Recul du trait de côte : La Baule finalement peu concernée par le nouveau décret

Suite à notre article sur le décret du 15 avril 2026, pris en application de la loi Climat et Résilience de 2021, qui vient compléter le dispositif réglementaire lié au recul du trait de côte, la mairie de La Baule apporte une précision. Ce texte, publié au Journal officiel du 16 avril, instaure une règle nouvelle : toute construction située dans une zone exposée au recul du littoral à un horizon de 30 à 100 ans devra, avant l’ouverture du chantier, donner lieu à la consignation d’une somme auprès de la Caisse des dépôts. Cette somme correspondra au coût prévisionnel de la future démolition du bâtiment et de la remise en état du terrain. L’article soulignait alors que ce dispositif pouvait renchérir l’acte de construire sur la Presqu’île guérandaise, notamment dans les communes concernées par le Plan de prévention des risques littoraux approuvé en 2016 : La Turballe, Guérande, Le Croisic, Batz-sur-Mer, Le Pouliguen, La Baule-Escoublac, Pornichet et Saint-Nazaire. Le principe est simple : l’État n’interdit pas de construire, mais il impose d’anticiper financièrement la disparition future de certaines constructions situées dans des secteurs considérés comme vulnérables à long terme.
La Ville de La Baule-Escoublac apporte aujourd’hui une précision importante : ce dispositif n’aura finalement que peu, voire pas, de conséquences sur l’immobilier local. En effet, le décret ne concerne que les constructions nouvelles implantées sur des terrains à bâtir situés dans les zones exposées au recul du trait de côte. Or, selon les cartes du PPRL mises à jour à l’automne dernier, les secteurs concernés à La Baule correspondent à des terrains déjà bâtis, pour la plupart situés dans le secteur de la plage Benoît, et majoritairement occupés par des copropriétés.
Les acquéreurs ou porteurs de projets qui souhaitent construire à La Baule ne devraient pas être directement touchés par cette obligation de consignation
Autrement dit, les acquéreurs ou porteurs de projets qui souhaitent construire à La Baule ne devraient pas être directement touchés par cette obligation de consignation. Le mécanisme, potentiellement lourd pour les opérations situées sur des terrains libres en zone exposée, ne trouve pas réellement à s’appliquer dans la configuration actuelle de la commune. Il n’y aurait donc pas d’effet significatif attendu sur le marché immobilier baulois.
Cette précision ne retire rien à l’importance du décret pour d’autres territoires littoraux, où des terrains constructibles peuvent encore se trouver dans les zones dites « 30-100 ans ». Mais pour La Baule-Escoublac, la situation apparaît désormais plus claire : la commune, bien qu’inscrite dans le périmètre général des risques littoraux, ne devrait pas voir son marché de la construction nouvelle bouleversé par ce nouveau dispositif. De quoi rassurer propriétaires, acquéreurs et professionnels de l’immobilier local…




