la baule+ 14 | Mars 2026 Théâtre > L’acteur en représentation à La Baule Guillaume de Tonquédec : « On passe notre vie d’adulte à réparer l’enfant que l’on a été. » Guillaume de Tonquédec est à l’affiche de la comédie « Mon jour de chance » qui sera présentée dimanche 15 mars à 16h au Palais des congrès Atlantia à La Baule. Le thème est le suivant : un dîner entre amis, une révélation inattendue et soudain tout vacille… Avec « Mon jour de chance», Patrick Haudecœur et Gérald Sibleyras signent une comédie fine et irrésistiblement drôle, menée tambour battant par une troupe survoltée. « Mon jour de chance » dimanche 15 mars à 16h au Palais des congrès Atlantia de La Baule. Extrait de règlement : Jeu gratuit du 4 au 13 mars 2026, sans obligation d'achat dans les Casinos Barrière participants. Règlement disponible gratuitement à l'accueil des Casinos Barrière participants. L'accès au casino est réservé aux personnes majeures et non interdites de jeu sur présentation d'une pièce d'identité ou d'une carte de fidélité Barrière en cours de validité. Pour le Casino Barrière Enghien-les-Bains, le client devra s'acquitter d'un droit d'entrée. Image générée par une IA. JUSQU’À 13 000 € À GAGNER DU 04 AU VENDREDI 13 MARS RENDEZ-VOUS EN CASINO POUR OUVRIR LE COFFRE LA BAULE La Baule+ : Vous serez le dimanche 15 mars sur la scène d’Atlantia. Lorsque l’on s’appelle Guillaume de Tonquédec et que l’on joue à La Baule, c’est presque jouer à domicile… Guillaume de Tonquédec : Oui, c’est l’une des rares dates bretonnes, car figurez-vous que le théâtre privé n’est pas représenté en Bretagne. Donc, je suis obligé de venir à La Baule, puisqu’il n’y a pas de théâtres privés en Bretagne administrative. C’est dommage. Je fais des tournées dans la France entière, en Suisse et en Belgique, mais jamais en Bretagne administrative ! J’adorerais jouer à Lannion, Saint-Brieuc, Roscoff ou Brest, mais nous ne sommes pas accueillis. Cette information est stupéfiante ! C’est comme ça, c’est une absence de volonté politique et je le regrette. J’adorerais apporter les spectacles qui marchent à Paris chez les Bretons. Je le fais pour tous les autres, mais pas les Bretons qui sont privés de théâtre. Cela signifie qu’en Bretagne administrative, on ne veut que du théâtre subventionné… C’est formidable, il y a un maillage de théâtres subventionnés sur tout le territoire, c’est important, mais il est dommage que le théâtre privé ne puisse pas exister. C’est mon ressenti et c’est aussi le ressenti de beaucoup de gens qui ne comprennent pas que l’on ne vienne pas jouer chez eux. Le théâtre subventionné n’a pas vocation à recevoir le théâtre privé, mais il est dommage qu’il n’y ait pas de lieux pour accueillir le théâtre privé. Revenons à cette pièce… Il ne faut pas trop en dire. C’est l’histoire de trois copains d’adolescence qui prenaient leurs décisions en les jouant aux dés. C’est-à-dire qu’ils confiaient leur destin au hasard. Tout d’un coup, deux des garçons tombent amoureux de la même fille et ils jouent aux dés la possibilité de la draguer. Mon personnage fait un quatre et mon copain fait un six. Il va la draguer et il va finir par se marier avec elle. Ce même soir, je vais à une autre soirée, par dépit, et je vais tomber amoureux d’une fille qui va devenir ma femme. Mais, vingt ans plus tard, mon personnage, qui n’est pas très bien dans ses baskets à ce moment-là, raconte cela au groupe et son épouse le prend très mal. Ma femme, qui n’a pas été jouée aux dés, le prend aussi très mal et je décide de relancer le dé. Finalement, je fais un six, je repasse dans un monde parallèle vingt ans plus tôt, et c’est moi qui suis finalement marié avec la femme de mon copain. Mon personnage est le seul à savoir cela. C’est une comédie très drôle, qui parle du destin, du hasard et des choix que l’on fait. C’est aussi une manière de se tourner vers sa propre vie. C’est une comédie de boulevard, mais c’est aussi plus profond, un peu comme la pièce « Le Prénom. » Cela me fait penser à cette phrase d’Einstein: « Dieu ne joue pas aux dés ». Pourtant, on a l’impression que la vie n’est parfois qu’un jeu de dés… C’est vrai, forcément, quand on voit la pièce, on pense à son destin, aux choix que l’on a faits. Donc, c’est une pièce très touchante. Cela vous amène inévitablement à réfléchir à votre vie : un coup de fil passé, ou non, à dix minutes près, peut bouleverser votre vie… Je me souviens d’une séance de photos avec une photographe, un après-midi. On avait fini la séance et la photographe m’a dit que l’autobus allait passer : «Dépêche-toi, sinon ta vie va changer… » J’avais trouvé cette réflexion très jolie. Elle m’avait même dit que si je prenais le prochain bus, peut-être que mon destin ne serait pas le même. Je crois en cela. Surtout dans votre métier… Oui, mais la chance il faut la provoquer. Il y a des hasards, certes. Mais si l’on veut avoir de la chance, il faut aussi la provoquer. Une réflexion sur la façon dont on envisage sa propre vie Donc, il ne faut pas avoir peur… C’est très philosophique ! C’est évidemment une réflexion sur la façon dont on envisage sa propre vie et comment on se situe par rapport à l’existence. Il ne faut pas avoir peur et essayer de se réaliser en étant soimême. C’est le but ultime de la vie. Parfois, on doit mettre Photo : Guillaume Thomas
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