la baule+ 18 | Août 2026 Après le succès de la célébration de la messe sur la plage à l’occasion de la Sainte Anne, le père Christophe de Cacqueray et le père Benoît Laronze nous donnent rendez-vous le dimanche 23 août à 10h30 au parc des Dryades pour le Pardon de La Baule. Le père Christophe de Cacqueray répond aux questions de La Baule+. La Baule+ : D’abord, pouvez-vous nous rappeler ce que signifie le pardon ? Père Christophe de Cacqueray : Le pardon, c’est la fête patronale. En Bretagne, on appelle cela un pardon. C’est le jour où l’on honore le saint du lieu. Cela devrait se faire en octobre, puisque la paroisse est devenue Sainte-Thérèse, mais à l’époque ce n’était pas le cas. Donc, nous avons conservé cette date du quatrième dimanche d’août. Lors du pardon, on demande aux saints de prier le Seigneur de nous pardonner tous nos péchés. Le pardon de La Baule est d’abord une vraie tradition, puisqu’il existe depuis 75 ans. Il s’agit aussi de mettre en valeur la culture bretonne, mais également les valeurs de fraternité, puisque ce sont 2000 personnes qui se retrouvent. Il y a toujours un évêque qui est présent : cette année, ce sera l’évêque de Laval, un jeune évêque d’une cinquantaine d’années. Ce sera vraiment magnifique. On évoque souvent la déchristianisation de notre pays. Toutefois, qu’il s’agisse de la messe sur la plage ou de la cérémonie du pardon, on constate qu’il y a de plus en plus de monde chaque année. Assiste-t-on à un renouveau spirituel de la jeunesse ? Oui et non. Non, car quand on voit le nombre de personnes présentes à La Baule lors de cette période, même s’il y a vraiment beaucoup de monde, ce n’est pas non plus toute la population qui est présente. Lorsqu’il y a 180 000 personnes à La Baule et que 4 000 personnes assistent aux messes, c’est seulement 2 %. Mais aussi oui, parce que la société est arrivée à un point où la question religieuse refait surface. Ce n’est pas seulement vrai pour les chrétiens : on observe cela dans le monde entier, l’islam et le judaïsme connaissent la même progression. On ne peut plus faire l’économie de la question religieuse. En France, naturellement, c’est le christianisme. D’ailleurs, nous avons multiplié par dix le nombre d’adultes qui demandent le baptême. Ce n’est pas rien. Père Christophe de Cacqueray : « Nous avons multiplié par dix le nombre d’adultes qui demandent le baptême. » Un collectif de riverains du Garden Alice Milliat s’oppose au projet d’implantation de terrains de padel sur ce site du centre de La Baule. Sans remettre en cause le développement de cette discipline, les habitants estiment que ces équipements seraient incompatibles avec le caractère patrimonial, paysager et résidentiel du lieu. Ils redoutent notamment les nuisances sonores provoquées par les impacts de balles, les échanges entre joueurs et l’utilisation des terrains en soirée. Des riverains opposés au padel au Garden Alice Milliat Le père Benoît Laronze et le père Christophe de Cacqueray
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