la baule+ 28 | Avril 2024 Pourquoi ce titre « La seule façon d’aimer » ? Je suis parti de la phrase de François Sagan. C’est un point de vue que je partage quand elle dit qu’elle a aimé jusqu’à atteindre la folie, ce que certains appellent la folie, mais qui pour moi est la seule façon d’aimer. On oublie que c’est mon héroïne qui mène l’orchestre. C’est elle qui veut cet homme, ce n’est pas le contraire. Dans la littérature du XXe siècle, on nous présente toujours l’homme comme prédominant, il drague la fille ou la femme, il veut la séduire... Mais c’est le contraire. C’est Sandrine Rousseau qui veut nous faire croire cela. En réalité, ce sont les femmes qui décident… Sandrine Rousseau ? Ne perdons pas de temps à parler de cette personne ! Au premier regard, mon héroïne a décidé qu’elle voulait cet homme. C’est un sentiment qu’elle n’a pas connu. Quand elle va lui parler, elle en est encore plus persuadée, c’est cet homme qu’elle veut. Quelques années plus tard, le professeur est défiguré à la suite d’ un accident et il change de nom. ils se recroisent pour des raisons que l’on ne va pas dévoiler ici. Elle retombe amoureuse de cet homme sans savoir que c’est lui… Il y a finalement un message assez spirituel sur ces âmes qui sont faites l’une pour l’autre et qui se reconnaissent toujours… D’ailleurs, quand elle est seule dans sa chambre, elle se pose la question en se disant qu’elle n’est pas assez folle pour tomber amoureuse de ce monstre. Pourtant, si. C’est « La Belle et la Bête » et une part d’ellemême est amoureuse de lui. Elle est très attirée par cet homme qui n’a presque plus de visage humain, mais qui l’a séduite par ce qui émane de lui. Elle se sent bien avec lui. Ce sont des choses qui peuvent arriver. D’ailleurs, quand ils se séduisent, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cela n’a rien à voir avec leur différence d’âge et ils se rapprochent autour d’un devoir rendu sur Guillaume Apollinaire. À ce moment-là, les deux savent qu’ils sont perdus, alors qu’ils ne se sont même pas touchés. Ils savent que l’histoire aura lieu. Il n’y a pas grandchose qui m’est étranger en Loire-Atlantique, particulièrement dans cette région qui va de Pornichet à Piriac ! Il faudrait que Franck Louvrier, président de l’Office de tourisme intercommunal, vous décerne une médaille puisque, dans ce livre, vous citez La Baule, Le Croisic et La Turballe… Vous savez qu’il n’y a pas grand-chose qui m’est étranger en Loire-Atlantique, particulièrement dans cette région qui va de Pornichet à Piriac ! Je viens chanter à La Baule le 13 juillet, il n’y a aucun hasard à tout cela. C’est une volonté de ma part. Je suis passé de misérable à client des grands hôtels. J’ai eu le temps de faire le parcours... Je me souviens des endroits où j’allais lorsque j’étais adolescent, c’était très modeste. Quand j’avais 13 ans, je passais devant l’hôtel Hermitage en me demandant comment cela pouvait être à l’intérieur. Et puis, un jour, on m’a demandé de choisir la suite que j’allais occuper. C’est le jeu de la société et des hasards de la vie, il ne faut pas y attacher plus d’importance que cela. Mon hôtel a changé, ma chambre a changé de surface, mais j’ai toujours le même plaisir à ramasser les mêmes coquillages, comme quand j’avais 12 ans. Propos recueillis par Yannick Urrien. Didier Barbelivien : « Quand j’avais 13 ans, je passais devant l’hôtel Hermitage en me demandant comment cela pouvait être à l’intérieur. Et puis, un jour, on m’a demandé de choisir la suite que j’allais occuper.»
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