À La Baule, la messe de Sainte-Anne rassemble face au large

Il y a des rendez-vous qui, en quelques années, deviennent des traditions. La messe de Sainte-Anne, célébrée ce dimanche 26 juillet sur la plage Benoît, à hauteur du yacht club, appartient désormais à ces moments qui disent quelque chose de l’âme de La Baule. Pour sa cinquième édition, elle devrait une nouvelle fois rassembler bien au-delà du cercle des pratiquants habituels. Le cadre, il est vrai, semble avoir été dessiné pour la prière. Face à l’une des plus belles baies d’Europe, entre le ciel, le sable et le large, les fidèles s’installent simplement, sans inscription ni rangées de chaises. Aux paroissiens baulois s’ajouteront cette année ceux du Pouliguen, qui partiront en procession de l’église Saint-Nicolas. Viendront aussi les estivants, les familles, les promeneurs et parfois les joggeurs, surpris par cette assemblée en plein air, puis retenus par la beauté du moment.
Cette messe honore une femme importante de la tradition chrétienne : sainte Anne, mère de la Vierge Marie, grand-mère de Jésus et patronne des Bretons. Figure de la transmission, de la famille et de l’enracinement, elle demeure particulièrement vénérée dans l’Ouest de la France. Son nom rappelle ces pardons, ces processions et ces bénédictions de la mer qui ont longtemps rythmé la vie des populations littorales.
Mais la célébration ne regarde pas seulement vers le passé. La prière s’élargit aux marins disparus, aux victimes des guerres, aux chrétiens d’Orient et à tous ceux que les violences du monde frappent aujourd’hui. Dans une époque volontiers fragmentée, cette messe accomplit une chose rare : elle rassemble croyants, curieux et gens de passage.
La Baule montre ainsi qu’elle n’est pas seulement une station tournée vers les plaisirs de l’été. Elle sait aussi offrir un moment de silence, de fraternité et d’élévation. Sur cette plage où l’on vient d’ordinaire chercher le soleil, beaucoup trouveront peut-être, dimanche matin, un peu davantage.



