la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 252 - Juin 2025 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! TRAVAIL L’auteur de « Journal d’un salaud de patron » analyse la crise de l’emploi Pages 6 et 7 SCANDALE L’appareil d’État mobilisé pour tenter de faire taire Pierre Jovanovic Pages 12 et 13 Lambert Wilson L’acteur et chanteur invité d’honneur du festival Cinéma & Musique de film de La Baule Pages 20 à 22 Nos entreprises locales communiquent : RELIGION IMMOBILIER Chezmoi.photo lance le projet 1440 Page 2 COIFFURE Gros plan sur la Maison Ruhlmann Page 23 BONNES ADRESSES Des produits frais chez Cavavin Pornichet Page 3 CRÊPERIE Au bord de l’O : la crêperie traditionnelle Page 4 VOTRE JARDIN Presqu’île Aménagement by Guérande Clôtures Page 8 OPTIQUE Vue sur Mer ouvre à Escoublac Page 9 AUTOMOBILE Le garage AP Auto expert Volkswagen Page 17 MUSIQUE Le journaliste Samuel Pruvot publie la première biographie de Léon XIV Pages 14 à 16 Rencontre avec Georges Zeisel, directeur des Rencontres musicales de La Baule Pages 24 et 25 INTELLIGENCE ARTIFICIELLE Rencontre avec Enrico Panai, spécialiste européen de l’éthique dans l’IA Pages 26 et 27
la baule+ 2 | Juin 2025 Chezmoi.photo, le spécialiste de la photo immobilière, lance le projet 1440 Il y a quelques mois, le photographe Frédéric Evezard a lancé Chezmoi.photo un service qui propose de réaliser vos photos immobilières, avant la vente ou la mise en location d’un bien. Antoine Godbille, associé responsable du marketing, rappelle cette évidence : « Une annonce immobilière accompagnée de photos professionnelles a 40 % plus de chances de retenir l’attention et d’engendrer un retour positif. » Malheureusement, on voit encore trop de photos qui découragent de potentiels clients, alors que c’est un investissement minime dans le cadre d’une vente immobilière ou d’une location saisonnière. Quelques photos bien choisies peuvent suffire à susciter l’envie Frédéric rappelle que « nous sommes dans un monde qui déborde d’images et il est inutile de faire 30 photos d’un bien, il vaut mieux faire de belles photos panoramiques. Quelques photos bien choisies peuvent suffire à susciter l’envie. Il ne s’agit pas simplement d’avoir une belle photo, mais une photo capable de donner une vision globale des lieux pour avoir l’idée la plus précise possible. La solution, c’est la visite virtuelle en permettant de tourner à 360° dans chaque espace. » Frédéric Evezard a l’œil pour capturer le meilleur de chaque leurs annonces directement sur notre site Internet, sans aucun commissionnement, c’est une mise en relation directe. » Par ailleurs, Chezmoi.photo lance le projet 1440. Pourquoi 1440 ? Antoine Godbille rappelle que dans une journée il y a 1440 minutes : « Pour montrer la variété de la vie, nous avons lancé un jeu où nous proposons à notre communauté de nous envoyer une photo par minute pour montrer cette diversité. Le jeu devient espace. Il joue avec la lumière, corrige les imperfections et sublime chaque détail pour faire ressortir le potentiel d’un bien. Frédéric dispose d’un appareil professionnel pour réaliser des photos à 360°, permettant de visualiser l’ensemble d’une pièce. Ensuite, la visite virtuelle est un assemblage de photos à 360°. La publication gracieuse des annonces immobilières Chezmoi.photo annonce deux nouveautés. D’abord, la publication gracieuse des annonces immobilières de tous ceux qui font appel à son service : « On propose maintenant à nos clients de diffuser viral puisque, en quelques semaines, nous avons déjà plus de six heures en photo ! » Et de partager cette anecdote : « Récemment, Frédéric est passé au tabac La Régence et il était derrière une jeune femme qui avait tatoué sur son mollet gauche 1440… Frédéric l’a interpellée en lui demandant pourquoi ce chiffre et elle a répondu qu’il y avait 1440 minutes dans une journée. Pour nous, c’est un peu le signe du destin ! » Notre objectif est d’avoir 1440 photos en ligne ! Pour participer, il suffit d’envoyer via le site une photo en format vertical avec l’horaire précis de prise de la photo et un pseudo : « Notre objectif est d’avoir 1440 photos en ligne ! » Contact : Frédéric Evezard au 06 60 74 13 23. Site : Chezmoi.photo
la baule+ Juin 2025 | 3 Cavavin Pornichet : du bon vin… et maintenant des produits frais de chez nous ! Vous connaissez sûrement Caroline et Thomas Chimier. Depuis 2006, ils tiennent Cavavin à Pornichet, juste en face des halles du marché. Pour cette 20ᵉ saison, ils annoncent la création d’un espace dédié aux produits frais de nos producteurs locaux. Caroline et Thomas sont très appréciés, car ils gèrent leur magasin comme des cavistes indépendants, tout en bénéficiant des avantages et des prix du réseau : « Cavavin, c’est d’abord une entreprise locale, puisque le siège est à Guérande, ce n’est pas une chaîne, mais une franchise, d’enrichir notre gamme de produits de niche. » Cette année, ils ont élargi l’offre avec des produits frais. ce qui signifie que les commerçants sont aussi libres de s’approvisionner directement auprès des vignerons de leur choix, ce qui nous a permis L’idée, c’est de répondre à une demande simple : quand on prépare un apéro, un pique-nique, ou avant de partir en mer, il est commode de tout avoir sous la main. Le vin, c’est bien, mais avec du houmous, une terrine, un bon fromage ou un peu de poisson fumé, c’est encore mieux ! Mettre en valeur nos producteurs locaux Caroline et Thomas ont voulu mettre en valeur nos producteurs locaux comme Labbé Simon à Saint-Malo-de-Guersac, le Fumoir des 2 Marais à Saint-Lyphard, les Bocaux Locos’ à Piriac-sur-Mer ou la Ferme Lait Prés Verts à Guérande. Cette simple énumération de producteurs locaux, qui sont déjà familiers, permet de comprendre que le choix est très large entre les terrines, l’houmous, la charcuterie, la truite, le saumon, le lieu jaune, le maquereau, les noix de Saint-Jacques ou les fromages. Bref, que du bon et du local. Et, si vous cherchez du pain, la boulangerie est littéralement à deux pas. Cavavin Pornichet, 156 avenue du Général de Gaulle (face aux halles du marché) à Pornichet. Tél. 02 40 01 02 93. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. Le giratoire de la gare s’est enrichi d’un nouveau repère visuel : une réplique monumentale de la vigie du phare, fidèle à l’emblème portuaire qui orne le logo de la Ville. Culminant à 8 mètres de hauteur pour un poids de 2,8 tonnes, cette œuvre a été entièrement conçue et réalisée par les services techniques municipaux, dans le cadre d’un projet mûri par la collectivité pendant un an et demi. « Cette vigie est bien plus qu’un aménagement urbain : elle incarne la fierté que nous portons à notre commune », explique Norbert Samama, maire du Pouliguen. Le chantier, piloté par les équipes municipales en parallèle de leurs missions quotidiennes, a mobilisé 538 heures de travail. Chaque planche, chaque assemblage a été pensé à l’échelle 1,55, avec plus de 2 000 pointes afin de garantir solidité et fidélité à l’original. Une attention particulière a été portée à la prise aux vents et aux proportions, conditions nécessaires pour résister aux embruns et aux tempêtes. La pose de la structure a nécessité une manœuvre de levage impressionnante pour sécuriser la mise en place de cet ouvrage de près de trois tonnes. Dès le lendemain, les finitions ont été apportées : garde-corps en bois, cabanes de plage miniaturisées et plantations maritimes ont complété l’aménagement, transformant définitivement le giratoire en point de ralliement et de fierté pour les habitants. « Ce projet s’inscrit pleinement dans notre volonté d’améliorer le cadre de vie de la commune, de la rendre toujours plus attractive et de lui donner une identité forte », conclut Norbert Samama. Une vigie au cœur du giratoire : un hommage à l’identité maritime du Pouliguen
la baule+ 4 | Juin 2025 Au bord de l’O : la crêperie traditionnelle de la plage de La Baule La crêperie « Au bord de l’O » est l’un des lieux les plus atypiques de la plage de La Baule. Un nom évident pour un lieu au charme fou, qui a su marier avec brio traditions bretonnes et esprit club de plage vintage. Derrière ce projet, Yann et Valentine, inséparables complices à la vie comme en cuisine, ont planté leur drapeau: proposer des crêpes artisanales, tout en offrant une déco qui nous ramène directement aux années 50–70. On valorise les circuits courts D’abord, c’est une véritable crêperie traditionnelle et c’est la seule sur la plage à revendiquer ce positionnement et s’afficher comme tel. Yann et Valentine rappellent leur cahier des charges : « On favorise les produits régionaux, on essaye d’atteindre les 60 à 70%, on valorise les circuits courts, avec un soin particulier apporté au choix du lait (Ferme de Mézérac), du café (Brûlerie d’Alré à Vannes), du cidre (Cidrerie Coat Albret à Bédée) , des fromages, de la langouille brièronne de Labbé Simon à Saint Malo de Guersac, et de la farine de Sarrazin 100% française et issue du Moulin de la Courbe à Lohéac (35) . » Le positionnement vintage de l’établissement animés de la plage de La Baule. Les rendez-vous sont nombreux avec des animations musicales au fil des rencontres artistiques, des soirées blind tests, bingo, karaoké et les incontournables soirées dominicales salsa du dimanche soir avec Ruben. « On ne voulait pas être juste un resto de plage, mais un véritable lieu de vie et de convivialité » ajoutent Yann et Valentine. Pour passer un bon moment à un prix raisonnable L’autre originalité, c’est le positionnement vintage de l’établissement. Yann et Valentine soulignent : « On voulait que chaque détail raconte une histoire, notre histoire d’avant et d’autres anecdotes. On est vraiment dans l’esprit des années 50 aux années 70 et 80, comme dans un film, avec des tables et des chaises qui rappellent l’esprit des clubs de plage de ces années. Pour cette saison, nous avons découvert un buffet vintage des années 50, on se croirait presque dans la série Mad Men… » Le lieu le plus animé de la plage de La Baule Côté animations, « Au bord de l’O » est l’un des lieux les plus En résumé, les fidèles peuvent être rassurés : « C’est la troisième saison, on veille à conserver l’âme de l’établissement, rien ne change, on retrouve la même convivialité, les crêpes de qualité et les mêmes soirées! » Ce positionnement, unique sur la plage de La Baule, fait de cette crêperie un lieu très prisé au point qu’il est maintenant prudent de réserver. La Baule est une station familiale, et, quand on est avec ses enfants ou ses petits-enfants, la première chose que l’on recherche, c’est une crêperie pour passer un bon moment à un prix raisonnable. Au bord de l’O, face au 28 boulevard de l’Océan à La Baule (à la hauteur du rond-point de l’avenue Lajarrige en allant vers l’ouest de la baie). Tél. 06 64 91 80 74. Toutes les photos sur https://www.instagram.com/ aubdo44/ Le Conservatoire intercommunal de musique de Cap Atlantique a Baule-Guérande Agglo poursuit sa programmation estivale avec quatre concerts gratuits qui se tiendront tout au long du mois de juin dans trois communes du territoire. Ces rendez-vous musicaux, ouverts à tous, offrent aux élèves l’opportunité de partager leur passion et leur savoir-faire, tout en contribuant à la vie culturelle locale. Le premier événement, intitulé « Échappées musicales : escapade espagnole», se déroulera le mercredi 11 juin à 19 h à la bibliothèque de Piriac-sur-Mer. À l’occasion de la Semaine espagnole des Escapades Piriacaises, les jeunes guitaristes du Conservatoire embarqueront le public pour un voyage de 45 minutes aux rythmes et aux sonorités ibériques, dans une ambiance intimiste et conviviale. Lundi 16 juin à 19h, la MJC de La Baule-Escoublac accueillera « Harmonie estivale», le concert de fin d’année de l’orchestre d’harmonie du Conservatoire. Les musiciens y présenteront un répertoire varié, fruit d’une année de travail collectif, dans une prestation de 45 minutes. L’entrée est gratuite, sur réservation via Billetweb. Mardi 17 juin à 19 h, cap sur Guérande et le Centre culturel Athanor pour « Vamos Espana », où la section Musique traditionnelle proposera un voyage musical à travers les quatre coins de l’Espagne. Concert gratuit sur réservation. Enfin, mercredi 25 juin à 19 h, toujours au Centre culturel Athanor, les choCap Atlantique La Baule – Guérande Agglo propose des rendez-vous musicaux en juin ristes et solistes du Conservatoire présenteront « Concert de Vive Voix », un programme éclectique allant du baroque aux standards contemporains. D’une durée d’une heure, cette soirée promet une belle démonstration des talents vocaux de l’établissement, accessible gratuitement avec réservation. Le Conservatoire intercommunal, lieu de formation et de diffusion musicale, propose 35 disciplines dès l’âge de 3 ans, du violon à la cornemuse en passant par la musique assistée par ordinateur. Les préinscriptions pour la saison 2025-2026 sont ouvertes sur le site de Cap Atlantique.
la baule+ Juin 2025 | 5 À partir du 20 juin et jusqu’au 7 septembre 2025, Guérande accueille l’exposition monumentale Le Chat déambule, signée Philippe Geluck. Après avoir séduit Paris, Bruxelles et Bordeaux, la célèbre création en bronze de l’artiste belge investit pour la première fois la Bretagne, offrant aux visiteurs une balade artistique en plein air, autour et sur les remparts de la cité médiévale. Gratuit et en libre accès, Le Chat déambule propose un parcours jalonné de six sites majeurs à découvrir en flânant, de jour comme de soir : place du Marché au Bois, place Saint-Aubin, place de la Psalette, Porte Vannetaise, Porte Bizienne et Porte de Saillé. Au total, on retrouvera onze statues monumentales en bronze, chacune mesurant entre 1,50 m et près de 3 m de hauteur. Fidèle à l’univers de Geluck, le Chat – personnage emblématique de la bande dessinée belge – se prête ici à une déambulation tantôt drôle, tantôt philosophique, invitant à la réflexion ou tout simplement au rire : « Chaque sculpture incite à la rêverie, à l’étonnement ; j’aime quand on sourit, quand on se questionne. Mon Chat défend de belles causes et permet de réunir les générations », confie l’artiste. « L’accueil d’une exposition d’une telle envergure à Guérande est une chance», déclare Xavier Fournier, adjoint au maire en charge de l’attractivité. C’est d’ailleurs sur la Place du Marché au Bois que l’inauguration se déroulera le jeudi 19 juin à 18h30, en présence de Philippe Geluck. Un rendez-vous ouvert à tous, où l’artiste, sculpteur et dessinateur, viendra célébrer son Chat dans la cité fortifiée. Il confie : « J’ai hâte de découvrir Guérande ! Je suis le plus heureux quand je vois des familles se retrouver autour de mes créations, rigoler et échanger. » La 42e édition de la Croisière de PenBron se déroulera les 21 et 22 juin. Le parcours reste toujours le même, de a Turballe à Arzal, mais l’expérience se révèle chaque fois unique pour les bénévoles et les handicapés. Le principe est le suivant: une centaine de personnes handicapées vivent une expérience en mer sur de simples bateaux de plaisance et, le temps d’un weekend, « oublient » ainsi leur handicap. Pascal Morin, qui a succédé à Alain Mustière au début de l’année à la présidence de la Croisière de Pen-Bron, revient sur cette initiative originale : « Le docteur François Moutet avait pensé à cette chose assez incroyable et impensable, en proposant que des personnes qui ont un bateau emmènent, pour une belle balade, entre La Turballe et Arzal, quelqu’un en situation de handicap et son accompagnant. Ce sont des bateaux classiques, donc cela demande un peu d’organisation en amont. C’est toujours un grand moment quand on passe l’écluse d’Arzal, parce qu’il y a une centaine de bateaux. Le soir, il y a une grande soirée sous chapiteau. Il y a environ 750 personnes qui font la fête, entre les personnes à mobilité réduite, les accompagnants, les bénévoles, le personnel médical et tout le staff. » Pascal Morin indique que l’équipe travaille pendant plusieurs mois à travers différents comités, avec un pôle financier, médical, communication, mer et terre. Ensuite, «c’est la préfecture maritime et la SNSM qui décident si l’on part ou pas. L’année dernière, il y avait trop de vent et nous n’avons pas pu sortir. Donc, nous avons fait la croisière à bord des bateaux, mais sans naviguer. On a fait monter les gens à bord à La Turballe, on les a occupés, ensuite on les a transportés par véhicules jusqu’à Arzal pour faire la fête et on les a ramenés le dimanche par voie routière. » Enfin, Pascal Morin observe que le nombre de candidats a baissé ces dernières années : « Il y a suffisamment de bateaux et de bénévoles, mais, depuis la crise sanitaire, on a un peu moins de personnes en situation de handicap. Beaucoup de personnes handicapées sont chez elles, ou dans des centres à la journée. Il n’y a plus d’hébergements de longue durée, donc elles sont un peu plus indépendantes. Avant, c’étaient les centres qui inscrivaient les handicapés. Cette année, il y aura environ 85 binômes, alors que certaines années, nous étions montés jusqu’à 120. » 42e édition de la Croisière de Pen-Bron Le Chat déambule dans la cité médiévale : Philippe Geluck installe à Guérande
la baule+ 6 | Juin 2025 Travail ► L’auteur de « Journal d’un salaud de patron » nous invite à repenser notre rapport au travail Julien Leclercq : « Il est quasiment impossible de recruter dans huit métiers sur dix. » Dans une France où 6 millions de personnes cherchent un emploi, plus d’un million de postes restent désespérément vacants. Services à la personne, agriculture, bâtiment, industrie, ou même comptabilité et web, de nombreux secteurs peinent à recruter et à conserver leurs salariés. Pourquoi ce paradoxe ? Serait-ce inhérent à la « fainéantise » des jeunes ou à l’intransigeance de certains patrons ? Loin des caricatures, Julien Leclercq nous invite à réfléchir aux véritables enjeux du travail. Il propose des pistes concrètes : repenser les organisations (semaine de quatre jours, autonomie accrue), réenchanter le travail collectif, ou adapter la formation aux réalités de demain. Julien Leclercq est chef d’entreprise. Auteur de plusieurs essais, dont «Journal d’un salaud de patron » qu’il a adapté en one-man-show, il a choisi l’humour et l’anecdote pour aborder des sujets au cœur de la société. Il a également été président de l’association Entreprendre pour apprendre et vice-président du Centre des jeunes dirigeants d’entreprise. « Recherche (désespérément) salariés» de Julien Leclercq est publié chez Fayard. La Baule+ : Le confinement a-t-il constitué un marqueur de ce changement de mentalité à l’égard du travail ? Julien Leclercq : C’est vrai, il y a une grosse accélération du changement : ce n’est plus la vie des gens qui doit s’adapter au travail, mais c’est vraiment le travail qui doit s’adapter à la vie des gens. On a poussé le culte de l’individualité au paroxysme. C’était plutôt bien de s’interroger, mais nous sommes arrivés à un point culminant avec la pandémie. Les salariés recherchent maintenant la liberté. C’est une suite logique de l’expérience démocratique. Donc, on se réinterroge sur la place du collectif. Vous êtes à la tête d’une agence de communication et vous avez ouvert un restaurant. C’est cette expérience dans la restauration qui vous a permis de prendre conscience de ce problème… J’ai une agence de presse depuis une quinzaine d’années et j’ai repris un restaurant en 2020. Il se trouve que le métier de journaliste est celui qui est le moins en tension en France. Lorsque je publie un post pour recruter un journaliste, je reçois 200 candidatures ! Lorsque j’ai racheté ce restaurant dans le Gers avec ma compagne, nous pensions que ce serait assez facile de sélectionner des candidats. Or, à neuf jours de l’ouverture, nous n’avions personne... Nous avons écarté deux ou trois candidats, parce qu’ils ne correspondaient pas à nos critères. Par exemple, nous n’avions pas envie de recruter quelqu’un qui sente l’alcool dans un bar. Mais nous nous sommes retrouvés à vraiment avoir peur. Nous avons pris conscience qu’il y a énormément de métiers où il n’y a pas du tout assez de monde. Vous recevez 200 candidatures pour un poste de journaliste. Toutefois, les gens ont souvent une fausse idée de la réalité de ce métier, notamment sur la concentration que cela nécessite, le stress, la rigueur et la disponibilité aussi. Ils ne perçoivent que l’aspect agréable et valorisant, ce qui ne représente que 5 à 10 % du temps. À l’inverse, on imagine la globalité du métier d’un serveur de restaurant et l’on comprend que c’est épuisant… Oui, il y a beaucoup de fantasmes autour de la profession de journaliste. Mais c’est un métier très large et celui qui va couvrir un conflit, comme en Ukraine, n’a rien à voir avec celui qui rédige un magazine de cuisine. Je continue à penser qu’il y a de la place pour quelqu’un de motivé et qui sait surtout cultiver sa différence. Mais il y a peu d’élus. À l’inverse, ce qui m’a choqué, c’est de voir qu’il est quasiment impossible de recruter dans huit métiers sur dix. Il y a un million d’emplois à pourvoir dans de nombreux secteurs, notamment la restauration, l’agriculture, les services à la personne, le bâtiment et même l’industrie des jeux vidéo. C’est vrai, parfois on voit le mauvais côté de certains métiers. Un serveur fait une quinzaine de kilomètres par service, avec un contact client permanent, certains ne sont pas toujours faciles. En plus, il faut être bon commerçant, organisé et rigoureux. Tout cela pour des salaires qui ne sont pas très élevés. Une femme est venue me demander de ne plus travailler entre 15 heures et 17 heures car c’est le seul moment où elle peut voir son amant Ce changement de mentalité affecte tous les emplois et vous racontez que dans votre agence de communication, une salariée est venue vous demander de ne plus travailler l’après-midi entre 15 heures et 17 heures. Vous pensiez que c’était pour un motif important, comme s’occuper d’un enfant ou d’un parent malade. Or elle vous a expliqué que c’était pour voir son amant… Je travaille avec des populations très différentes, des journalistes, des cadres, mais aussi des gens qui ont des profils un peu plus chaotiques. Je voulais montrer jusqu’où la vie privée pouvait aller dans les demandes que l’on reçoit. Effectivement, une femme est venue me demander de ne plus travailler entre 15 heures et 17 heures. Je lui explique que ce n’est pas possible, surtout avec son poste. Je propose quelques adaptations, mais certainement pas tous les jours. Je finis par lui demander si elle a un problème. Et elle me répond que c’est le seul moment où elle peut voir son amant, parce que ses enfants sont à l’école ! Je me suis retrouvé désemparé. Finalement, elle a pu prendre quelques après-midi, mais ce n’était pas tous les jours ! Vous soulignez aussi que cette évolution des mentalités s’est accentuée depuis la guerre en Ukraine, notamment en raison de l’inflation… Chacun s’intéresse à son propre portefeuille. Tout le monde est en difficultés financières. J’ai rencontré les mêmes problèmes partout. Pour comprendre cette crise de l’emploi, il faut prendre en compte cette question de la juste rémunération du travail. On a passé les deux dernières décennies à raconter que l’argent n’était plus un critère essentiel pour choisir un travail. Ce n’est plus vrai. Les sujets d’argent sont devenus prioritaires pour tout le monde. Il y a un problème de juste rémunération du travail. En restauration, les salaires sont bas, mais les marges sont très faibles, donc il y a peu de moyens d’agir. Auparavant, le CDI était le Graal qui nous permettait d’acheter une maison ou une voiture. Aujourd’hui, même avec un CDI, ce n’est parfois plus possible. Les salariés percevraient une rémunération nette plus élevée si le poids des charges et des impôts n’était pas ce qu’il est… Cela fait partie de la réflexion, mais on ne peut pas agir directement en tant que chef d’entreprise. Le coût du travail reste extrêmement élevé en France. Quand quelqu’un reçoit 45 € sur son compte, cela coûte 100 € à l’entreprise. Le problème, lorsque l’on dit cela, c’est que l’on nous répond toujours : « Vous ne voulez plus de votre système social ». Ce n’est pas vrai, il s’agit simplement de faire attention à tout cela, justement pour ne pas mettre en danger notre système social. Il faut aussi faire en sorte que quelqu’un qui travaille ne puisse pas perdre d’argent par rapport à son chômage, car c’est une réalité. Au restaurant, j’ai des extras qui ont perdu de l’argent en venant travailler. Quelqu’un a fait 150 € de salaire en deux jours chez moi et il m’a montré qu’il avait perdu 300 € de chômage. Ainsi, il n’avait aucun intérêt à venir travailler... Pour quelles raisons défendez-vous l’idée de la semaine de quatre jours ? Je ne suis pas dans des discours sociétaux ou idéologiques. Je suis pragmatique.
la baule+ Juin 2025 | 7 Je suis chef d’entreprise et je constate simplement que personne ne postule pour venir travailler chez moi. Lorsque je me lève le matin, mon objectif est de proposer labonne cartepour attirer des clients, proposer une décoration agréable, être ouvert le plus largement possible, sélectionner les meilleurs fournisseurs... Cela fonctionne, mais malheureusement je ne trouve personne pour faire le service. Face à cela, soit je ferme, soit j’explique que je suis complet alors que j’ai encore des tables vides, tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de monde pour assurer le service. Ce n’est pas normal dans un pays où il y a 6 millions de personnes qui cherchent un job ! Ensuite, ce n’est pas très politiquement correct de le dire, mais cela pose un problème qualitatif. Vous ne choisissez plus. La fameuse personne que je n’avais pas sélectionnée au départ parce qu’elle sentait l’alcool, je lui ai quand même téléphoné parce que je n’avais personne... C’est dramatique, parce que l’expérience client n’est pas bonne et vous multipliez les problèmes de ressources humaines. Nous avons beaucoup réfléchi et, ce qui a été déterminant, c’est la semaine de quatre jours. En faisant des horaires à la carte, tout a changé. Au final, il y a toujours quelqu’un qui va payer, en l’occurrence le client: donc votre salade ne sera plus à 20 €, mais à 25 €… Pas pour la semaine de quatre jours, parce qu’il s’agit simplement de changer les rotations. C’est un vrai cassetête pour le patron, mais il n’y a pas de coût sur l’addition finale. Nous avons aussi construit des logements pour les salariés, cela a un coût, mais en même temps il ne faut pas oublier le coût du turn-over. Être obligé de fermer en pleine saison, cela a un coût faramineux. Vous savez, quand François Bayrou dit dans les médias que les Français ne travaillent pas assez et qu’il va falloir se serrer la ceinture, je me demande où il va. Ce n’est pas un projet. En tant que chef d’entreprise, on doit tous les jours proposer un projet et emmener les gens dans une aventure. Il y a plein de gens qui sont prêts à travailler plus, mais ils ont besoin de comprendre pour quoi, pour qui, et comment. Il est inutile de dire que les Français ne travaillent pas assez et qu’il faut tout casser Certes, mais on nous répète que les Chinois et les Vietnamiens travaillent deux fois plus que nous et qu’ils vont gagner la compétition mondiale… Oui, mais nous sommes la résultante de siècles d’avancées et de négociations sociales. Il est inutile de dire que les Français ne travaillent pas assez et qu’il faut tout casser. J’ai envie de répondre à François Bayrou que je travaille 80 heures par semaine et qu’il peut aller se faire empapaouter chez les Grecs ! Maintenant, s’il s’agit de repenser complètement le travail, c’est autre chose. Je pense que la plupart des chômeurs ont envie de travailler et que la plupart des patrons sont des gens bien. Donc, il faut sortir des caricatures et se dire simplement que le travail a changé de place. Les politiques ne parlent que de ce qui ne va pas, mais ils ne nous parlent pas de projets. Vous évoquez aussi l’absence de culture économique, notamment pour comprendre le sens du travail et de l’argent, puisqu’à l’origine l’argent n’est qu’un outil permettant d’éviter le troc. Quand un produit ne se vend pas, c’est peut-être qu’il n’est pas au bon prix… De la même manière, lorsqu’un poste n’est pas pourvu, c’est que le salaire n’est pas attractif… Mais si vous proposez un salaire alléchant, vous allez devoir vendre votre salade 40 €… On fait avec les moyens que l’on a. Vous avez raison, je ne peux pas payer un chef 4000 € par mois, comme sur la Côte d’Azur ou sur la Côte basque. Face à cela, je me suis dit que le chef qui viendra chez moi ne pourrait pas gagner 4 000 € par mois, mais je ne vais pas le faire travailler 80 heures par semaine, donc je vais lui proposer un rythme différent. C’était ma carte de sortie et cela a fonctionné. Il y a de nombreux outils à notre disposition qui nous permettent d’améliorer l’expérience du travail. Ne sommes-nous pas arrivés à un plafond, contrairement à d’autres pays, ce qui marque aussi cette différence ? Par exemple, dans les pays duMoyenOrient ou de l’Est, le restaurateur peut progressivement augmenter le prix de sa salade chaque année, car la clientèle est capable de suivre grâce à l’émergence d’une classe moyenne haute. Et cela se traduit par une augmentation de salaire pour le serveur. Donc, l’ascenseur continue de monter. En France, on sait que les salariés sont mal payés. Cependant, pour mieux les rémunérer, il faudrait augmenter le prix de la salade. Mais il n’y a pas plus de clients capables de suivre cette progression… Tout cela est propre à la France et la situation d’inflation que nous connaissons. Je vous comprends et je vous rejoins. Alors, si nous sommes au plafond, il faut changer d’immeuble. Nous sommes au bout du système. Ma seule richesse, ce sont les êtres humains avec lesquels je travaille et si je grippe cette machine, je ne pourrai plus rien faire. C’est pareil pour notre pays. L’austérité n’est pas un programme politique et, en plus, ce n’est pas ce que j’attends des élites. Elles nous expliquent qu’il faut faire des économies parce que l’on perd de l’argent chaque année. Du coup, quand on arrive dans nos entreprises, tout le monde fait la gueule. Propos recueillis par Yannick Urrien. Julien Leclercq : « Ce qui a été déterminant, c’est la semaine de quatre jours. »
la baule+ 8 | Juin 2025 Presqu’île Aménagement by Guérande Clôtures étoffe son expertise dans l’aménagement paysager Depuis 40 ans, Presqu’île Aménagement by Guérande Clôtures intervient sur la presqu’île guérandaise pour concevoir et réaliser des aménagements extérieurs complets. Forte de son atelier de fabrication implanté à Villejames, l’entreprise maîtrise la production de portails, clôtures, carports et abris de jardin, ainsi que leur motorisation et leur domotique, sans recourir à la sous‑traitance. Une nouvelle offre dans l’aménagement paysager Cette année, Stéphane Lepez, dirigeant de la société, annonce le lancement d’une nouvelle offre dans l’aménagement paysager. Ce développement n’est pas réellement une surprise, car voilà déjà plusieurs années que les clients demandaient à l’entreprise si elle pouvait prendre en charge ce genre de prestations : « Quand on pose un carport, on nous propose aussi de réaliser le pavage, lorsqu’on installe une protection solaire, on nous demande logiquement de créer la terrasse ou, quand on fait des pergolas ou des clôtures, nos clients attendent aussi une prestation en matière d’aménagement paysager. Maintenant, nous avons recruté une équipe de paysagistes et nous sommes en mesure de répondre à toutes ces attentes. » Nos ateliers de fabrication sont dans la zone de Villejames Mathilde, qui a passé plusieurs années avec Daniel Loirat, a proposent maintenant des solutions de motorisation, en faisant appel à des sous-traitants. été recrutée pour piloter ce nouveau service d’aménagement paysager : « L’entreprise a maintenant une offre complète pour s’occuper intégralement des extérieurs et nous sommes les seuls à pouvoir tout faire à Guérande puisque nos ateliers de fabrication sont dans la zone de Villejames. » La force de Presqu’île Aménagement by Guérande Clôtures, c’est évidemment sa technicité, sa maîtrise de tous les éléments électroniques, électriques et domotiques, et le recrutement de paysagistes s’avère donc être une suite logique: « Quand on maîtrise l’aménagement le plus complexe et le plus technique, on est plus à l’aise pour s’étendre vers les métiers du paysage.» En sens inverse, on voit que beaucoup de paysagistes Stéphane insiste sur le fait que les clients n’ont qu’un seul interlocuteur : « Nous faisons tout et nous n’avons pas de sous-traitants. En étant aussi un fabricant installé à Guérande, cela nous permet de réagir toujours rapidement et d’avoir un service après-vente très efficace. » Presqu’île Aménagement by Guérande Clôtures emploie une quinzaine de salariés et une équipe de paysagistes a déjà été recrutée pour répondre à cette nouvelle offre. Presqu’île aménagement by Guérande Clotures, 2 rue des Guérets, Z.A. de Villejames, à Guérande. Tel. 02 40 42 91 50. Courriel : accueil@ guerande-clotures.fr Samedi 21 juin 2025, de 9h30 à 17h30, la Place des Salines et la Salle des Floralies seront investies par 80 exposants venus présenter la richesse du tissu local. Associations sportives, artistiques, culturelles ou solidaires : le « Forum des Asso’s bauloises » promet un véritable kaléidoscope d’activités et d’animations variées, entièrement gratuites et ouvertes à tous. Chacun trouvera de quoi s’éveiller à une nouvelle passion. Le Forum n’oublie pas sa vocation citoyenne. Plusieurs associations de solidarité locale seront présentes pour informer et recruter des bénévoles. La Baule-Escoublac s’anime avec le Forum des Asso’s bauloises
la baule+ Juin 2025 | 9 Vue sur Mer : un vent nouveau souffle sur l’optique à Escoublac C’est une belle adresse qui vient d’ouvrir ses portes au cœur du bourg d’Escoublac : Vue sur Mer. Aux commandes, un visage familier pour beaucoup d’habitants de la presqu’île: Julien Roumy. Pendant 17 ans, il a collaboré avec M. Taillandier, une figure bien connue du paysage baulois. Une aventure qui a commencé à Rennes avant de s’ancrer durablement à La Baule. « J’ai énormément appris à ses côtés. J’ai découvert une clientèle très variée, et surtout, j’ai affiné mon regard : le goût du beau, », explique Julien. En effet, « les marques éthiques sont des marques qui ont leur processus de fabrication en France dans un rayon rapproché de leur usine. On répond aux attentes de toutes les générations, comme en termes de prix. » Les marques choisies racontent toutes une belle histoire Et les marques choisies racontent toutes une belle histoire. Par exemple, la plus connue, Naoned, est 100% nantaise et elle a réussi le pari de tout concentrer dans un rayon de 200 km, la matière première est réalisée à Saint-Malo, la colorimétrie dans le Morbihan et les lucela s’éduque au quotidien », confie-t-il. Un lieu chaleureux, pointu, et surtout très engagé Aujourd’hui, Julien prend son envol en rejoignant Ronan, le fondateur du Comptoir de l’Optique à Pornichet, qui voulait ouvrir un second établissement à La Baule. Ensemble, ils ont imaginé une boutique qui ne ressemble pas aux autres: un lieu chaleureux, pointu, et surtout très engagé. « On voulait aller plus loin qu’une simple vitrine d’optique. Notre sélection mise sur l’élégance, l’originalité et l’éthique. Oui, c’est possible de porter de belles lunettes et de soutenir une production responsable nettes sont assemblées à Nantes. Autre marque intéressante : In’bô. Les montures en bois personnalisables sont fabriquées dans les Vosges, entièrement à la main, sur des machines traditionnelles. Baars est aussi une marque très élégante, 100 % française, à l’origine de la charnière magnétique, ce qui permet de rendre les lunettes plus résistantes et surtout interchangeables. Une nouveauté : l’arrivée de Face à Face, marque historique dans le design engagé. Le tout aux côtés de valeurs sûres comme Ray-Ban, pour ceux qui aiment rester classiques. Comme pour le Comptoir de l’Optique à Pornichet, Vue sur Mer collabore avec le verrier Carl Zeiss, reconnu internationalement, et dont une partie de la production est à Fougères en Ille-etVilaine. Mais, ce qui fait vraiment la différence chez Vue sur Mer, c’est l’accueil. Dans sa jeunesse, Julien a abandonné ses études de pharmacie pour devenir opticien, parce qu’il a toujours été attiré par le contact humain : « La plupart des opticiens sont de bons professionnels, ce qui fait la différence, ce sont les liens étroits que l’on peut tisser avec nos clients. J’écoute chaque personne en essayant de saisir sa sensibilité, c’est d’ailleurs ce qui me plaît dans ce métier. Cela ne s’apprend pas dans les livres puisque chaque cas est différent. » Vue sur Mer, 16 avenue Henri Bertho à La Baule, au cœur du bourg d’Escoublac. Tél. 02 40 15 49 60. Faire de la publicité dans La Baule+ signifie à vos clients: « Vous comptez pour nous ! » Vous montrez que votre commerce est en pleine forme et prêt à les accueillir tout l’été. Avec 45 000 exemplaires distribués en juillet, comme en août, et plus de 90 000 lecteurs par numéro, vous bénéficiez d’une visibilité massive et ultra-ciblée sur le littoral. Il n’est pas trop tard pour figurer dans le numéro de juillet: associez votre enseigne à la performance de La Baule+, dynamisez votre chiffre d’affaires et affirmez votre position d’incontournable dans la région ! la baule+ Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com
la baule+ 10 | Juin 2025 Les élus de La Baule viennent d’examiner le CFU (Compte Financier Unique) de l’exercice 2024, qui s’avère positif. Franck Louvrier souligne que ce bilan « est le fruit d’une gestion rigoureuse, au plus près, fondée sur la chasse aux dépenses inutiles et sur la préservation de notre capacité d’auto-investissement. Je crois donc qu’il est indéniable, au bout de cinq ans de mandature, que nous pouvons prétendre mener une bonne gestion financière de la Ville, saine et raisonnée. Tous les indicateurs sont au vert. En fonctionnement, un meilleur contrôle des dépenses, avec la chasse à celles qui sont inutiles et la rationalisation des achats. Un endettement maîtrisé, que nous pourrions même accentuer au regard de ce qui est pratiqué dans des communes de taille comparable à la nôtre. Une forte capacité d’investissement maintenue en dehors de celui de la réhabilitation de la promenade de mer, avec près de la moitié de ce budget d’investissement consacré chaque année à la voirie. Un fonds de roulement étale, autrement dit notre capacité d’autofinancement est intacte. Le tout, en respectant notre fort engagement de stabilité fiscale : la part de la Ville dans les impôts locaux est la même qu’en 2020. » Le maire de La Baule précise : « Nous sommes très vigilants sur le train de vie de la collectivité : nous avons encore cette année resserré les dépenses afin d’anticiper au mieux les contraintes que risque de nous imposer l’État pour tenter de combler son déficit abyssal. Pour autant, nous maintenons nos efforts d’investissements, parce que ceuxci sont indispensables pour l’évolution de notre ville et parce que nous savons les financer. Ainsi, le projet de réhabilitation de la promenade de mer l’est intégralement par l’emprunt. Ce mode de financement nous permet de maintenir nos investissements structurants grâce à notre épargne brute qui représente 14,5 millions d’euros en 2024. Sur l’ensemble de la mandature, nous aurons donc investi 90 millions d’euros en autofinancement, auxquels nous pouvons ajouter les 30 millions de la promenade de mer, soit un total de 120 millions d’investissements en 6 ans, ce qui est conséquent. » Franck Louvrier ajoute : « Comme nous conservons la maîtrise de notre endettement, nous pourrions aisément l’accroître, mais nous nous préservons pour l’avenir. Il faut bien connaître les règles de finances publiques : l’endettement est intrinsèque à une ville. Une commune qui ne s’endette pas, c’est une commune qui n’investit pas pour l’avenir. Il est donc indispensable, non pas de pouvoir s’endetter, mais de savoir le faire, à l’aune de ce qui est acceptable. Nous sommes largement en dessous de ce qui est tolérable pour une ville comme la nôtre : avec une année et demie d’endettement, ceci pourrait être deux fois ou trois fois plus long pour une commune comparable. D’autant plus que cette durée prendra en compte un investissement total de près de 100 millions d’euros pour la promenade de mer. Cet endettement raisonnable nous a permis de ne pas augmenter la fiscalité municipale pendant tout le mandat. » La Baule : un bilan positif sur le plan financier La Ville de Guérande, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, lance une campagne de financement participatif pour la restauration de la Collégiale Saint-Aubin. Ce projet, fruit d’un diagnostic sanitaire réalisé en 2024, vise à arrêter la dégradation progressive de l’édifice et à lui redonner sa splendeur d’antan. Le programme de travaux, étalé sur dix ans et divisé en six tranches, débutera à l’automne 2025 par la remise en état de la façade nord-ouest, comprenant la nef, le bas-côté, le transept, le clocher et la tourelle d’accès. Le montant estimé s’élève à 1 723 815 € HT, pris en charge par la Ville, l’État et la Région, tandis que la souscription citoyenne vise à collecter 50 000 € pour compléter le financement. Les dons, ouvrant droit à une réduction d’impôt, permettront aux contributeurs de bénéficier de contreparLa Turballe instaure la priorité à droite dans sa Zone 30 Lors de sa dernière commission « sécurité routière », la municipalité de La Turballe a acté un changement de signalisation dans l’ensemble de sa Zone 30. Afin de rendre plus lisible et plus sûr le partage de la voie publique, tous les panneaux STOP et leur marquage au sol seront retirés, à l’exception des intersections avec les routes départementales. « Ces mesures confortent la réduction de vitesse dans ces zones, car la priorité à droite nous oblige à maintenir une vitesse faible dans ces rues », explique Didier Cadro, maire de La Turballe. En substituant la multitude de STOP par un principe unique de priorité à droite, la commune ambitionne de rendre plus intuitif le comportement des automobilistes. En Zone 30, la priorité à droite incite naturellement le conducteur à ralentir, sous peine de ne plus disposer d’un rayon de braquage ou d’un temps de réaction suffisant pour céder le passage. Cette logique s’inscrit pleinement dans la politique municipale d’apaisement des quartiers résidentiels. Seules les intersections avec une RD (route départementale) conserveront la signalétique actuelle, afin d’assurer une hiérarchie claire entre voiries communales et réseau routier départemental. Appel aux dons pour la restauration de la Collégiale Saint-Aubin de Guérande plus beaux joyaux. Dédiée à Saint-Aubin, elle tire son prestige du chapitre de chanoines qui lui aurait été attaché vers 860 et lui confère son statut de collégiale. L’édifice a subi plusieurs modifications au fil des siècles. Ainsi, de l’église romane, détruite lors du sac de Guérande par les Normands en 1342, il ne reste que la nef et ses piliers. Restaurée aux XIVe et XVe siècles, l’actuelle collégiale arbore un style gothique flamboyant dont les ornements l’apparentent à l’architecture bretonne. Les voûtes en pierre et les vitraux sont érigés au XIXe siècle. La Collégiale est classée sur la première liste des Monuments historiques dressée par Prosper Mérimée en 1840. Parallèlement au chantier, un riche programme d’animations et de visites guidées sera mis en place pour sensibiliser le public à l’architecture gothique flamboyante et aux métiers d’art du bâti ancien. Ateliers pédagogiques pour scolaires, conférences d’experts et parcours immersifs seront proposés dès l’été 2025 pour rendre le chantier vivant et participatif. Estelle Girault, directrice Culture et Patrimoine de la Ville de Guérande, souligne : « Notre ambition est de transmettre un monument d’exception. Grâce à l’engagement des Guérandais, nous pourrons assurer la pérennité de la Collégiale et renforcer l’attractivité de notre cité médiévale. » ties : à partir de 100 €, un magnet “Guérande” et un grand merci figurant dans le livre d’or du chantier ; à 250 €, deux entrées au Château-Musée de la Porte Saint-Michel et une invitation à la Fête médiévale ; à 500 €, toutes ces contreparties plus deux entrées couplées pour la Maison des Paludiers ; et à 1 000 €, en sus, un abonnement familial au musée et deux places pour le tournoi médiéval annuel. Un reçu fiscal sera adressé automatiquement à chaque donateur. La Collégiale est classée sur la première liste des Monuments historiques dressée par Prosper Mérimée en 1840 Important centre religieux au Moyen Âge, Guérande a conservé de cette période un patrimoine architectural très riche. La Collégiale, dont l’histoire commence avec l’arrivée des Bretons au VIe siècle, en est l’un des
la baule+ 12 | Juin 2025 Pierre Jovanovic : « Les gens du GIPN sont des personnes sérieuses et on les a utilisés pour une plaisanterie qui a dû coûter des dizaines de milliers d’euros aux contribuables. » Cette affaire a suscité des millions de vues sur les réseaux sociaux et des commentaires dans les médias du monde entier : la police française a fait irruption pendant la nuit chez un écrivain qui dérange le pouvoir. Spectacle ahurissant des autorités débarquant en pleine nuit au domicile de Pierre Jovanovic pour l’arrêter. À une heure inhabituelle, mais légale, si le but était de le faire interner. Comme il était absent, la porte de sa maison d’édition a aussi été défoncée. Officiellement ? Une opération pour «sauver sa vie ». Officieusement ? Une manœuvre de censure pour empêcher la sortie de son prochain livre explosif: « 2008 ». Ainsi, Pierre Jovanovic aurait représenté une menace un samedi à 23 h, d’où la mobilisation de l’appareil d’État. Or, bizarrement, après la médiatisation de cette affaire, il est redevenu dès le lendemain un personnage normal... Pierre Jovanovic sera l’invité du Cercle 7 samedi 15 novembre à La Baule Scandale ► L’appareil d’État mobilisé pour tenter de faire taire un écrivain La Baule+ : L’affaire Jovanovic a défrayé la chronique. Cependant, une partie de la France, celle qui ne regarde ou n’écoute que les médias mainstream, n’en a pas entendu parler. En résumé, votre nouveau livre s’apprêtait à sortir et des forces de police ont déboulé chez vous en pleine nuit, en défonçant la porte de votre domicile. Comme vous n’étiez pas présent, ils sont allés au siège de votre maison d’édition, pour défoncer la porte du bureau, mais aussi la cave. Toutefois, vous n’étiez pas à Paris. Le prétexte était que vous auriez été sur le point de vous suicider et qu’il fallait vous interner… Pierre Jovanovic : La police est arrivée un samedi à 23 h. La date est importante. Je précise qu’ils ont fait cela le week-end pour court-circuiter le ministère de l’Intérieur et les services de Bruno Retailleau. La nuit, surtout le week-end, il n’y a pas grand monde en fonction au ministère de l’Intérieur, car dans une nuit de semaine, ou en journée, jamais les cadres supérieurs du ministère de l’Intérieur n’auraient appuyé sur le bouton pour faire se déplacer le GIPN ! Quand il y a des tentatives de suicide, vous avez la police, éventuellement les pompiers, mais cela ne va pas plus loin. Cette fois-ci, il y a eu une tentative d’internement et c’était évidemment un faux prétexte. C’était une opération de barbouzerie de l’Élysée. Il y avait un camion de pompiers, le représentant du préfet de police de Paris, la BAC, un camion de police et le GIPN ! Cela fait beaucoup pour quelqu’un qui tente de se suicider. C’était un prétexte bidon. Ils ont défoncé la porte de mon domicile, ils ont ouvert les placards et ils sont repartis Que s’est-il passé exactement ? Ils ont défoncé la porte de mon domicile, ils ont ouvert les placards et ils sont repartis. Ils devaient penser que j’étais en train de travailler sur mon nouveau livre à ma maison d’édition dans le VIIIe arrondissement de Paris et ils ont mobilisé en pleine nuit le commissaire du huitième. Toutes ces autorités sont nécessaires pour interner quelqu’un en psychiatrie. Au début, je ne le savais pas. Ce sont des gendarmes et des policiers qui m’ont informé de cela. J’ai fait mon enquête et tout le monde dit qu’ils ont vraiment utilisé les grands moyens pour un écrivain. Heureusement, quelqu’un qui habite en face de ma maison d’édition a fait des photos de cette intervention. Elles ont été vues des millions de fois sur les réseaux sociaux. C’est cela qui a planté le pouvoir et c’est devenu un scandale d’État. Évidemment, les médias classiques n’en ont pas parlé. Cet internement en psychiatrie aurait eu pour effet d’empêcher la sortie de votre nouvel ouvrage… Oui. Ils auraient dit que Pierre Jovanovic a été interné parce qu’il est fou et cela aurait cassé toute ma crédibilité. Franck Louvrier est absolument adorable et très attaché à la liberté d’expression Ensuite, comme vous êtes fou, on aurait peut-être appris que vous vous étiez jeté du balcon… C’est un grand classique ! Heureusement, je suis là et je vais pouvoir revenir faire une signature à La Baule. D’ailleurs, je remercie Franck Louvrier, maire de La Baule, qui a eu la gentillesse de venir me voir lors d’une précédente séance de dédicaces. Il est absolument adorable et très attaché à la liberté d’expression. Nous avons tous vu la vidéo de la tentative d’enlèvement de la fille du patron d’une société de cryptomonnaie et je dis simplement que j’ai échappé à cela en pleine nuit. C’était la même opération. Mais, cette fois-ci, ce n’étaient pas des malfrats et cela s’est fait dans un cadre légal déclenché par l’Élysée. Cela s’est fait sur un coup de colère, en plein week-end. S’ils sont venus chez moi, c’est parce qu’ils pensaient que j’y étais, parce qu’avant de partir en week-end, j’avais oublié d’éteindre la lumière. Depuis, vous avez reçu de nombreux témoignages et vous dites Léon XIV : l’apôtre de la paix.
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2