La Baule+

la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 258 - Décembre 2025 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! CADEAUX Couteaux Morta : un nouveau showroom et atelier à Saint-Nazaire Page 2 BONNES ADRESSES Maison Sacch’et : Meryll renoue avec l’esprit du traiteur français Page 3 CADEAUX Cadréa transforme les images en cadeaux inoubliables Page 4 Jean-Charles de Castelbajac Le célèbre styliste et créateur est un amoureux du Croisic Pages 24 à 26 ART FLORAL Xavier Lequerré inaugure un nouveau magasin Fleurs de Toscane à Pornichet Page 5 IMMOBILIER La Bauloise Bénédicte Brossard devient chroniqueuse sur M6 Page 10 CADEAUX La Maison du Barbecue : en hiver aussi, le feu rassemble Page 12 IMMOBILIER Le nouveau défi de Françoise Beaulande Page 13 LAURENT ALEXANDRE La culture générale devient indispensable Pages 8 et 9 Nos entreprises locales communiquent Commerces GILBERT COLLARD CHRISTINE ORBAN Ténor du barreau et amoureux du droit… Pages 14 à 16 La romancière se met dans la peau de Lady Diana… Pages 20 à 22

la baule+ 2 | Décembre 2025 Couteaux Morta : la coutellerie artisanale ouvre un nouveau showroom et atelier à Saint-Nazaire Si le Père Noël cherche des cadeaux avec une vraie histoire, il fera sans doute un passage au 20, rue Augustin-Fresnel, à l’entrée de la zone de Brais, à Saint-Nazaire. C’est ici que les Couteaux Morta viennent d’emménager, quittant après quinze ans leur atelier de Saint-André-des-Eaux pour un site plus vaste. Pour Jean-Henri Pagnon, fondateur de la coutellerie artisanale en 2010, ce déménagement marque une nouvelle étape : son entreprise, née dans 15 m², passée ensuite à un atelier de 100 m² et aujourd’hui forte de douze salariés, réunit désormais dans un espace de 1000 m² un atelier visible du public et un show-room entièrement repensé. Avoir un couteau morta, c’est mettre 5 000 ans d’histoire dans sa poche L’histoire des Couteaux Morta commence par un attachement profond à la Brière. En découvrant le morta - ce bois fossilisé vieux de 5 000 ans évoqué dans le roman La Brière d’Alphonse de Châteaubriant - Jean-Henri Pagnon a imaginé un couteau enraciné dans le territoire. « Avoir un couteau morta, c’est mettre 5 000 ans d’histoire dans sa poche », aime-t-il rappeler. Le bois, extrait à la main dans le marais avec l’autorisation du Parc de Brière, a traversé les civilisations : un matériau rare, chargé de temps, qui donne à chaque pièce une identité singulière. Au fil des années, la coutellerie a évolué : Damas, inox ou brutes de forge, les trois types de lames sont fabriqués ou travaillés dans l’atelier, au vu des visiteurs, dans une volonté de transparence assumée. Graver une écriture manuscrite scannée directement sur la lame Décembre est la période des cadeaux personnalisés, et la coutellerie propose de graver prénoms, dates ou même une écriture manuscrite scannée directement sur la lame, en quelques minutes. Une manière d’ajouter une touche personnelle à un objet qui porte déjà une longue mémoire. Le showroom présente également des bijoux et créations en Morta, dans le même esprit artisanal, des pièces réalisées par son épouse Hélène. Une fabrication authentiquement française Pour ceux qui cherchent un présent qui ait du sens, une histoire et une fabrication authentiquement française, la nouvelle adresse des Couteaux Morta est incontournable. Atelier JHP – Couteaux Morta, 20, rue AugustinFresnel, Saint-Nazaire. Tél. : 02 40 66 53 69. Site : www.couteaux-morta.com Pour protéger les milliers d’oiseaux migrateurs et hivernants qui y trouvent refuge chaque année, la réserve ornithologique des Traicts du Croisic est de nouveau fermée au public jusqu’au 15 mars. L’arrêté préfectoral interdit l’accès aux 500 hectares du site, afin de garantir la tranquillité d’espèces protégées comme l’Aigrette garzette ou la Bernache cravant. La Fédération des chasseurs de Loire-Atlantique, gestionnaire de la réserve, rappelle que tout accès non autorisé expose à une amende de 135 euros, et annonce des contrôles réguliers. La fréquentation importante observée lors des grandes marées ou des périodes de loisirs – parfois plus de 400 pêcheurs à pied en une journée – perturbe fortement l’avifaune, en particulier durant l’hivernage. La direction de la réserve en appelle à la responsabilité de chacun pour préserver ce site naturel d’exception : « Chaque dérangement peut avoir de lourdes conséquences sur les espèces qui y séjournent ». Les Traicts du Croisic fermés au public jusqu’au 15 mars

la baule+ Décembre 2025 | 3 Maison Sacch’et : Meryll renoue avec l’esprit du traiteur français traditionnel À l’approche des fêtes, une question revient systématiquement : où trouver un bon traiteur français traditionnel ? On a envie de se retrouver en famille ou entre amis, de profiter du temps ensemble, sans forcément passer des heures en cuisine. Mais beaucoup tiennent à choisir un artisan de proximité, fidèle aux savoir-faire, et non une enseigne de plats industriels. Un souhait simple… mais devenu rare. Sur les marchés de La Baule et de Pornichet, Maison Sacch’et redonne justement vie à l’esprit du traiteur français d’antan. Meryll Sacchettini a 26 ans. Après un parcours en école de commerce à Paris, l’entrepreneuriat s’est imposé naturellement : elle a toujours évolué dans cet univers, notamment grâce à ses parents. Elle connaît aussi très bien les marchés : elle y travaille depuis ses 16 ans, après sept saisons à la Poissonnerie Patrick, au marché de La Baule. Lorsque l’occasion de reprendre un banc s’est présentée en juillet 2024, elle l’a saisie immédiatement et a lancé Maison Sacch’et. L’enseigne poursuit aujourd’hui son développement avec une installation sous les halles de Pornichet. Meryll travaille avec Manon : « C’est une belle aventure que nous menons ensemble et nous alternons entre les deux marchés l’une et l’autre. » L’offre repose sur les fondamentaux d’un charcutier-traiteur et, à Pornichet, elle est celle d’un traiteur sucré et salé également à une sélection de desserts. La force de Meryll tient à une démarche simple mais exigeante : quasiment tout est fait maison. « J’ai sélectionné mes producteurs selon deux critères : la qualité et la proximité. Je tiens beaucoup à la transparence, aussi bien avec mes fournisseurs qu’avec mes clients. L’offre traiteur est entièrement réalisée maison et, pour la charcuterie, je travaille avec Paul Begein, une entreprise familiale vendéenne qui fait vraiment de la qualité », explique-t-elle. Sur ses stands, on trouve ainsi les produits du restaurateur François Thorel, les chips locales Chipizh. A Pornichet, les pots de choco-noisette, caramel, miam’s et cidre du Barapom. Et chaque dimanche matin, Maison Sacch’et propose également le vrai poulet fermier de Bretagne à La Baule. S’éloigner des offres standardisées des traiteurs industriels Avec cette philosophie, Meryll répond à une demande croissante : celle des personnes qui souhaitent privilégier les produits de qualité, les circuits courts et s’éloigner des offres standardisées des traiteurs industriels. Pour les fêtes, Maison Sacch’et prend tout en charge Pour les fêtes, Maison Sacch’et prend tout en charge : « Nous allons mettre en avant les produits nobles : saumon fumé maison, foie gras maison - je rappelle que quasiment tout est fait maison - et nous travaillerons aussi le homard et la Saint-Jacques. » Le foie gras est vendu à la tranche ou en entier. Meryll rappelle que l’année dernière le foie gras avait eu beaucoup de succès et qu’il est recommandé de réserver par téléphone le plus rapidement possible pour être certain de l’avoir pour les fêtes. Le traiteur de référence de nombreuses tables familiales de la presqu’île Voir Meryll Sacchettini se tourner vers ce concept de traiteur à l’ancienne n’a rien d’étonnant. Elle appartient à cette génération qui réinvente un esprit vintage qu’elle n’a pourtant pas connu, que ce soit dans la mode, la décoration, la musique… ou l’alimentation. Une tendance qui valorise la proximité, la qualité, le goût juste et le plaisir de partager de bons moments. Pour les fêtes, Maison Sacch’et devrait naturellement s’imposer comme le traiteur de référence de nombreuses tables familiales de la presqu’île. Maison Sacch’et est présente sous les halles des marchés de La Baule et de Pornichet. Ouverture aux horaires dumarché : dumardi au dimanche à La Baule, et du mercredi au dimanche à Pornichet, jusqu’à 13 heures. Tél. 06 65 62 56 35 La Baule s’apprête à inaugurer un projet inédit dans le département : la création d’un cimetière animalier à proximité du cimetière du Parc. Les travaux, confiés à l’entreprise Charier, doivent s’achever en février 2026. Pensé comme un véritable lieu de recueillement, le site comprendra un jardin du souvenir, dix caveaux et douze cavurnes destinés au dépôt des urnes. Les concessions seront attribuées pour une durée de deux ans. Cette première phase représente un investissement de 310 000 euros. À partir du début de l’année 2026, les propriétaires d’animaux pourront ainsi mettre en terre ou déposer les cendres de leur compagnon à quatre pattes dans un espace dédié. La municipalité souligne que ce projet répond à « un phénomène de société » : l’animal de compagnie est désormais considéré comme un membre de la famille à part entière. La Baule : un cimetière animalier va ouvrir début 2026 Meryll Manon

la baule+ 4 | Décembre 2025 À Guérande, Cadréa transforme les images en cadeaux inoubliables À l’approche des fêtes, la recherche du cadeau idéal peut vite devenir un casse-tête. On souhaite offrir quelque chose de beau, de personnel, de durable…bref, un présent qui fait vraiment plaisir. Sur la presqu’île, une adresse répond particulièrement bien à cette quête : Cadréa, l’enseigne qui sublime les images, les souvenirs et les œuvres depuis plus de trente ans. À Guérande, le magasin est placé sous la responsabilité de Jean-François, passionné d’encadrement. Pour lui, chaque projet est une histoire à raconter, un équilibre à trouver entre esthétique, authenticité et personnalité. Encadrer une photographie ou une toile semble, de loin, une opération technique : choisir des baguettes, ajuster les dimensions, fixer le fond. Mais chez Cadréa, l’exercice relève plus de l’art que du geste. Il s’agit d’imaginer l’écrin qui révélera le sujet, celui qui donnera du caractère à une image ou au contraire saura s’effacer pour mieux la laisser exister. Un encadrement adapté suffit à redonner vie à ces pièces oubliées Cette expertise, cultivée depuis près de trois décennies, a fait de l’enseigne une référence locale. Qu’on apporte une simple photo de famille ou une lithographie signée par un grand artiste, l’équipe aborde chaque demande avec la même attention. « Beaucoup de gens possèdent de véritables trésors sans le savoir », souligne Jean-François. Et souvent, un encadrement adapté suffit à redonner vie à ces pièces oubliées. En ces semaines de décembre, la boutique se transforme naturellement en un repaire pour chasseurs d’idées cadeaux, pour tous les budgets et toutes les envies. Et l’un de ses atouts majeurs tient à sa diversité : on peut offrir un encadrement classique et élégant, une création contemporaine, une image inspirante ou même faire imprimer ses propres photos sur papier, dibond, toile ou plexiglass. Un cadeau véritablement unique Pour ceux qui souhaitent personnaliser un présent, le sur-mesure reste la valeur sûre. Il permet d’offrir un cadeau véritablement unique, pensé pour une personne en particulier, en fonction de son intérieur, de sa sensibilité, ou d’un souvenir qui compte. À l’inverse, ceux qui préfèrent repartir immédiatement avec une pièce prête à offrir trouveront également leur bonheur parmi les cadres standards, les affiches et les reproductions artistiques. Le Bar à images est incontestablement une mine d’inspiration pour trouver le bon cadeau. Cette véritable bibliothèque rassemble plus de 20 000 visuels, du régionalisme aux grands maîtres, des affiches vintages aux photographies contemporaines. Chacun peut flâner, feuilleter, comparer, imaginer une ambiance. Les images peuvent être imprimées sur différents supports – papier, dibond, toile, plexiglass –, puis encadrées dans l’atelier de fabrication interne. Cette maîtrise complète, de l’impression à l’encadrement, garantit une finition soignée, pensée pour traverser les années. Ce qui distingue véritablement Cadréa à l’approche des fêtes, c’est cette capacité à proposer des cadeaux personnels, esthétiques et adaptés à tous les budgets. Une photo que l’on encadre pour un proche, une affiche au charme régional, une reproduction d’artiste, un tirage en série limitée avec certificat d’authenticité… Chaque visiteur finit par trouver l’objet qui correspond à la personne à qui il pense. Jean-François sait qu’offrir une image, un souvenir, une œuvre ou un cadre, c’est offrir une émotion: « Un cadeau réussi n’a pas besoin d’être spectaculaire : il doit simplement être juste et authentique ». Cadréa, 10, rue de la Briquerie, Zone de Villejames, à Guérande. Tél. : 02 40 24 82 07. La Ville de La Baule envisage de recourir à un nouvel outil fiscal pour réguler le marché commercial local : la Taxe sur les friches commerciales (TFC). L’annonce a été faite lors du conseil municipal du 21 novembre, au cours duquel le maire, Franck Louvrier, a dressé un état des lieux contrasté de l’activité commerciale bauloise. Avec un taux de vacance commerciale de 4,4 %, très inférieur à la moyenne nationale (13 %), La Baule pourrait sembler épargnée. Pourtant, plusieurs cellules du centre-ville restent durablement inoccupées, non par manque de demande, mais en raison de loyers jugés trop élevés. « Certaines cellules sont vides uniquement parce que les loyers sont prohibitifs », explique le maire, qui évoque une rotation rapide des enseignes sur des secteurs comme l’avenue de Gaulle. Si les créations commerciales restent plus nombreuses que les fermetures, beaucoup d’activités ne parviennent pas à s’installer durablement. La fragilisation du commerce de proximité est accentuée par l’évolution des habitudes de consommation et par la concurrence de grandes plateformes numériques internationales. Pour répondre à cette situation, la municipalité veut étudier la mise en place de la Taxe sur les friches commerciales, prévue à l’article 1530 du Code général des impôts. Ce dispositif permet de taxer les propriétaires de locaux vacants depuis plus de 24 mois, avec un taux pouvant atteindre 20 % du dernier loyer annuel perçu. « L’objectif est de lutter contre la rétention foncière et la spéculation locative en faisant la chasse aux propriétaires qui mettent des loyers tellement exorbitants que leurs locaux ne sont pas loués et restent vides parfois pendant plusieurs années », a déclaré Franck Louvrier. Le maire qualifie cette taxe « d’outil de justice économique », estimant qu’elle inciterait à remettre sur le marché des locaux à des prix réalistes et à maintenir la vitalité commerciale du centre-ville. La possibilité d’instaurer un périmètre de préemption a également été étudiée, mais le maire s’y dit peu favorable : « Compte tenu des prix très élevés dans notre commune, cela risquerait d’encourager les propriétaires à tenter une vente à la collectivité au prix fort. Et ce n’est pas notre rôle de faire de l’immobilier commercial.» La Ville travaille donc à d’autres leviers complémentaires : aides aux devantures, soutien au ravalement, accompagnement pour la reprise de locaux vacants. « Dans ce domaine, c’est toujours important d’avoir le bâton et la carotte», résume le maire. Si Franck Louvrier se veut rassurant - « il n’y a pas péril en la demeure » - il estime indispensable d’agir rapidement pour protéger les commerçants indépendants : « Nous devons ajouter un élément de protection pour nos commerces dans la lutte qui va inévitablement les opposer aux multinationales numériques sans vergogne. » La réflexion est désormais engagée : si elle se confirme, La Baule deviendrait l’une des rares communes de Loire-Atlantique à activer la Taxe sur les friches commerciales pour réguler son marché et préserver l’identité de son centre-ville. La Baule veut instaurer une taxe sur les friches commerciales pour lutter contre les loyers excessifs

la baule+ Décembre 2025 | 5 Xavier Lequerré, Meilleur Ouvrier de France, inaugure un nouveau magasin Fleurs de Toscane à Pornichet À La Baule, depuis 1947, la maison Lequerré est une institution florale qui traverse les générations avec la même constance d’exigence et d’élégance. L’entreprise, restée familiale de père en fils, incarne aujourd’hui l’excellence grâce à Xavier Lequerré, qui porte le titre prestigieux de Meilleur Ouvrier de France. À travers ses réalisations, il perpétue un savoir-faire artisanal rare, tout en insufflant une créativité contemporaine qui sublime de nombreuses enseignes de la presqu’île. Le grand public connaît bien Fleurs de Toscane, situé dans le bourg d’Escoublac. Les bouquets de la maison bauloise s’invitent régulièrement sur les plus belles tables, notamment lors des dîners et des fêtes de fin d’année où leur raffinement fait sensation. À l’approche des festivités, ces compositions deviennent presque un rituel, celui d’un art floral qui magnifie chaque moment. Aujourd’hui, une nouvelle page s’écrit avec l’ouverture d’une maison florale d’excellence au cœur des Halles de Pornichet. Après trois années passées place du Dauphin, l’enseigne s’implante au cœur des halles du marché. Ce déménagement répond à une aspiration simple : être au plus près des commerçants, des habitués du marché et d’une clientèle en quête d’inspiration au quotidien. Xavier Lequerré précise que cette nouvelle adresse reprend l’intégralité de l’offre d’Escoublac : bouquets personnalisés, compositions originales, créations d’ambiance et prestations événementielles, toujours avec cette signature qui fait la renommée de Fleurs de Toscane. Fin observateur des tendances du moment, Xavier Lequerré partage quelques orientations déco pour la saison : « Cette année, on retrouve beaucoup de décors mêlant rouges profonds et touches dorées. Mais on revient aussi à des valeurs sûres, proches de la nature : branchages, pommes de pin, lichens… Des éléments simples qui apportent chaleur et authenticité. » Avec cette nouvelle implantation, Fleurs de Toscane confirme son statut d’acteur majeur de la création florale sur la presqu’île. Fleurs de Toscane 40 avenue Henri Bertho à La Baule Escoublac. Tél. 02 40 60 37 95 À l’entrée des Halles de Pornichet. Tél. 02 40 53 64 54 Fin novembre, à l’occasion de la COP30 qui se tenait à Belém (Brésil), plusieurs communes de la presqu’île et de l’agglomération nazairienne - Saint-Nazaire, Trignac, Pornichet, La Baule, Guérande, La Turballe et Piriac-surMer - ont vu apparaître des stickers en forme de flammes sur leurs panneaux d’entrée de ville. Cette action symbolique, menée par des habitants et relayée localement par le mouvement Action Non-Violente COP21, visait à alerter sur les risques liés au dérèglement climatique : feux de forêt, inondations, vagues de chaleur. Les autocollants portaient le message « Stop Sabotage Climat », dénonçant le manque d’avancées jugé préoccupant dans la lutte contre les énergies fossiles et appelant à des engagements plus forts de la part des États. Des flammes sur les panneaux des communes : retour sur une action menée pendant la COP30 Pornichet : fin des travaux au parc Louis-Mahé La Ville de Pornichet annonce la fin des travaux engagés cet hiver au parc de loisirs Louis-Mahé. Le chantier a principalement porté sur la rénovation complète des anciens vestiaires, désormais transformés en locaux associatifs comprenant deux bureaux, un espace de convivialité et des zones de stockage. Ces nouveaux équipements accueilleront plusieurs clubs sportifs de la commune. Le site a également été végétalisé, avec la plantation d’arbres et d’arbustes, l’installation de voiles d’ombrage autour de l’aire de jeux et la réfection du terrain de football, doté d’une nouvelle pelouse. Un sanitaire automatique accessible PMR sera installé prochainement. Montant total de l’opération: 322 000 €.

la baule+ 6 | Décembre 2025 Saléa Shoes : la boutique guérandaise où l’on aime encore prendre le temps d’essayer À l’heure où les achats se font en un clic et où l’on ne découvre plus grand-chose derrière un écran, certains continuent de croire au charme d’une vraie boutique. C’est le pari qu’ont fait Alain Jousselin et sa fille Céline en ouvrant Saléa Shoes, au cœur du centre historique de Guérande. Une initiative presque à contre-courant, mais qui repose sur une idée simple : le plaisir d’achat existe encore, à condition de lui redonner un décor, un rythme, et un peu d’imprévu. Ici, on ne vient pas uniquement chercher une pointure. La sélection est pensée pour provoquer ce petit vertige propre aux vraies trouvailles: un cuir lumineux, une ligne élégante, une couleur qu’on n’aurait jamais osée… « Le coup de cœur, ça se vit, ça ne se clique pas ». Et c’est sans doute ce qui distingue l’expérience en boutique d’un panier numérique où l’on valide souvent ce que l’on connaît déjà. Un univers féminin affirmé, avec un clin d’œil aux hommes L’adresse séduit d’abord une clientèle féminine : chaussures, sacs, bijoux fantaisie, accessoires… Céline et Maryline composent leurs collections comme on construit une ambiance, en privilégiant des marques émergentes, bien positionnées, qualitatives, et surtout pas omniprésentes. Une manière de préserver l’effet de surprise, cette sensation que l’on a trouvé quelque chose que tout le monde n’a pas déjà vu. Plusieurs maisons qui racontent chacune une manière différente d’envisager la mode À l’approche de Noël, Saléa Shoes met en avant plusieurs maisons qui racontent chacune une manière différente d’envisager la mode : Vanessa Wu, dont les modèles mêlent esthétique contemporaine et confort assumé ; Marco Tozzi, Toni Pons, Rohde, pour leurs propositions accessibles et bien pensées ; mais aussi plusieurs fabrications françaises comme la mythique Méduse, ou encore les Pantoufles du Berry, dont l’histoire fleure bon l’artisanat régional. La marque française de baskets Asfvlt est également disponible. Autant d’idées cadeaux qui conjuguent style, qualité et petite note singulière. Saléa Shoes, 4 rue SaintMichel, Guérande (face à la Collégiale). La Ville de Pornichet rappelle que la concertation publique autour du projet de réaménagement des ports est toujours ouverte. Habitants, usagers et acteurs concernés ont jusqu’au 3 mars 2026 pour formuler leurs observations. L’ensemble des pièces du dossier – plans, études et éléments de contexte – est accessible sur le site Internet de la Ville. Toutes les remarques peuvent porter sur les aménagements envisagés. Elles peuvent être transmises : À l’accueil des Services Techniques: 105 avenue du Général-de-Gaulle, 44380 Pornichet Par courrier : Mairie de Pornichet Concertation « Projet de réaménagement des ports » 120 avenue du Général-de-Gaulle, 44380 Pornichet Par mail : ports2027@ mairie-pornichet.fr Réaménagement des ports de Pornichet : la concertation se poursuit jusqu’au 3 mars 2026

la baule+ Décembre 2025 | 7 La découverte, le 4 novembre dernier, d’un premier foyer de nématode du pin dans les Landes a déclenché un vent d’inquiétude dans toute la filière forestière française. Mais à La Baule, où les pins maritimes façonnent depuis plus d’un siècle le paysage urbain, l’identité architecturale et même l’âme de la station balnéaire, la nouvelle résonne avec une inquiétude particulière. Ici plus qu’ailleurs, l’idée qu’un parasite ravageur puisse un jour atteindre la Côte d’Amour relève presque du traumatisme collectif : sans ses pins, La Baule ne serait plus La Baule. Car ces arbres, omniprésents dans les avenues, les jardins, les parcs et même sur le front de mer, ne sont pas qu’un décor végétal : ils portent l’histoire de la ville, ses villas Belle Époque, ses quartiers boisés, son atmosphère unique. Pour l’heure, le foyer identifié à Seignosse n’a laissé apparaître aucun signe d’extension vers le nord, mais les experts reconnaissent que la propagation du nématode - transporté par un insecte, le longicorne - est difficile à anticiper. Le scénario d’une contamination en Loire-Atlantique reste très improbable… mais pas impossible. Dans une projection fictive, la propagation du parasite atteindrait le littoral atlantique en 2028. En deux ans, le longicorne infecterait progressivement les quartiers emblématiques : La Bauleles-Pins, le quartier du Casino, puis le parc des Dryades. Les premiers dépérissements feraient chuter des dizaines d’arbres, obligeant la ville à abattre préventivement des centaines de sujets malades. Les conséquences seraient multiples. Un paysage métamorphosé, avec des avenues subitement dégarnies. Une flambée des coûts publics, entre abattages, évacuations de bois contaminé, et replantations massives. Un impact sur le microclimat local, avec des étés plus chauds et des vents marins plus présents faute de couverture végétale. Dans cette projection, le prix de l’immobilier chuterait de 8 à 12 % dans les secteurs les plus boisés, directement touchés par la disparition du paysage historique. Bien sûr, ce scénario reste imaginaire. Mais il illustre une réalité : le pin n’est pas un arbre comme les autres à La Baule. C’est une part de son identité culturelle et paysagère. Et c’est pourquoi la découverte du nématode dans les Landes est suivie ici avec une vigilance accrue, presque émotionnelle. Pour l’instant, aucune alerte n’a été détectée en Loire-Atlantique. La Baule face à la menace du nématode du pin : et si l’arbre emblématique de la station balnéaire venait à disparaître ? VOTRE RADIO LOCALE

la baule+ 8 | Décembre 2025 La Baule+ : Certains retiendront de votre livre son titre très provocateur « Ne faites plus d’études », alors que c’est l’inverse, puisque vous nous incitez à nous cultiver davantage. En réalité, les études techniques ne servent plus à grand-chose avec le développement de l’IA. Ce qui va faire la différence, c’est la culture générale… Laurent Alexandre : Effectivement. Avec Olivier Babeau, nous ne disons pas qu’il faut maintenant « glander ». Ce n’est pas une ode à la fainéantise. D’ailleurs, un chapitre du livre titre que l’ère de l’intelligence artificielle n’est pas faite pour les grosses feignasses. Avec l’IA, il n’y a pas de place pour les fainéants, pour les gens qui ne travaillent pas, ou pour les gens qui ne se forment pas. Ce que nous constatons, c’est que les cursus universitaires sont aujourd’hui totalement dépassés et ne forment pas du tout la jeune génération à être complémentaire de l’intelligence artificielle. C’est pour cela que nous écrivons que l’université envoie ses enfants au casse-pipe, parce qu’elle ne s’est pas adaptée à l’intelligence artificielle, ni dans ses méthodes, ni dans ses objectifs de formation. Elle continue à former comme si l’intelligence artificielle n’était pas là. Dans Société > La culture générale devient indispensable Laurent Alexandre : « Il est impossible d’imaginer le futur si l’on n’a pas une bonne culture historique. » Dans un essai choc, Laurent Alexandre et Olivier Babeau font le constat glaçant de l’obsolescence de l’enseignement supérieur face à la percée de l’IA. En effet, pendant des siècles, étudier a constitué le meilleur investissement possible. Ce monde-là est mort. L’intelligence devient gratuite et infiniment disponible. Les études, telles qu’on les connaît, sont devenues contre-productives. « Ne faites plus d’études » n’est pas un pamphlet contre le savoir. Il invite à se préparer à une société où l’apprentissage sera une activité exigeante, permanente et profondément personnelle. Olivier Babeau est professeur d’université et fondateur de l’Institut Sapiens, un laboratoire d’idées dédié à la réflexion sur la place de l’être humain dans le monde technologique qui naît. Chirurgien et énarque, fondateur de Doctissimo et de plusieurs entreprises high-tech, Laurent Alexandre a signé de nombreux ouvrages de référence. Il est spécialiste des révolutions technologiques et de leurs enjeux dans notre société. « Ne faites plus d’études : apprendre autrement à l’ère de l’IA. » de Laurent Alexandre et Olivier Babeau est publié aux Éditions Buchet Chastel. un métier comme le mien, la médecine, c’est particulièrement grotesque aujourd’hui. Il y a les plus malins et les moins malins, les plus courageux et les moins courageux Comment l’humain doit-il se comporter par rapport à l’intelligence artificielle ? Celle-ci nous fait-elle perdre du potentiel intellectuel ? Les études montrent, au contraire, que cela amplifie les écarts. Il y a les plus malins et les moins malins, les plus courageux et les moins courageux. Donc, ceux qui travaillent en se servant de l’intelligence artificielle pour faire mieux voient leurs capacités intellectuelles augmenter. En revanche, ceux qui utilisent l’intelligence artificielle pour glander voient leurs capacités intellectuelles diminuer, c’està-dire qu’ils atrophient un peu leur cerveau. Ce n’est pas une diminution générale des capacités intellectuelles que produit l’intelligence artificielle : c’est une augmentation des écarts entre ceux qui s’augmentent et ceux qui se diminuent. Ainsi, ceux qui s’augmentent sont ceux qui analysent les résultats et qui se relisent… Évidemment. Vous avez aussi un nouveau mode d’utilisation de ChatGPT aujourd’hui. Vous pouvez paramétrer ChatGPT dans le mode étudier et apprendre, dans lequel ChatGPT ne vous donne pas le résultat, mais vous explique pas à pas comment trouver le résultat. C’est un mode éducatif et très pédagogue. L’intelligence artificielle nous aide dans tous les domaines, y compris dans le développement informatique, puisque l’on n’a plus besoin de maîtriser le code. Toutefois, avoir quelques connaissances en MS-DOS, par exemple, n’est peut-être pas inutile, parce que cela permet de comprendre l’informatique, de la même manière que le fait d’avoir quelques notions de latin permet de mieux comprendre notre langue… Qu’en pensez-vous ? Il faut quelques spécialistes du MS-DOS, bien entendu, pour assurer la maintenance du noyau de Windows, qui comporte encore une partie de code. Globalement, la plupart des gens n’ont plus besoin d’apprendre à coder l’informatique. Ce qui est le plus important, c’est d’être capable d’être un chorégraphe, un architecte, de l’intelligence artificielle. Il faut savoir orchestrer l’intelligence artificielle : c’est ce qu’il y a de plus important. Il faut savoir quelle intelligence artificielle utiliser, comment l’utiliser, savoir la repousser dans ses retranchements... Vous consacrez un chapitre à la nécessité d’apprendre toute sa vie. Or 99 % des lecteurs vont penser à la formation continue, alors qu’il ne s’agit pas de cela… C’est l’une des difficultés que la nouvelle génération va rencontrer. Une étude de l’OCDE montre que la durée de vie d’un savoir-faire professionnel est passée de trente ans, il y a quarante ans, à deux ans aujourd’hui. Un savoir professionnel dure de moins en moins longtemps. Finalement, la durée d’une compétence est plus faible que la durée d’un cursus universitaire aujourd’hui et c’est bien tout le problème. Il faut un rythme totalement nouveau pour l’université. Il faut que le système éducatif s’adapte à une durée de vie très courte des savoirs et des compétences professionnelles. Donc, deux ans après être sorti du système éducatif, tout ce que l’on a appris serait déjà dépassé… Pour une grande partie, oui. L’université n’a pas commencé sa transformation et à réfléchir à son organisation à l’ère de l’intelligence artificielle. Prenons un cas pratique, celui de la médecine. ChatGPT est aujourd’hui bien meilleur que les médecins pour faire un diagnostic. ChatGPT est quatre fois meilleur qu’un médecin ! Le plus grave n’est pas là. En réalité, ChatGPT et un médecin feront moins bien un diagnostic que ChatGPT seul... Toutes les études le prouvent. On voit que l’université n’est pas adaptée. En médecine, l’université produit des médecins qui dégradent les performances de l’intelligence artificielle. Donc, il y a un problème. Nous conseillons aux parents de faire lire des livres d’histoire aux jeunes Vous évoquez la nécessité d’avoir une forte culture générale. Quelle est votre définition de la culture générale ? Lire les humanités, l’histoire, la connaissance du monde… On considère que c’est le point le plus important pour la jeune génération, parce que le futur va beaucoup bouger, la technologie va sans cesse évoluer et, pour trouver sa place dans un monde où la technologie galope, il faut être capable d’imaginer le futur. Or, il est impossible d’imaginer le futur si l’on n’a pas une bonne culture historique. C’est la culture historique qui permet d’imaginer les futurs possibles et de se positionner en anticipant. Nous insistons beaucoup sur la culture générale et l’histoire, et nous conseillons aux parents de faire lire des livres d’histoire aux jeunes. Certains parents vont sans doute vous rétorquer qu’il n’est peutêtre pas très utile d’apprendre l’histoire de la colonisation, l’histoire des relations entre

la baule+ Décembre 2025 | 9 l’Arménie et l’Azerbaïdjan, l’histoire de Khrouchtchev qui a donné la Crimée à l’Ukraine, etc. Cela va surtout servir à comprendre le monde et anticiper le futur, car c’est ce qu’il y aura de plus utile à l’ère de l’intelligence artificielle. Avec Olivier Babeau, nous anticipons ce qui est essentiel pour l’avenir de nos jeunes. Nous sommes tous les deux pères de familles nombreuses. Il faut d’abord une excellente culture générale et une très bonne culture historique. Il faut ensuite une bonne connaissance des systèmes d’intelligence artificielle pour être capable de les piloter, afin d’en être l’orchestrateur. Il faut du courage, la volonté d’agir, la volonté d’apprendre en continu, le courage de travailler. Enfin, il faut agir et produire en imaginant de nouveaux métiers et de nouvelles activités. On a parfois l’impression que nos gouvernants font des erreurs parce qu’ils manquent de culture générale. Par exemple, la leçon du Traité de Versailles est qu’il ne faut jamais humilier son adversaire lorsque l’on a gagné une partie… Au Parlement, il n’y a pas que la culture historique qui manque à beaucoup de députés ! Notre prix Nobel d’économie a déclaré dans les médias qu’il était affolé par la nullité et la faible culture économique des députés. Quand on voit Monsieur Coquerel, le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale et haut dirigeant mélenchoniste, qui défend la taxe Zucman depuis des mois, il n’a rien compris. Il pensait que c’est un impôt sur le revenu, alors que c’est un impôt sur le capital. On mesure le degré d’inculture dans tous les domaines, y compris dans le domaine économique, chez nos politiciens. Les gens malins ne sont plus députés aujourd’hui On s’est attardé sur des diplômes qui ne veulent pas grand-chose… Ce n’est pas tellement une question de diplômes. En réalité, le niveau des députés s’est effondré. Les gens malins ne sont plus députés aujourd’hui, à quelques exceptions près. Il y a une «médiocrisation » de la classe politique qui est très nette. Dans les années 80, les députés étaient d’un bien meilleur niveau qu’aujourd’hui. On observe une fuite des meilleurs en dehors de la politique depuis des décennies. Est-ce parce que c’étaient aussi des générations qui avaient connu la guerre, la souffrance et la débrouillardise ? Peut-être, mais pas seulement. Les carrières dans le privé étaient moins attractives à l’époque, alors qu’elles le sont davantage aujourd’hui. L’État est devenu impuissant, donc être au Parlement n’est plus très intéressant. Le degré de liberté d’un parlementaire est aujourd’hui presque nul. Les gens les plus travailleurs, les plus innovants, les plus intelligents, auront de plus belles carrières que les gens fainéants, pas innovants et pas très intelligents Demain, il y aura les plus capables, ceux qui auront une bonne culture générale et qui sauront manier l’intelligence artificielle. Mais que deviendront les autres ? Nous rentrons dans une économie de la connaissance et nous sommes concurrencés par l’intelligence artificielle. Donc, mécaniquement, les gens les plus travailleurs, les plus innovants, les plus intelligents, auront de plus belles carrières que les gens fainéants, pas innovants et pas très intelligents. C’est moralement injuste, mais c’est une évidence. Dans une économie de la connaissance, il y a une prime importante pour les gens les plus malins et les plus innovants. Pourquoi est-ce moralement injuste ? On nous a toujours appris qu’il fallait être plus débrouillard et plus cultivé… Évidemment, mais par rapport à l’idéal égalitariste très français, le fait qu’il y ait des différences en fonction des capacités est aujourd’hui devenu quasi tabou. Propos recueillis par Yannick Urrien.

la baule+ 10 | Décembre 2025 La Bauloise Bénédicte Brossard devient chroniqueuse experte sur M6 pour parler immobilier sur la presqu’île Sur la presqu’île, rares sont ceux qui ne connaissent pas déjà Bénédicte Brossard. Depuis des années, cette passionnée d’immobilier sillonne La Baule, Le Pouliguen et les environs, avec toujours la même énergie. Son nom et son sourire s’affichent sur de nombreux panneaux de biens à vendre et surtout vendus ! Et voilà qu’une nouvelle aventure s’ouvre à elle : Bénédicte est devenue l’un des visages du magazine « 100 % Immo », diffusé par le groupe M6 depuis la rentrée. En ce début d’automne, elle a rejoint le réseau en marque blanche Le Niid, créé par l’entrepreneur Erwan Allin, ancien directeur d’agences sur la Presqu’île, et connu sur les réseaux pour ses podcasts et conférences. Chroniqueuse experte pour l’ensemble de la presqu’île Une étape professionnelle, qui a vite été suivie d’une autre surprise : la production de «100 % Immo » l’a contactée pour devenir chroniqueuse experte pour l’ensemble de la presqu’île. Une proposition qu’elle a accueillie avec enthousiasme. « Dans cette émission, il y a des chroniqueurs d’un peu partout en France. Nous sommes une centaine à représenter nos régions. » Mais, avant de décrocher cette place, Bénédicte a dû jouer le jeu : « On m’a fait passer un premier entretien avec le responsable de casting Région Bretagne, à l’issue, une deuxième étape avec un second entretien en visioconférence, cette fois-ci avec la production de M6. Mon profil à plu et l’on m’a annoncé que j’étais retenue. C’était un moment un peu irréel ! Pour moi, c’est quelque part la reconnaissance de mon implication de chaque jour dans mon métier de conseillère en immobilier auprès de mes clients. Cela permet d’aborder ce métier sous un nouvel angle: mettre en valeur la Presqu’île et les biens autrement à travers des reportages, partager leurs histoires avec leurs propriétaires. C’est aussi la mise en avant de nos commerçants locaux. Bref, une expérience qui ne se refuse pas ! » Dans l’émission, son rôle sera d’expliquer, de rassurer et de guider. « On aborde beaucoup de thèmes très concrets: acheter dans le neuf, éviter les pièges, comprendre les tendances… On répond aussi aux questions des internautes et téléspectateurs. C’est aussi une manière de mieux faire connaître notre métier. » Nous sommes sur un marché d’acquéreurs Si Bénédicte parle de la presqu’île avec autant de naturel, c’est parce qu’elle y est attachée. « Je suis arrivée à La Baule à l’âge de quatre ans. J’y suis allée à l’école. Je suis partie quelques années vivre d’autres expériences professionnelles. En 2017 je suis revenue poser mes valises à La Baule car c’est ici que je me sens bien ! » Après plus de dix ans d’immobilier, elle reste fidèle à une démarche qu’elle souhaite d’abord humaine : «Je ne prends pas un mandat pour faire du volume. Mon rôle, c’est de conseiller et d’accompagner les personnes, parfois dans des moments compliqués. C’est important pour moi de comprendre leur projet pour répondre à leurs attentes. En tant qu’indépendante, je peux justement prendre ce temps-là ! Pas d’horaires de bureau pour moi ! » Et, le marché, lui aussi, réclame plus de finesse : « La crise de la Covid a changé le marché pendant un temps. Aujourd’hui le marché s’est inversé. Nous sommes sur un marché d’acquéreurs. Il y a beaucoup de biens en vente, le marché est devenu très particulier. Comparaison des biens, réflexions plus longues. Aujourd’hui, être bien placé sur le marché local est plus crucial que jamais afin que tout se déroule dans les meilleures conditions de vente et de délai. » Avec ce nouveau rôle sur M6, Bénédicte Brossard s’apprête à faire rayonner un peu plus encore la presqu’île, à partager son expertise avec un public plus large, sans jamais perdre le lien de proximité qui fait sa marque. Un projet de vente ou d’acquisition ? Elle est toujours disponible. Contact : 06 71 43 57 19 benedicte.brossard. immo@gmail.com La Ville de Guérande vient d’obtenir sa deuxième abeille dans le cadre du label APIcité, décerné par l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Une distinction qui récompense les communes investies dans la protection des pollinisateurs et la préservation de la biodiversité en ville. L’Unaf salue à travers ce label les actions concrètes menées pour favoriser l’accueil des abeilles et insectes pollinisateurs, sensibiliser le public à leur rôle essentiel dans les écosystèmes et encourager des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Après une première abeille obtenue en 2024, Guérande confirme ainsi son engagement durable. Plusieurs initiatives ont été menées cette année pour renforcer la présence des pollinisateurs dans la commune. Diagnostic des prairies : un travail approfondi a été réalisé pour mieux comprendre la richesse écologique des prairies guérandaises et adapter leur gestion. Partenariat avec le Parc naturel régional de Brière (PNRB) : un inventaire spécifique a permis de mieux identifier les pollinisateurs présents sur le territoire. Installation de trois ruches à Kerbiniou : en collaboration avec un apiculteur local, la Ville a installé trois ruches qui ont permis de récolter 60 kg de miel. Le site accueille également des ateliers pédagogiques de découverte de l’apiculture. Ces actions s’inscrivent dans une démarche globale visant à « mieux connaître les pollinisateurs présents dans la commune » et à renforcer un environnement favorable à ces espèces indispensables. Guérande obtient sa 2e “abeille” du label APIcité pour son engagement en faveur des pollinisateurs

la baule+ 12 | Décembre 2025 En hiver aussi, le feu rassemble : La Maison du Barbecue enrichit son univers On associe souvent le plaisir du barbecue à l’été. Pourtant, c’est bien en hiver que le feu révèle toute sa magie ! Un foyer qui crépite dans le jardin, un brasero autour duquel on s’emmitoufle sous un plaid… Pascal Monserand, fondateur de La Maison du Barbecue en 2013, revendique cette passion assumée pour l’univers du feu. Son magasin de Guérande s’est considérablement étoffé ces derniers mois pour permettre de savourer ces instants toute l’année. Un art de vivre qui ne s’arrête pas en novembre Si l’été incite naturellement à sortir la grille et à envahir terrasses et jardins, l’hiver n’est pas en reste. Les grands braseros trouvent alors pleinement leur rôle : chaleur douce, cuisson conviviale, atmosphère chaleureuse. Plus récemment, les kamados, ces barbecues en céramique en forme d’œuf, ont conquis les amateurs de cuisson précise au charbon de bois, été comme hiver. La montée en puissance de ces barbecues-fours-fumoirs traduit un véritable mouvement de fond: cuisiner dehors devient un plaisir sans saison et la tendreté de vos viandes, poissons et légumes est garantie ! La Maison du Barbecue pense aussi à ceux qui vivent en appartement : petits barbecues électriques, modèles japonais de table au charbon produisant très peu de fumée. Un équipement adapté pour que chacun puisse profiter de l’expérience, même depuis un balcon. L’autre tendance de l’hiver : le fumage maison Fumer soi-même son saumon pour les fêtes est devenu un luxe accessible. « On fait brûler de la sciure de bois pour dégager une fumée froide entre 20 et 30 ° », explique Pascal. C’est une technique de conservation étonnamment simple, qui permet d’aromatiser saumon, magret ou filet mignon avec une fragrance délicate. L’enseigne propose tout le matériel nécessaire, les essences de bois, et va plus loin avec des ateliers de fumage organisés tous les quinze jours. Limités à douze personnes, ils affichent complet : preuve que les envies culinaires évoluent vers davantage d’autonomie, de savoir-faire et d’expérimentation. Dans un autre registre, Pascal revendique une fierté : la gamme de trancheuses électriques Berkel, marque italienne emblématique, qui propose depuis peu des modèles domestiques à prix abordables. Un objet qui impressionne par sa qualité autant que par son design. Des objets utiles, beaux et qui durent Pour l’hiver, les idées cadeaux ne manquent pas. On y trouve notamment de beaux couteaux français et japonais, des planches à découper artisanales façon billot, une gamme complète d’accessoires de cheminée, ou encore des tabliers en toile ou en cuir, robustes et élégants. Coup de cœur particulier pour une collection de carafes et de verres en verre soufflé, dont le fond reproduit en relief une montagne célèbre: une vraie curiosité esthétique, désignée en France et signée Alaskan Maker. Autre singularité du lieu : un véritable bar à sauces, épices et viandes premium. Longtemps centrée sur des pièces importées destinées à la restauration gastronomique, La Maison du Barbecue met désormais aussi en avant une production française prestigieuse : du bœuf wagyu élevé dans la Sarthe, une rareté dans la région. La Maison du Barbecue 10, rue de la Briquerie, ZA de Villejames à Guérande (à côté de Bureau Vallée) Tél. 02 49 52 20 20 14, rue du CommandantCharcot à Orvault Tél. 02 40 26 88 76 www.lamaisondubarbecue.fr Mardi 2 décembre 18h : Conférence de Constance Lecadre et Clotilde Pointier de la librairie Les Oiseaux sur le métier de libraire - à lamaison d’Escoublac (entrée gratuite sans inscription) Samedi 13 décembre de 15h à 18h : stage de pastels secs avec l’association l’Oreille et le Coquillage (50 euros, inscriptions à la librairie) Mardi 16 décembre 16h-17h30 : Atelier d’écriture animé par Evelyne de Racines et Mémoires, sur le thème du «Retour à l’enfance» - à la librairie (25 euros, inscriptions à la librairie) Mercredi 17 décembre de 18h à 19h : Conférence de Sophie Deram, autrice de plusieurs romans à succès sur notre rapport à l’alimentation et aux régimes, pour aborder les repas de fin d’année sans culpabilité - à la librairie (entrée gratuite sans inscription) Samedi 20 décembre de 10h30 à 12h - atelier cartes de Noël pop-up et poteries pour le sapin du CP au CM2, animé par Marie de Myatelier - à la librairie (22 euros - inscriptions à la librairie) Du lundi 22 au mercredi 24 de 9h30 à 11h : stage de de beaux-arts pour les enfants autour du thème de l’architecture : «la maison des lutins» (22 euros l’atelier- inscriptions à la librairie) Du lundi 22 au mercredi 24 de 11h à 12h30 : stage de beaux-arts pour adultes sur les thèmes «architecture et sculpture» (22 euros l’atelier - inscriptions à la librairie) - Une deuxième semaine d’ateliers du 29 au 31 décembre à confirmer selon inscriptions Vendredi 26 décembre de 11h à 12h30: dédicace de Gabriel Bouvet, auteur nantais attaché à La Baule, pour son roman Larsens aux Éditions Les Cailloux - à la librairie. Librairie Les Oiseaux : 232 avenue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à LaBaule. Tél. 02 40 60 23 66 Décembre à la librairie Les Oiseaux La Ville du Pouliguen poursuit sa politique de gestion écologique des espaces verts avec le remplacement récent de plusieurs nichoirs à mésanges dans le Bois. Cette action s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre la chenille processionnaire du pin, un insecte urticant dangereux pour l’homme et les animaux. Au-delà de leur aspect décoratif, ces nichoirs constituent un outil durable permettant de favoriser les prédateurs naturels. Les mésanges bleues et charbonnières jouent en effet un rôle central : elles consomment les jeunes chenilles avant qu’elles ne deviennent urticantes. Le Pouliguen compte désormais trente-trois nichoirs sur son territoire, dont vingt-huit dans le Bois. Les nouveaux modèles, plus robustes, facilitent aussi le suivi écologique réalisé chaque automne par les agents municipaux, qui évaluent la présence de nids afin d’ajuster les actions de lutte. Cette intervention s’intègre dans une stratégie diversifiée et respectueuse de l’environnement. En complément des nichoirs, la Ville installe des éco-pièges en hiver pour capturer les chenilles en descente, puis des pièges à phéromones au printemps afin de limiter la reproduction des papillons. Si nécessaire, des traitements biologiques au Bacillus thuringiensis, inoffensifs pour la faune et l’homme, peuvent être appliqués. Les agents procèdent également au retrait manuel des nids accessibles avant la période de procession. En combinant ces méthodes, la municipalité privilégie une action raisonnée qui vise autant à protéger la santé publique qu’à préserver la biodiversité locale. En retrouvant des abris adaptés, les mésanges deviennent de véritables alliées dans cette lutte naturelle, au moment où la chenille processionnaire progresse sous l’effet du réchauffement climatique. La Ville rappelle enfin que les habitants peuvent eux aussi contribuer à cette démarche, en s’inscrivant au dispositif coordonné par Polleniz avant fin août pour une intervention en novembre. Le Pouliguen prend en charge 50 % du coût, afin d’encourager une mobilisation collective. Les informations pratiques sont disponibles sur www.polleniz.fr. Le Pouliguen renforce sa lutte écologique contre la chenille processionnaire

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2