Pourquoi le Festival du film politique de La Baule est une réussite impressionnante

C’est sans doute l’un des festivals de cinéma les plus surprenants de France. Du 2 au 4 octobre, le Festival de la fiction et du documentaire politique a une nouvelle fois réuni à La Baule des personnalités de premier plan. Dans un paysage où chaque ville moyenne semble désormais vouloir son rendez-vous cinématographique, il fallait trouver une identité et une ambition, car rivaliser avec Cannes ne se décrète pas.
Le producteur Jérôme Paoli et la journaliste Anne-Catherine Mendez ont fait un choix précis : la fiction et le documentaire politique. Un créneau qui aurait pu paraître étroit, mais qui a permis au festival de s’imposer, en quatre ans, comme un rendez-vous de référence. La liste des invités en témoigne : des journalistes parmi les plus influents et des responsables politiques de premier plan, à commencer par la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, présente pour la deuxième année.
À la présidence du festival, Gabriel Le Bomin apporte toute sa légitimité de scénariste et de réalisateur. Ses documentaires sont régulièrement diffusés sur les grandes chaînes. En 2020, son film De Gaulle, avec Lambert Wilson et Isabelle Carré, avait attiré près d’un million de spectateurs.
Un plateau politique et médiatique exceptionnel
Dans les salles comme au fil des échanges, les personnalités présentes témoignent de la capacité du festival à réunir des figures connues et des acteurs influents de la vie publique : l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, l’ancien président de l’Assemblée nationale François de Rugy, la sénatrice de Paris Agnès Evren, le député Jérémie Patrier-Leitus, qui a notamment présidé la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, ou encore l’ancienne ministre Sarah El Haïry. Les relations institutionnelles sont confiées à l’ancien député Bruno Questel, dont le carnet d’adresses constitue un précieux atout.
Le monde des médias est tout aussi bien représenté. Le public a notamment pu croiser Bruce Toussaint, Nathalie Saint-Cricq, Patrice Duhamel, Anne Sinclair, Thomas Sotto, Michel Field, Jean-François Achilli, Soazig Quéméner, Christophe Carrière, de Paris Match, ou Emmanuel Kessler, PDG de LCP-Assemblée nationale.
À leurs côtés, d’autres personnalités qui comptent dans le débat public, l’édition et la communication : le politologue Pascal Perrineau, le PDG d’Editis Denis Olivennes, l’avocat Mario Stasi, le président d’OpinionWay Hugues Cazenave et Christian Giacomini, président de l’agence Rumeur Publique. Dans son domaine, au croisement du cinéma, de la politique et des médias, le rendez-vous baulois figure parmi les plus remarquables de France.
La proximité comme marque de fabrique
L’autre réussite tient au format. Le festival cultive une dimension intimiste : il ne cherche pas à réunir mille personnes dans une grande salle du palais des congrès Atlantia. Il remplit celles du cinéma Gulf Stream et privilégie une échelle humaine, qui permet au public de prendre la parole, de poser des questions et de côtoyer ceux qui participent à la vie politique et médiatique du pays. Les personnalités ne sont pas seulement des noms sur une affiche : elles deviennent des interlocuteurs accessibles. Le public vient voir des films, mais aussi écouter, discuter et confronter les points de vue.
Pour La Baule, le bénéfice en matière d’image et de notoriété est évident. Initialement lancé en Corse, le festival avait suscité l’intérêt de nombreuses communes. Le réseau de Franck Louvrier, maire de La Baule, qui a notamment travaillé à l’Élysée, a joué un rôle décisif dans le choix de la destination bauloise. En quatre ans, cette implantation a porté ses fruits : La Baule dispose désormais d’un rendez-vous dont la qualité des invités et la proximité avec le public font la force.




