La Baule fera de 2027 l’année de l’aviation

Pour les 110 ans de son aérodrome, la Ville consacre son année thématique à l’aviation. Six ans après la crise sanitaire, qui devait sonner le glas du transport aérien, le choix tombe à pic.
Depuis 2021, La Baule-Escoublac consacre chaque année une thématique liée à son territoire. Il y a eu le cheval, l’automobile, l’Argentine, l’olympisme avec le passage de la Flamme, puis le vélo. En 2027, place à l’aviation. L’occasion est toute trouvée : l’aérodrome fêtera ses 110 ans. C’est un équipement discret, mais beaucoup de pilotes de ligne y ont fait leurs premières heures de vol, et chaque année des jeunes y démarrent une carrière. La coordination est confiée, à titre bénévole, à Laurent Gorgues. Président de Flying La Baule et ancien commandant de bord d’Air France, il totalise plus de 21 500 heures de vol. En lien avec la direction générale de la Ville, il veillera à la cohérence des événements programmés tout au long de l’année. La municipalité veut conjuguer mémoire et innovation : formation des pilotes, attractivité touristique et décarbonation.
Le thème a une saveur particulière. En 2020, les avions étaient cloués au sol et les compagnies sous perfusion. Beaucoup prédisaient alors la fin du transport aérien de masse : la visioconférence allait remplacer les voyages d’affaires, et la « honte de prendre l’avion » ferait le reste. Il n’en a rien été. Le record de 2019 a été effacé dès 2024, et l’IATA prévoyait pour 2026 un nouveau sommet à 5,2 milliards de passagers. De la Chine à l’Inde, on n’a jamais construit autant d’aéroports. Les compagnies manquent même d’avions, car les carnets de commandes d’Airbus sont pleins pour des années. L’aviation n’est pas une nostalgie, c’est un secteur d’avenir qui recrute des pilotes, des mécaniciens et des ingénieurs. Avec Airbus à Saint-Nazaire, le territoire est aux premières loges. Saint-Exupéry n’aurait pas renié cette année-là.



