 13 juin sera marqué par le Derby de La Baule – Demeures de Campagne, connu pour ses obstacles “naturels” (talus, contrebas/contre-haut, passage de gué), et par le Prix Saur, présenté comme l’une des épreuves individuelles les plus dotées du concours et qualificative pour le Grand Prix. Enfin, le dimanche 14 juin, le Rolex Grand Prix Ville de La Baule constituera le bouquet final. Le Jumping International de La Baule revient du 11 au 14 juin 2026 au stade François-André

Avril 2026 | 13 la baule+ La Baule- Escoublac s’apprête à renforcer son offre de tourisme d’affaires avec l’ouverture, annoncée pour mai, d’un nouvel espace événementiel baptisé “L’Échappée Mer”. Le site, développé par La Baule Événements (marque de la Société publique locale Atlantia), sera installé au premier étage du Passage du Royal, galerie commerciale du groupe Barrière. Cette inauguration s’inscrit dans une stratégie partagée entre la Ville, la SPL Atlantia et le groupe Barrière pour conforter l’attractivité touristique et économique de la station, dans un contexte de transformation du marché MICE (meetings, incentives, conferences, exhibitions). La Baule- Escoublac va inaugurer en mai “L’Échappée Mer”, un nouvel espace événementiel de 490 m² L’objectif affiché est de se positionner sur un segment identifié comme porteur : les “small meetings” à dimension premium. Le projet repose sur la réhabilitation d’un site existant, avec une rénovation complète, une remise aux normes de sécurité et des engagements annoncés en matière de performance environnementale. La démarche vise aussi à générer une activité régulière tout au long de l’année, au-delà de la saison estivale. Ainsi, “L’Échappée Mer” proposera 332 m² d’espaces commercialisés. Le lieu pourra accueillir jusqu’à 144 personnes en configuration plénière et 250 en format cocktail. Deux salles de sous-commission modulables doivent permettre l’organisation d’ateliers ou de formats multi-sessions. L’offre revendique une grande polyvalence : séminaires, réunions, colloques, comités de direction, assemblées générales, lancements de produit, conférences, formations, team-building, conférences de presse, workshops, ou encore plateaux télé et émissions en direct. Avec cette ouverture, La Baule Événements rappelle disposer déjà d’un parc d’espaces couvrant des formats plus larges, du Palais des congrès Atlantia (3 500 m²) au site de plein air des Dryades (amphithéâtre de 1 400 places), en passant par la Halle du Marché (jusqu’à 600 participants), la Villa Boesch et la salle des Floralies (1 500 m²). L’objectif affiché est de pouvoir répondre à “l’ensemble des typologies” de rencontres professionnelles, du grand congrès aux réunions de petit format haut de gamme.

la baule+ 14 | Avril 2026 PPF Saint-Nazaire : les conseils du spécialiste de la rénovation énergétique Franck Guillaume et Anne Hamon ont créé PPF Saint-Nazaire avec une conviction : la rénovation énergétique ne s’improvise pas et nécessite une méthode. Avant de préconiser le moindre travaux, Franck et Anne commencent par ausculter le bâtiment dans son ensemble : « Nous avons une approche globale sur le bien. On va d’abord regarder tout ce qui est enveloppe, puis l’intérieur du bâtiment, la VMC et potentiellement les problèmes d’hygrométrie. Ensuite, il faut chauffer, et on oriente vers la pompe à chaleur ou d’autres systèmes de chauffage. Et pour de l’auto-consommation, on peut aussi aller jusqu’au panneau solaire. » Leur analyse est complète, tout comme les solutions proposées : isolation des murs, toiture et planchers, menuiseries, ventilation mécanique contrôlée, pompes à chaleur, pergola bioclimatique et production d’énergie solaire. Chaque poste est étudié en cohérence avec les autres. Franck et Anne insistent particulièrement sur la pompe à chaleur, dont les propriétaires ne mesurent pas toujours la double vocation. En hiver, elle chauffe la maison. En été, elle la rafraîchit. Un seul équipement, deux saisons. Sur le littoral, où les canicules se font plus fréquentes, l’argument du confort estival commence à peser autant que la facture de chauffage. Parfois, changer les fenêtres ou isoler les combles suffit à faire gagner une ou deux classes au DPE Franck Guillaume précise que rénover énergétiquement une maison ne signifie pas forcément tout démolir pour reconstruire : « On ne va pas systématiquement vous dire qu’on va démonter votre toiture pour rajouter de l’isolation ! Il y a des choses très simples qui peuvent se faire. On a des problèmes d’humidité par exemple qui sont liés à des remontées capillaires. On ne va pas systématiquement prendre le tractopelle pour creuser autour de la maison. Il y a des injections qui peuvent se faire dans les murs, sans travaux intrusifs. » Parfois, changer les fenêtres ou isoler les combles suffit à faire gagner une ou deux classes au DPE. C’est là toute la valeur de l’analyse préalable. PPF Saint-Nazaire n’est pas une plateforme de mise en relation. Franck et Anne portent la commande et gèrent intégralement le projet, de la première visite à la réception du chantier. Les artisans mobilisés sont locaux, sélectionnés et coordonnés par la société. Les travaux induits font pleinement partie du périmètre : « Si vous ajoutez une pompe à chaleur, il peut y avoir le tableau électrique à remettre aux normes. Ça fait partie de nos compétences. » Identifier les aides accessibles Naviguer dans le maquis des dispositifs d’aide à la rénovation énergétique peut décourager les meilleures volontés. PPF Saint-Nazaire accompagne ses clients dans cette démarche, identifiant les aides accessibles en fonction du profil du foyer et de la nature des travaux envisagés. La société travaille également avec des professionnels de l’immobilier et des gestionnaires de patrimoine souhaitant améliorer le classement DPE de leurs biens. L’analyse, l’étude et le devis sont proposés gratuitement et sans engagement. PPF Saint-Nazaire, 6 Esplanade Anna Marly, 44600 Saint-Nazaire. Tél. 06 72 04 03 12 - anne. hamon@ppf.fr - Site : www.ppf.fr Le chantier du futur conservatoire intercommunal entre désormais dans une phase très concrète. Porté par Cap Atlantique La Baule-Guérande Agglo, ce projet structurant pour le territoire avance selon le calendrier annoncé, avec des travaux désormais bien visibles à la fois sur l’auditorium existant et sur les nouveaux bâtiments en construction. Du côté de l’auditorium, une première étape importante a déjà été franchie. L’extension réalisée à l’arrière du bâtiment est achevée. Elle accueillera les espaces techniques indispensables au fonctionnement du site, avec notamment des loges pour les artistes, un espace backstage et des sanitaires accessibles au public. En parallèle, la réhabilitation du bâtiment se poursuit. Sur le reste du site, les opérations avancent elles aussi à bon rythme. Les aménagements extérieurs ont déjà permis de restructurer la prairie et de traiter les bassins de rétention des eaux pluviales, avec un objectif qui ne relève pas seulement de la technique : favoriser aussi le retour de la biodiversité sur le site. Au-delà du chantier lui-même, ce futur conservatoire représente un vrai changement d’échelle pour l’enseignement musical sur le territoire. Le nouvel équipement doit permettre de regrouper des espaces aujourd’hui dispersés et d’offrir des conditions d’accueil nettement modernisées, plus accessibles et davantage adaptées à l’évolution des pratiques. Cap Atlantique évoque un équipement pensé pour favoriser aussi bien l’apprentissage que la pratique collective et l’ouverture au public. Il comprendra des salles spécialisées, des espaces consacrés aux musiques actuelles et aux pratiques numériques, ainsi qu’un auditorium rénové destiné à soutenir la diffusion artistique locale. L’enjeu est important puisque le futur conservatoire doit accueillir près de 1 300 élèves, contre environ 950 aujourd’hui dans les structures actuelles. Le futur conservatoire intercommunal sort de terre à Guérande

Avril 2026 | 15 la baule+ À Sainte-Marguerite, l’un des accès majeurs à la plage est en train de faire peau neuve. La cale de la Pierre Percée, située au bout de l’avenue du même nom, fait actuellement l’objet d’une rénovation complète. Un chantier important, car cet accès joue un rôle essentiel, notamment pour le passage des véhicules de secours et des engins techniques. Fragilisé par les tempêtes hivernales, l’ouvrage avait besoin d’une reprise en profondeur. Il ne s’agit donc pas d’une simple remise en état, mais bien d’une reconstruction pensée pour durer. La cale sera ainsi abaissée, rallongée et reposera désormais sur des micropieux, afin d’en assurer une meilleure stabilité dans le temps. Autre évolution notable : sa largeur sera réduite. L’objectif est de limiter les surSainte-Marguerite : l’accès à la plage de la Pierre Percée entièrement repris faces perméables exposées au ruissellement, et donc de mieux prévenir les dégradations observées jusqu’ici, comme le ravinement du sable ou le déchaussement de certaines parties de l’ouvrage. Le chantier concerne également l’avenue de la Pierre Percée. Elle sera elle aussi restructurée, avec la volonté de réduire les surfaces imperméables et de favoriser davantage l’infiltration naturelle des eaux pluviales. Une manière de mieux prendre en compte les contraintes du site, tout en cherchant à limiter les effets de l’érosion et des fortes pluies. Les travaux doivent s’achever au début du mois de mai. À terme, cet accès refait à neuf doit permettre de sécuriser durablement un point névralgique du littoral pornichétin.

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