la baule+ 6 | Avril 2026 Reprendre un kiosque fermé depuis un an, lui redonner une âme, et faire revivre un lieu très bien placé, il fallait oser. C’est pourtant le La Baule : Violaine Crozon redonne vie au kiosque de l’avenue de Gaulle pari de Violaine Crozon. À 28 ans, cette jeune femme vient d’ouvrir une nouvelle page sur l’avenue du Général de Gaulle, avec l’envie très claire de transformer ce kiosque en un point d’arrêt agréable, pratique et vivant. Au départ, rien ne la destinait vraiment à ce type d’activité. Issue du monde de la restauration, Violaine Crozon cherchait avant tout à reprendre une affaire. « Je pensais davantage reprendre une épicerie, mais pas du tout un kiosque à journaux. J’ai vu cette annonce à plusieurs reprises. Finalement, je me suis dit qu’il fallait y aller. J’ai eu un très bon contact avec le représentant de MédiaKiosk, puis je me suis lancée dans l’aventure sans trop me poser de questions ». Le défi n’était pourtant pas anodin. Il fallait redonner vie à un lieu resté fermé, recréer une dynamique, et surtout faire en sorte que les passants aient envie de s’y arrêter. Car un kiosque, aujourd’hui, ne peut plus seulement être un point de vente. Il doit aussi devenir un lieu de proximité, presque une petite halte dans la ville. Contrairement à certaines idées reçues, Violaine Crozon constate d’ailleurs que la presse écrite tient encore sa place. Les magazines continuent à séduire un public, y compris parmi les plus jeunes, à condition de correspondre à leurs centres d’intérêt. « Les publications magazines fonctionnent. Selon les passions, cela peut être la décoration, le sport ou les sports mécaniques. Pour les quotidiens, ce sont surtout des personnes plus âgées, à l’exception de L’Équipe, qui peut encore être achetée par des plus jeunes. La presse people touche davantage la clientèle de plus de quarante ans », observe-t-elle. Mais la jeune kiosquière ne compte pas s’arrêter à la seule vente de journaux et de magazines. Elle veut aussi proposer une offre complémentaire, pensée pour répondre aux attentes d’une clientèle de passage comme des habitués. Boissons chaudes ou fraîches, quelques produits sucrés et salés, mais aussi de la carterie. Sur ce point, elle insiste particulièrement. « Je tiens beaucoup à la carterie car je propose des choses que l’on ne trouve pas ailleurs. Ce sont des cartes qui sont aussi de belles idées cadeaux. » Réunis dans la salle des Mariages de l’hôtel de ville, élus, médecins, bénévoles et partenaires ont salué l’engagement du Comité Féminin 44. À la clé, un don de 15 000 euros pour soutenir La Baule : 15 000 euros remis à l’ICO, le Comité Féminin 44 boucle une année de solidarité la recherche et le soin à l’Institut de Cancérologie de l’Ouest. Et déjà, un nouvel horizon se dessine avec La Baule Rose 2026. Autour de Danièle Pineau, présidente du Comité Féminin 44, plusieurs personnalités avaient fait le déplacement : Franck Louvrier, maire de La Baule, le professeur Mario Campone, directeur général de l’ICO, Laurence Sécher, déléguée générale de Persévérance, le fonds de dotation de l’ICO, ainsi que de nombreux membres du comité. Franck Louvrier a salué le dynamisme d’une association qui, au fil des années, est devenue un acteur important de la vie locale. Le professeur Mario Campone a rappelé combien ces soutiens privés sont aujourd’hui précieux pour faire avancer la recherche, accompagner l’innovation médicale et améliorer la qualité des soins. Laurence Sécher, de son côté, a insisté sur l’impact très concret de ces dons dans le parcours des patients. Pour Danièle Pineau, cette remise de chèque vient d’abord récompenser un effort collectif. « Chaque euro collecté est une preuve de la générosité bauloise », a-t-elle souligné, avant de remercier aussi Marie-Caroline Suard et Aurore Genot pour leur soutien logistique précieux au sein de la municipalité. L’association a profité de la soirée pour annoncer une nouvelle dynamique de communication. L’objectif est clair : moderniser son image, renforcer les liens avec sa communauté et fédérer encore davantage les habitants et les acteurs économiques de la presqu’île.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2