la baule+ 24 | Juillet 2026 Vous me faites penser à un Bernard Palissy qui veut aller jusqu’au bout, quitte à brûler tous les meubles…. Quand je suis arrivé, j’ai tellement fait un grand écart avec le rock qui m’a fabriqué, que tout d’un coup je suis devenu un chanteur de variétés. Je ne suis pas un chanteur de variétés. Je suis un compositeur qui chante, je suis quelqu’un qui fait des expériences, et j’ai prouvé au fil de ma carrière que j’étais un vrai amoureux de la musique. Nous ne sommes pas beaucoup à avoir un grand studio personnel. Il y a Calogero, M, Laurent Voulzy ou JeanJacques Goldman. Ceux qui ont des studios, ce sont ceux qui aiment plus que les autres faire de la musique. Autrefois, lorsque l’on achetait un disque, on prenait le temps de s’asseoir sur un canapé pour l’écouter. Dans votre nouvel album, certaines chansons sont conçues pour une telle écoute... Oui. J’ai conçu cet album comme un albumdes années 70. On était dans la vérité et non pas dans le mensonge musical. Donc, ce ne sont pas des boucles, tout se joue en live. Je travaille avec des excellents musiciens, Fred Nardin, Sébastien Chouard, Romain Sarron, Christophe Deschamps, Abdelaziz Sadki, Michel Aymé et mon ingénieur du son, Youri Benaïs. Depuis que l’on fait de la musique ensemble, cela fait à peu près cinq ans, on a fait de réels progrès. On s’amuse à se battre contre les synthés, contre l’intelligence artificielle, pour montrer simplement la différence. On peut placer un torchon sur un tom de batterie pour reproduire le son de « Come Together », on s’amuse à retrouver les éléments de langage, mais sans tricher. C’est le vrai plaisir d’un musicien. Au début, je n’étais pas dans cette catégorie, mais j’ai toujours été musicien. Il a fallu que je travaille. Je n’ai rien à prouver, puisque j’ai passé ma vie dans les studios, mais je crois que cet album ressemble à un album vinyle de ces années, avec beaucoup de respect pour la musique, le verbe, et pour les artistes qui sont venus. C’est une grande fierté, parce que, quand on est compositeur, on rêve de travailler avec Julien Clerc, mais c’est l’un des plus grands mélodistes. On rêve d’écrire avec Francis Cabrel, mais c’est un grand auteur-compositeur, donc on ne peut pas lui apporter grand-chose. Donc, quand on commence, on travaille avec des interprètes, comme Johnny Hallyday ou Florent Pagny, qui chantent vos chansons extrêmement bien. Mais j’ai voulu défendre ce concept pour prouver mon amour à la chanson française et mon respect profond pour ces gens qui ont écrit l’histoire de la musique et qui ont été des points d’ancrage dans nos vies. J’ai la chance de les avoir dans cet album et j’ai la chance de partager ces chansons avec eux. En cinq ans, on a fabriqué une centaine d’albums sur l’application. Il y a beaucoup de jazz, de flamenco, mais avec la fanEntretien exclusif avec Pascal Obispo : « J’ai conçu cet album comme un album des années 70. On était dans la vérité et non pas dans le mensonge musical.»
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