La Baule+ Novembre 2024

la baule+ Novembre 2024 | 5 par ce qu’ils sont. La haine des femmes vis-à-vis des hommes, ou des hommes vis-à-vis des femmes. Il y a des haines ethniques et culturelles, des haines générationnelles, car on est de plus en plus dans une guerre entre les générations. C’est quelque chose de délétère qui détruit le lien social, ce qui fait que l’on peut faire communauté. On ne peut pas faire société avec cette multiplication de front de lutte. Si la société française connaît des phénomènes de désintégration, c’est à cause de ce wokisme rampant. Macronisme : une entreprise de rénovation uniquement par le haut Enfin, vous voulez nous redonner le goût de la politique. Or, avant cela, ne faut-il pas déjà que le politicien ait lui-même le goût de la France et de son peuple? Dans beaucoup de pays, on voit des chefs d’État qui pensent au bonheur quotidien de leur peuple, alors qu’en France il y a une volonté d’emmerdement permanent, comme si le politique français jouissait de cette forme de sadisme… Pour redonner aux Français le goût de la politique, il faut sortir de cette culture de haine. Il faut revenir à une culture du pluralisme, il faut reconstruire le goût de la politique par le bas, et non par le haut. Il faut d’abord un engagement local, faire ses preuves au plan local. La limite du macronisme, c’est que c’est une entreprise de rénovation uniquement par le haut qui n’a pas rencontré un mouvement par le bas. Il faut absolument recréer un mouvement d’en bas. Ensuite, il faut réintroduire la notion de peuple, c’est-àdire des revendications populaires, au cœur du débat. La représentation ne peut pas avoir raison contre la volonté populaire. On a vu cela lors du Traité constitutionnel européen : on est passé en force, ce n’est pas normal. Si l’on refait une nouvelle législation sur l’immigration, il ne serait pas choquant que l’on demande aux Français ce qu’ils en pensent, après une vraie campagne pluraliste. Si le populisme a pris autant de place dans la politique française et dans le monde entier, c’est parce que la démocratie traditionnelle n’a pas su accorder suffisamment de place à la souveraineté populaire. Propos recueillis par Yannick Urrien. L’artiste peintre Cendreen Mo est en résidence Artiste au Musée Boesh, au Pouliguen, jusqu’au 7 janvier 2025. En effet, le musée Boesh accueille des artistes en résidence, avec un atelier, une salle d’exposition et un logement, ce qui permet à Cendreen Mo, qui habite sur la presqu’île, de vivre et travailler pendant plusieurs semaines face à la côte sauvage : « C’est une parenthèse enchantée, une bulle de bonheur, on laisse à l’artiste une résidence, un lieu pour travailler, et un lieu pour exposer. C’est un cadre magnifique que la ville de La Baule laisse à la disposition des artistes. Cela permet de sortir de sa zone de confort. En m’installant, j’ai organisé une partie galerie et une partie atelier. Pour peindre, j’ai besoin d’une dimension personnelle, donc je ne fais pas cela devant le public. En revanche, je peux le faire quand il s’agit du Paper Art, parce que ce n’est pas la même chose. Évidemment, il y a des moments de partage avec le public, aux heures d’ouverture, pour que les gens puissent voir ma façon de travailler. » Le thème de son travail porte sur la haute couture et l’univers féminin : « C’est un univers assez esthétique, entre la peinture et le Paper Art, mon univers de création est très féminin, avec des portraits, et, depuis 2022, je rajoute du papier pour avoir une dimension plus vibratoire au travail de la peinture. Présenter ces regards de femmes en communion avec l’océan, dans l’environnement magique du musée Boesch, est une proposition qui m’enchante par le symbole de force que représente l’élément eau et j’en mesure la chance. » Cendreen Mo a commencé à peindre après un accident grave : « Aujourd’hui, je remercie la vie de ce qui est arrivé, si j’avais moins de douleurs, ce serait un peu mieux, mais j’ai fait quelque chose de tout cela. Cela se ressent dans mon travail puisque les personnes m’en parlent. » Cendreen Mo au Musée Boesh, jusqu’au 7 janvier 2025. Ouverture au public du jeudi au dimanche entre 14h et 18h30. Musée Boesch, 40, rue François Bougouin au Pouliguen. Entrée libre. Cendreen Mo en résidence Artiste au Musée Boesch

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2