La Baule+

la baule+ 8 | Février 2025 Ann Morgann est en résidence au Musée Boesch jusqu’au 30 mars prochain. L’artiste présente son exposition « Heures bleues ». Comme c’est la tradition dans un tel contexte, elle continue de travailler dans un atelier ouvert au public qui peut ainsi l’interroger sur son art. Elle connaissait déjà bien les lieux : « J’allais souvent au musée Boesch. C’est un espace à taille humaine et je rêvais d’être dans cet atelier d’artiste en résidence. J’ai rencontré Philippe Larue, commissaire du musée Boesch, j’ai présenté mes toiles et il m’a invitée en disant que c’était une évidence parce que mes toiles expriment cette nature environnante. Il m’a aussi dit : « Elles font du bien. » C’est quelque chose que l’on recherche aujourd’hui. » Ann Morgann a pour sources d’inspiration le monde végétal et l’eau. Son exposition symbolise ce qu’elle appelle les « Heures bleues » : « C’est un thème que j’aime beaucoup, parce que ce sont les premières et les dernières lueurs du jour. C’est sombre, mais cela Ann Morgann en résidence au Musée Boesch met en avant les premières lueurs, lorsque tout s’arrête. Le temps est suspendu. C’est un moment qui m’a toujours attirée. » Contrairement à d’autres artistes en résidence qui viennent parfois de régions éloignées, Ann Morgann est familière du Pouliguen : « C’est une ville que j’apprécie beaucoup. Je venais dans la région voir mes grands-parents, donc j’ai cette empreinte. J’aime l’Océan et cette vie. Cette terre est marquée par l’eau, que ce soit dans les marais ou en Brière. L’eau est un élément fédérateur, je me ressource ici et il était naturel d’exprimer cela dans mes toiles. » Ann Morgann est en résidence au Musée Boesch jusqu’au 30 mars. Ouverture tous les jours sauf le lundi. 35 avenue François Bougouin au Pouliguen. Adrien Pouclet photographie les handicaps invisibles Le CCAS de Guérande accueille une exposition de photographies d’Adrien Pouclet, entre le 10 et le 14 février 2025, sur le thème du handicap invisible. Adrien Pouclet est personnellement concerné par ce sujet : « Je suis atteint de fibromyalgie. Ce sont des douleurs chroniques, avec de la fatigue, depuis dix ans. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire entre ma passion de la photographie et mon handicap invisible, qui est souvent mal connu des Français. 80 % du handicap est invisible et, quand on dit cela, cela permet de comprendre ce que cela signifie. » Il rappelle le supplice que doivent endurer certaines personnes : « Je souris tous les jours, mais j’ai des douleurs tous les jours, avec des souffrances qui sont fortes, tout cela pour donner le sentiment que les choses vont bien, alors que ce n’est pas le cas. On traite cela avec des antidouleurs ou des antidépresseurs, mais les traitements ne sont pas très efficaces. » Rendre visible le handicap invisible constitue un défi artistique : « Ce n’est pas facile. Ma technique consiste à mettre des éléments. Par exemple, pour présenter une personne malentendante, elle pose avec la main sur l’oreille. Pour les douleurs chroniques, j’ai attaché avec une corde Sophie Buléon, une personne en situation de handicap qui a porté la flamme olympique à SaintSébastien-sur-Loire, tout cela pour faire comprendre qu’elle était prisonnière de son corps. Je dois photographier une personne qui a la maladie de Charcot. Ses jours sont comptés et je vais lui mettre un pansement en croix sur la bouche pour faire comprendre qu’elle a beaucoup de difficultés à parler. » « J’ai attaché avec une corde Sophie Buléon, une personne en situation de handicap qui a porté la flamme olympique. » Suite au succès de la première édition, « Les gestes qui sauvent » revient pour une deuxième année, avec pour objectif de sensibiliser davantage de Baulois à l’importance des gestes de premiers secours. Cet événement, organisé par la Ville de La Baule-Escoublac, se tiendra le vendredi 14 février prochain à la salle des Floralies. Chaque année, jusqu’à 50 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque soudain, avec un taux de survie avoisinant les 5 %. Dans 70 % des cas, ces arrêts se produisent devant des témoins, mais seulement 40 % de ceux-ci réagissent en appliquant les gestes de premiers secours. Pourtant, intervenir rapidement peut faire toute la différence : chaque minute gagnée augmente les chances de survie de 10 %. Face à ces chiffres alarmants, l’événement ambitionne de former un maximum de personnes pour qu’elles puissent agir efficacement en cas d’urgence. Lors de la première édition, plus de 400 participants ont pris part à l’initiative, avec 350 d’entre eux formés aux techniques de premiers secours. Le retour d’expérience est éloquent : 92 % des participants ont recommandé la formation à leurs proches et 99 % ont plébiscité la reconduction de l’événement. La Ville propose des ateliers pratiques, des démonstrations en direct et des sessions gratuites encadrées par des professionnels qualifiés. Destinées aux Baulois âgés de 12 ans et plus, ces formations permettront d’apprendre à réagir face à des situations critiques telles qu’un arrêt cardiaque, une perte de connaissance ou une hémorragie, et à mettre la victime en position d’attente. Pratique : Vendredi 14 février 2025, 4 sessions au choix – 8h30, 10h30, 13h30 et 15h30 - Salle des Floralies, La Baule. La Baule : deuxième édition de l’événement « Les gestes qui sauvent » Contactez-nous pour votre publicité : Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com la baule+

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