Juillet 2026 | 15 la baule+ spécialement. Pour Marcus Miller, il y avait un bon tiers de personnes venues spécialement à La Baule pour ce concert. Confronter des personnes valides à des personnes handicapées et faire en sorte que l’échange soit totalement transparent Vous travaillez beaucoup aussi sur les questions d’inclusion. Que faites-vous concrètement ? Je travaille beaucoup sur cette question, car je voudrais que l’on ait un autre regard, notamment sur l’épilepsie. Il faut mettre en place des signaux forts pour atteindre nos objectifs en matière d’inclusion. Il ne s’agit pas de faire deux ou trois opérations par-ci par-là, mais d’aller beaucoup plus loin. Par exemple, en juin dernier, avec la chanteuse Emilie Hedou, nous avons travaillé à destination des personnes malentendantes. Elle a monté un spectacle de rhythm and blues pour les personnes malentendantes. C’est un concert chansigné : cette discipline artistique consiste à exprimer les paroles d’une chanson en langue des signes, au rythme de la musique. Les personnes malentendantes ont aussi des gilets spéciaux qui leur permettent de ressentir les vibrations. Mais cette question des gilets n’est pas essentielle. Ce qui m’intéresse, quand on parle d’inclusion, c’est aussi de faire prendre conscience de cela aux personnes valides. C’est tout aussi important. L’inclusion, c’est d’abord confronter des personnes valides à des personnes handicapées et faire en sorte que l’échange ou le plaisir partagé soit totalement transparent. Propos recueillis par Yannick Urrien. L’équipe organisatrice du La Baule Jazz Festival
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2