Il faut rendre grâce à cette jeune femme, fort sympathique, d’une rayonnante gaieté et toute de simplicité, de nous avoir permis ces temps derniers de prendre de la hauteur. Cela nous manquait. Bon, on admettra que l’accoutrement n’est pas d’une féminité foudroyante, mais l’essentiel est ailleurs, justement dans cette échappée belle vers ces hauteurs et l’immensité intersidérale. C’est bien évidemment de notre astronaute Sophie Adenot que je veux parler ici. J’emploie le mot immensité intersidérale plutôt que vide pour deux raisons. La première, est qu’il ne semble pas que l’univers soit si vide que cela. On nous découvrirait, dit-on, de nouvelles galaxies au rythme effréné où nous tombent les candidatures spontanées aux élections présidentielles du printemps prochain. C’est dire. La seconde, est que, précisément, le mot vide risque bien Humeur > Le billet de Dominique Labarrière Éloge de la hauteur la baule+ 10 | Septembre 2026 de trouver davantage à se matérialiser dans cette longue campagne qui nous attend que dans ce ballet élégamment alenti et le vertige de l’infini que nous offrait la dame. Si j’ai bien compris, la colonelle Sophie Adenot a été la première astronaute femme à effectuer une sortie extravéhiculaire, à s’extraire de la capsule pour affronter l’effrayant gouffre des espaces sans limites. (Qu’on se rassure, dans ces contrées où la femme n’est toujours pas autorisée à sortir sans être mâlement chaperonnée, notre Sophie était accompagnée.) Les espaces sans limites, ce rien qui n’est tout sauf rien, justement. Ah ! La métaphysique du vide ! On attend l’émérite philosophe qui nous éclairerait sur ces mystères. Cela nous changerait opportunément, répétons-le, des bonimenteurs du vide qui vont investir nos ondes et nos écrans les mois prochains. Impressionnantes, ces choses-là où le Grand Tout et le Grand Rien semblent se confondre. Du moins vu, d’ici, de tout en bas. Thomas Pesquet, le prédécesseur de Sophie Adenot confiait - là encore si j’ai bien compris - qu’au moment de cette sortie, le cerveau se mettait irrémédiablement en alerte. « Tu vas mourir », tel serait le sens de cette alerte. Comme si la perception de cet infini ressemblait de trop près à celui de la mort. Pas vraiment gai, tout ça, mais diablement fascinant. Ainsi Sophie Adenot s’est extravéhiculée. À deux reprises, car la réparation programmée n’a pas pu aboutir dans le temps initialement prévu. Quiconque s’est attelé un jour au montage d’un meuble Ikéa comprendra sans difficulté que cela peut arriver à tout le monde et saura en conséquence se montrer indulgent. De ce fait, notre ballerine de l’espace a donc eu droit à une seconde escapade. Et nous à une seconde bouffée bien venue de prise de hauteur. Et puis la mission s’est terminée. Tout est rentré dans l’ordre, cet ordre qui n’est peut-être bien qu’un désordre auquel nous sommes tellement habitués que nous sommes devenus incapables de l’identifier comme tel. Redescendus nous aussi de ces hauteurs, nous avons retrouvé notre réel bassement terre à terre. Avec tout de même quelques raisons de se tordre de rire, reconnaissons-le. À commencer par celle que nous offre sur un plateau notre grand comique Trumpier, le Président des États Unis qui s’emploie ces jours-ci à rebaptiser le monde selon son caprice. Le lac Ontario ne serait plus le lac Ontario et on attend dans la fièvre le moment où, avec tambour et Trumpette, ce même improbable génie décrètera que, désormais, l’Iran des Mollahs devra figurer sur les cartes du monde sous l’appellation de « Pays de Candy » ou d’ « Empire Bisounours». Ce qui, on s’en doute, suffirait à régler tous les problèmes que nous avons avec ce coin du monde. Non, ne rions pas ! Le mot génie n’est pas trop fort. Suivons l’exemple. Nommons autrement ce qui nous pèse, nous entrave, nous nuit, nous plombe et youpiii ! Le bonheur des peuples assuré. La dette colossale deviendrait la noble croisade dévolue aux générations futures : l’insécurité croissante, l’exaltante occasion de vivre l’esprit d’aventure grandeur nature ; la paupérisation des classes moyennes, la prospérité en marche vers la salvatrice frugalité dont la planète et nos intestins ont le plus impérieux besoin. Quant à l’impéritie politicienne, elle se verrait élevée au rang de mystique de l’inaction, etc. Décidément, je crois en effet que les candidats de 2027 devraient s’inspirer de ce vent nouveau qui souffle d’outre atlantique. Cela nous donnerait au moins l’illusion de prendre un peu de hauteur… C’est le genre de tri auquel on ne pense pas forcément. Que faire d’un vieux skateboard, d’une raquette cassée, d’une tente inutilisée ou d’une planche de surf en fin de vie ? Trop souvent, tout cela terminait avec le tout-venant. CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo a décidé de créer une filière spécifique. Quatre déchèteries du territoire disposent désormais d’un espace consacré aux articles de sport et de loisirs : Le Pouliguen, Piriac-sur-Mer, Herbignac-Kéraline et Pénestin. Le dispositif a été lancé au printemps en partenariat avec Ecologic, l’éco-organisme agréé qui prend en charge cette catégorie de produits. Une fois récupéré, le matériel suit plusieurs chemins. S’il peut encore servir, il peut être remis en état avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire pour retrouver un utilisateur. S’il est trop abîmé, il est orienté vers le recyclage afin de récupérer les matières qui le composent. Ecologic indique que les équipements collectés sont triés puis orientés vers des filières adaptées, le réemploi étant privilégié chaque fois que cela est possible. Attention toutefois : tout ne va pas dans cette nouvelle collecte. Les vélos et trottinettes électriques en sont exclus, même sans leur batterie. Les appareils électriques ou électroniques suivent une autre filière. Vélos, surfs, raquettes : CapAtlantique ouvre une nouvelle filière de récupération 35 000 exemplaires. Des dizaines de points de distribution, du Croisic à Saint-Nazaire, en passant par Piriac, La Turballe, La Baule ou Pornichet... Et derrière ce maillage, un visage : celui de Valérie, qui sillonne la Presqu’île pour que votre journal vous attende, toujours au même endroit. La Baule+ : une distribution unique sur la presqu’île Retrouvez tous nos points de distribution en scannant le QR code ci-dessous. la baule+ Fabienne : 06 08 80 39 55 fabienne@ labauleplus.com Contactez-nous pour votre publicité :
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