Septembre 2026 | 9 la baule+ une règle de grammaire, on s’efforçait de la retenir. Avec l’IA, la paresse fait que l’on n’a plus envie de la mémoriser... Il y a un nom à cela : la bradypsychie. C’est le ralentissement du fonctionnement cognitif qui se manifeste finalement par une baisse des fonctions intellectuelles. On pense mal quand on ne passe pas suffisamment de temps. Prenez l’exemple du correcteur orthographique. Depuis longtemps, on utilise des correcteurs orthographiques et, malgré cela, les gens font de plus en plus de fautes d’orthographe. On suit toujours le chemin de plus faible résistance, c’est ce que l’on appelle l’acrasie, la faiblesse de la volonté. On sait ce qu’il faut faire à notre avantage, mais finalement on fait autre chose. Je sais que demain, j’ai un examen, il faut que je révise, mais finalement, il y a mes potes qui vont au ciné, alors je vais y aller. Donc, il faut pouvoir donner aux jeunes le goût de l’effort, le plaisir d’avoir réussi quelque chose. C’est ce que l’on appelle l’effet Ikea : il y a quelque chose qu’il faut faire, ce n’est pas facile, mais quelle satisfaction d’avoir réussi ! L’un des risques, c’est ce que l’on appelle le délestage cognitif. C’est l’évaporation cognitive car dès que l’on a un problème, on va demander à l’IA de nous donner la solution. Il peut y avoir une épidémie de dépression en raison de cela. Des études ont montré que sur le plan physique, de Cro-Magnon aux soldats napoléoniens, il y avait très peu de différences car ces gens résistaient au froid et aux combats intensifs. On voit bien que, physiquement, on est en train de dégénérer. Sur le plan intellectuel, cela semble aussi être de plus en plus le cas. L’être humain va-til disparaître ? C’est le risque. Il y a un débat : comment, demain, l’humain va-t-il pouvoir bien se situer ? C’est la paresse qui nous caractérise et ce n’est pas gagné. Il faut être véritablement attentif sur ce point. Pour moi, actuellement, c’est le risque le plus important. Propos recueillis par Yannick Urrien. La saison est finie ? Pas vos clients. Les touristes passent. Les habitants restent. Parlez-leur. En basse saison, vos clients continuent de vivre, d’acheter et de sortir. Et ils lisent La Baule+. Être absent de La Baule+, c’est laisser la place à un autre. La Baule+ : le journal des habitants à l’année et des fidèles de la station. la baule+ Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com Contactez-nous pour votre publicité : 35 000 EXEMPLAIRES. COMBIEN DE CLIENTS VOUS MANQUE-T-IL ?
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