la baule+ 16 | Mars 2026 Finalement, en classe de troisième, j’ai décidé de maîtriser la langue française, parce que ma vocation était de la défendre en jouant tous les soirs. C’est le rêve et c’est l’imaginaire des auteurs qui m’ont fait dépasser ce problème de départ qui aurait pu être assez dramatique. J’ai même écrit un livre sur ce sujet. Je voulais témoigner de cela, car quand on voit un acteur qui joue tous les soirs, on se dit que tout est facile pour lui. Non... Au départ, je reviens de loin. Donc, je voulais raconter cela à des enfants qui pourraient traverser la même situation, ou à des adultes qui gardent cette blessure de l’enfance. Certains se disent que la culture n’est pas faite pour eux parce qu’ils n’étaient pas bons à l’école. Quel dommage ! La culture, c’est celle que l’on acquiert en regardant un tableau, un monument architectural, une sculpture, ou même en lisant une bande dessinée. Du moment que l’émotion est au rendez-vous, il se passe quelque chose dans le corps et l’on en sort modifié. Pour moi, c’est la définition de la culture, c’est presque sensuel, c’est personnel et c’est très intime. Alors, « prenez votre culture en main», pour reprendre le slogan du magazine Télérama. Finalement, vous avez eu la chance d’avoir de mauvaises notes : avec des bonnes notes, vous auriez sans doute effectué une carrière banale… C’est vrai, c’est possible. Les événements de l’enfance déterminent la vie d’adulte. On passe notre vie d’adulte à réparer l’enfant que l’on a été. Il ne faut pas avoir de doutes sur sa vocation, mais toujours douter de son travail Quand on a de bonnes notes, le système nous piège puisqu’il nous embrigade… Oui, mais c’est le destin, il y aura peut-être autre chose, mektoub comme on dit. Mais, pour être honnête, ce n’est pas parce que l’on a de bonnes notes que notre vie va être pourrie. L’important, c’est de trouver sa propre vie, de trouver en quoi notre vie est exceptionnelle, même si aux yeux de quelqu’un d’autre elle sera toujours moins bien. Il faut croire en sa vie intérieure et pas en la vie intérieure imaginée par les autres. Il ne faut pas penser à travers les autres, mais pour soi-même. Si l’on fait des choix un peu particuliers, comme embrasser une carrière artistique, il faut incontestablement une niaque absolue et l’envie d’y arriver. Il ne faut pas avoir de doutes sur sa vocation, mais toujours douter de son travail. Le 15 mars, s’il fait beau, j’irai me baigner avant Olivier Lejeune, qui sort d’une grosse opération, nous a dit à votre sujet: « Je l’avais emmené en Brière, il est adorable !» Je lui retourne le compliment. J’espère qu’il retrouvera sa voix, pour notre plus grand bien à tous, parce que c’est un acteur populaire qui le mérite. Je suis très heureux de venir à La Baule le 15 mars et, s’il fait beau, j’irai me baigner avant. Je suis un Breton du Nord, alors je suis capable de tout ! Qu’allez-vous faire au cours des prochaines semaines ? Je suis en train d’écrire un seul en scène, tout est en train de se décider. C’est quelque chose de très personnel dans lequel je rends hommage à mes parents. Vous avez déjà rendu hommage à vos parents en utilisant l’expression seul en scène et pas oneman show… C’est vrai ! Propos recueillis par Yannick Urrien. Guillaume de Tonquédec : « Les événements de l’enfance déterminent la vie d’adulte.» À Pornichet, la médiathèque change de décor et invite le public à une parenthèse artistique jusqu’au 30 avril 2026. L’établissement a « pris des airs de forêt enchantée » avec « Arbres-Mondes », une proposition immersive mêlant création graphique, narration et technologies, autour du lien entre l’humain et l’arbre. Imaginé par Cécile Palusinski et Elsa Mroziewicz, et mis en musique par Jean-Paul Le Goff, le dispositif combine un livre numérique enrichi, une exposition de dessins, des fresques qui s’animent et un parcours sonore. « Les visiteurs sont invités à voyager parmi des arbres mythologiques et forêts du monde », résume Mylène Le Pape, adjointe à la Culture. Pour compléter l’expérience, la Ville recommande de télécharger l’application « Under the Starry Vault », rubrique «Forêt universelle », afin de faire prendre vie aux visuels sur smartphone et d’accéder aux récits associés. Autour de cette immersion, la médiathèque propose une programmation gratuite entre rencontres musicales, ateliers créatifs et rendez-vous participatifs. En mars, la programmation propose un atelier de sérigraphie à l’encre végétale animé par l’artiste Margot Burki (samedi 7 mars à 15 h 30, à partir de 8 ans), puis un atelier d’illustration en papier déchiré pour les enfants (mercredi 18 mars à 10 h 30, à partir de 6 ans). Le samedi 21 mars à 10 h, les « RDV connectés spécial nature » proposeront une balade autour de la médiathèque pour apprendre à identifier oiseaux et plantes grâce à des applications de reconnaissance. La fin du mois de mars fera davantage appel à l’intelligence collective : un atelier intitulé « La place des arbres dans nos imaginaires » (samedi 28 mars à 10 h, à partir de 6 ans) invitera à créer une œuvre sensible, avant une Fresque de la Forêt animée par All4trees (samedi 28 mars à 15 h 30, ados et adultes à partir de 15 ans), pour mieux comprendre les causes et conséquences de la déforestation et le rôle vital des forêts pour la planète. En avril, l’exposition se prolongera avec une balade lue et commentée autour du patrimoine arboré de Pornichet, ainsi qu’un spectacle musical, annoncés comme les derniers rendez-vous de ce “printemps en forêt” à la médiathèque. Informations pratiques Exposition « Arbres-Mondes » : jusqu’au 30 avril 2026, Médiathèque de Pornichet (salle d’exposition). Rendez-vous gratuits, réservation conseillée pour les ateliers et rencontres. Pornichet : « ArbresMondes», immersion poétique à la médiathèque la baule+ Contactez : Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com Hervé : 06 52 20 34 64 herve@labauleplus.com La référence locale des annonceurs exigeants
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