La Baule+ Novembre 2024

la baule+ Novembre 2024 | 15 aussi travaillé sur des ateliers d’hypnose. Le monde invisible peut être perçu avec autre chose que nos cinq sens Imaginons que nous soyons tous sourds, que l’ouïe soit un sens inconnu pour nous, mais que certaines personnes affirment qu’il y a une dimension avec des ondes sonores invisibles. À l’instar de cet exemple, cela signifie-t-il qu’il y a réellement d’autres sens que nous ignorons et qui parfois se révèlent lorsque nous sommes physiquement morts ? C’est un bon exemple. Il y a aussi des gens qui sont aveugles de naissance et qui ont eu des visualisations en donnant des détails stupéfiants. Donc, c’est autre chose de beaucoup plus puissant, notamment lorsqu’ils évoquent une vision à 360° et que cela peut traverser la matière. Donc, ce n’est pas l’impression rétinienne, c’est quelque chose de beaucoup plus puissant que nos cinq sens. On pense que tout ce qui n’est pas sensoriel ne peut pas être perçu. Or, le monde invisible peut être perçu avec autre chose que nos cinq sens. Dans l’histoire de l’humanité, on n’a jamais pu accepter cela. Ce sont les progrès de la réanimation qui ont permis de comprendre cela, avec des gens qui ont fait des incursions dans l’au-delà et qui sont revenus. Il y en aura de plus en plus, notamment parce qu’il y a des défibrillateurs automatiques qui sont un peu partout. Les gens vont enfin oser parler et je constate une très nette évolution depuis une trentaine d’années. Avant, on disait que les gens qui vivaient cela étaient des cinglés, mais maintenant, même dans le milieu médical, on accepte l’expérience. Simplement, on essaie de l’expliquer avec un point de vue matériel, ce qui est une erreur. Ralentir l’activité électrique cérébrale en dessous de 13 Hz La CIA travaille sur ce sujet avec le nom de code Stargate. Pour atteindre cette porte des étoiles, il s’agirait d’ondes sonores, à travers certaines fréquences, qui permettent ce voyage… Il y a tout un travail avec le son pour faire ces expansions de conscience. Cela permet de ralentir l’activité électrique cérébrale en dessous de 13 Hz et nous atteignons une zone où le cerveau commence à éteindre sa faculté analytique, qui censure les informations extrasensorielles, en permettant des expansions de conscience que l’on retrouve dans l’expérience de mort provisoire. Je préfère appeler cela mort provisoire, puisque la mort est déjà au rendez-vous, on est dans une période où la mort clinique est validée. On parle bien d’un retour à la vie, donc on valide le fait qu’elle a été perdue à un moment donné. Dans nos études de médecine, on nous rappelle à longueur d’année que nous sommes des sortes des robots biologiques, animés par des pensées biochimiques, que nous ne sommes que de la matière et des organes, et que le cerveau est un organe qui fabrique de la conscience, de la même manière que la thyroïde fabrique des hormones thyroïdiennes. Après, il n’y a plus rien. C’est la pensée dominante. Quand je discute avec mes collègues médecins, la plupart d’entre eux ont une religion, et, dans toutes les religions, on dit qu’il y a une vie après la mort. Donc, ils ne croient plus à cela quand ils ont leur blouse blanche, et ils y croient lorsqu’ils ne l’ont plus. C’est quand même assez schizophrénique ! Le cloud est intact de l’autre côté Peut-on faire un parallèle entre l’ordinateur et les données stockées dans le cloud ? Le corps humain n’est qu’un ordinateur et notre cerveau est alimenté par des données stockées dans le cloud, qui viennent donc de l’extérieur… Est-ce cela la conscience par rapport au corps humain ? C’est une bonne métaphore. J’ai toujours dit à mes infirmières : « Faites attention, les comateux vous entendent. » J’ai fait des expériences avec des médiums que j’ai fait venir en réanimation et dans des blocs opératoires, pour savoir ce qu’ils ressentaient, et nous avons obtenu des résultats très intéressants. Les médiums étaient en mesure de dire des informations inconnues validées après par la personne anesthésiée. On a l’impression qu’il ne se passe rien lors d’un coma ou d’une anesthésie, mais c’est faux. J’ai aussi vu des médiums qui ont des contacts avec des personnes qui ont Alzheimer. Donc, votre métaphore est bonne, puisque le cloud est intact de l’autre côté. C’est comme si notre cerveau était un récepteur capable de recevoir le programme et parfois il est abîmé, trop vieux, donc on a l’impression que la personne ne peut plus communiquer. Donc, c’est vrai, nous avons une conscience délocalisée. Même au Vatican, il y a des cellules qui travaillent sur la transcommunication Pourquoi chercher à se connecter avec le monde invisible ? S’il est invisible, peut-être doit-il le rester ? Certains pourraient considérer cela comme une transgression à l’égard de l’interdit... Si j’avais cette conviction, je ne le ferais pas. J’essaye de mettre en exergue le monde invisible, pour montrer qu’il est tout proche, et prouver qu’il est aussi accessible. Je crois que c’est du domaine de la croyance. Même au Vatican, il y a des cellules qui travaillent sur la transcommunication et qui font des recherches de contacts. Il est dit dans les textes sacrés que si l’on fait des recherches dans un but scientifique, et surtout honnêtes et sincères, le contact avec le monde invisible n’est pas interdit. Propos recueillis par Yannick Urrien.

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