La Baule+

26 // Octobre 2020 Les policiers municipaux déjà en place ont ainsi reçu début juillet des consignes précises quant à leurs missions, notamment concer- nant l’application des arrêtés municipaux (port du masque, interdiction de se promener torse nu dans les rues de la ville, interdiction de fumer le narguilé sur la plage…). Ils sont intervenus à ce titre plus de 850 fois durant les deux mois d’été. En complément, je vais prochainement prendre de nouveaux arrêtés municipaux, sanctionnant plus lourdement les personnes qui salissent les rues de la ville en ne jetant pas leurs déchets, quels qu’ils soient, dans les poubelles ou à la déchetterie. L’équipement de la police municipale bauloise est en cours de modernisation. Deux nouveaux véhicules (hybride et électrique), modernes et adaptés, ont notamment été commandés, ainsi que deux quads (pour la plage et les zones plus difficiles d’accès). Par ailleurs, les poli- ciers municipaux suivent un programme de formation continue adapté à leurs missions. Ils vont être dotés d’un système de communi- cation radio compatible avec la police natio- nale et la gendarmerie. Chacun a pu lire que j’avais aussi signé durant l’été avec 15 autres maires un appel en direc- tion du gouvernement pour que les polices municipales des communes qui le souhaitent soient dotées de nouveaux moyens, comme l’accès à certains fichiers (voitures volées, per- sonnes recherchées…). Je crois que nous avons été entendus et que cette idée fait son chemin. Les policiers municipaux vont enfin accéder aux fichiers d’immatriculation. La présence sur le terrain des policiers muni- cipaux a été accrue, tous les résidents et esti- vants l’ont constaté. À terme, je veux que les effectifs de la police municipale soient doublés à La Baule-Escoublac (ils ne sont que 15 ac- tuellement, dont 6 en formation jusqu’à fin 2020), pour avoir le nombre d’agents équiva- lent à des villes de dimension et d’enjeux comparables. Nous avons donc déjà lancé une procédure de recrutement pour 6 policiers municipaux supplémentaires. Les premiers devraient être en poste courant 2021. Par ailleurs, c’est un fait, de nombreuses inci- vilités pourraient être évitées si la vidéopro- tection fonctionnait, 24h sur 24, avec du per- sonnel formé à cet effet. Ce sera le cas. Dans un premier temps, le CSU (Centre de Super- vision Urbain) a vu son amplitude horaire grandement augmentée, en fonction des ef- fectifs disponibles. Son personnel va être mieux formé. Les caméras obsolètes vont être remplacées dans les semaines à venir, et nous allons lancer un appel d’offres dans le but de doubler leur nombre, en couvrant cette fois l’intégralité des quartiers de la ville. Je travaille actuellement sur la possibilité que la région des Pays de la Loire apporte son soutien à des projets intercommunaux d’équipement de vi- déoprotection. S’agissant du problème des nuisances sonores générées par certains véhicules à moteur, pour y remédier j’avais annoncé parmi mes thèmes de campagne l’installation de radars anti-bruit. Cet engagement sera lui aussi tenu : une étude est en cours pour leur acquisition et pour dé- terminer où les placer afin d’obtenir une effi- cacité optimale. Sur un autre plan, avec mes collègues les maires de Pornichet et du Pouliguen, Jean- Claude Pelleteur et Norbert Samama, nous menons une action auprès des pouvoirs pu- blics. Nous voulons continuer d’obtenir chaque été les renforts de police, indispen- sables pour faire à la multiplication par dix durant l’été de la population de la baie, et aux inévitables problèmes d’incivilité et d’insécu- rité qui en découlent. Il s’agit de CRS et de MNS (Maîtres-Nageurs Sauveteurs) : les pre- miers sont l’action policière sur la voie pu- blique, les seconds ont une mission de sûreté et de sécurité civile plus spécifique sur la plage dont la population peut franchir 200 000 per- sonnes ! Cette action a déjà porté quelques fruits, puisque 6 nouveaux postes de policiers nationaux viennent d’être créés au commis- sariat de La Baule-Escoublac. Dans ce do- maine, j’ai rencontré le Directeur départemen- tal de la sécurité publique qui m’a confirmé le maintien des effectifs sur notre commune. Constater les incivilités et identifier leurs au- teurs est une chose, les sanctionner comme il convient en est une autre. La difficulté princi- pale est bien là : l’appareil judiciaire ne sévit pas comme il le devrait, en appliquant en particulier des sanctions financières consé- quentes à même de dissuader une grande partie de ces personnes irrespectueuses. Il y a là un énorme travail à réaliser de la part des pouvoirs publics pour rendre plus efficace la chaîne pénale. À mon niveau, je fais étudier par des juristes la requalification de certains actes contenus dans les arrêtés municipaux, afin de pouvoir augmenter les amendes en- courues. Il faut bien avoir conscience que nous nous mobilisons pour vous protéger, ainsi que vos biens. C’est ce que je fais depuis trois mois de façon concrète : c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité répondre à vos interrogations. Je vais continuer à le faire sur toute la durée de ce municipe. J’en rendrai compte, pas men- suellement comme le suggérait un lecteur du journal, mais très régulièrement. Franck Louvrier Maire de La Baule-Escoublac Conseiller régional des Pays de la Loire Franck Louvrier, maire de La Baule, réagit au Courrier des lecteurs de La Baule+ J e lis avec beaucoup d’attention la ru- brique « Courrier des lecteurs » de La Baule + et je tiens à remercier le direc- teur de la publication pour l’expression de ces témoignages. Nombreux sont ceux du mois de septembre qui relataient l’insécurité et des actes d’incivilités de toutes sortes. D’une façon générale, vos lecteurs constatent leur augmen- tation en entraînant la lente dégradation de notre cadre de vie. Ils déplorent également le sentiment d’impunité à l’encontre de leurs au- teurs. Je partage pleinement leur point de vue, et je tenais à leur faire savoir. C’est bien la raison pour laquelle je fais de la lutte contre l’insé- curité ma priorité. À tel point que je n’ai pas nommé d’adjoint à la sécurité, j’en ai pris la responsabilité directe. Pour rappel, la nouvelle équipe municipale n’est en place que depuis trois mois à peine, et en ce laps de temps, il est impensable de revenir sur plus de dix ans de laxisme et d’er- rance sécuritaire, tant localement qu’au niveau régional, voire même national. À titre d’exem- ple, la police municipale de La Baule-Escou- blac, nettement sous-équipée, ne dispose pour l’instant que d’un seul véhicule, ancien, qui affiche près de 200 000 km au compteur, tan- dis que sur les caméras prévues au plan d’équi- pement 2017, 109 seulement sont installées aujourd’hui… Il faut que les lecteurs de La Baule +, comme toutes les Bauloises et tous les Baulois, aient bien à l’esprit que le temps administratif n’est pas le temps civil. Un délai est toujours né- cessaire pour mettre en place les décisions et les faire appliquer (appels d’offres, législation, vote du budget…). Cependant, nous ne sommes pas restés sans rien faire depuis le 5 juillet dernier : nous avons déjà agi, concrète- ment, avec vigueur et fermeté. Des actes concrets contre les incivilités à La Baule-Escoublac Courrier des lecteurs Gambetta et service militaire Comme toujours, j’ai beaucoup apprécié le numéro de ce mois et en particulier l’article de Jean Fleury sur Gambetta avec un regard honnête sur un person- nage qui fut et est toujours controversé. Également, je partage le point de vue de Jean Fleury sur le service militaire et en particulier ses dernières remarques. Du- rant mon passage dans l’armée, j’ai été chargé de la discipline dans une compa- gnie disciplinaire, j’ai pu voir la mise en œuvre et l’efficacité des méthodes que nous utilisions pour redonner une di- rection et un sens à la vie d’appelés dont certains sortaient de maisons de correc- tion qui existaient encore dans ces temps-là. En ce qui me concerne, tout juste diplômé de l’université et d’une école d’ingénieurs, j’ai reçu à l’armée «l’éducation » sociale et humaine dont les études dites supérieures nous éloi- gnaient un peu. A galon. Jean Cévaër (Pornichet) Quelques remarques sur La Baule 1 : Ascenseurs du parking du marché. À quoi bon avoir des places de parking « handicapés » si l’on ne peut accéder au marché à cause des ascenseurs défail- lants? Cette année encore : le plus récent, installé lors de la construction du nou- veau marché, n’a pas été opérationnel pendant plusieurs semaines, le plus an- cien (pourtant rénové cette année) a éga- lement été en panne, mais il faut quand même signaler que, lorsqu’il fonctionne, il est inatteignable par des personnes en fauteuil ou avec une poussette à cause de deux très lourdes portes métalliques qu’il est impossible de pousser si on n’est pas aidé. 2 : La dictature du vélo. Le vélo c’est sympa, c’est bobo, c’est écolo…Soit, mais ces hordes inciviles ne pourraient-elles pas être verbalisées lorsqu’elles ne res- pectent pas le Code de la Route ? Sens interdits, feux rouges, stops, trottoirs ; et que dire des « troupeaux familiaux » avec de très (trop) jeunes enfants qui pédalent à toute vitesse en zigzaguant pour suivre leurs parents, ceux-ci se mettant carré- ment au milieu de la chaussée pour que les voitures ne les dépassent pas. Quant à la semaine du vélo : « bravo » pour les bouchons générés avenue de Lattre de Tassigny du fait de la condamnation d’une partie du remblai. 3/ Chiens sur la plage. Ce beau mois de septembre a incité beaucoup d’entre nous à profiter de la plage. L’interdic- tion des chiens – en laisse ou pas - ne pourrait-elle être prolongée jusqu’à fin septembre ? En effet, il me serait im- possible de dire combien j’ai vu de chiens faire leurs besoins sur le sable, sous l’œil attendri de leurs maîtres qui, dans le meilleur des cas, laissent les ex- créments à l’air libre (on les voit, ce qui permet de les éviter), mais dans le pire des cas les recouvrent traîtreusement de sable ! M.P. (La Baule) Enceintes portables et vélos sans éclairage Je vous écris pour évoquer deux choses que je trouve désagréables. La première concerne les petites enceintes portables au volume sonore élevé (sans parler du style musical qui n’est pas le mien, ques-

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