la baule+ 6 | Mars 2026 Revenons à la situation actuelle. Pour nous en sortir, vous préconisez d’agir sur les finances publiques, le système éducatif et la réglementation... Si l’on essaie de réfléchir un peu à 2027, en particulier aux idées, pour moi, les trois sujets sont : remettre de l’ordre dans nos finances publiques, remettre à niveau notre système éducatif et mettre en place un immense plan de simplification législatif, normatif et administratif. Si l’on fait ces trois changements, qui ne sont pas extrêmement complexes, je peux vous dire qu’en 2030 la France sera un paradis où le monde entier voudra venir. Un Américain me faisait une remarque que j’ai trouvée très juste : « La France, c’est un pays d’entrepreneurs et un pays d’ingénieurs et, à l’ère de l’intelligence artificielle, de la robotique et des biotechnologies, vous devriez être les rois du monde ! » Évidemment, puisque l’on a inventé la vaccination, le cinéma, l’aviation, l’automobile, même Internet… En fait, on a cette culture de l’innovation. Je pourrais remonter très loin, parce que les Gaulois avaient déjà cette culture de l’innovation avec les armes, l’agroalimentaire et même les chars. Donc, aujourd’hui, on n’est pas un pays aussi innovant qu’on devrait l’être quand on ne laisse pas nos grandes entreprises prospérer comme il le faudrait. En fait, on trahit notre histoire. Le problème n’est-il pas de continuer de faire appel à ceux qui sont à l’origine de tout cela et qui viennent nous promettre maintenant que ça va changer ? (Suite page) Oui, c’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut aujourd’hui mettre l’accent sur les idées, sur ce que l’on veut, notamment en vue de l’élection présidentielle de 2027. Les questions de personnes sont très importantes, bien évidemment. Je comprends parfaitement ce que vous voulez dire, mais je voudrais que nous ayons des débats intellectuels et politiques sur le fond, sur ce que l’on veut en matière de fiscalité, sur ce que l’on veut en matière d’État-providence, sur ce que l’on veut en matière de maîtrise de l’immigration, sur ce que l’on veut en matière d’éducation… Pour l’instant, ce débat, on l’a très peu, notamment parce que les partis politiques ne travaillent pas. Le fond de ma pensée, et cela me fait mal de vous le dire, c’est que les seuls aujourd’hui qui véritablement ont un programme précis, c’est l’extrême gauche de La France Insoumise. Et, comme vous le savez, c’est à l’opposé de mes idées. Par exemple, je suis pour un grand axe de simplification, mais il faut une méthode pour le faire, notamment en reprenant l’exemple de la façon dont Napoléon a fait le Code civil en 1804. Malgré toutes les critiques que vous émettez sur l’Ancien régime, votre analyse est presque royaliste, car vous reconnaissez un réel âge d’or intellectuel avec les seigneurs qui s’organisent pour laisser l’économie respirer… Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que la France est née à la Révolution. Je pense qu’il n’y a qu’une France et il y a des moments de notre histoire qui sont extrêmement glorieux. Le Moyen-Âge, par exemple, c’est extraordinaire. C’est la France qui invente les cathédrales gothiques, à tel point que l’on ne parle pas de cathédrales gothiques, mais de cathédrales françaises. Deuxième exemple au Moyen-Âge, lorsque les ducs de Champagne mettent en place les conditions de sécurité et les conditions économiques qui vont permettre de faire en sorte que la Champagne soit le carrefour commercial du monde. D’ailleurs, les problèmes ne viennent pas de la royauté, mais surtout de Vichy, notamment avec toutes ces lois, toutes ces règles non réformées, ce système corporatiste qui existe encore… Je suis content que vous disiez cela, parce que c’est assez peu connu. La politique, notamment économique, de Vichy était extrêmement corporatiste en réalité. C’était une politique parfaitement antilibérale. Lors des fameuses journées de juillet 1940, un certain nombre de parlementaires ont une réunion privée avec Laval et il leur dit : « Notre objectif, c’est d’abattre le capitalisme. » Il y a une cohérence entre cette idée et la politique qui sera menée par Vichy, qui est une politique sur le plan économique absolument antilibérale, et que l’on paye encore aujourd’hui. À l’inverse, le général de Gaulle était beaucoup plus libéral. La liberté d’expression doit être la première des libertés Vous écrivez aussi que « tous les Européens vivent sous un régime d’état de droit et de liberté de parole. » N’est-ce pas du passé ? Certains dirigeants politiques font campagne en déclarant qu’il faut justement mettre fin à cette liberté de parole… Oui, mais je suis contre. Je pense qu’il faut protéger cette liberté. C’est un acquis qui est absolument extraordinaire. On peut parler de religion en France, c’est quelque chose qui est possible, alors qu’aux ÉtatsUnis, c’est beaucoup plus difficile. C’est un combat et la liberté d’expression doit être la première des libertés. Propos recueillis par Yannick Urrien. Nicolas Bouzou : « On paye encore aujourd’hui la politique économique de Vichy. » C’est un chantier très attendu. Les opérations de terrassement de la future Maison de Santé de Pornichet ont débuté lundi 16 février sur le parking Prévert. Les travaux seront temporairement suspendus deux semaines en mars pour garantir l’accès au bureau de vote installé à proximité lors des scrutins des 15 et 22 mars, avant de reprendre le 23 mars. Développée sur près de 1 800 m², la future structure réunira une trentaine de professionnels de santé: médecins généralistes et nombreuses spécialités médicales et paramédicales. Avant même que les murs ne sortent de terre, une vingtaine d’entre eux ont déjà formalisé leur engagement. Si certains exercent déjà à Pornichet, d’autres rejoindront la commune à l’ouverture : un médecin généraliste spécialisé en médecine du sport, une consœur spécialisée dans l’accompagnement des jeunes mamans, un dentiste et un podologue figurent notamment parmi les futurs occupants. Le recrutement se poursuit et de nombreux contacts restent à confirmer. L’ouverture est prévue à l’été 2027. Le projet a été élaboré par la Ville en étroite concertation avec les professionnels de santé, afin de répondre précisément aux besoins des praticiens tout en offrant un cadre de travail attractif et propice aux échanges pluridisciplinaires. La structure affichera une orientation famille marquée, avec plusieurs spécialités dédiées à l’accompagnement des jeunes mamans. Deux studios seront par ailleurs mis à disposition sur place pour des médecins stagiaires ou remplaçants. Pornichet : le chantier de la future Maison de Santé est lancé La mer, les enfants la côtoient au quotidien. Mais connaissent-ils vraiment les risques qu’elle représente ? Cap Atlantique La Baule-Guérande Agglo a lancé un programme d’animations pédagogiques dans les écoles du territoire, à destination des élèves de CM1 et CM2, pour les sensibiliser au littoral et au risque de submersion marine. Ces interventions sont animées par Lucas Sachot, chargé de mission au Pôle Prévention des Risques Littoraux de l’Agglo. La séance s’ouvre par une question simple : c’est quoi un littoral ? À partir de photographies, les élèves décrivent les paysages et construisent collectivement une définition. Vient ensuite un échange sur les activités pratiquées en bord de mer et les raisons pour lesquelles elles ne sont pas toujours possibles, ce qui amène naturellement à aborder les dangers du littoral, et en particulier la submersion marine. Le moment fort de l’animation reste la mise en situation à l’aide d’une maquette pédagogique, réalisée dans le cadre du Programme d’Étude Préalable au futur Programme d’Action de Prévention des Inondations. Elle représente un territoire aux mêmes caractéristiques que celui de la presqu’île. Lucas Sachot y présente un scénario d’inondation et ses impacts concrets. Un livret pédagogique est mis à disposition des enseignants pour prolonger le travail. Cap Atlantique sensibilise les écoliers aux risques de submersion marine
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