La Baule+

prendre ce qu’est une entreprise à partir de 16 ans. Ensuite, il y a de nombreuses passerelles pour permettre aux jeunes de trouver leur voie. Quand j’étais au MEDEF, je faisais parler des jeunes salariés de 18 ans sur leur métier, avec souvent de beaux salaires à l’entrée. La France commence à comprendre l’importance de ces métiers. Les partis politiques qui ne connaissent pas l’entreprise sont totalement disqualifiés Quel regard portez-vous sur la situation politique de notre pays en ce moment et sur le débat qui se cristallise entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ? Il faut des gens qui continuent les réformes économiques, car si vous avez une économie qui fonctionne, vous pouvez apporter du bien-être à vos compatriotes et vous pouvez vous occuper ensuite des problèmes d’environnement. Que l’on soit de gauche ou de droite, on a besoin de pragmatisme. Il faut travailler avec les chefs d’entreprise. Aucun pays au monde n’a pu apporter du bonheur à ses compatriotes sans une économie forte. Quand j’entends des partis politiques d’extrême gauche ou d’extrême droite qui négligent l’économie, ou qui veulent revenir à la retraite à 60 ans, ce qui est une aberration, alors que toute l’Europe est entre 65 et 69 ans, je me dis que ces gens n’ont rien compris. Les partis populistes qui racontent n’importe quoi sur le plan économique et social me gênent profondément. Ensuite, il faut du courage pour engager un maximum de gens autour d’une vision positive. Les tensions qui existent sur la question du climat ou de l’environnement, ce sont des opportunités de marché, d’innovation et de recherche. Les partis politiques qui ne connaissent pas l’entreprise sont totalement disqualifiés à mes yeux. Ensuite, il y a des problèmes régaliens à régler, autour de l’autorité, l’immigration et la non-intégration. J’explique que le travail peut aussi permettre d’intégrer des gens qui viennent de l’étranger. On intègre d’autant mieux les gens quand on leur apprend un travail, la langue du pays et la fierté du pays d’accueil. Pour qu’une communauté humaine soit heureuse, il faut la fierté du passé, être fier de la France et de son passé, ensuite, l’enthousiasme du temps présent, être content de sa situation et, si l’on n’est pas content, changer de boulot - le plein emploi permettra cela - et, enfin, l’espoir que les choses iront mieux. Si vous n’avez pas l’espoir que la situation va s’améliorer, vous avez un phénomène de type Gilets jaunes et vous nourrissez des haines et des rancœurs. Les Trente Glorieuses, avec le général de Gaulle et Georges Pompidou, ont permis de bâtir des empires industriels, de créer des autoroutes de l’information et des TGV. Malheureusement, les Trente Piteuses, avec les 35 heures, n’ont pas amené cette fierté. Si des entreprises veulent passer à la semaine de quatre jours, bravo, qu’elles le fassent, mais on ne doit pas l’imposer à tout le monde. Il y a aussi des problèmes de modèles économiques à respecter. En France, on a trop souvent voulu imposer des choses d’en haut, sans écouter les gens du terrain. Propos recueillis par Yannick Urrien. la baule+ Décembre 2023 // 7

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2