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O n évoque souvent l’hypnose comme une thérapie face à certaines situations pro- blématiques, notamment des addictions ou des pho- bies, ou encore des dé- sordres émotionnels. Sur la presqu’île, Yann L’Héno- ret, praticien en hypnose, travaille sur l’hypnose Ericksonienne, mais aussi sur l’hypnose spirituelle et régressive. D’abord, il sou- ligne que ce n’est pas un don, il n’est pas gourou, il a simplement fait plusieurs formations : «L’hypnose est un état naturel. On le vit chaque matin quand on se réveille, on le vit chaque soir quand on s’endort, c’est toujours cette fron- tière entre être endormi et éveillé… Il faut juste connaître les techniques pour demander au men- tal de se calmer. » Il faut aussi savoir que tous les publics sont concernés et qu’il n’y a aucun danger : « La personne peut sor- tir d’hypnose quand elle Yann L’Hénoret pratique l’hypnose pour nous permettre d’agir sur notre inconscient Bien-être ► L’hypnose permet de nous guérir de nos phobies… le souhaite, il n’y a pas de peur à avoir. » Agir avec l’inconscient Parmi les différentes formes d’hypnose, l’hypnose Erick- sonienne est la plus connue : « On aide la personne à pla- cer son mental en arrière et son inconscient devant pour que l’on puisse agir avec l’in- conscient. Cela permet de traiter des problématiques, comme la phobie de l’avion ou des araignées, mais aussi le tabac ou l’alimen- tation. Ce sont des séances assez courtes qui ont un but précis. On demande à l’in- conscient d’aller chercher les ressources pour régler le problème et puis on laisse travailler l’inconscient. À la sortie de l’hypnose, on a fa- cilité le changement… » L’hypnose régressive et spirituelle Yann L’Hénoret pratique également l’hypnose régres- sive : « On remonte dans le passé de la personne pour régler un traumatisme. Parfois, on remonte jusqu’à la naissance et même avant. Certains disent que l’on peut aller jusqu’aux vies antérieures... Je n’ai pas de croyances là-dessus. Certains pensent que c’est l’inconscient qui nous ra- conte une histoire en nous présentant un film, d’autres pensent qu’il s’agit réelle- ment d’une vie antérieure. Je n’en sais rien. Je laisse chaque personne qui vient me voir avec son opinion. Mais les événements de cette vie antérieure, ou de ce film présenté par l’in- conscient, ont une influence sur la vie actuelle. Le pro- blème, ce n’est pas le passé, on ne le changera pas, mais ce sont les comportements qui ont été créés à partir de ce traumatisme du passé ». Enfin, l’hypnose spirituelle « permet à la personne de repartir dans son espace subliminal. Elle va voir des ombres, des personnages, des lumières. Il peut tout se passer. Certains vont rencontrer des défunts, d’autres des guides ou des êtres de lumière, d’autres des êtres maléfiques... On traite le problème à chaque fois. Je n’ai pas de dogmes, chaque personne a sa carte du monde et ses croyances.» Les effets sont à vie Yann L’Hénoret reçoit à Gué- rande et il peut également se déplacer à domicile. Au mo- ment de prendre rendez-vous, il interroge la personne pour comprendre son problème : « Si l’on est face à un trauma- tisme, les effets de l’hypnose sont à vie. Par exemple, un enfant qui a été martyrisé dans une cour de récréation quelques années plus tôt peut avoir un vrai problème de joie de vivre après. C’est une hypnose pour enfants, c’est très rapide, c’est instantané. Pour d’autres personnes, c’est un coup de main provisoire, notamment pour le tabac et l’alcool, mais il y a quand même une fragilité qui, par- fois, réapparaît quelques se- maines plus tard et l’on doit reprendre le travail. Mais les traumatismes du passé se ré- parent. » Yann L’Hénoret, prati- cien en hypnose, 7, fau- bourg Saint-Michel à Guérande. Tél. 06 60 17 07 31. la baule + Septembre 2021 // 17

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