La Baule+

Septembre 2026 | 5 la baule+ par le Palais des Congrès Atlantia en matière de congrès, car c’est vraiment ce qui permet aux hôtels d’être ouverts toute l’année. Ingrid Oudot, directrice de l’hôtel Saint-Christophe, observe une évolution des comportements : « Il y a une montée en puissance des réservations de dernière minute, la clientèle est plus attentive à ses dépenses, et il est important d’avoir de l’animation pour soutenir la fréquentation, surtout après la mi-août. » Pour Franck Louvrier, «la presqu’île confirme son attractivité, notamment grâce à la diversité des destinations. » Le développement des pistes cyclables est aussi un atout économique: « Un cycliste consomme 70 € par jour, contre 40 € par jour en moyenne pour un visiteur classique. L’objectif, c’est de transformer la fréquentation en chiffre d’affaires. Cette année a montré que, lorsque l’on a parfois moins de monde, il y a plus de chiffre d’affaires. » Silvia, gérante du glacier Insieme au Pouliguen, indique qu’elle a atteint des volumes exceptionnels, avec parfois jusqu’à 350 kg de glace par jour, ce qui a aussi entraîné des commandes supplémentaires pour les producteurs locaux avec lesquels elle travaille, notamment Burban et la ferme Lait Prés Verts. Les commerçants qui travaillent à l’année, que ce soit en matière d’ouverture ou de communication, n’ont pas eu à se plaindre Mais peut-on encore présenter La Baule comme une station balnéaire ? C’est un débat qui existe depuis près de 20 ans : La Baule est devenue une ville moyenne de bord de mer. Le nombre important de résidents secondaires est aussi un atout pour la ville et, après la catastrophe de l’Erika, Yves Métaireau avait même souligné que les résidents secondaires, par leur fidélité, avaient sauvé l’économie de la station. Par ailleurs, on vient rarement à La Baule par hasard puisque beaucoup de touristes ont un souvenir ou une attache avec la commune. Finalement, et c’est ce qui compte, les habitués étaient au rendez-vous, les résidences secondaires étaient ouvertes, les consommateurs ont retrouvé leurs repères, et les commerçants qui travaillent à l’année, que ce soit en matière d’ouverture ou de communication, n’ont pas eu à se plaindre. Y. Urrien

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