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La Baule dépasse toujours 6 000 euros le mètre carré

Le marché immobilier des stations balnéaires ne progresse plus au même rythme que le reste de la France. Les données mises à jour le 23 juillet par les Notaires de France montrent qu’un peu plus de 21 000 ventes de logements anciens ont été réalisées sur un an dans les 35 stations étudiées. Ce volume apparaît globalement stable, alors que les transactions progressent d’environ 8 % à l’échelle nationale. Les écarts entre les villes sont importants. Les ventes progressent à Hendaye, Biscarrosse ou Biarritz, mais reculent notamment à Agde, La Grande-Motte, Trouville-sur-Mer et La Baule-Escoublac. Dans cette dernière, comme à Biarritz, le prix médian des appartements anciens reste supérieur à 6 000 euros le mètre carré.

À l’autre extrémité du classement, il demeure inférieur à 3 000 euros à Dieppe ou Cherbourg. Le marché des maisons est encore plus disparate. Les prix médians dépassent 600 000 euros au Touquet, à Biarritz, Saint-Raphaël ou Lège-Cap-Ferret, tandis qu’ils restent inférieurs à 300 000 euros dans plusieurs stations moins recherchées. Après l’envolée observée durant la crise sanitaire, le littoral entre donc dans une phase de sélection. Les biens proches de la mer, disposant d’un extérieur et ne nécessitant pas de travaux conservent leur valeur. Les maisons ordinaires, éloignées du rivage ou proposées à des prix excessifs rencontrent davantage de résistance. La mer reste chère, mais elle ne protège plus systématiquement les vendeurs contre la négociation.

Yannick Urrien

Journaliste et rédacteur en chef de La Baule+

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