Août 2026 | 25 la baule+ Courrier des lecteurs Échange avec un lecteur sur la campagne municipale à La Baule. Fidèle lecteur de La Baule +, j’ai lu votre réponse à Mme Bordier dans l’édition de juillet 2026. Réduire les mensonges ou les contre-vérités de campagne à un simple « théâtre électoral » est inquiétant. La politique locale concerne nos impôts, nos services publics, l’avenir de la ville et la confiance que nous accordons à nos élus. Le débat peut être vif, mais il ne doit pas se fonder sur la peur, la caricature, ni sur de fausses affirmations. Banaliser le mensonge, c’est affaiblir la démocratie et votre réponse tout en légèreté est indigne des valeurs bauloises. Cordialement. Roman Wisznia (courriel) Nous avons réagi directement auprès de ce lecteur : « Qu’auriez-vous répondu à ce message, tout en respectant une certaine distance, courtoisie, un brin d’humour et sans agressivité à l’égard de quiconque ? Vous avez raison, la politique n’est pas un jeu, car un jeu demande de la réflexion et de la concentration. Un jeu serait déjà beaucoup trop sérieux ! Cela fait quelques années que l’on entend des personnes déclarer : « Je vais voter pour lui parce qu’il est beau, je rêve d’un gendre comme lui… » ou « Je vais voter pour elle parce qu’elle est gentille… » ou même « Je ne vais pas voter pour lui, parce qu’il ne m’a dit bonjour au supermarché… » Avez-vous analysé le niveau de la dernière campagne électorale? Mensonges, diffamation, insultes, menaces, coups bas…C’est vrai, pas tous, et Mme Boyé, M. Louvrier ou M. Lelièvre ont fait une campagne digne, sans insultes ni coups bas… Maintenant, j’estime que votre conclusion « votre réponse tout en légèreté est indigne des valeurs bauloises » est exagérée… C’est une réponse avec une certaine distance et légèreté, oui, car c’est tout ce que cela mérite… En ce qui concerne les valeurs bauloises, vous êtes excessif, je veux bien entendre les valeurs de la République, cela signifie quelque chose, mais les « valeurs bauloises» ? Y. Urrien. M. Wisznia nous a adressé la réponse suivante et nous lui laisserons le dernier mot : « Vous me demandez ce que j’aurais répondu à Mme Bordier. Peut-être quelque chose comme : « Vous avez raison de vous inquiéter des fausses affirmations. Une campagne municipale devrait se gagner sur des projets, pas sur des peurs. Notre rôle de journal est justement d’aider les lecteurs à distinguer les faits des effets de manche et nous nous y emploierons. » Une certaine distance, de la courtoisie, et même une promesse utile ? Je ne conteste ni votre humour ni votre lucidité sur le niveau de la dernière campagne, votre description (mensonges, diffamation, coups bas) est même plus sévère que la mienne. Mais quand un lecteur s’inquiète de ce climat, lui répondre que tout cela n’est qu’un spectacle, c’est confirmer son inquiétude plutôt que la traiter. L’humour d’un particulier amuse ; celui d’un journal fait office de ligne éditoriale. Rire du cirque, quand on tient le chapiteau, c’est déjà le programmer. Sur les « valeurs bauloises », je vous l’accorde volontiers : la formule était grandiloquente. Disons plus simplement le respect des lecteurs et des électeurs, y compris ceux qui votent pour de mauvaises raisons. Ils me semblent moins incapables de réflexion que privés d’informations fiables pour l’exercer. Et cela, un journal local peut y remédier mieux que quiconque. Vous saluez d’ailleurs vous-même les campagnes dignes de Mme Boyé, M. Louvrier ou M. Lelièvre : preuve que l’exigence n’est pas une utopie, même à La Baule. » « Délocalisation » des Océanes (Pornichet). Autour des Océanes, nous devions profiter d’un quartier apaisé, verdoyant et sécurisé. À la place, nous avons hérité d’un cocktail plutôt… « Exotique ». Entre les voitures pour lesquelles la limitation à 20 km/h est « suggestion », les cyclistes qui certainement ont un chrono à battre, la poussière qui s’invite dans les logements, et l’étendue sableuse qui chauffe comme une plaque de cuisson, le quotidien ressemble-t-il vraiment à un aménagement urbain agréable et apaisé ? La mairie (ancienne et nouvelle équipe !) nous oppose des moyennes de vitesse totalement aberrantes: les véhicules filent parfois comme si la ligne droite avait été dessinée par un fan des 24H du Mans. Le radar pédagogique, lui, enregistre tout: les voitures à l’arrêt, les camions en livraison, bref, tout ce qui fait baisser la moyenne et donne l’illusion d’une circulation exemplaire. Mais ce n’est pas la moyenne qu’il faut considérer. La végétation promise n’est pas venue, la fraîcheur non plus, et la tranquillité encore moins. Les piétons avancent avec prudence sur cette voie partagée, traversent les voies de circulation avec précaution et arrivent sur la piste cyclable en grand danger d’être bousculés, Et pendant ce temps le sable de l’esplanade s’invite dans les appartements. Bref, à force de vitesse, de poussière et de chaleur, nous commençons à nous demander si nous habitons encore à Pornichet… ou si nous avons été discrètement parachutés dans le désert de Gobi ou juste au bord de la ligne droite des Hunaudières des 24 H du Mans, où chacun peut tester sa vitesse de pointe. C’est pittoresque à raconter, mais beaucoup moins à vivre. Nous ne demandons pas un désert, ni un circuit : simplement un quartier calme, végétalisé et sûr. Bref, celui que l’on nous a promis durant les séances de présentation du projet aménagement du front de mer. Lorsque nous nous sommes émus du rapprochement de la route des immeubles, on nous a opposé la vitesse réduite et apaisée ! La zone bétonnée emmagasine la chaleur, renvoie le bruit de roulage, et n’absorbe rien, ni poussière, ni nuisances. La promesse d’un cadre de vie amélioré reste, pour l’instant, une utopie. En période de réchauffement climatique tout ceci est-il bien raisonnable ? Michèle (Pornichet)
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