La Baule+

la baule+ Mai 2025 | 27 de Maupassant s’est interrogé sur le modèle de « La femme au masque » en faisant quelques plaisanteries. Ce tableau de « La femme au masque » a vraiment marqué l’époque, car cette femme était vraiment magnifique. Certaines femmes se sont même vantées d’être le modèle, alors que c’était faux. Elle a toujours pris cela très au sérieux, contrairement à d’autres modèles Le but était de devenir mannequin à plein temps, c’est-à-dire pouvoir vivre de son art… Elle a vécu de son art et elle a pu économiser. Elle n’arrêtait pas de travailler. Elle courait d’un artiste à un autre. Elle voyageait aussi beaucoup. C’était une vie plutôt agréable pour l’époque. Elle a toujours pris cela très au sérieux, contrairement à d’autres modèles. Certaines femmes n’étaient pas sérieuses, on ne pouvait pas vraiment compter sur elles, elles ne venaient pas toujours au rendez-vous, alors que Marie était très sérieuse. Quand on voit le tableau d’un grand peintre représentant par exemple une soubrette en train de balayer, on peut être tenté de penser qu’il a voulu mémoriser une pauvre fille dans son travail, or c’était déjà du cinéma… Oui, le peintre travaillait avec un modèle et le modèle pouvait changer aussi. Les impressionnistes peignaient beaucoup à l’extérieur pour rechercher un effet. Donc, elle a souvent posé en extérieur. Tout est différent selon le peintre. Il fallait aussi beaucoup de temps pour réaliser une toile. Certains allaient très vite, comme Madeleine Lemaire. Marie était présente à ses côtés lorsqu’elle a rendu son dernier soupir. Elle a vraiment fait partie de l’intimité de beaucoup de peintres. Comment cette passion est-elle née ? C’est vrai, il a parfaitement bien défendu les impressionnistes. Tout comme Marie Cassat, qui a donné aux Américains l’envie de découvrir cet art. Or, beaucoup de choses passaient par les États-Unis. Cet art, c’est saisir l’impression de l’instant, saisir le mouvement, saisir la lumière, plutôt que de dessiner les contours d’une silhouette ou d’un paysage. La photographie consiste à prendre un cliché, alors que l’impressionniste va mettre un détail très précis et tout le reste sera en mouvement. Nous n’avons pas cela dans la photographie. Propos recueillis par Yannick Urrien. Petite, elle était cousette près de la place Pigalle et, quand elle était enfant, elle voyait le marché aux modèles. Place Pigalle, c’était en quelque sorte la séance de casting de l’époque. Elle s’amusait à prendre la pose et à jouer au modèle. C’est finalement par hasard que l’artiste peintre américaine Marie Cassat lui a proposé de poser pour elle. Être modèle, c’était un rêve pour beaucoup de jeunes filles. C’était beaucoup moins fatigant que d’être petite cousette au fond d’un atelier obscur, ou d’être employée responsable du lavage du linge. Il y avait beaucoup de petits emplois pour des femmes d’une condition très simple. Marie Renard savait quand même lire. Elle avait beaucoup d’intelligence et de mémoire, et elle a su s’adapter en apprenant son métier. Elle a su prendre les couleurs de la société dans laquelle elle a évolué. Elle a eu la chance de travailler pendant une trentaine d’années. C’est énorme. Mais elle faisait très attention à son corps et elle surveillait beaucoup son alimentation. À l’époque, il y avait le grand Salon des impressionnistes, avec des affiches dans tout Paris, c’était l’événement… Effectivement, à cette époque, les impressionnistes n’étaient pas tout à fait en odeur de sainteté. Beaucoup de gens critiquaient cet art nouveau. Elle a connu tout cela. Ensuite, il y a eu les post-impressionnistes. Elle a connu les plus grands peintres. Est-ce Émile Zola qui a contribué à populariser les impressionnistes ? « Le jour où l’on retrouverait le fameux tableau de « La femme au masque » sa valeur serait inestimable.» La librairie Les Oiseaux annonce des séances de dédicaces. Samedi 10 mai - 16h-18h30 - Dédicace de Pierre Pouchairet, pour ses différents ouvrages chez Palémon Éditions, Fayard, La manufacture de livres et Points Lundi 19 mai - dédicace de François-Henri Désérable pour Chagrin d’un chant inachevé chez Gallimard blanche dans le cadre des Rendez-vous de La Baule au palais des congrès Atlantia Jeudi 22 mai - 19h00-21h00 - Conférence et dédicace de Mathieu Lours pour « Rebâtir Notre-Dame » chez Tallandier Lundi 26 mai - 15H30-16h30 - Dédicace de Xavier Fontanet pour « De la stratégie en entreprise : conversation avec Pierre Pupier » chez Les Belles Lettres, dans le cadre des Rendez-vous économiques de La Baule (14h30-15H30) au palais des congrès Atlantia Les rencontres avec Pierre Pouchairet et Mathieu Lours ont lieu directement à la librairie Les Oiseaux, 232 avenue du maréchal de Lattre de Tassigny à La Baule. Rencontres et dédicaces à la librairie Les Oiseaux

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