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Valérie Pécresse : « Attention à ne pas laisser l’Ile-de-France, la première Région de France, tomber entre les mains d’une gauche radicale. »

On a pris l’habitude de croiser Valérie Pécresse à La Baule en période estivale et pendant les vacances scolaires. Toutefois, en raison du confinement et des restrictions de déplacement, la présidente de la Région Ile-de-France n’est pas venue au cours des vacances de printemps. Nous l’avons contactée pour commenter l’actualité politique et elle invite les résidents secondaires baulois qui sont électeurs en Ile-de-France à se mobiliser pour éviter que la Région tombe entre les mains de la gauche radicale.

La Baule + : Julien Bayou, chef de file des écologistes, a reconnu une maladresse après cette campagne des écologistes : « Les boomers, eux, ont prévu d’aller voter ». Or ce slogan révèle un certain état d’esprit… Que répondez-vous à cela ?

Valérie Pécresse : J’ai trouvée choquante cette campagne de communication qui visait à pointer et stigmatiser le vote des boomers pour stimuler le vote des plus jeunes. Cette approche est contraire à l’unité nationale et contraire même à la cause environnementale qui doit rassembler tous les Français, quels que soient leur âge, leurs milieux sociaux et leurs convictions. Les Verts se sont platement excusés mais, en réalité, leur campagne de communication reflétait leur conception manichéenne et idéologique du débat public. Pour eux, il y a les « bons écologistes » contre les autres. Leur vision de la société française est conflictuelle. Elle est marquée, comme une partie de la gauche, par les mouvements anti-croissance, indigénistes, islamo-gauchistes… C’est le contraire de la République unie que je défends et de l’écologie des solutions concrètes que je mets en pratique depuis six ans en Ile-de-France.

Je ne cède rien sur les valeurs de la République !

Il y a quelques années, les candidats s’opposaient sur des projets liés à l’emploi, les transports ou le logement. Comment analysez-vous cette évolution, ou dégradation, du débat vers des thèmes autour de l’identité et de la race ?

Le paradoxe, c’est que les mouvements anti-racistes sont devenus obsédés par les questions de race. Il est inadmissible de dire aujourd’hui que des personnes blanches sont invitées à se taire dans des réunions regroupant nos compatriotes noirs. Inacceptable d’entendre certains réclament le déboulonnage de nos statues. Intolérable de voir des Républicains sincères accusés d’être xénophobes. Et insensé de vouloir, comme l’a proposé le maire écologiste de Lyon, faire un budget municipal « genré », c’est-à-dire ciblé sur le sexe et non sur l’universalité humaine. La République française est menacée par les communautarismes et les séparatismes. Tout cela est lié à une immigration non contrôlée et à une intégration qui ne fonctionne plus. Il y a aussi une absence de stratégie de peuplement et de modernisation pour désenclaver les ghettos urbains. Et puis, je constate un manque de bon sens et de courage chez certaines de nos élites politiques et intellectuelles qui cèdent tout au politiquement correct… Il faut revoir tout cela, et surtout, il faut que l’on rallume, au cœur de notre société, le sentiment de la fierté nationale. C’est la fierté française qui peut être le ciment de toutes nos différences. A la tête de la Région Ile-de France, moi je ne cède rien sur les valeurs de la République !

Il faut des leaders régionaux solides et imaginatifs

Quel message souhaitez-vous lancer aux résidents secondaires électeurs franciliens qui seraient tentés de s’abstenir de voter les 20 et 27 juin, parce que la politique ne les intéresse plus ?

Je dis aux électeurs que leur vote est capital car leur Région a un pouvoir économique et social extrêmement important. Attention à ne pas laisser l’Ile-de-France, la première Région de France, tomber entre les mains d’une gauche radicale. Pour sortir de la crise sanitaire, économique et républicaine que nous traversons, il faut des leaders régionaux solides et imaginatifs, capables de rassembler toutes les bonnes volontés.

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