la baule+ 6 // Décembre 2023 Mais le travail, c’est la fierté, l’épanouissement et la dignité. Ce qui me rend optimiste, c’est que les Français ont une meilleure image de l’entreprise, mais aussi des patrons. Plus on est un petit patron, plus on est apprécié, et je vois des jeunes qui veulent maintenant devenir entrepreneurs, alors qu’avant ils voulaient devenir fonctionnaires... Bien sûr, il y a toujours des gens qui ne veulent pas travailler, mais je vois aussi des gens qui travaillent beaucoup. J’aide des chômeurs à créer leur entreprise. Cela leur permet de retrouver de l’enthousiasme sur un projet de vie et aussi une employabilité et un savoir-être qui leur permette de retrouver un job. Plus la France va aller vers le plein emploi, plus le rapport de force va s’inverser au profit de nos salariés et de nos collaborateurs. C’est aussi le bon côté du plein emploi. Vous rappelez que tout le monde peut être entrepreneur et que c’est une question d’ADN. On est sorti de cette barrière imaginaire des études… De grands entrepreneurs sont des autodidactes, maisaussi degrandsministres de l’Économie, comme ce fut le cas avec René Monory… J’ai beaucoup d’admiration pour les autodidactes qui, par leur force de travail, ont réussi à créer des empires. J’observe qu’il y a un statut intéressant, celui d’auto-entrepreneur, qui permet d’être un sas de transition entre le statut de chômeur ou de salarié, et celui de patron d’une PME. Le statut d’auto-entrepreneur permet de mettre le pied à l’étrier pour se lancer dans l’artisanat ou dans la prestation de services. Ce qui compte, c’est la volonté. Ceux qui ont la volonté de s’en sortir ont déjà fait 70 % du boulot. Si vous allez voir un patron, en le regardant dans les yeux avec la niaque et le sourire, il y a de grandes chances pour que cela fonctionne. Le savoir-être est important. Ensuite, on forme les gens. Après la guerre, il y a de nombreux patrons autodidactes qui ont pu créer leur entreprise et, en avançant dans le temps, certaines sont restées des PME, d’autres sont devenus des empires. Le fait d’avoir distribué le baccalauréat à 90 % d’une classe d’âge, puis d’automatiser l’accès à l’université, n’at-il pas renforcé le statut de l’autodidacte qui arrive à se démarquer davantage ? Je cite beaucoup la Suisse, qui a beaucoup poussé sur l’apprentissage et la formation professionnelle. 70 % des élèves de 17 ans sont en apprentissage, alors que nous n’en avons que 30 ou 40 %. La filière d’excellence, c’est la filière professionnelle. C’est ce qui permet d’apprendre un métier, que l’on soit poissonnier, soudeur ou restaurateur. Ensuite, grâce à ces filières d’excellence, on peut devenir ingénieur, puis directeur, on apprend des métiers. En France, beaucoup de gens se retrouvent en sociologie, en psychologie ou en philosophie avec très peu de débouchés derrière. Il y a un pragmatisme de l’éducation suisse, que l’on retrouve en Allemagne ou en Autriche, donc des pays qui sont restés très industrialisés, pour permettre à des gamins de comEntretien exclusif avec Pierre Gattaz: « La filière d’excellence, c’est la filière professionnelle. » Octopus Patrimoine se développe en force sur la presqu’île Octopus Patrimoine figure depuis plusieurs années dans le classement Décideurs Magazine des Conseils en gestion de patrimoine les plus réputés en France pour la qualité de sa pratique. Christophe Roche, dirigeant et fondateur depuis 2007, souligne que son bassin de clientèle se trouve essentiellement sur le Grand Ouest et en Île-de-France. Le cabinet, basé à Angers, a aussi de nombreux clients sur la presqu’île et c’est Laurent Quettier, directeur du développement du pôle immobilier, qui est aussi le correspondant d’Octopus Patrimoine sur la presqu’île : « Notre approche globale repose sur l’ingénierie patrimoniale, le conseil, les placements financiers, les investissements immobiliers ». Christophe Roche cite quelques exemples : « Une personne vient nous voir lorsqu’elle a des interrogations sur sa fiscalité, l’organisation et la préparation d’une succession, ou encore un projet de transmission d’une entreprise. Tout cela demande une analyse extrêmement fine et très experte. A partir de là, nous proposons des missions d’ingénierie patrimoniale. Il y a parfois des entités qui proposent cela, mais pour faire du placement de produits derrière, ce qui n’est pas notre cas. Nous sommes très cloisonnés et l’ingénierie patrimoniale ne doit pas rentrer en conflit d’intérêts avec nos activités commerciales. » « Nous ne sommes pas des commerciaux qui viennent pour placer des produits spécifiques » Contrairement aux réseaux bancaires qui proposent à leurs clients importants ce type d’accompagnement, Octopus Patrimoine met en avant son impartialité: « Nous sommes dans le fauteuil du copilote pour accompagner nos clients. Nous ne sommes pas des commerciaux qui viennent pour placer des produits spécifiques. Nous faisons très attention au référencement des solutions que nous proposons. Nous sommes très transparents avec nos clients au sujet de notre rémunération. D’une part, nous pouvons facturer des missions de conseil lorsque nous accompagnons nos clients sur de l’ingénierie pure et, d’autre part, c’est notre activité de courtier, lorsque nous mettons en œuvre les solutions préconisées après un parcours client bien défini. Nous n’arrivons pas avec des produits prédéfinis dès le départ. » Laurent Quettier, en charge du développement de l’activité immobilière, rappelle que le lien du cabinet avec la presqu’île a toujours été fort : « J’habite à La Baule à l’année et mon rôle est d’être le relais d’Octopus Patrimoine sur le littoral. Nous connaissons bien le secteur et nous travaillons depuis plusieurs années avec un acteur local spécialisé dans la réhabilitation immobilière, mais aussi avec des promoteurs immobiliers et des agences immobilières. La population locale étant plutôt aisée et disposant souvent d’un patrimoine conséquent, elle peut avoir besoin d’un accompagnement professionnel dans le temps afin d’optimiser sa stratégie patrimoniale au fil des évènements de la vie. Afin d’informer le plus grand nombre, nous prévoyons d’organiser des réunions thématiques, en collaboration avec des professionnels tels que notaires, experts-comptables, agents immobiliers, courtiers » Les lois et les normes évoluant continuellement, il devient très difficile d’être l’artisan de son patrimoine: « On commence toujours par un audit patrimonial, totalement gratuit, afin de déterminer les axes de réflexion, la stratégie. Par exemple, le meilleur montage d’acquisition et le dispositif fiscal le plus approprié. Ensuite, nous allons chercher les biens correspondants auprès de nos partenaires, sur toute la France. Nous travaillons majoritairement localement, mais nous avons des clients qui souhaiteront par exemple investir en Corse ou à Lyon » indique Laurent Quettier. Accroître les partenariats avec les professionnels de l’immobilier Il souhaite aussi accroître les partenariats avec les professionnels de l’immobilier : « Nous savons par expérience que de nombreux clients des notaires et des agents immobiliers peuvent être intéressés par notre accompagnement et nous avons aussi besoin d’eux pour estimer et revendre les biens de nos clients, à qui nous pouvons suggérer de d’arbitrer ci ou ça, suite à notre audit patrimonial. » Démocratiser la gestion de patrimoine Christophe Roche souhaite contribuer à démocratiser la gestion de patrimoine : « Les réseaux bancaires différencient leurs clients en fonction de leur patrimoine et de leurs revenus, alors que nous n’avons pas de prérequis. Tout comme nous accompagnons des chefs d’entreprises et des seniors, nous aidons de jeunes ménages à fabriquer les fondations de leur patrimoine. » Octopus Patrimoine se positionne finalement comme un chef d’orchestre au service des projets patrimoniaux, fiscaux et successoraux, en exerçant dans un cadre réglementaire très précis et dans un climat de confiance et de confidentialité : « Notre profession est très réglementée. Notre cabinet est adhérent à la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine agréée par l’Autorité des Marchés Financiers. Comme un médecin généraliste, nous avons besoin de recueillir des informations en toute confidentialité pour bâtir nos préconisations. Cela nous permet d’instaurer une confiance réciproque. Nous avons 17 ans de pratique, avec un personnel hautement qualifié. Nous proposons aussi une activité d’accompagnement à la cession et la reprise d’entreprise, 123 Cession, dirigée par une ancienne avocate en droit des sociétés qui a 20 ans de Barreau. Tout cela contribue à un climat de confiance avec nos clients. » Enfin, on note une réelle volonté de travailler dans la durée. Octopus Patrimoine a notamment mis en place un conseil de surveillance participatif, composé d’une vingtaine de clients, afin d’être le plus transparent possible dans toutes ses actions. Octopus Patrimoine, 8 bis, boulevard du Maréchal Foch à Angers. Tél. 02 41 18 25 62. Contact Laurent Quettier : 06 63 66 06 06 et l.quettier@ octopus-patrimoine.fr Laurent Quettier et Christophe Roche
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