la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 253 - Juillet 2025 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! LOISIRS L’Océarium du Croisic inaugure Immer Sea Page 4 HISTOIRE Patrick Mahé raconte de Gaulle et la Bretagne Pages 8 et 9 Fabrice Luchini Seul un génie de la scène pouvait transmettre cette passion pour Victor Hugo Pages 28 à 31 Nos entreprises locales communiquent : SOCIÉTÉ GASTRONOMIE Bahia Tikka : une parenthèse dépaysante Page 5 MAISON La Maison des Travaux : l’esprit tranquille après l’achat immobilier Page 7 MAISON Courdier : une entreprise familiale qui traverse les générations Page 10 DÉCORATION Cadréa : l’encadrement sous toutes ses formes Page 13 MAISON Multirex : un nouveau produit pour redonner vie au bois Page 25 IA Éric Verhaeghe analyse la manipulation des foules et de l’information Pages 20 à 22 Christian Désert : les IA conversationnelles bouleversent l’univers du référencement Page 24 MUSIQUE François Salque : le violoncelliste en concert à La Baule Page 34 Photo : Stéphanie Guertin ACTUALITÉS Jean-René Belliard nous permet de comprendre les dessous de la guerre entre Israël et l’Iran Pages 14 et 15 TÉMOIGNAGE Michel Santi : sa jeunesse avec l’ayatollah Khomeini Pages 16 et 17 NAUTISME Etienne Germain, directeur général de La Baule Nautic, analyse les tendances Page 18
la baule+ 2 | Juillet 2025 L’an dernier, environ 1500 personnes ont assisté à la messe célébrée en plein air sur la plage Benoît à La Baule en hommage aux disparus en mer. Cette année, l’office de la Sainte-Anne aura lieu le dimanche 20 juillet à 10h30 en face du Yacht Club de La Baule et sera suivi de la bénédiction des bateaux. Le père Christophe, responsable de la paroisse de La Baule, et le père Benoît, vicaire de la paroisse, invitent tous les plaisanciers à venir avec leur bateau. La bénédicUne messe sur la plage dimanche 20 juillet à La Baule Père Benoît : « C’est assez particulier de célébrer une messe sur une plage. » tion en mer aura lieu après 13 h, en face du port du Pouliguen. Le père Benoît répond aux questions de La Baule+. Il y a ensuite la bénédiction des bateaux en début d’après-midi et nous partons jeter des gerbes en mer, pour honorer les péris, avec la SNSM La Baule+ : L’an dernier, vous aviez rassemblé des centaines de personnes sur la plage pour la messe de la Sainte-Anne et vous recommencez dimanche 20 juillet à 10h30. Quelle est l’origine de cette manifestation ? Père Benoît : L’année dernière, comme l’année précédente, il y a eu plus de 1500 personnes et ce fut un réel succès. Cet événement est né à la demande du maire, Franck Louvrier, qui souhaitait une messe en plein air au mois de juillet et nous avons monté ce projet avec le Yacht Club et les associations de plaisanciers. Nous avons eu aussi des contacts fabuleux avec la SNSM. Cette messe est célébrée sur la plage Benoît. Il y a ensuite la bénédiction des bateaux en début d’après-midi et nous partons jeter des gerbes en mer, pour honorer les péris, avec la SNSM. Les plaisanciers sont très nombreux. C’est un événement que les gens attendent et c’est assez particulier de célébrer une messe sur une plage. Il y a des gens qui se promènent, qui s’arrêtent pour nous regarder, car il y a une vraie attente spirituelle des uns et des autres. Pour cela, nous devons annuler des offices à Pornichet et à La Baule, et nous invitons évidemment les gens à venir sur la plage Benoît à 10h30. Cette messe est placée sous le patronage de Sainte Anne… Oui, Sainte Anne, patronne des Bretons. Nous l’honorons d’une manière particulière. Chaque année, nous faisons quelque chose de particulier. Il y a deux ans, le père Ursule, qui était prêtre avant moi, était revenu du Bénin avec une statue de Sainte Anne qui était très belle. L’année dernière, nous avons fait une procession avec des bannières et des bateaux que nous portions sur des brancards. Nous partons du Yacht Club et nous marchons sur la plage. Vous aviez aussi prié pour le peuple russe et le peuple ukrainien. Vous aurez certainement une pensée à l’égard des chrétiens d’Orient… C’est une intention que l’on porte tous les dimanches, à travers une prière que le pape François avait écrite. Cette année, nous sommes dans une année jubilaire et la prière sera en lien avec l’année jubilaire, mais cela ne nous empêche pas de prier pour les chrétiens qui souffrent dans le monde. Il y en a beaucoup, avec des souffrances que nous n’imaginons même pas. J’invite vraiment les gens à venir sur la plage, librement, avec leur pliant, et les paroissiens les accueilleront avec plaisir. Ensuite, vers 14 heures, ceux qui souhaitent recevoir la bénédiction pour leur bateau n’ont qu’à venir sur le quai du port du Pouliguen et le père Christophe fera cela avec joie. Dominique Molette, président du Yacht Club de La Baule, et Daniel Dahéron, trésorier
la baule+ Juillet 2025 | 3 Franck Louvrier sait que la sécurité est la première attente des Baulois. Depuis une quinzaine d’années, on observe chaque été une multiplication des incivilités, qui conduisent parfois à des violences. Ce sujet sensible est devenu prioritaire pour le maire de La Baule. Le jour de la Fête de la Musique, la police a même dû intervenir pour faire cesser un rodéo urbain en plein centre-ville. Franck Louvrier a fait le point, lors de la réunion du conseil municipal du 27 juin dernier, sur le dispositif estival : « La commune retrouve ses renforts de Police nationale habituels. Outre plusieurs dizaines d’équipages en provenance de l’agglomération nantaise, à partir du 11 juillet jusqu’au 20 août, une compagnie de CRS, la 55, basée à Marseille sera présente sur le terrain baulois, soutenue par des motocyclistes CRS. En parallèle, les effectifs de la Police municipale se sont étoffés de six agents saisonniers, et le Centre de Supervision Urbaine (CSU) a été rendu opérationnel sur une amplitude horaire beaucoup plus large. L’équipement en armement létal se poursuit également : un tiers des effectifs est ainsi apte à s’en servir avant la saison. » Par ailleurs, « la plage va aussi retrouver, du 1er juillet au 31 août, la présence de 8 CRS nageurs sauveteurs, qui ont capacité à intervenir autant sur le sable que sur le plan d’eau. Sans l’aide du délégataire, la Ville reconduit depuis 2021 avec ses propres deniers son plan Vigiplage en direction des établissements de plage, restaurants, bars et clubs pour enfants, plan dont l’efficacité n’est plus à prouver. » On aura donc compris que sont les contribuables qui vont financer la sécurité de la plage, alors que Veolia semble la délaisser, sauf pour encaisser les redevances des professionnels de la plage. En ce qui concerne les occupations sauvages, le maire annonce « l’installation de portiques anti-intrusion place des Salines.» Il précise : « Nous avons veillé à sécuriser tous les terrains susceptibles de faire l’objet d’une occupation illégale par les gens du voyage. » Mardi 24 juin, la salle Baudry affichait complet pour la réunion publique consacrée au futur des Bains du Nau, emblème du littoral pouliguennais. À l’invitation de la municipalité, de nombreux habitants ont répondu présents, témoignant de leur attachement à ce lieu. En ouverture de séance, le maire Norbert Samama a rappelé l’histoire du site : la gestion communale de la plage depuis 1927, l’incendie qui a détruit le bâtiment en 2023, puis le long travail d’expertise mené depuis. Il a exprimé la volonté ferme de la Ville de reconstruire un équipement fidèle à l’esprit des lieux, tout en l’adaptant aux réalités actuelles. « Les Bains du Nau font partie de notre patrimoine commun. Ils évoquent des souvenirs, une ambiance, une identité. Notre responsabilité est de préserver cette âme, tout en inscrivant le projet dans les enjeux de notre époque », a déclaré le maire. Hélène Charron, architecte du patrimoine, a proposé un retour en images sur l’évolution du bâti balnéaire et l’importance symbolique des Bains du Nau, à travers des cartes postales anciennes et des modélisations 3D. Le projet architectural, présenté par Sébastien Guiho, architecte DPLG, prévoit une structure démontable respectant les contraintes du Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL). Il s’agit d’un équilibre entre mémoire et adaptation au changement climatique. Lors des échanges, plusieurs questions ont été soulevées : futurs usages, vente à emporter, présence de terrasses, ou encore le montant du loyer à venir. Le maire a précisé que ces points seront mentionnés dans le cadre d’un appel à projets en cours d’élaboration, dans un souci de transparence et d’équité. Il a également indiqué que le retour sur investissement est estimé à 19 ans. En parallèle de la réunion, une exposition scénographiée retraçant l’histoire du site et présentant les grandes lignes du projet a été inaugurée. Visible à la salle Baudry jusqu’au 11 juillet, elle sera ensuite affichée sur les murs du bâtiment actuel, plage du Nau, et accessible jusqu’au 15 septembre. Le Pouliguen : forte mobilisation autour de la reconstruction des Bains du Nau Sécurité : le dispositif de Franck Louvrier pour l’été
la baule+ 4 | Juillet 2025 C’est le site le plus emblématique de la presqu’île : l’Océarium du Croisic reste chaque année le lieu le plus visité, grâce à ses animations, et son renouvellement constant… et à sa capacité à surprendre. Cette année encore, la surprise est de taille. Depuis quelques mois, les visiteurs attentifs auront remarqué la construction d’un bâtiment à l’architecture futuriste, non loin du bassin des manchots. Le mystère est désormais levé : Benoît Frémont, directeur d’exploitation de l’Océarium, lève le voile sur Immer Sea, une toute nouvelle salle immersive à 360°, unique en son genre. Cette salle, équipée d’une projection à 360° sur 7 mètres de haut, offre un véritable voyage sensoriel au L’Océarium du Croisic inaugure Immer Sea : une salle immersive à 360° pour plonger au cœur des océans cœur des océans. L’idée est née d’un voyage au Japon, où Stéphane Auffret, directeur de l’Océarium, a découvert une technologie d’immersion totale. De retour au Croisic, il a convaincu Benoît Frémont d’explorer cette piste. 12 vidéoprojecteurs fonctionnent en simultané Benoît Frémont souligne que « le premier critère technique, c’était la hauteur de projection. Pour une immersion réussie, il faut au minimum 6 mètres. Nous avons donc conçu un bâtiment spécifique.» Le résultat est impressionnant : 12 vidéoprojecteurs fonctionnent en simultané, accompagnés d’effets lumineux, comme la projection au sol d’effets d’eau, et le son est spatialisé. L’objectif : faire totalement oublier au spectateur qu’il est dans une salle, au point de se sentir presque poisson, Benoît Frémont, directeur d’exploitation de l’Océarium, lève le voile sur Immer Sea plutôt que plongeur, tant l’immersion est totale. Le contenu allie rigueur scientifique et émerveillement Fidèle à la philosophie de l’Océarium, le contenu allie rigueur scientifique et émerveillement, comme le souligne Benoît Frémont : « Dans un contexte un peu morose au niveau de l’environnement, nous souhaitions montrer qu’il y avait encore de belles choses à admirer. Il était aussi essentiel que chaque espèce soit montrée dans son environnement réel ». Depuis des années, l’Océarium s’impose comme un acteur majeur de la sensibilisation environnementale, notamment auprès des plus jeunes. Des centaines demilliers d’enfants y ont appris à aimer et à protéger le monde marin. « Les aquariums ont un rôle pédagogique essentiel, surtout dans un monde où les écosystèmes naturels sont bouleversés », explique Stéphane Auffret. « Nous travaillons avec des enseignants, notamment en SVT, pour construire des outils pédagogiques adaptés. Le public est en demande d’informations fiables, et nous voulons aussi ouvrir quelques pistes de réflexion sur les enjeux environnementaux actuels. » Immer Sea s’annonce comme l’événement de l’été, une expérience immersive et sensorielle, aussi spectaculaire que formatrice, à découvrir en famille ou entre amis. Océarium du Croisic, avenue de Saint Goustan au Croisic. Tél. 02 40 23 02 44. Ouvert de 10h à 19h. Depuis quelques mois, les visiteurs attentifs auront remarqué la construction d’un bâtiment à l’architecture futuriste.
la baule+ Juillet 2025 | 5 Bahia Tikka : une parenthèse dépaysante aux portes de Pornichet Quelle est la question que l’on se pose le plus souvent quand on programme un déjeuner ou un dîner ? Où aller aujourd’hui? Il y a une réponse que vous ne regretterez jamais : le Bahia Tikka. Le Bahia Tikka, c’est une cuisine française, cuisson à la braise, ceviche, tataki, tartares… Et, en semaine, une formule déjeuner à 20 euros. Le pari de Camille et Jérôme n’était pas évident : ils avaient besoin d’une grande salle, d’un espace avec une scène pour accueillir des concerts et des spectacles d’humoristes, donc forcément éloigné des centres-villes. Jérôme et Camille annoncent un rendez-vous exceptionnel avec le saxophoniste Sandy Sax, connu pour ses prestations à travers le monde, vendredi 18 juillet à 21h30. Autre rendez-vous à noter : une soirée cubaine, dimanche 13 juillet. De nombreux événements sont proposés au cours de l’été : « On invite régulièrement des DJ, et nous programmons aussi des concerts piano live pendant le service. On a voulu un cadre très festif cet été. » Le Bahia Tikka, 6, allée du Zéphir à Pornichet. Tél. 02 40 62 17 02 La Baule+ : Ouvrir un restaurant dans une zone artisanale, en mai 2021, relevait presque du défi. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur sociée à l’Amérique du Sud. Comment la décririez-vous aujourd’hui ? Camille : Notre cuisine est cette aventure ? Jérôme : Nous avons imaginé Bahia Tikka comme un lieu de vie, accessible et spacieux, où l’on se sent bien dès l’entrée. Ce lieu, nous l’avons choisi pour sa praticité - le stationnement, l’espace - mais également pour pouvoir créer un univers à part. À l’intérieur, l’atmosphère est chaleureuse, cosy, avec des petits espaces qui invitent à la détente. C’est un endroit qui fait voyager, où l’on oublie un instant qu’on est à Pornichet. Le midi, nous accueillons beaucoup d’actifs du secteur, et le soir, nos clients viennent vivre une vraie expérience, conviviale et sensorielle. Votre cuisine est souvent asun vrai mélange, à mi-chemin entre les inspirations sud-américaines et les techniques françaises. Ce n’est ni totalement l’un ni totalement l’autre : c’est une cuisine libre, audacieuse, pleine de saveurs, qui surprend et qui séduit. On aime bousculer les codes, proposer des plats qui interpellent. Par exemple, un tiradito de saumon aux fruits exotiques, ou encore un tartare de thon surmonté d’un foie gras poêlé. Les associations sont parfois inattendues, mais toujours réfléchies. Tout est fait maison avec des produits de qualité : nous travaillons notamment avec la boucherie Metzger réputée pour fournir les plus beaux étoilés de France, et nous affinons nos viandes nous-mêmes grâce à notre cave de maturation. Nous tenons à rester accessibles, avec une formule déjeuner à 20 € maintenue tout l’été. Est-ce un lieu d’été ou d’hiver ? Jérôme : Les deux, assurément. En été, on vient chercher la fraîcheur : salle climatisée, terrasse ombragée, ambiance détendue. En hiver, c’est l’évasion qui attire : l’intérieur chaleureux, coloré, donne l’impression d’être en Amérique latine, même en plein mois de janvier. Et, quelle que soit la saison, l’ambiance reste au rendez-vous. Notre programmation musicale est continue tout au long de l’année, et disponible sur notre site internet. Prochain rendez-vous : le 18 juillet avec Sandy Sax, pour une soirée festive et élégante dans un cadre chaleureux. Faire de la publicité dans La Baule+ signifie à vos clients: « Vous comptez pour nous ! » Vous montrez que votre commerce est en pleine forme et prêt à les accueillir tout l’été. Avec 45 000 exemplaires distribués en juillet, comme en août, et plus de 90 000 lecteurs par numéro, vous bénéficiez d’une visibilité massive et ultra-ciblée sur le littoral. la baule+ Contactez Fabienne au 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com
la baule+ 6 | Juillet 2025 La Baule+ : Vous habitez à Guérande toute l’année et, pour la première fois, vous allez jouer à Paris l’été, pour 30 représentations de « Tout Bascule » au Théâtre Déjazet. Pourquoi ce choix de jouer l’été à Paris ? Olivier Lejeune : La pièce a été écrite en 2001. Nous l’avons créée grâce à Yves Métaireau, puisque toute la troupe était venue en résidence au Majestic pendant trois semaines, avant de la jouer à Atlantia. Ensuite, nous l’avons jouée au cours de l’été 2003 au théâtre de la Michodière et le succès a été au rendez-vous. Du coup, j’ai gardé un souvenir idyllique de l’été à Paris. Il y a très peu de théâtres ouverts, il fait chaud, en plus on était à la Michodière - il y a le mot chaudière et le théâtre n’était pas du tout climatisé - mais nous avons eu tous les honneurs de la presse et de toutes les télés. Il n’y avait pas une place de libre. J’ai gardé ce souvenir exceptionnel de pouvoir être en tête des recettes de Paris, surtout lorsqu’il n’y a que quatre théâtres ouverts ! Nous avons continué la pièce pendant trois ans à Paris, avec plus de mille reThéâtre ► Le comédien et auteur guérandais entre Paris et La Baule cet été Olivier Lejeune : « Il ne faut jamais s’arrêter sur le bord de la route en regardant les autres passer. » La promotion parisienne de la pièce « Tout bascule » se fait aussi dans La Baule+ ! Olivier Lejeune nous informe qu’il sera en représentation au Théâtre Déjazet à Paris du jeudi au dimanche en juillet et en août. Évidemment, il invite les Parisiens, les résidents secondaires et les habitants de la presqu’île qui iront à Paris à venir le voir! Cette pièce connaît un succès mondial. Elle a été jouée des milliers de fois et adaptée dans une dizaine de pays. C’est la seule pièce de théâtre certifiée par constat d’huissier de « 703 éclats de rires, un rire toutes les 5 secondes ». On retrouve sur scène Olivier Lejeune, Julie Arnold, Michel Guidoni, Camille Muche, Charles Leys, Sandra Beaudou et Franck Fargier. Les décors sont de Pauline Lejeune et l’assistant de production est Cyril Lejeune. « Tout Bascule » au Théâtre Déjazet, 41 boulevard du Temple à Paris. Téléphone : 01 48 87 52 55. présentations. Et depuis 22 ans, cette pièce a connu un succès énorme. Elle a été reprise par des troupes et elle est actuellement jouée dans une dizaine de pays. J’ai même reçu une demande en Turquie où j’ai été invité. Heureusement, la dernière demande ukrainienne n’a pas abouti, j’aurais eu peur d’y aller pour la première... Et je viens même de recevoir une demande d’adaptation en Russie ! Cette pièce a un destin incroyable. Dans ma vie, j’ai toujours eu de la chance pour les premières fois : mon premier disque s’est vendu à 2 millions d’exemplaires, ma première pièce a fait 1300 représentations, mon premier jeu de société s’est vendu à 300 000 exemplaires… On vient de me proposer de reprendre la pièce à Paris, après avoir joué trois mois à guichets fermés à Lyon. Donc, c’est l’occasion de refaire un tour de piste et de montrer aux jeunes auteurs que les vieux crocodiles comme moi ont encore du sang. C’est la seule pièce où il y a eu un certificat de deux huissiers - c’était une idée de Philippe Bouvard - qui ont compté tous les rires. Maintenant, je peux attester, certificat à l’appui, qu’elle provoque 703 éclats de rire. J’espère bien dormir sur mon bateau à Pornichet Comment allez-vous vous organiser ? En juillet et en août, je vais jouer du jeudi au dimanche. Je viendrai à La Baule entre le dimanche et le mercredi pour profiter du bateau et naviguer vers Belle-Île-enMer, Houat ou Hœdic ! J’ai déjà pris tous mes billets de train pour cet été. J’espère bien dormir sur mon bateau à Pornichet et, si la météo le permet, faire une petite excursion vers Belle-Île-enMer. Pourquoi cette passion pour l’océan ? J’ai dû être un ancien marin dans ma vie. J’ai surtout une passion pour Belle-Île. Je suis amoureux de cette île. Je pense à Sarah Bernhardt et Sacha Guitry. Le père de Sacha Guitry était un ami personnel de Sarah Bernhardt… Franck Louvrier dit avec beaucoup de justesse que c’est le pays des vacances Il était aussi son amant… Oui, vous savez tout. Ils ont eu une aventure. Cette île a une lumière et une âme. Si un jour je devais m’arrêter de travailler, j’ai souvent pensé m’installer à BelleÎle-en-Mer. Je viens d’avoir 74 ans, mais pour l’instant j’espère continuer à être plus jeune que mon nom ! Ici aussi, toute la presqu’île est magnifique. Ce sont mes racines d’enfance. Franck Louvrier dit avec beaucoup de justesse que c’est le pays des vacances. C’est une sorte de paradis terrestre. La décision de jouer à Paris a été difficile à cause de tout cela. Surtout, je dois enchaîner une nouvelle pièce en septembre avec Jean-Pierre Castaldi, dont la femme a une maison à Belle-Île. Je deviens radin et avare du temps. Si des gens me proposent de prendre un café, maintenant je réponds non Comment parvenez-vous à concilier l’envie de poursuivre ce que vous faites déjà, avec cette soif d’entreprendre de nouveaux projets ? C’est le secret du bonheur. Il y a des gens de mon âge qui sont retraités dans leur tête et qui pensent uniquement à sortir pour aller à la pêche ou prendre l’apéritif avec des amis. Un artiste, ou un chef d’entreprise, a envie d’être toujours dans la vie active. Il ne faut jamais s’arrêter sur le bord de la route en regardant les autres passer. Il faut être dans la course. Parfois, il faut pédaler un peu plus vite que les autres, car ceux qui ont une trentaine d’années ont quand même beaucoup plus d’énergie. J’ai des idées de pièces tous les jours. Ma seule angoisse, c’est le temps. Je deviens radin et avare du temps. Si des gens me proposent de prendre un café, maintenant je réponds non. On peut très bien se téléphoner ou s’envoyer un mail. D’ailleurs, je décroche de moins en moins mon téléphone, sauf quand ce sont des amis intimes. C’est toujours la même chose, les mêmes discussions. On reçoit toujours les mêmes messages : « Comment vas-tu ? » On ne va pas s’amuser à raconter sa vie à tout le monde… L’avenir, c’est avoir des projets Vous êtes finalement assez proche sur ce plan de Fabrice Luchini, qui m’a confié qu’il ne pourrait pas prendre un apéritif sur la plage pendant des heures, avec des gens qui comblent leur vie par des conversations où l’on raconte toujours les mêmes choses, si ce n’est répéter ce que l’on a vu la veille à la télévision… C’est vrai, c’est comme jouer une pièce une centaine de fois. Mais encore, le public est différent. Quand on va prendre l’apéro avec toujours les mêmes, on a toujours le même public. Je suis fasciné par tout ça. Mais si ces gens sont heureux, tant mieux. L’important, c’est d’être en paix avec sa conscience et surtout d’essayer de rendre service et d’être là pour transmettre. Je donne encore des cours sur la mémoire en Suisse. En fait, j’adore les gens. Je suis très curieux. Je me nourris des autres et, si je n’avais pas à me nourrir des autres, je me nourrirais de littérature et de cinéma. Je ne pourrais pas rester des heures à me croiser les doigts sans avoir aucun avenir. L’avenir, c’est avoir des projets. Propos recueillis par Yannick Urrien.
la baule+ Juillet 2025 | 7 La Maison des Travaux : l’esprit tranquille après l’achat immobilier Acheter un bien immobilier, c’est souvent le début d’une nouvelle aventure. Mais, rares sont ceux qui peuvent s’y installer sans envisager quelques aménagements : modernisation, mise aux normes énergétiques, redistribution des espaces… Très vite, les questions pratiques surgissent : quels artisans choisir ? Qui coordonnera les travaux ? Comment éviter les mauvaises surprises ? Depuis plus de quinze ans, Olivier Macé, dirigeant de La Maison des Travaux à La Baule, s’est imposé comme un interlocus’installer sur la presqu’île pour des raisons professionnelles. Aujourd’hui, leur maison, située dans un quartier résidentiel de Guérande, impressionne par sa modernité. Pourtant, comme le raconte Sophie, elle revenait de loin : « C’était une maison des anteur de confiance. Sa promesse est simple : vous lui confiez les clés, il s’occupe de tout. Quelques semaines ou mois plus tard, vous retrouvez un logement entièrement rénové. Marc et Sophie sont originaires de Vendée, ils ont dû nées 80, très cloisonnée, avec beaucoup de lambris et une cheminée massive au milieu du salon. Tout était un peu bricolé. Mais l’emplacement était idéal, on a tout de suite vu le potentiel, à condition de faire de gros travaux. » L’idée de devoir gérer plusieurs artisans me stressait Face à l’ampleur du chantier, Sophie avoue avoir été un peu perdue : « Je ne savais pas à qui m’adresser et l’idée de devoir gérer plusieurs artisans me stressait. C’est Karen Rio, d’Orpi Guérande, qui nous a recommandé Olivier Macé. Franchement, nous sommes ravis. » Le chantier était conséquent : refaire tous les sols en parquet chêne, abattre deux murs porteurs, redessiner les salles de bains, ouvrir la cuisine… « Nous étions pressés : on a signé chez le notaire en juin et il fallait emménager en août. Les devis étaient prêts en amont et les travaux ont démarré dès le lendemain de la signature. » Le service est entièrement gratuit pour le client Olivier Macé insiste sur le fait que son rôle est d’assurer une tranquillité totale à ses clients. Il sélectionne des entreprises locales partenaires, toutes signataires de la charte qualité de La Maison des Travaux, qui garantit transparence, fiabilité, professionnalisme et respect des délais. Le service est entièrement gratuit pour le client : La Maison des Travaux est rémunérée par les artisans sous forme d’apport d’affaires. La Maison des Travaux 26, avenue Georges Clémenceau à La Baule (face à la gare). Tél. 02 40 19 85 92 ou 06 86 12 02 58. Kernews, votre radio 100% locale sur 91,5 FM sur tout le littoral de LoireAtlantique. En DAB sur toute la Loire-Atlantique.
la baule+ 8 | Juillet 2025 La Baule+ : Il y a le livre, mais également l’exposition itinérante, sur le général de Gaulle et la Bretagne. Quelle est l’origine de cette démarche ? Patrick Mahé : Le maire de Vannes, David Robo, cherchait une idée pour les 80 ans de la libération de la ville de Vannes et nous nous sommes demandé combien de fois le général de Gaulle était allé à Vannes. Il y est allé six fois, c’est plus que Rennes et Nantes, autant qu’à Quimper. En parlant de ce projet d’exposition, nous avons eu l’idée de l’amplifier sur les cinq départements de la Bretagne historique, en l’amenant à Quimper et à La Baule, pour l’anniversaire de la libération de la poche de Saint-Nazaire. Nous avons bâti cette exposition avec Paris Match et j’ai découvert l’importance du lien affectif entre de Gaulle et la Bretagne, qui s’est avéré beaucoup plus puissant et profond que ce que je pouvais imaginer au départ. Il a commencé à découvrir la Histoire ► De Gaulle et la Bretagne Patrick Mahé : « Le général de Gaulle avait réellement conscience de l’unité de la Bretagne historique et de son héritage. » À l’occasion de l’exposition « De Gaulle et la Bretagne », présentée cet été place de la Victoire à La Baule, Patrick Mahé, adjoint au maire de Vannes et ancien directeur général de Paris Match, publie un livre avec des photos inédites des voyages du général de Gaulle en Bretagne entre 1940 et 1969. Patrick Mahé dédicacera cet ouvrage le mercredi 23 juillet entre 12h et 13h30 à la librairie Les Oiseaux, 232 avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny à La Baule. « De Gaulle et la Bretagne » de Patrick Mahé est publié aux Éditions Ouest France. Bretagne en 1932. Il est venu en famille avec sa fille Anne à Bénodet et il a commencé à aimer la Bretagne. Sa femme, Yvonne Vendroux, passait ses vacances dans sa maison de famille à Carantec. En écrivant ce livre, j’ai découvert que la mère du général de Gaulle, Jeanne Maillot, vivait à Paimpont, en forêt de Brocéliande, au cours de l’été 40. Le frère aîné du général était en mission à Saint-Cyr Coëtquidan et, comme c’était la guerre, la famille s’était réfugiée en Bretagne. La mère du général de Gaulle n’a pas entendu l’appel du 18 juin, mais on le lui a rapporté et elle a eu ce mot très simple : « Charles a toujours su ce qu’il fallait faire. » Un mois plus tard, elle décédait à Paimpont en forêt de Brocéliande. C’est la région qu’il a visitée le plus souvent Le général de Gaulle est-il le président de la Ve République qui a eu le plus de proximité avec la Bretagne ? Oui. J’ai analysé son tour de Bretagne. Il a commencé à venir réellement après la Libération, en 1945, c’était son premier voyage. En 1958, lors de son retour au pouvoir, son premier voyage était aussi en Bretagne. Il est venu huit fois au nom du RPF, son parti politique, et il est venu huit fois comme président, entre 1958 et 1969. C’est la région qu’il a visitée le plus souvent. À titre privé, il est aussi parti du Mont-Saint-Michel pour traverser toute la Bretagne. Vous consacrez un chapitre au passage du général de Gaulle à La Baule et à Saint-Nazaire… Le général de Gaulle a posé le pied dans ce petit aérodrome de campagne d’Escoublac et j’ai retrouvé une photo très rare de son arrivée. J’ai aussi retrouvé une photo de joie, à Saint-Nazaire, avec des gens qui dansent une ronde rythmée au moment de la Libération. Ces deux photos font l’ouverture du chapitre sur la Loire-Atlantique. Le général de Gaulle insistait aussi beaucoup sur la jeunesse bretonne, en expliquant que la Bretagne était bien au-dessus des découpages administratifs. Il avait réellement conscience de l’unité de la Bretagne historique et de son héritage. Il a dit cela à Saint-Nazaire, comme à Nantes. 700 volontaires bretons sont partis du port de Douarnenez au cours de l’été 40 Était-il le premier chef d’État français à aimer la Bretagne, puisque les historiens reconnaissent qu’il y a toujours eu une grande méfiance des dirigeants français à l’égard de la Bretagne ? Il y a peut-être un roi de France qui a réellement aimé la Bretagne, c’est le deuxième mari de la duchesse Anne. À l’époque où la Bretagne a perdu la guerre contre le royaume de France, en 1488, celui qui deviendra le deuxième mari d’Anne de Bretagne portait les armes du côté breton. Ensuite, c’est vrai, il y a le général de Gaulle qui a eu de très belles paroles à l’égard de la Bretagne. Mais
la baule+ Juillet 2025 | 9 il n’est pas allé au bout de sa logique. Lorsqu’un pêcheur a traduit l’appel du 18 juin en breton, beaucoup de pêcheurs sont partis le rejoindre en Grande-Bretagne. Il y a cette histoire incroyable. Un bateau quitte le port de Brest le 18 juin 1940 et il y a un marin qui n’embarque pas à bord, parce qu’il doit déblayer les quais qui sont sous les bombardements. Finalement, il part à bord d’un bateau de pêche pour rejoindre ses camarades. Mais, entre temps, le bateau qu’il aurait dû prendre saute sur une mine dérivante et Il y a 135 morts. Ce marin, Charles-Marie, n’était donc pas à bord. Mais tout le monde croit qu’il était à bord et qu’il est mort. Il arrive en Angleterre, il est repéré parce qu’il parle breton, et on lui propose de traduire les textes du général de Gaulle en breton. C’est ainsi que 700 volontaires bretons sont partis du port de Douarnenez au cours de l’été 40. Soit plus que le nombre entier de volontaires en provenance de Marseille, Lyon et Bordeaux réunis ! Le rédacteur en chef s’est dégonflé et il n’a pas eu le courage de faire lire les lignes de la main du général de Gaulle... Par ailleurs, vous faites évidemment référence à la médaille de l’île de Sein… Il passe en revue les 128 marins de l’île de Sein en leur disant : « Vous êtes la moitié de la France ». Mais il y a une fameuse photo de Paris Match où le général tient dans ses doigts la médaille commémorative de l’île de Sein. La rédaction en chef avait mis au défi le photographe de prendre les lignes de la main du général de Gaulle et le photographe l’a ainsi poussé à tenir la médaille du bout des doigts. Mais le rédacteur en chef s’est dégonflé et il n’a pas eu le courage de faire lire les lignes de la main du général de Gaulle... Enfin, comment expliquez-vous que l’histoire de la poche de Saint-Nazaire ne soit pas restée inscrite dans la mémoire commune ? Vous avez raison de le dire, la transmission s’est mal faite. Mais il ne faut pas oublier le Morbihan, avec le maquis de Saint-Marcel, 3000 volontaires qui avaient coupé la route des unités allemandes qui remontaient en renfort après le débarquement de Normandie. On nous parle toujours du Vercors, mais jamais du maquis de Saint-Marcel. C’est la même chose pour Saint-Nazaire : être libérées un an après le Débarquement, c’est quand même long pour des populations enfermées ! Ces gens n’ont pas eu besoin d’attendre la Covid pour savoir ce que cela signifie que d’être enfermés ! Propos recueillis par Yannick Urrien. L’exposition « De Gaulle et la Bretagne » présente le lien affectif entre le Général de Gaulle et la Bretagne. Cette exposition est visible place de la Victoire jusqu’au 30 septembre prochain. Le général est le seul président de la Ve République à avoir parcouru le Finistère, les Côtes-d’Armor, le Morbihan, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, la Bretagne historique et ainsi illustré la conception gaullienne de la Bretagne. En étroite collaboration avec les villes de La Baule-Escoublac et Vannes, ainsi que les départements du Finistère et du Morbihan, Patrick Mahé, ancien directeur général de rédaction de Paris Match, Marc Brincourt, commissaire d’exposition, et Michel Maïquez, ancien directeur artistique de Paris Match, ont bâti un dispositif en plein air à découvrir en accès libre sur la place de la Victoire à La Baule. Franck Louvrier, maire de La Baule, souligne : « La Baule-Escoublac assume autant son identité culturelle bretonne qu’elle partage cet attachement à celui qui montra le chemin de la Résistance, d’autant plus que notre territoire fut le dernier libéré de l’occupant allemand. Il fallut en effet attendre le 11 mai 1945, soit trois jours après la capitulation générale de l’ennemi, pour que les dernières forces d’occupation présentes dans la poche de Saint-Nazaire déposent les armes. Pour venir saluer les habitants de ce « bout de France » le dernier libéré, c’est sur l’aérodrome d’Escoublac que « L’Homme du 18 juin » posa le pied le 23 juillet suivant. Paris Match a d’ailleurs retrouvé des photos de cet événement qui figurent dans cette exposition. » Paris Match présente son exposition « De Gaulle et la Bretagne » à La Baule
la baule+ 10 | Juillet 2025 Courdier : une entreprise familiale qui traverse les générations et maîtrise tous les métiers, de la plomberie à la rénovation complète À La Baule, le nom Courdier est familier, car il évoque ces fameuses étiquettes visibles sur d’innombrables chaudières d’appartements et de maisons bauloises. Il faut dire que les établissements Courdier, créés en 1959 par Bernard Courdier, font partie des plus anciennes entreprises familiales de la région. À l’époque, Bernard, plombier-chauffagiste, s’impose rapidement comme une référence locale. Dans les années 80, son fils Franck élargit le champ d’intervention, notamment avec la création et la rénovation de salles de bains. Aujourd’hui, la troisième génération est à l’œuvre : Romain et Florian Courdier ont repris l’entreprise en 2013 et lui donnent un nouvel élan, en accompagnant désormais leurs clients sur des projets de rénovation complète d’appartements ou de maisons. Le résultat doit être propre, soigné, bien fini Engagés et passionnés, les deux frères revendiquent une exigence héritée de leurs aînés: « On travaille avec la même rigueur que notre grand-père ou notre père. Ce que nous faisons doit durer. Peu importe la difficulté du chantier, le résultat doit être propre, soigné, bien fini », expliquent-ils. Une exigence reconnue puisqu’ils ont chacun été distingués Meilleur Apprenti de France. Cette mission de maîtrise d’œuvre se situe dans la continuité d’un savoir-faire cultivé depuis plus de 65 ans Mais, cette fidélité à l’artisanat s’accompagne aussi d’une vision moderne et innovante du métier. Finie l’image batteries : à la fin du mois, la facture est à zéro. » L’innovation se traduit aussi par l’évolution des attentes des clients. « À l’époque de notre grand-père, on appelait pour un dépannage. Puis notre père a été sollicité pour des rénovations de salles de bains. Aujourd’hui, on nous demande de gérer la rénovation complète d’un bien. » Pour cela Romain et Florian s’appuient sur leur propre équipe au sein de l’entreprise de plombier, chauffagiste, électricien, carreleur et également sur un réseau d’entreprises locales et assurent la coordination totale du chantier « Le client nous confie les clés. On gère tout : le menuisier, le peintre, etc. et, quand il revient, son logement est entièrement transformé. » Finalement, cette mission de maîtrise d’œuvre se situe dans la continuité d’un savoir-faire cultivé depuis plus de 65 ans. Un succès qu’ils doivent évidemment à la fidélité de leurs clients qu’ils tiennent à remercier. Établissements Courdier, 237, avenue de Lattre de Tassigny à La Baule. Tél. 02 40 60 32 54. Courriel : contact@ etscourdier.fr d’Épinal du plombier avec sa trousse en cuir : « Le métier est devenu très technique. Il faut intégrer la domotique, respecter les normes environnementales… Aujourd’hui, tout le monde veut piloter sa chaudière ou sa pompe à chaleur depuis son smartphone. Nous aimons concevoir des maisons équipées de pompes à chaleur et de panneaux solaires, capables de produire leur propre électricité stockée dans des Face aux difficultés croissantes rencontrées par de nombreux habitants pour entretenir ou réparer leur véhicule, la Ville de Guérande lance un dispositif social : Guérande Autos Solidarité, une nouvelle offre solidaire de diagnostic, entretien et réparation automobile. Porté par Audrey Perdereau, adjointe au maire en charge de la vie économique et de l’environnement, et Stéphane Simon, conseiller subdélégué au handicap, à l’économie sociale et solidaire, à l’emploi et à l’égalité des chances, ce dispositif vise à répondre à un besoin essentiel : permettre à chacun de conserver un véhicule en état de fonctionnement, condition indispensable pour accéder à l’emploi, aux soins ou aux services. Dans un contexte marqué par l’inflation et le vieillissement du parc automobile (10,8 ans en moyenne), les dépenses liées à la voiture deviennent un poids pour de nombreux foyers. En France, le coût moyen d’un véhicule s’élève à 313 euros par mois, et les 10 % des ménages les plus modestes y consacrent jusqu’à 21 % de leurs revenus. À Guérande, 15 % des foyers sont considérés comme fragiles, dont 8 % en situation de précarité. C’est pour ces publics que Guérande Autos Solidarité a été imaginé, avec un objectif clair : éviter que des pannes ou des défauts d’entretien deviennent un facteur d’isolement ou d’exclusion. Des acteurs locaux proposeront des prestations à tarifs réduits, des diagnostics gratuits et même des ateliers de prévention pour apprendre à mieux entretenir son véhicule. Guérande lance Autos Solidarité Le port de plaisance de Piriac-sur-Mer vient d’obtenir la certification «Ports Propres Actif en Biodiversité», délivrée par l’AFNOR. Il devient ainsi le tout premier port des Pays de la Loire à recevoir cette distinction. Déjà certifié « Ports Propres » en 2024, le port franchit une nouvelle étape dans sa démarche écologique. Exploité par Loire-Atlantique Nautisme, il démontre une volonté affirmée d’aller au-delà des simples exigences réglementaires pour préserver activement la biodiversité marine. Avec ses 820 emplacements, 700 plaisanciers à l’année et plus de 8 000 nuitées d’escale chaque saison, le port est un lieu vivant et fréquenté. Cette affluence rend d’autant plus nécessaire la mise en place d’actions concrètes pour protéger son environnement. Parmi les dispositifs salués par la double certification, on retrouve l’installation d’aménagements favorisant la faune et la flore portuaires, la récupération des eaux de pluie pour le nettoyage des bateaux, une gestion rigoureuse des déchets, la formation du personnel à la biodiversité et l’inventaire régulier des espèces présentes. « Cette certification n’est pas une fin en soi, c’est un engagement quotidien. Il reflète notre volonté de concilier activité nautique et respect du milieu marin », explique Christophe Guena, responsable des ports de Piriac-sur-Mer et de La Turballe. Le port de Piriac-sur-Mer port certifié « Ports Propres Actif en Biodiversité »
la baule+ 12 | Juillet 2025 Chelet Bois : l’expertise au service de l’aménagement et de la construction L’entreprise guérandaise Chelet Bois s’est imposée comme une référence régionale dans le domaine de l’aménagement et de la construction. Si son nom évoque naturellement le bois, la réalité est aujourd’hui bien plus vaste. Isolation, menuiseries extérieures et intérieures, produits pour l’aménagement des espaces de vie, quincaillerie… l’offre s’est élargie au fil des décennies, répondant aussi bien aux exigences des professionnels qu’aux besoins des particuliers. Cette année, l’entreprise fête ses 150 ans. Une longévité rare, qui trouve ses racines dans l’histoire locale. En 1875, Charles-Marie Chelet, charpentier de métier, fonde avec son épouse un négoce de bois et quelques matériaux face à la porte Bizienne des remparts de Guérande. Quelques années plus tard, il étend son activité en achetant des prés voisins. Depuis, la société est restée dans le giron familial. En 2006, elle s’installe dans la zone d’activité de Villejames, un déménagement qui permet l’ouverture d’un vaste show-room et l’agrandissement de ses capacités de stockage, aujourd’hui étendues sur près de deux hectares. Les gens viennent ici parce qu’ils savent qu’on fournit les professionnels La réputation de Chelet Bois repose sur un critère essentiel : l’engagement, garant de satisfaction. Tous les produits proposés - des matériaux bruts à l’outillage - sont destinés à un usage professionnel. Un gage de fiabilité auquel tiennent également les clients particuliers, de plus en plus nombreux à franchir les portes de l’enseigne. « Les gens viennent ici parce qu’ils savent qu’on fournit les professionnels. Ils recherchent donc une qualité irréprochable », souligne Luc Chelet, son PDG. L’entreprise propose régulièrement des offres spéciales. Par exemple, en juillet, les promotions portent sur la famille des terrasses. Le lien avec les artisans est au cœur de la philosophie de l’entreprise. « Nos équipes connaissent leurs clients, souvent depuis des années. Il y a une vraie proximité, un langage commun. Mais, nous mettons la même énergie à accompagner un particulier, même s’il débute dans l’aménagement, car notre rôle c’est aussi de le conseiller avec pédagogie. » L’intégration de solutions domotiques Chelet Bois a su s’adapter aux évolutions du secteur, notamment à travers l’intégration de solutions domotiques dans son offre. « La domotique ne se limite plus à un simple volet roulant automatisé. C’est la possibilité de piloter le confort, la gestion des économies d’énergie ou les accès à la maison à distance, par exemple ouvrir le portail à un livreur, mais pas la porte d’entrée », illustre François Chelet, qui représente la cinquième génération de la famille Chelet. Pour découvrir ce savoir-faire, rien ne vaut une visite au showroom de Villejames. Vous y trouverez des conseils avisés, des produits de qualité professionnelle et des solutions pensées pour durer. Chelet Bois, ZAC de Villejames, 6 rue de la Prée Neuve, à Guérande. Tél. 02 40 24 90 06. Le Musée Aéronautique Presqu’île Côte d’Amour (MAPICA) ouvre ses portes au grand public les samedi 9 et dimanche 10 août 2025, de 10h à 18h, à l’aérodrome de La Baule-Escoublac. Ces Journées Portes Ouvertes, désormais traditionnelles, offrent l’occasion de découvrir un patrimoine unique, préservé avec passion par les bénévoles de l’association. Reconnu d’intérêt général depuis 2024, le MAPICA rassemble une collection exceptionnelle d’aéronefs restaurés, tous porteurs d’histoires singulières. Des visites commentées, assurées par des bénévoles passionnés, permettront au public de mieux comprendre l’histoire de chaque appareil et l’évolution de l’aviation au fil des décennies. Le musée présentera plusieurs avions historiques emblématiques, dont le Caudron Luciole, le Piper J-3 Cub ou encore le rare Mauboussin Corsaire, utilisé durant la Seconde Guerre mondiale. Des appareils venus du musée Air Passion d’Angers viendront enrichir l’exposition. Les visiteurs pourront aussi profiter de baptêmes de l’air à bord d’un biplan Stampe SV4-RS, proposés par la société Atlantic Air Évasion. L’occasion unique de survoler la baie de La Baule, les marais salants et les îles du littoral pour un moment inoubliable. Un simulateur de vol immersif permettra de s’initier virtuellement au pilotage, tandis qu’un espace enfant proposera simulateurs 3D et avions à pédales. Plusieurs partenaires seront également présents : l’Armée de l’Air, l’association Aviation Sans Frontières, les aéromodélistes de La Turballe (PIAM), ou encore les historiens de l’association « Je Me Souviens ». Une exposition philatélique viendra compléter l’événement avec une sélection de timbres retraçant l’histoire aéronautique locale jusqu’à la libération de la presqu’île de Guérande. Une borne mobile de 50 kW est installée au parking du port du Pouliguen jusqu’à fin août. Cette expérimentation estivale vise à répondre à l’augmentation de la demande durant la haute saison touristique, tout en préparant de futurs aménagements durables. La fréquentation des bornes publiques explose chaque été au Pouliguen : près de 80 sessions mensuelles sont recensées sur les bornes existantes, contre 23 en moyenne à l’échelle départementale. Une tendance en forte hausse, liée à la saison touristique, qui a conduit la commune à anticiper l’avenir. Ce dispositif est le fruit d’un partenariat entre la Ville du Pouliguen, le syndicat d’électricité TE44, Enedis et Drop’n Plug, une entreprise spécialisée dans les bornes mobiles. La borne temporaire, d’une puissance de 50 kW, permet de recharger simultanément deux véhicules, au tarif de 0,50 € par kWh. Installée par Drop’n Plug et raccordée par Enedis via un branchement provisoire, cette solution innovante est inspirée d’autres événements d’envergure, comme le Hellfest ou le Tour de France, sur lesquels l’entreprise est déjà intervenue. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie de long terme. Les données collectées durant l’été permettront d’évaluer l’intérêt d’implanter une borne définitive dès 2026, sur ce site ou ailleurs. Le projet s’inscrit aussi dans le Schéma directeur des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (SDIRVE) de TE44, qui prévoit 60 renouvellements de bornes et 10 nouvelles implantations, principalement sur le littoral. Pour Norbert Samama, maire du Pouliguen, « l’électromobilité fait partie des grandes transitions à accompagner au niveau local. Grâce à cette expérimentation, nous allons pouvoir mesurer les usages concrets, les attentes, mais aussi mieux préparer les futures implantations ». La Baule : un week-end pour s’envoler dans l’histoire de l’aviation Le Pouliguen expérimente une borne de recharge rapide pour l’été
la baule+ Juillet 2025 | 13 Cadréa : l’encadrement sous toutes ses formes, du standard au sur-mesure Un bel encadrement ne se contente pas d’habiller une œuvre : il la sublime. Cette évidence prend tout son sens chez Cadréa, référence incontournable de l’encadrement à Guérande. L’enseigne propose un éventail de solutions pour tous les amateurs d’art, de décoration ou de photographie, avec une large gamme de cadres standards, mais également un savoir-faire reconnu dans le sur-mesure. « La dimension standard permet de répondre à 90 % de la demande », explique Jean-François, responsable du magasin. « Cela permet d’être réactif, de gagner du temps : le client arrive avec son sujet et repart avec son encadrement. » Ces formats standards vont jusqu’au A0, celui des cartes marines. Au-delà, place au sur-mesure. Le bois utilisé pour les cadres est fabriqué en Bretagne Cadréa se distingue par l’origine locale de ses matériaux. Le bois utilisé pour les cadres est fabriqué en Bretagne, et l’aluminium provient exclusivement de fournisseurs français. L’enseigne vient aussi d’introduire une nouvelle gamme de cadres en bois, déclinée dans les couleurs Pantone, disponibles en formats standards et en dimensions DIN. Mais, Cadréa, c’est avant tout une équipe de passionnés. L’expertise des encadreurs s’exprime pleinement dans les demandes spécifiques : «Le sur-mesure permet de tout faire, même les très grands formats. Récemment, nous avons encadré une affiche de 2,50 m par 1,15 m. » Au-delà de la simple présentation, l’objectif est aussi la préservation : verres de protection, cartons de traitement contre l’humidité, chaque détail est pensé pour protéger les œuvres de valeur. Cadréa s’adapte à toutes les demandes Qu’il s’agisse d’une photo de famille à encadrer à petit budget ou d’une lithographie signée par un grand artiste, Cadréa s’adapte à toutes les demandes. Et, pour ceux qui cherchent l’inspiration, le bar à images propose un fonds de plus de 20 000 visuels : illustrations, tableaux, photographies, dans des styles variés allant du régionalisme à l’art contemporain, en passant par le vintage. La créativité locale est également à l’honneur. Jean-François annonce une nouvelle collaboration avec un éditeur guérandais, dont les œuvres s’inspirent des paysages de la presqu’île. Une manière pour Cadréa d’affirmer son attachement au territoire en mettant en avant les talents locaux à travers sa galerie d’artistes. Cadréa, 10, rue de la Briquerie, Zone de Villejames, à Guérande. Tél. : 02 40 24 82 07.
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