Août 2026 | 15 la baule+ Jusqu’au 31 août, la chapelle NotreDame-la-Blanche, à Guérande, accueille l’exposition « Chrétiens d’Orient, passeurs d’espérance ». À travers des visages, des initiatives et des témoignages, elle présente le quotidien de communautés qui continuent d’agir dans des régions marquées par les conflits, les déplacements de population et les crises humanitaires. L’exposition est proposée avec L’Œuvre d’Orient, association fondée il y a plus de 170 ans. Présente dans 23 pays du Moyen-Orient, d’Europe orientale, de la Corne de l’Afrique et d’Inde, elle soutient les Églises orientales de différents rites ainsi que les populations les plus fragiles. Installée dans le cadre de la chapelle NotreDame-la-Blanche, l’exposition permet de mieux comprendre l’histoire et le rôle actuel des chrétiens d’Orient. La visiter cet été est aussi une manière de manifester son attention à ces communautés anciennes, souvent oubliées, qui continuent pourtant d’œuvrer en faveur de la paix et de la coexistence. Exposition jusqu’au 31 août, chapelle Notre-Dame-la-Blanche à Guérande. Les chrétiens d’Orient, « passeurs d’espérance », exposés à Guérande réseaux et j’arrive à plusieurs millions de vues sur certaines vidéos. En plus, je suis fière d’être la chef de chorale de l’église NotreDame-de-Chaldée à Paris. Les membres de cette chorale sont tous des réfugiés, certains en provenance de Mossoul, d’autres de Bagdad, et nous avons même été invités à la messe de NotreDame-de-Paris. J’essaye de réaliser mes rêves et de faire le maximum pour moi, comme pour ma chorale. Vous évoquez Damas, qui était une ville très festive il y a une vingtaine d’années, il y avait de nombreux cafés-concerts. Quels souvenirs gardez-vous aussi de Bagdad ? C’était aussi une ville très festive. Chaque jeudi et vendredi, nous allions dans des concerts. J’étais petite, j’étais heureuse de m’approcher des musiciens, je montais sur scène pour jouer de la darbouka. C’était une vie très conviviale. Nous étions en sécurité en tant que chrétiens. Très honnêtement, Saddam Hussein aimait beaucoup les chrétiens. Tout le monde était content. Vos parents ont-ils compris que la situation serait difficile après la chute de Saddam Hussein ? Votre question est très intéressante. En 2003, avec ma mère, nous sommes allés à Londres pour visiter mon oncle, c’était un voyage touristique. Le jour où les Américains ont attrapé Saddam Hussein, nous étions encore à Londres. Mon oncle était triste et il avait dit à ma mère : « Restez, ne repartez pas en Irak, ce pays ne sera plus comme avant. » Saddam Hussein est encore très regretté chez les chrétiens d’Orient… Oui. Ma mère avait quand même espéré que l’Irak serait peut-être mieux après SaddamHussein et c’est pour cette raison que nous avons décidé de rentrer à Bagdad en 2003. Mais c’était pire. Vous commencez à être une vedette dans le monde arabe, mais il est difficile pour vous de développer votre carrière depuis la France. Que faites-vous actuellement ? Je fais des concerts. Je suis déjà montée sur scène à Paris avec un chanteur marocain et j’ai aussi été en Allemagne avec des chanteurs irakiens très connus. Pour Pâques, la communauté irakienne chrétienne de Strasbourg m’a proposé de venir chanter. Pour le jour de l’an, j’ai chanté à Londres. Maintenant, je n’ai pas de société de production. Je fais mes clips avec des amis qui sont en Allemagne ou à Dubaï et tout le monde essaye de me soutenir. C’est compliqué. J’invite vos lecteurs à me retrouver sur YouTube, Instagram ou TikTok et à découvrir ce que je fais. J’ai survécu à la guerre et j’essaye aujourd’hui de me battre. Propos recueillis par Yannick Urrien.
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