La Baule+

Mars 2021 // 17 Jean-François avec le même surnom. Jean-François tient aussi sa passion pour l’histoire de son père, qui était royaliste : « Mon père était un heureux Camelot du roi dans sa jeunesse. Il a évolué en devenant gaul- liste. Il a toujours voulu travailler dans le but d’améliorer le sort de notre pays et il nous a donné la joie de notre travail… » No- tons que le père de Jean- François a notamment été journaliste à Combat avec Albert Camus. J’ai toujours eu le rêve de construire un port à sec Mais revenons au nautisme. Jean-François a découvert l’univers du nautisme à l’adolescence : « Mes parents avaient un magasin avenue de la République à Saint-Nazaire et j’ai vendu mon premier bateau à 17 ans. Pour moi, l’eau, c’est un élément de liberté. D’ail- leurs, avec la Covid, on sent qu’il y a un engouement pour la navigation de plai- sance car les gens ont été confinés et ils ont mainte- nant davantage besoin d’es- pace. » L’aventure La Baule Nautic a commencé avec la création du port de Porni- chet : « Le créateur du port m’a donné la possibilité de démarrer cette entreprise en 1977, mais j’ai toujours eu le rêve de construire un port à sec. En effet, il y a beaucoup d’entretien sur les bateaux et les gens qui ont des ba- teaux sur des ports à sec passent beaucoup de temps à le bichonner. C’est aussi une source d’économies puisque la place de port coûte deux à trois fois moins cher et on peut faire son en- tretien soi-même pendant les week-ends d’hiver. Mais ce sont des navigateurs, puisque les gens qui ont une place dans un port à sec partent trois semaines ou un mois en direction de l’Angle- terre ou du Portugal et ils font cela deux ou trois fois par an. C’est pour cette rai- son que nous avons chez nous Jean-Luc Van Den Heede ou Loïck Peyron… Toute ma vie, j’ai eu la chance de prêter des ba- teaux à de grands naviga- teurs ! » Jean-François Ma- zan souligne qu’un port à sec n’est pas concurrent d’un port traditionnel : « Les ba- teaux qui sont chez nous na- viguent énormément, puisqu’ils partent pour trois semaines, alors que les ba- teaux qui sont à Pornichet partent une journée ou deux, mais pas plus…» Nous nous sommes dit qu’il y avait bien de la place pour quelques ports à sec dans l’estuaire de la Loire Alors, comment cette idée de port à sec lui est-elle venue? « J’ai visité une trentaine de ports à sec à Baltimore, dans la baie de Chesapeake, et nous nous sommes dit qu’il y avait bien de la place pour quelques ports à sec dans l’estuaire de la Loire. » Aujourd’hui, celui des Portes de l’Atlantique fonctionne bien et les réser- vations sont en hausse : « On a des plaisanciers clas- siques, mais aussi tous les bateaux de service du port de Saint-Nazaire, de Pornic, de Paimbœuf et de Nantes. Nous avons tous les ostréi- culteurs de la baie de Bour- gneuf, les chalutiers de Saint-Nazaire et de Mon- toir, les bateaux qui servent à amarrer les gros bateaux sur le port de Saint-Nazaire et toute une clientèle de ba- teaux de service. » Jean-François est plus que jamais convaincu que la plaisance a un bel avenir : «L’avenir est formidable, parce que l’épidémie donne envie aux gens d’avoir une plus grande liberté, après un confinement long et pé- nible, et, face à cela, le ba- teau confère un sentiment de liberté, de bonheur et de bien-être. » Portrait : Jean-François Mazan crée le premier port à sec de la région L’avenir est formidable, parce que l’épidémie donne envie aux gens d’avoir une plus grande liberté Annulation de Pornichet plein vol et de Pornichet la Fête S uite aux annonces gou- vernementales limitant les conditions d’accueil des événements de plein-air de cet été à 5000 spectateurs assis, la Ville de Pornichet in- dique qu’elle est dans l’obli- gation d’annuler la 3e édition de son meeting aérien « Por- nichet Plein Vol » (août), ainsi que « Pornichet la Fête » (juil- let). Par ailleurs, l’état d’ur- gence sanitaire ayant été pro- longé jusqu’au 1er juin 2021, plusieurs événements se dé- roulant traditionnellement au printemps ont été annulés, dont 100 % Nautik, le Carna- val des enfants et les Vendre- dis des P’tits Loups du prin- temps. Pour autant, à l’instar de l’été dernier, la Municipa- lité « compte bien maintenir la plupart de ses rendez-vous estivaux dans le respect des consignes sanitaires, notam- ment la 26e édition du Festi- val des Renc’arts, ainsi que les Vendredis des P’tits Loups, afin que Pornichet reste la destination vivante et animée que l’on connaît. »

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