La Baule

La communauté d’agglomération et son office de tourisme travaillent depuis trois ans sur un projet de valorisation des richesses culinaires du territoire avec l’objectif de développer l’attractivité touristique hors saison et de favoriser la consommation de produits locaux. Une initiative soutenue par Ker Astou, cheffe de La Barbade : « Mon combat, c’est de valoriser le local, le respect du producteur et du produit. Tout cela, c’est le respect du client. Dans les marais salants, je connais toutes les plantes comestibles ! » Nicolas Criaud, maire de Guérande et président de Cap Atlantique, indique : « C’est une étape importante, car la restauration, l’hôtellerie et l’agriculture sont les domaines économiques Faire du territoire une destination phare du tourisme culinaire la baule+ 16 | Octobre 2025 Emmanuelle Dacheux, maire de Piriac-sur-Mer, Franck Louvrier, maire de La Baule et président de l’Office de tourisme intercommunal, Thierry Marx, Ker Astou, Nicolas Criaud, maire de Guérande et président de Cap Atlantique, Delphine Derouet, directrice de l’Office de tourisme intercommunal et Jean-Pierre Bernard, maire de Mesquer-Quimiac. concernés par le projet. Les objectifs sont de faire du territoire une destination phare du tourisme culinaire, attirer de nouveaux chefs, renforcer l’offre gastronomique locale et s’inscrire dans une stratégie globale de développement touristique qui valorise l’art de vivre, les savoir-faire et les expériences uniques offertes aux visiteurs. » Franck Louvrier, maire de La Baule et président de l’Office de tourisme intercommunal, souligne : « On sort d’une période compliquée car cette année, nous avons eu plus de promeneurs que de consommateurs. Nous avons une gastronomie peu identifiée, alors que nous avons tous les produits nécessaires. Il faut développer la gastronomie locale, parce que nous n’avons pas d’identification. Nous devons continuer d’attirer et d’accompagner les talents, et faire rayonner le territoire. Il faut continuer de donner envie aux gens d’entrer dans les restaurants. 68 % des Français considèrent le culinaire comme quelque chose d’important lors de leurs vacances. Nous avons vraiment cet objectif. » Enfin, Emmanuelle Dacheux, maire de Piriacsur-Mer, déclare : « Nous devons valoriser les professionnels du territoire, que ce soient les agriculteurs ou les maraîchers, ainsi que les professionnels de la restauration en les mettant à l’honneur. C’est aussi la vocation de l’Office de tourisme intercommunal que de les promouvoir. » La Baule+ : Quel est le concept des Ateliers du Goût ? Hubert Labarre : Chaque jeudi, entre 15h30 et 16h30, des chefs de la région viennent faire une démonstration de cuisine devant une quarantaine de personnes. Il y a nos adhérents, mais également des personnes qui viennent simplement pour la séance. À la fin, il y a bien entendu une dégustation et les gens peuvent échanger avec le chef. Toute la gastronomie est à l’honneur, que ce soit du sucré ou du salé. Depuis quelques années, on évolue vers des cuisines du monde puisqu’il y a de plus en plus de restaurants qui proposent des plats internationaux dans notre région. Il y a actuellement une réflexion pour donner une identité gastronomique à la presqu’île. Quel serait votre conseil ? D’abord, il faut aller faire les marchés, parce que c’est la vie, et découvrir tous les artisans qui proposent tous nos produits régionaux. Le marché, c’est la base. Ensuite, on trouvera des idées. Vous organisez le Salon de la Gastronomie entre le 24 et le 26 octobre prochain. Est-ce en quelque sorte un condensé de ce que vous faites toute l’année ? C’est d’abord un lieu où de nombreux artisans viennent exposer et défendre leurs produits du terroir. Les chefs sont les premiers clients de ces artisans. Le salon commence à être connu dans toute la France et nous avons même des artisans qui viennent du sud de la France pour exposer chez nous. L’intérêt est de permettre à tous les particuliers d’avoir accès à de nombreux produits de qualité que l’on ne trouve pas forcément ailleurs. Dans les grandes surfaces, la provenance des produits est souvent opaque, alors que les petits producteurs travaillent en toute transparence et en toute traçabilité. Le Salon de la Gastronomie aura lieu du 24 au 26 octobre au Pouliguen L’association L’Atelier du Goût organise chaque semaine des ateliers de cuisine au Pouliguen. Ce rendez-vous est devenu une référence pour de nombreux chefs de la région qui apprécient de partager une recette devant une quarantaine de personnes. L’Atelier du Goût est aussi à l’origine du Salon de la Gastronomie qui se déroule le dernier week-end d’octobre au Pouliguen. Hubert Labarre, président de l’Atelier du Goût, et Eliane Le Guen, vice-présidente, indiquent que le président du jury sera cette année Guillaume Menand, artisan chocolatier pâtissier à Pornichet et Saint-Nazaire. Pratique : Salon de la Gastronomie du Pouliguen, du 24 au 26 octobre 2025 à la Salle des Fêtes du Pouliguen. 44 exposants. Entrée gratuite. Site : www.salondelagastronomie44.fr Élus et acteurs de la filière pêche se sont réunis pour réfléchir à de nouvelles perspectives de valorisation de la pêche côtière. Cette rencontre, initiée par Jean-Michel Brard, député du Pays-de-Retz, et Nicolas Criaud, président de Cap Atlantique, avait pour objectif de poser les bases d’un Projet Alimentaire Territorial (PAT). L’idée est d’intégrer davantage de produits issus de la pêche locale dans la restauration collective, qu’il s’agisse des cantines scolaires, des établissements de santé ou encore des restaurants d’entreprise. Une démarche qui permettrait de soutenir l’activité des pêcheurs, de sensibiliser les jeunes générations à la richesse des produits de la mer et de promouvoir des pratiques alimentaires de proximité. Jean-Michel Brard s’est rendu à la criée de La Turballe pour échanger directement avec les professionnels du secteur. Cette immersion a permis de mieux cerner les réalités quotidiennes des pêcheurs et d’identifier les défis logistiques liés à l’approvisionnement. Les prochaines étapes passeront par des visites de cuisines centrales, afin d’impliquer l’ensemble de la chaîne, jusqu’aux personnels de restauration. Pour les initiateurs du projet, il s’agit à la fois de valoriser un savoir-faire traditionnel, de renforcer l’ancrage local de l’alimentation et de donner plus de visibilité à une filière qui fait partie intégrante de l’identité du territoire. Valoriser la pêche côtière : un projet alimentaire territorial en préparation Une démonstration du chef Guillaume Brisard

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