Reprendre un kiosque fermé depuis un an, lui redonner une âme, et faire revivre un lieu très bien placé, il fallait oser. C’est pourtant le pari de Violaine Crozon. À 28 ans, cette jeune femme vient d’ouvrir une nouvelle page sur l’avenue du Général de Gaulle, avec l’envie très claire de transformer ce kiosque en un point d’arrêt agréable, pratique et vivant. Au départ, rien ne la destinait vraiment à ce type d’activité. Issue du monde de la restauration, Violaine Crozon cherchait avant tout à reprendre une affaire. « Je pensais davantage reprendre une épicerie, mais pas du tout un kiosque à journaux. J’ai vu cette annonce à plusieurs reprises. Finalement, je me suis dit qu’il fallait y aller. J’ai eu un très bon contact avec le représentant de MédiaKiosk, puis je me suis lancée dans l’aventure sans trop me poser de questions ».
Le défi n’était pourtant pas anodin. Il fallait redonner vie à un lieu resté fermé, recréer une dynamique, et surtout faire en sorte que les passants aient envie de s’y arrêter. Car un kiosque, aujourd’hui, ne peut plus seulement être un point de vente. Il doit aussi devenir un lieu de proximité, presque une petite halte dans la ville. Contrairement à certaines idées reçues, Violaine Crozon constate d’ailleurs que la presse écrite tient encore sa place. Les magazines continuent à séduire un public, y compris parmi les plus jeunes, à condition de correspondre à leurs centres d’intérêt. « Les publications magazines fonctionnent. Selon les passions, cela peut être la décoration, le sport ou les sports mécaniques. Pour les quotidiens, ce sont surtout des personnes plus âgées, à l’exception de L’Équipe, qui peut encore être achetée par des plus jeunes. La presse people touche davantage la clientèle de plus de quarante ans », observe-t-elle.
Mais la jeune kiosquière ne compte pas s’arrêter à la seule vente de journaux et de magazines. Elle veut aussi proposer une offre complémentaire, pensée pour répondre aux attentes d’une clientèle de passage comme des habitués. Boissons chaudes ou fraîches, quelques produits sucrés et salés, mais aussi de la carterie. Sur ce point, elle insiste particulièrement. « Je tiens beaucoup à la carterie car je propose des choses que l’on ne trouve pas ailleurs. Ce sont des cartes qui sont aussi de belles idées cadeaux. »
