la baule+ 20 | Juin 2025 Lambert Wilson : « La vie est courte et il faut vivre des choses très différentes pour la rendre intéressante. » À l’occasion des 130 ans de la naissance du cinéma, le Festival de La Baule a souhaité célébrer cet anniversaire en proposant un concert en clôture autour des plus belles chansons du cinéma français: « Lambert Wilson Chante. » Ainsi, sur la scène du Palais des congrès et des festivals Jacques Chirac - Atlantia de La Baule, Lambert Wilson fera renaître en chansons les grandes heures du cinéma. Il interprétera les mélodies mythiques des films, les airs inoubliables des comédies musicales et il rendra un hommage vibrant à Yves Montand, grande figure du 7e art et de la chanson. Lambert Wilson nous invite à revivre le cinéma en musique, à travers ce récital totalement inédit en guise de voyage dans l’histoire du cinéma. Pratique : Concert « Lambert Wilson Chante » et cérémonie de remise des prix du festival, samedi 28 juin prochain au Palais des congrès Atlantia. Places à partir de 59 €. Musique ► L’acteur et chanteur invité d’honneur du festival Cinéma & Musique de film de La Baule La Baule+ : Une partie du public vous connaît comme chanteur et comédien, mais beaucoup vous connaissent surtout comme comédien et moins comme chanteur… Lambert Wilson : Parce que je fais un chant qui s’apparenteau travail des acteurs. C’est du chant qui est lié à la scène, des personnages dans des comédies musicales, des airs qui appartiennent au monde de la comédie musicale... Donc, je ne fais pas de la variété. Je ne suis pas dans les réseaux télévisuels qui font la promotion de cette activité. C’est un travail parallèle. Je fais de la musique en tant que chanteur ou en tant que récitant, c’est-à-dire un acteur qui dit des textes avec des orchestres ou des orchestres de chambre, mais je n’ai jamais eu l’intention de faire partie des charts. C’est une évidence. Le public me trouve là où je vais. Or, après quarante ans, on me dit encore : « Ah bon, vous chantez ? » Cela me fait rire, parce que j’ai chanté à la Scala de Milan, au Théâtre du Châtelet, ou au Théâtre national de Londres... Mais cela semble toujours surprendre. Ce n’est pas grave et cela ne m’empêche pas de dormir. Vous avez même interprété « Syracuse » aux Chorégies d’Orange… Oui, j’ai même chanté au Festival de Montreux. Mon plus beau souvenir professionnel, c’est quand même d’avoir chanté dans Candide à la Scala de Milan et peu de gens le savent. Mais je n’aime pas faire ma promotion... Effectivement, j’ai été sur de très grands plateaux, dans des lieux prestigieux et difficiles. Je continue mon bonhomme de chemin. J’ai besoin de la musique, j’ai besoin de m’exprimer en musique et j’espère que les gens seront au rendez-vous. Il est assez émouvant pour moi de revenir à Atlantia Vous êtes aussi un passeur d’histoire en reprenant des mélodies qui ont bercé des générations avec une orchestration plus actuelle… J’espère les transmettre. Par exemple, dans le répertoire de Léo Ferré, de Jacques Brel ou d’Yves Montand, il y a des choses extraordinaires que le jeune public doit découvrir. On pense que le jeune public est uniquement nourri de ce qu’il trouve sur les réseaux sociaux ou sur Internet, mais il y a des gens qui arrivent à trouver, souvent par une culture familiale, un lien avec ces très grandes œuvres. À La Baule, je vais évoquer les grandes chansons de cinéma, celles qui ont marqué le cinéma français, et aussi beaucoup de chansons d’Yves Montand que j’ai présentées il y a quelques années dans un album. C’est un mélange entre les chansons françaises et les grandes chansons de cinéma, comme celles de Michel Legrand. Ce qui est amusant, c’est que j’ai commencé mes premiers pas dans la chanson à Atlantia avec un spectacle musical en 1990 ! Le premier spectacle
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