La Baule+

Avril 2021 // 3 SFR a tenu ses engagements et maintenant les opérateurs peu- vent se brancher sur le réseau SFR. Est-il plus compliqué de se développer dans des villages, comme à Mes- quer, plutôt qu’à La Baule où il y a de grands im- meubles ? F.C : Détrompez-vous : que vous soyez dans une zone rurale ou dans une zone dense, vous avez l’ADSL, c’est-à-dire la paire de cuivre, avec une dégra- dation du signal dès que vous vous éloignez du DSLAM. Avec la fibre, il n’y a aucune dégra- dation et vous avez le même service à plusieurs dizaines de kilomètres ou à quelques mètres du nœud de raccorde- ment optique. C’est la raison pour laquelle nous enregistrons un taux d’acquisition plus im- portant dans des territoires ru- raux que dans des zones plus denses comme La Baule. J-P B : Par ailleurs, beaucoup de communes ont fait de gros investissements sur l’enfouis- sement des réseaux et, quand il y a des fourreaux qui sont prévus, c’est plus facile pour l’opérateur. Parfois, il faut aussi mettre des poteaux, comme c’est le cas de la jonction entre Mesquer et Quimiac, mais nous avons des infrastructures en- fouies qui rendent aussi beau- coup de services aux opéra- teurs. Je précise que cela coûte des fortunes ! Les gens repro- chent souvent aux communes de ne pas entretenir leurs routes : le bitume, ce n’est pas très compliqué à faire, mais il faut regarder tout ce qu’il y a en dessous, c’est-à-dire l’assai- nissement, l’eau et l’enfouisse- ment des réseaux. C’est pour cette raison qu’il est difficile de refaire des routes, parce que, après, il faut refaire des tran- chées pour passer les réseaux. Enfin, où en êtes-vous du développement de la 5G sur la presqu’île ? F.C : C’est un autre sujet. Nous avons été les premiers à ouvrir la 5G à Nice en octobre dernier et nous avons des engagements à tenir. Je pense qu’elle arrivera sur La Baule dans les deux à trois ans qui viennent. L e département de Loire-At- lantique anime une réflexion collective sur l’avenir des lit- toraux. Quel cap commun voulons- nous nous fixer à l’horizon 2040 ? Les élus du Pouliguen ont décidé de relever le défi en s’engageant sur 9 points : développer les coopérations territoriales et stratégiques, préparer et accompagner la citoyenneté ma- ritime, favoriser l’acquisition, le partage et la mise en réseau des connaissances, restaurer et entrete- nir les fonctionnalités écologiques, Le Pouliguen fixe ses objectifs en matière de défi maritime et littoral gérer et aménager nos espaces litto- raux de manière responsable, per- mettre à nos territoires côtiers d’agir en faveur d’une société inclusive, placer les ports au cœur d’une mari- timité affirmée et innovante, accom- pagner l’émergence d’un modèle nautique et accompagner nos filières vers une soutenabilité économique et écologique. Fabienne Le Héno, première adjointe Cadre de vie, en- vironnement et citoyenneté, indique : « Tous ces engagements étaient au cœur de notre programme poli- tique. À travers eux, notre volonté est d’identifier Le Pouliguen comme étant un espace maritime résilient écologiquement, mais aussi écono- miquement. L’érosion de notre côte et l’éboulement survenu début jan- vier, plage de Tahiti, nous montrent l’importance de s’engager, non pas seuls, mais aux côtés de l’ensemble des acteurs concernés. Cette charte doit par ailleurs être un outil de ci- toyenneté favorisant l’information et l’engagement de tous les usagers de la mer et du littoral ». Pour Norbert Samama, maire du Pouliguen et vice-président de Cap Atlantique à la transition écologique, Fabienne Le Héno, première adjointe Cadre de vie, environnement et citoyenneté au Pouliguen chargé du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) et des stratégies foncières et littorales : « Notre commune doit se mettre en capacité d’être un acteur actif de notre terri- toire : ne pas être dehors mais de- dans. Participer et contribuer au Conseil national de la mer et des lit- toraux, au Conseil maritime de fa- çade, à l’Assemblée régionale pour la mer et le littoral des Pays de la Loire, ou aux instances d’élabora- tion des projets de territoires est pri- mordial. Bien entendu, l’adhésion à cette charte est le reflet de notre vo- lonté de nous inscrire dans la tran- sition écologique et de mettre en va- leur notre identité maritime et littorale, tout en nous saisissant pleinement de toutes les probléma- tiques concrètes qui sont les nôtres, comme la gestion du trait de côte. »

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