La Ville de Guérande est en deuil. L’annonce du décès de Catherine Bailhache, conseillère municipale, victime d’un homicide survenu mercredi 26 novembre à son domicile, a plongé élus et habitants dans une profonde stupeur.
Dans un communiqué, le maire a exprimé son émotion et sa solidarité, associant l’ensemble des élus et des agents municipaux à ce moment de tristesse. « Nos pensées vont à sa famille, à ses proches et à tous ceux bouleversés par cette nouvelle », souligne la Ville. Une enquête pour meurtre a été ouverte ; un homme d’une trentaine d’années a été blessé par balle lors de son interpellation.
Une figure infatigable de la vie municipale et associative
Âgée de 78 ans, Catherine Bailhache avait marqué la vie guérandaise par son engagement constant, sa ténacité et sa connaissance parfaite des dossiers. Femme de conviction, elle défendait avec ardeur ce qui constituait le cœur de son mandat : servir Guérande.
Qu’il s’agisse du patrimoine local, des propriétaires de chaumières ou des enjeux liés au plan local d’urbanisme, elle n’abandonnait jamais la partie. Derrière sa voix feutrée se cachait un tempérament solide : elle exposait ses arguments avec la précision d’un métronome et rectifiait sans détour toute approximation. Une rigueur héritée, sans doute, de son premier métier de professeure de mathématiques, puis de son expérience de proviseure.
Un parcours enraciné dans l’histoire locale
Guérandaise depuis plusieurs générations, elle était la fille d’Eugène Touguet, lui-même premier adjoint au maire, tout comme son propre grand-père.
Élue depuis 1995 sous les couleurs de la droite (UMP puis LR), Catherine Bailhache a notamment été adjointe à l’environnement sous Jean-Pierre Dhonneur et Annick Mahé, puis adjointe à la culture sous Christophe Priou.
Son engagement pour le patrimoine était reconnu de tous : elle s’est battue pour préserver le carré Saint-Jean et empêcher sa transformation en appartements privés, ou encore pour sauvegarder le petit séminaire, qu’elle rêvait de voir transformé en lieu culturel et public. Tenace, infatigable, elle défendait ses convictions avec une constance rare.
Installée dans une chaumière, elle incarnait un lien intime avec la Brière et ses traditions. Très investie dans la vie associative, elle a présidé l’association des propriétaires fonciers de Guérande et celle des propriétaires de chaumières de Brière. Au Rotary, elle occupa la fonction d’adjointe du gouverneur.
