La Baule+

la baule+ Mars 2026 | 15 la barre très haut, mais c’est ce vers quoi il faut aller. Résultat de tout cela, c’est une belle carrière que la vôtre. Par exemple, il y a des gens qui réservent des places pour venir vous voir à Atlantia, tout simplement parce que vous êtes à l’affiche… Ils ont confiance, parce qu’en général ils ne sont pas déçus… Merci, pourvu que ça dure ! C’est vrai, je suis le premier à avoir envie de raconter des histoires et d’y prendre du plaisir. Si je n’ai pas de plaisir quand je lis une pièce, je la refuse, même si c’est une pièce dramatique. S’il n’y a pas une notion de plaisir, même dans le drame, cela ne vaut pas le coup d’essayer de défendre ce texte. Il faut qu’il y ait quelque chose qui me stimule et c’est ce que les gens doivent ressentir quand ils voient les choix que je fais. Donc, vous n’accepteriez pas de jouer dans un nanar parce que vous avez des impôts à payer… J’ai de la chance, je paie des impôts, et en France. Donc, j’ai le droit de parler. Je pense à Jean Lefebvre qui faisait cela… J’ai eu de la chance, car dans ce que l’on m’a proposé, j’ai toujours eu du plaisir à le faire. Je ne me suis jamais dit : « Mince, je suis coincé, il faut que j’accepte. » Mais si celam’arrive, peut-être que je le ferai, notre métier est fait de hauts et de bas, comme la vie de tout le monde. Je me souviens d’un film que les gens avaient trouvé mauvais et j’avais entendu cette critique : « Il a besoin de payer ses impôts?» Mais ce n’était pas du tout le cas. J’ai été sauvé par des histoires et l’imaginaire des auteurs Il y a un débat sur les difficultés de lecture chez les jeunes, notamment avec les réseaux sociaux. C’est un sujet qui vous concerne car dans votre jeunesse, vous avez été allergique à la lecture… J’étais très timide. J’étais au fond de la classe, je ne voyais pas bien le tableau, car j’avais des problèmes de vue et je n’arrivais pas à apprendre. C’était la double peine, car je voulais être le meilleur élève possible et j’avais de mauvaises notes. Quand j’ai décidé de faire du théâtre, j’ai été sauvé par des histoires et l’imaginaire des auteurs. (Suite page 16 )

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