Juin 2026 | 17 la baule+ et ne pas ressembler aux autres, c’est pour cela que cela reste aujourd’hui. Mais c’est vrai, lorsque je suis arrivé chez Atlantic Records, il y avait Ray Charles, Quincy Jones et les Jackson Five, je me suis dit que cela allait durer trois mois. Finalement, cela a duré plus de cinquante ans. Vous avez été programmé sur les radios, ce qui était un événement à l’époque parce que c’étaient des titres longs… La maison de disques faisait des raccourcis de 3 à 3,30 minutes, spécialement pour les radios. Je n’ai pas pu empêcher cela, mais cela a été bien fait et c’est peut-être aussi pour cela que je suis encore là aujourd’hui. La batterie d’abord et le reste se pose dessus À l’époque, la batterie n’était pas considérée comme un instrument noble, il fallait plutôt apprendre le piano ou le violon… A l’époque, on disait que c’était un instrument accompagnateur, alors que j’en ai fait un instrument leader : la batterie d’abord et le reste se pose dessus. Même quand j’utilisais des mélodies et des chanteurs, j’ai toujours traité les voix comme un instrument. C’est pour cela que je n’aime pas trop la pop. Même quand il y a des voix, elles doivent accompagner la musique. Ce n’est plus l’époque de Joe Dassin où l’on entend à peine la musique derrière. Cette période de production est révolue. Vous avez pris vos sources musicales dans cette musique noire de la Motown. Ensuite, on a vu l’évolution du zouk avec des groupes comme Kassav’ que vous avez influencés… Oui, avec la mise en valeur de la batterie. Mais Kassav’ s’est davantage inspiré d’un groupe comme Kongas. Et c’était moi... (Suite page 18) Retrouvez l’intégralité du projet Disco : « Pendant très longtemps en France, on a cru que c’était une mode, mais c’est un vrai style de musique qui est vraiment fait pour prendre du plaisir. »
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