La Baule+

la baule+ Juin 2025 | 13 que Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, n’était pas au courant… Oui, c’est pour cela que cette opération a été menée en pleine nuit, un week-end. Gérard de Villiers m’a toujours dit que dans ce genre d’opérations, il n’y a pas de hasard. Je ne suis pas sous traitement, je n’ai jamais pensé à me suicider, j’aime la vie... C’est une affaire rocambolesque. J’ai reçu aussi des témoignages de cadres qui travaillent dans des hôpitaux psychiatriques et qui me disent qu’ils n’ont jamais vu un tel déploiement de forces pour aller chercher quelqu’un afin de l’interner. On n’a jamais vu le GIPN pour aller chercher un écrivain ! Cette affaire a fait un scandale au sein de la chaîne de commandement du GIPN, car il y a quand même une certaine forme d’humiliation. Les gens du RAID et du GIPN sont des personnes sérieuses, qui font un métier utile à la société, et on les a utilisés pour une plaisanterie qui a dû coûter des dizaines de milliers d’euros aux contribuables, entre les pompiers, la police, le commissaire, la préfecture de police… Franchement, ils avaient autre chose à faire. J’ai rencontré un officier de police judiciaire qui a analysé cette affaire et qui m’a clairement dit que cela venait de « tout en haut ». L’État a voulu m’interner le samedi à 23 heures, mais j’ai finalement été guéri le lundi matin ! Ce qui est aussi étonnant, c’est que vous étiez donc considéré comme un fou censé se suicider le samedi à 23 heures, mais, depuis la diffusion de cette affaire sur les réseaux, tout va très bien et vous êtes redevenu quelqu’un de tout à fait normal… Je n’avais même pas pensé à cela... Maintenant, je sais que l’Élysée essaye de remettre l’affaire sur le dos de Bruno Retailleau, ce qui est assez incroyable. Napoléon III avait demandé à Victor Hugo d’aller se réfugier sur une île déserte, les écrivains soviétiques étaient emmenés au goulag, et on a voulu m’emmener dans un hôpital psychiatrique ! L’État a voulu m’interner le samedi à 23 heures, mais j’ai finalement été guéri le lundi matin ! Votre nouveau livre, «2008 », est sur le point de sortir : qu’est-ce qui pourrait gêner le pouvoir ? Je reviens sur la crise des subprimes qui a ravagé tout le système bancaire mondial. Je suis parti en arrière, dès les années 80, pour expliquer comment nous en sommes arrivés là. J’explique que cette crise a été promue et organisée. Cela va faire plaisir aux complotistes! Mais j’apporte toutes les preuves dans ce livre. Tout cela a été fait avec la complicité des dirigeants des banques françaises, particulièrement le Crédit Agricole. Les banques américaines ont fait le plus grand hold-up de l’histoire de l’humanité, en volant 30 trilliards. Personne ne peut imaginer ce que c’est. Nicolas Sarkozy, à l’époque président de la République, s’est fait enfler par les dirigeants des banques françaises. Et il a dû prendre plus de 300 millions dans les caisses de retraite pour sauver les banques. Cela s’est passé dans tous les pays du monde. Maintenant, on nous parle de repousser l’âge de la retraite. Or, j’explique que cette crise de 2008 va les forcer à repousser l’âge de la retraite jusqu’à 70 ans. Peut-être y a-t-il dans ce livre quelque chose que vous pensez anodin, mais qui pourrait déranger… Tout à fait, puisque le GIPN a reçu l’ordre de casser les caves de l’immeuble des éditions du Jardin des Livres. Or, comme nous n’avons pas de cave, ils ont cassé les caves des habitants de l’immeuble et il y a déjà plusieurs plaintes déposées. Maître Carlo Brusa a pris l’affaire en main, parce que c’est un vrai scandale. On va faire monter cette affaire très haut au niveau international, parce que c’est une barbouzerie honteuse de l’Élysée. Emmanuel Macron a perdu le sens des réalités sur ce dossier. Propos recueillis par Yannick Urrien. Spectacle ahurissant des autorités débarquant en pleine nuit au domicile de Pierre Jovanovic pour l’arrêter.

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