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Pornichet, la fraîcheur prend racine

APornichet redonne de la place au végétal. Ces interventions discrètes dessinent une évolution du paysage quotidien : une rue où l’arbre compte aussi pour son ombre et où la pluie retrouve un passage vers le sol.

Au rond-point de l’avenue de Saint-Sébastien, face au Creisker, des pavages ont été retirés pour accueillir un micocoulier, des arbustes et des vivaces. Au carrefour des avenues des Noës et Villès Davaud, un marronnier rouge et un tilleul argenté viendront étoffer deux îlots végétalisés. L’espace consacré au minéral recule au bénéfice d’un ombrage appelé à grandir. Les écarts thermiques relevés l’été dernier par la Ville entre chaussée et espaces végétalisés ombragés, jusqu’à 20 °C selon l’adjoint Hervé Mainguet, donnent une mesure du contraste entre ces environnements.

À Bonne Source, la démarche prend une dimension environnementale particulière. Les avenues des Courlis et des Colibris voisinent avec la dune grise, milieu protégé et fragile. Dix-sept fosses d’arbres y sont en cours de création pour mieux capter les pluies et limiter leur ruissellement. Derrière l’expression « ville éponge », l’intention est simple : permettre au sol d’absorber davantage d’eau. Plusieurs essences remplaceront la présence d’une seule, avec des plantations complémentaires pour favoriser la biodiversité.

Le chemin de la Pierre apporte une autre nuance à ce paysage en évolution. Une fosse de 60 mètres, des pavés drainants et cinq fruitiers accompagneront les déplacements à pied et à vélo. Après plus de 1 500 arbres et 35 000 arbustes plantés en six ans, Pornichet poursuit ainsi un travail dont les effets s’inscrivent dans la durée. Les arbres ont leur calendrier ; leur place, elle, se décide aujourd’hui.

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