la baule+ 4 | Septembre 2026 Saison touristique : La Baule s’en sort bien C’est le principal sujet de conversation en cette période : le bilan de la saison touristique. Comme chaque année, l’Office de Tourisme La Baule Presqu’île de Guérande a fait le point sur la fréquentation de La Baule et des autres communes de la Presqu’île. Les professionnels peuvent disposer de chiffres précis grâce à l’outil Flux Vision Tourisme proposé par Orange. Les données de l’opérateur, qui sont vendues aux offices de tourisme, sont anonymisées et elles permettent de savoir combien de personnes sont venues sur la Presqu’île, leur origine géographique et combien de temps elles restent. Tout cela grâce au bornage des portables et, à partir de là, une extrapolation est faite en fonction de la part de marché d’Orange. Il faut aussi replacer ce sujet dans un contexte général. D’abord, il y a une unanimité dans toute la presse pour reconnaître que la canicule historique de juin-juillet a déplacé la demande vers la Manche et la montagne. Ensuite, l’érosion du pouvoir d’achat pousse à des séjours plus courts et des réservations de dernière minute. Enfin, les professionnels interrogés reconnaissent que le contexte géopolitique est anxiogène depuis fin février. En résumé, la baisse est marquée sur la Méditerranée (-8 à -10 % selon les zones) et elle est plus contenue sur l’Atlantique et en Normandie. Le principal enseignement concerne d’abord l’évolution de la fréquentation touristique à l’année, puisque, dès le mois de mars, on a commencé à observer une progression des nuitées. L’autre grande tendance, c’est la progression de ceux que l’on appelle les excursionnistes, c’est-à-dire des personnes qui viennent de Nantes, Rennes ou Angers, mais seulement pour passer une journée à La Baule. La conjoncture économique a favorisé les excursionnistes, qui sont en hausse de 4 % cette année, alors que l’on observe une baisse de 7 % des nuitées, avec Il est difficile de généraliser sur l’activité économique de la Presqu’île, en fonction des métiers, des saisons ou des catégories d’offres. En réalité, dans tous les domaines, il y a des professionnels qui tirent leur épingle du jeu. Par exemple, dans le domaine de la restauration, Yann Archimbaud, gérant de la crêperie « Au bord de l’O », fait partie de ceux qui ont su créer la surprise sur la plage de La Baule, et la fréquentation de son établissement a progressé de 15 % cette année. Il a su entrer dans les adresses que l’on mémorise : « Les gens remarquent notre communication, que ce soit dans le journal ou à la radio, tout comme dans les réseaux. » Le restaurateur indique que «le mois d’avril a été excellent, mai a été en demi-teinte, juin a été identique à l’année dernière et l’été s’est plutôt bien déroulé, car on a été complet midi et soir pendant trois semaines. Les tickets moyens ont été en forte hausse. Pendant une semaine, je peux même dire que l’on a dû refuser autant de monde que l’on en a accepté, parce que nous ne pouvions pas pousser les murs. » Yann constate cependant que « la clientèle d’août est de plus en plus exigeante, impatiente, et certaines personnes sont parfois méchantes. On a eu quelques cas difficiles ! » Autre constat, celui d’Alain Jousselin, qui exploite plusieurs enseignes entre La Baule, Guérande et Pornichet, notamment dans le domaine de l’habillement : « Le marché du textile est très touché, hormis les produits de niche qui fonctionnent encore. Le printemps a été difficile, essentiellement en raison du conflit en Iran et de la hausse du prix du carburant. Mais, finalement, on arrive à s’en sortir et le bilan est positif, car on privilégie une activité à l’année, nous sommes implantés et reconnus comme des enseignes locales, et nous communiquons aussi régulièrement sur nos nouveautés. » Ingrid Perrais, directrice de la communication de l’OT, Franck Louvrier, maire de La Baule et président de l’OT La Baule - Presqu’île de Guérande, Delphine Derouet, directrice de l’OT et Marine Roger qui est notamment en charge de l’analyse des données. des séjours de plus en plus courts. « On observe une augmentation de la clientèle de proximité. 37 % des excursionnistes viennent de la région Pays de la Loire et 18 % de la région Bretagne. La Loire-Atlantique représente à elle seule 28 % de cette clientèle de proximité », indique Franck Louvrier, maire de La Baule et président de l’Office de tourisme intercommunal. Il ajoute que les excursionnistes contribuent à l’économie locale, car ce sont des gens qui font fonctionner les restaurants, mais on observe aussi que c’est une clientèle qui produit de plus en plus de déchets : «Parfois il faut 6 passages par jour pour relever les poubelles de la ville. Cela coûte de l’argent, car quand un excursionniste prend une pizza, évidemment, il jette le carton dans une poubelle. Cela nécessite une gestion des heures supplémentaires, des jours fériés, et c’est un vrai sujet de prospective pour les élus. » Lors de la conférence de presse, Pascal Bataillé, président d’Adonis Hôtels et Résidence, a insisté sur la chance que nous avions : « Ici, on a tout, le TGV, un golf, un palais des congrès, une plage ! Nous avons fait une année 2026 record, sauf en juin, mais on observe que, dès que des événements sont organisés, on explose les chiffres de la clientèle. La demande est extrêmement forte sur La Baule toute l’année, alors que nous sommes un peu plus déçus à Guérande, mais notre établissement de Guérande a surtout servi à reverser le trop-plein de La Baule. » Les professionnels ont tenu à saluer la politique menée par le Palais des Congrès D’une manière générale, les professionnels ont tenu à saluer la politique menée Témoignages sur la saison…
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