la baule+ 12 | Avril 2026 La campagne des élections municipales n’a pas été apaisée dans de nombreuses communes, entre les attaques personnelles, les fausses informations et les tentatives de déstabilisation. À La Turballe, Didier Cadro, réélu avec plus de 63 % des voix, a été la cible d’une campagne très agressive sur la question des indemnités de fonction. Le maire et ses adjoints ont-ils décidé de s’augmenter comme on a pu le lire sur les réseaux ? Oui et non. En réalité, leurs indemnités sont fixées par l’État en fonction du nombre d’habitants. Donc, soyons clairs, un maire n’a pas la possibilité de s’octroyer un salaire à sa convenance ! Lors du premier mandat, la majorité avait fait le choix de percevoir une indemnité minimale, inférieure à ce que la loi autorise. Mais pour cette nouvelle mandature, il a été décidé d’appliquer strictement le cadre légal, ce qui représente alors 1100 euros de plus par mois pour le premier magistrat. Didier Cadro était l’invité de Yannick Urrien sur Kernews pour expliquer le contexte en toute transparence. Didier Cadro, maire de La Turballe, objet d’une polémique autour de sa rémunération La Baule+ : Vous avez fait l’objet de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux après avoir pris la décision d’augmenter votre indemnité de maire. En réalité, lors de votre précédent mandat, vous aviez opté pour des indemnités inférieures à ce qui était prévu par la loi, alors que cette foisci, vous avez décidé de prendre ce qui est légal pour la strate de votre commune. Est-ce la situation ? Didier Cadro : C’est cela. En 2020, lors des précédentes élections municipales, j’avais promis aux Turballais de ne prendre que le minimum et nous avons tenu parole avec toute l’équipe. C’était vraiment le minimum. Cette fois-ci, nous avons révisé cela, car on passe énormément de temps à la mairie. J’arrive à 7 heures du matin, il m’arrive de partir à 20 heures ou à 21 heures, parfois je suis aussi mobilisé le week-end. Je suis en contact avec les gendarmes et les pompiers en permanence. J’assume. C’est un mandat que j’aime, sauf lorsque je suis réveillé la nuit avec des nouvelles qui ne sont pas très agréables... En ce qui me concerne, c’est une augmentation de 1100 euros. Ce qui peut paraître énorme par rapport à des personnes qui sont au SMIC, je l’admets parfaitement, mais nous sommes aux normes et pas au-delà. Combien de salariés devez-vous encadrer et quelles sont les responsabilités juridiques, notamment pénales, qui pèsent sur vos épaules ? Nous avons 85 agents à l’année et à peu près 130 l’été. Au niveau pénal, nous avons de très grosses responsabilités. Par exemple, si quelqu’un tombe à vélo sur un nid de poule, c’est le maire qui est responsable. C’est l’histoire du fameux panneau de basket qui peut tomber sur un sportif ! Nous sommes responsables de tout, cela fait partie de notre mission. C’est la raison pour laquelle les maires passent énormément de temps à échanger avec les citoyens dans leur commune. Ce niveau de revenus est donc inférieur à celui d’un patron de PME qui aurait 80 employés… Je vais être transparent. Avant ma réélection, je touchais les indemnités de la commune, les indemnités de Cap Atlantique et la moitié des indemnités du département. Cela représentait au total 3735,19 euros net avant impôts. J’ai fait le choix de ne toucher que la moitié des indemnités du département, car j’ai eu un problème de santé avec un AVC il y a quelques années. Donc, il est compliqué pour moi d’aller systématiquement à Nantes et je fais beaucoup de réunions en visioconférence. Maintenant, il faut rajouter 1100 euros de plus. J’ai été artisan menuisier, j’ai vécu des moments difficiles, j’avais 19 salariés et ma priorité était de toujours payer les salariés et les charges. Le Jumping International de La Baule – Officiel de France se tiendra du jeudi 11 au dimanche 14 juin 2026 au stade François-André. Présenté comme une étape des Rolex Series, le concours promet de réunir plusieurs des meilleurs cavaliers et chevaux du circuit mondial, dans un rendez-vous devenu incontournable du calendrier. L’événement se distingue aussi par son accès gratuit pour le public pendant quatre jours. Cette édition s’inscrit dans une séquence sportive particulière, à quelques semaines des Championnats du monde d’Aix-la-Chapelle (18-23 août pour le saut d’obstacles), eux aussi disputés sur herbe. La Baule doit ainsi servir de test grandeur nature : pour les sélectionneurs, l’occasion d’affiner les choix ; pour les cavaliers, une dernière grande scène pour marquer des points avant l’échéance mondiale, qui distribuera par ailleurs les premiers tickets qualificatifs pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Plusieurs temps forts rythmeront le programme. Le jeudi 11 juin, le Prix FFE ouvrira la compétition et délivrera les premiers billets pour le Rolex Grand Prix Ville de La Baule. Le vendredi 12 juin, la Coupe des Nations Barrière, épreuve majeure du CSIO 5*, replacera les équipes au cœur d’un sport habituellement individuel, dans un format annoncé identique à celui des Mondiaux. Le samedi 13 juin sera marqué par le Derby de La Baule – Demeures de Campagne, connu pour ses obstacles “naturels” (talus, contrebas/contre-haut, passage de gué), et par le Prix Saur, présenté comme l’une des épreuves individuelles les plus dotées du concours et qualificative pour le Grand Prix. Enfin, le dimanche 14 juin, le Rolex Grand Prix Ville de La Baule constituera le bouquet final. Le Jumping International de La Baule revient du 11 au 14 juin 2026 au stade François-André
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