La Baule+

2 // Février 2021 K evin Lognoné effectue un travail de recherche sur- prenant car il est convaincu que Lawrence d’Ara- bie a pu séjourner à La Baule et en Brière. Thomas Edward Law- rence, dit Lawrence d’Arabie (1888-1935), célèbre colonel an- glais connu pour son engagement dans la grande révolte arabe en- tre 1916 et 1918, a sillonné à vélo toute la Bretagne pour étudier la poterie médiévale vitrifiée au plomb qui fait partie intégrante du patrimoine de la Brière : «C’est une période extrêmement méconnue de sa jeunesse. Law- rence d’Arabie était étudiant en archéologie à l’université d’Ox- ford et il a voulu, sur sa propre initiative, réaliser un tour de France en 1908 pour s’intéresser à l’architecture médiévale des fortifications liées aux croisades, mais également à un certain nombre de reliques qui auraient été dispersées dans tout l’Occi- dent à la suite du passage des croisés en Orient. Il a fait un vé- ritable tour de Bretagne et cette partie de son périple lui a permis d’avoir de grandes qualités d’en- durance, d’indépendance, d’es- prit d’aventure, et de prise de risques. Ce travail a été très bien accueilli à l’université d’Oxford et on peut retrouver un certain nombre de travaux qu’il a pré- sentés sur la Bretagne. J’ai voulu m’appuyer sur des historiens qui ont repris la trace de son parcours en cartographiant l’en- semble des étapes. » Le travail de recherche de Kevin Lognoné lui permet d'envisager que Lawrence d'Arabie a sé- journé à La Baule et en Brière : «Je pense que l’on pourrait re- trouver des traces de son pas- sage en Brière, peut-être des cor- respondances, car nous avons un patrimoine assez exception- nel autour du travail des potiers, avec des sites remarquables sur tout le territoire de Cap Atlan- tique, et c’est sans doute un sujet qui l’aurait particulièrement in- téressé. En effet, il a produit un mémoire très détaillé sur l’archi- tecture défensive des croisades et, à l’issue de ce travail de re- cherche, il est revenu en France pour travailler sur la poterie médiévale vitrifiée au plomb et c’est un élément qui fait partie du patrimoine de la Brière. Je me suis intéressé à sa quête sur les poteries et cela m’a amené vers la presqu’île guérandaise et même La Baule qu’il aurait évo- quée. La thématique de la rose des sables est intéressante parce que c’est un cristallin que l’on re- trouve également en Afrique du Nord - c’est un symbole d’éter- nité en Orient - et ces petits cris- taux auraient été rapportés d’Orient par des chevaliers. Il y a aussi le rôle des Templiers, très présents à Guérande et à Assé- rac. C’est un ordre qui a escorté beaucoup de convois et je crois que l’on pourrait encore retrou- ver des choses par rapport à ce grand passé médiéval et aux re- lations qui ont existé entre l’Orient et l’Occident ». Cette période de la vie de Law- rence d’Arabie est méconnue, mais Kevin Lognoné est persuadé que via la mémoire orale, cer- taines familles bauloises ou brié- ronnes ont entendu parler de son passage ou possèdent une rose des sables : « Celle-ci a inspiré de grands architectes français, en particulier Jean Nouvel pour ériger la forme monumentale d’un musée qui rivalise avec le Louvre à Abu Dhabi. Ce cristal- lin auto-créé par la nature, le vent, le sable et les embruns au- rait été rapporté d’Orient par des Templiers de Guérande et d’Assérac » . Kevin Lognoné est à la recherche de témoignages sur ce sujet. Contact : kevin.lo- gnone@e-ismapp.com ou 06 25 50 39 97. Kevin Lognoné recherche des traces de Lawrence d’Arabie à La Baule et en Brière C ’est une annonce importante pour La Baule, car le surclasse- ment de la population permet aux communes de bénéficier de davan- tage de moyens. Franck Louvrier, maire de La Baule, vient de déclarer sur Ker- news : « Nous sommes une ville de 17 000 habitants qui est classée 40 - 80 000 et nous aurons sans doute la pos- sibilité d’être classés 80 - 120 000 ha- bitants. Il y a énormément d’atouts qui nous permettent d’être une ville moyenne et ce classement serait une excellente nouvelle, parce que cela nous donnerait des moyens supplémentaires pour investir davantage dans notre ville. La ville est de plus en plus attrac- tive. J’ai vraiment le sentiment que notre ville est en train de bouger. Notre population continue à augmenter, ce qui est très bon signe, et l'on attire de plus en plus de gens qui veulent vivre au pays des vacances ». Franck Lou- vrier est convaincu qu’il y aura un effet côte ouest en France, « comme aux États-Unis il y a quelques décennies » . En effet, de nombreuses études indi- quent qu’il existe une attente forte des entrepreneurs « pour cette nouvelle no- tion de travailler et de vivre autour du quart d’heure » , or La Baule répond exactement aux critères des villes at- tractives de demain, notamment en étant située au bord de l’Atlantique. En attendant, le maire de La Baule annonce la couverture prochaine du Parc des Dryades : « J’espère que nous pourrons tenir notre Jumping international au mois de mai, en accueillant un maxi- mum de monde. Nous allons avoir beaucoup de projets à développer, comme la couverture du Parc des Dryades. Il faut se préparer au rebond après la crise, car les gens auront soif de sortir et de culture ». La Baule pourrait passer le cap des 80 000 habitants dans son surclassement C ap Atlantique entreprend des travaux de renouvellement des réseaux d’eau potable et d’assainissement avenue Paul Minot, à La Baule, pour un montant de 100 000 euros. L’opération est motivée par le caractère vétuste des canali- sations et par les travaux d’aména- gement prévus en aval par la Ville de La Baule-Escoublac. Les travaux ont débuté le 25 janvier dernier pour une durée de 6 semaines. Ils peuvent cependant voir leur calendrier évo- luer en fonction des conditions réelles de leur exécution notamment liées à l’encombrement du sous-sol et au contexte météorologique. L’ac- cès aux riverains est maintenu. Renouvellement des réseaux d’eau potable et d’assainissement à La Baule

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