Pornichet prépare sa maison médicale : une réponse concrète au manque de médecins ?

C’est une première pierre symbolique, certes, puisque les premiers murs sont déjà sortis de terre. Mais le geste n’en demeure pas moins important. La Ville de Pornichet, les professionnels de santé et le cabinet Lexham ont officiellement marqué une nouvelle étape dans la réalisation de la future maison médicale, installée sur le site Jacques-Prévert, avenue des Écoles.
Le bâtiment, d’environ 2 000 m², doit ouvrir à l’été 2027. Il s’agit d’un projet attendu, dans une commune où la question de l’accès aux soins revient régulièrement dans les conversations. Même dans une station littorale attractive, où l’on pourrait croire que tout est plus simple, la démographie médicale reste un sujet sensible. Trouver un médecin traitant, obtenir un rendez-vous rapidement, accueillir de nouveaux praticiens : ce sont désormais des préoccupations très concrètes pour les habitants.
Jean-Claude Pelleteur, maire de Pornichet, a rappelé la triple ambition du projet : maintenir les professionnels déjà présents sur le territoire, attirer de nouveaux médecins et créer une véritable communauté médicale. L’idée n’est donc pas seulement de construire un bâtiment, mais de favoriser un mode de travail plus collectif, avec des échanges entre généralistes, spécialistes et professionnels paramédicaux.
La future maison médicale doit accueillir des médecins généralistes et spécialistes, des infirmières, une psychologue, une orthophoniste, un podologue, un ostéopathe ou encore un dentiste. Selon la Ville, près des deux tiers des locaux sont déjà réservés. Une trentaine de professionnels pourraient, à terme, exercer sur place.
Autre point important : la commune sera propriétaire de deux studios dans le bâtiment. Ils pourront servir à héberger des stagiaires, des remplaçants ou de jeunes professionnels souhaitant tester une installation à Pornichet. Dans la compétition entre territoires pour attirer des soignants, ce type de solution peut peser.
Le choix du site Jacques-Prévert n’est pas anodin. Il est central, accessible, avec des parkings à proximité et un arrêt de bus de la ligne régulière L13. C’est aussi un signal : la santé est désormais pensée comme un équipement structurant, au même titre qu’une école, une médiathèque ou un équipement sportif.
Pour Anne-Solène Amblard, orthophoniste et représentante de la CPTS du Pays Blanc, le projet a été construit avec les professionnels. Elle souligne que le cabinet Lexham les a associés très tôt à la réflexion, afin d’imaginer une future organisation de travail commune, au bénéfice des patients.




