La Baule+

la baule + L’essentiel de la presqu’île guérandaise ! Mensuel gratuit d’informations - N° 250 - Avril 2025 SOYEZ RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT : NE JETEZ PAS CE JOURNAL SUR LA VOIE PUBLIQUE, EMPORTEZ LA BAULE+ CHEZ VOUS ! ÉCONOMIE Charles Sannat : on continue de changer de cavalier, mais cela ne change rien... Pages 6 et 7 ESPIONNAGE Marie-Laure Buisson : pourquoi les femmes sont des espionnes hors du commun Pages 10 à 12 ENTREPRENDRE Christophe Aulnette : le jour où il a quitté Bill Gates ! Pages 22 à 24 Pages 18 et 19 Gilles-William Goldnadel Entretien sans langue de bois avec l’avocat le plus médiatique de France Pages 26 et 27 Za de Beslon - 2 allée du Messephin - LA BAULE Tél . : 02 40 60 25 08 - www.ernauldvert.fr (contact et demande de devis) Un savoir-faire familial depuis 1918 . Débouchage de toutes vos canalisations . Passage caméra, localisation des anomalies . Retraçage de vos canalisations . Vidange fosses . Entretien de vos pompes de relevage . Nettoyage, dégazage, condamnation de vos cuves à fuel Assainissement Débouchage Vidange Nos entreprises locales communiquent : AGRICULTURE Lait Prés Verts organise une fête de la biodiversité dimanche 13 avril Page 2 LITERIE En avril, c’est la foire de Printemps au Magasin de la Literie Page 3 SANTÉ Bioliance ouvre à La Baule un laboratoire innovant et accueillant Page 4 RESTAURATION Restaurant O’ Vignes: un endroit simple et authentique Page 5 IMMOBILIER Chezmoi.photo : sublimez votre annonce avec Frédéric Evezard Page 8 BEAUTÉ Marc Réthoré : 20 ans de succès à Pornichet ! Page 9 MAISON My Store 44 : des innovations pour stores bannes et pergolas Page 15 PISCINE Rêves d’Ô : Stéphen Guéno, l’artisan créateur de votre piscine Page 16 PSYCHOLOGIE Fanny Nusbaum : le monde est-il en train de basculer vers moins d’humanisme ? Pages 18 et 19 ©Philippe Matsas / Leextra / Éditions Fayard

la baule+ 2 | Avril 2025 La ferme Lait Prés Verts organise une grande fête de la biodiversité le dimanche 13 avril 2025 C’est une belle histoire que celle de Léa et Damien. Ce jeune couple d’agriculteurs s’est rencontré dans une école d’ingénieurs en agriculture et ils ont décidé de développer leur ferme de 100 ha, qui est certifiée en agriculture biologique, avec 90 vaches laitières. Tout en poursuivant leur métier d’agriculteurs, ils ont eu envie de se diversifier en 2022 à travers la création d’une fromagerie au lait cru, d’un magasin de produits fermiers, et même d’une salle de réception. Aujourd’hui, la ferme Lait Prés Verts est aussi et surtout devenue un lieu d’animations pour mieux faire connaître ce métier passionnant. Leur nouvelle initiative, c’est de lancer une grande fête de la biodiversité qui aura lieu dimanche 13 avril prochain. Léa souligne : « Notre raison d’être, c’est vraiment de faire de la pédagogie auprès du grand public et rapprocher les consommateurs du milieu qui les nourrit, c’est pourquoi nous voulions créer un événement permettant de regrouper des producteurs et artisans ainsi que des associations, pour évoquer la question de la biodiversité des champs à l’assiette. Nous aurons une vingtaine de stands pour faire la promotion de la biodiversité, à travers l’agriculture. Il y aura notamment des associations comme l’ASPAS (Association de protection des animaux sauvages) et le CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) pour le côté « nature » mais également des stands sur les bienfaits du lait cru et l’éducation au goût avec les bons réflexes pour une consommation respectueuse de la planète et de la santé, l’ensemble accompagné de producteurs locaux. De plus, beaucoup d’ateliers ludiques et animations pour les enfants et les familles sont prévus tout au long de cette journée.» Des produits locaux de qualité, avec de très nombreuses références Damien précise qu’il s’agit d’un événement « en accès libre et gratuit pour le grand public, et notre épicerie sera aussi ouverte à cette occasion.» En effet, la ferme Lait Prés Verts est surtout connue pour ses fromages au lait cru que l’on trouve dans son épicerie qui propose des produits locaux de qualité, avec de très nombreuses références en fruits et légumes, viandes, charcuteries, épiceries salées et sucrées, vins, et des produits laitiers dont ceux fabriqués sur la ferme. Dans les nouveautés de 2025, Damien et Léa et leur équipe se lancent aussi dans la fabrication et la commercialisation de crèmes et de beurre au lait cru. On peut aussi être fier de nos producteurs locaux, car un accord vient d’être conclu avec le marché de Rungis pour vendre les fromages de la ferme au niveau national, avec pour commencer le fameux Bleu de l’Océan, un fromage persillé, et le Gaulois, une tomme au sarrasin grillé. Une équipe de sept salariés et apprentis accompagnent Damien et Léa dans ce défi de tous les jours pour une alimentation plus saine. La ferme propose aussi des animations toute l’année avec le programme suivant pour 2025 : - Barbecue concert les vendredis soir : 27 juin, 25 juillet et 29 août. - Petit déjeuner fermier le dimanche matin : 13 juillet et 10 août - Visites guidées de la ferme les mercredis après-midi, suivies d’une dégustation des fromages au lait cru : 16 avril et 23 avril puis cet été 16, 23 et 30 juillet, et 6, 13 et 20 août. Par ailleurs, la salle de réception est à louer toute l’année pour les particuliers et les professionnels. Informations et inscription via le site. Ferme Lait Prés Verts, lieudit Cannevé à Guérande À 1km de la sortie « La Baule centre » de la 4 voies ; entre Bissin et le Golf de la Baule Site internet de la ferme : www.fermelaitpresverts.fr Horaires du magasin : Mardi au samedi : 10h-13h / 15h-19h ; fermeture à 18h30 le samedi Tél. 06 24 85 67 27 (Léa) ou 06 71 74 50 44 (Damien) La Baule est le premier contributeur de Cap Atlantique, avec une participation financière jugée disproportionnée par rapport à l’utilisation réelle des services. Franck Louvrier, maire de La Baule-Escoublac, a récemment rappelé que la participation financière de sa commune est passée en trois ans de 20 à 23 % : « Nous sommes les premiers contributeurs, mais loin d’être toujours les premiers bénéficiaires. C’est ce que l’on appelle la solidarité territoriale. J’ai parfois envie d’évoquer Margaret Thatcher qui, en 1979, lors de son bras de fer avec ce qui s’appelait alors la CEE (Communauté économique européenne), soulignait : «I want my money back !», c’est-à-dire : «Je veux qu’on me rende mon argent !». Mais ce n’est pas seulement la Ville de La Baule-Escoublac qui contribue fortement à Cap Atlantique, ce sont aussi directement ses habitants, en particulier les résidents secondaires. » Les habitants de La Baule, notamment les propriétaires de résidences secondaires, financent en effet près de 40 % du budget annuel consacré au ramassage des ordures ménagères de l’agglomération, estimé à environ 19 millions d’euros. Cela représente environ 7 millions d’euros versés par les Baulois, alors même que les résidences secondaires, nombreuses dans la commune, ne bénéficient que très ponctuellement de ce service. Pour Franck Louvrier, cette situation justifie largement de ne pas imposer une taxation supplémentaire aux propriétaires de résidences secondaires, une pratique pourtant courante dans d’autres municipalités. Une manière pour le maire de souligner la nécessité d’une répartition plus équilibrée des charges entre les communes au sein de Cap Atlantique. La Baule, vache à lait de Cap Atlantique ?

la baule+ Avril 2025 | 3 En avril, c’est la foire de Printemps au Magasin de la Literie Le Magasin de la Literie a toujours eu une approche différente des réseaux traditionnels en considérant qu’une bonne literie permet un sommeil réparateur, donc une meilleure qualité de vie, et qu’il n’était pas possible de vendre de la literie comme une table de jardin ou un meuble literie, que ce soit le sommier ou l’oreiller, il faut d’abord être passionné et s’informer en permanence des recherches dans ce domaine. Ce positionnement permet aussi à l’enseigne d’avoir des clients dans toute la France. C’est aussi le secret de longévité du Magasin de la Literie qui en est à sa 38e année ! Comprendre le mécanisme complexe du sommeil En effet, Barbara Costitch tient à ce que son équipe soit formée directement dans les usines des fabricants partenaires, afin de maîtriser les technologies et les innovations. Elle va même plus loin, en travaillant avec l’Académie du sommeil, ce qui permet à son équipe de comprendre le mécanisme complexe du sommeil et répondre au mieux aux besoins de ses clients en proposant toujours des solutions adaptées. Dans ce domaine, chaque client est unique puisque les critères de sélection doivent prendre en compte son âge, son mode de vie ou ses problèmes de santé: « Le conseil personnalisé est essentiel. » Cette exigence d’expertise et de qualité explique le choix de rester indépendant de télévision… C’est pour cela que cette entreprise familiale a toujours voulu rester indépendante. En effet, quand on aborde le concept global de la Cette exigence d’expertise et de qualité explique le choix de rester indépendant, en évitant toute logique de réseau ou de produits standardisés. Ici, il n’est pas question de vendre en fonction des accords commerciaux du moment, avec des objectifs à atteindre, ou de proposer des produits low cost en marque blanche au nom de l’enseigne. L’approche doit rester qualitative, attentionnée et personnalisée. C’est Barbara et son équipe qui sélectionnent les marques, et non l’inverse. L’enseigne travaille avec les fabricants les plus renommés, notamment Tempur, Lattoflex, Beka, Technilat, Tréca, Simmons, Duvivier, Epéda et Bultex. « Nous sommes en mesure de vous offrir des produits de qualité, soutenus par un suivi de longue durée » précise Barbara. Outre les matelas, Le Magasin de la Literie propose également une vaste gamme de linge de lit, de couettes, de housses de couette, d’oreillers, de draps, et de surmatelas, mais aussi tout pour la déco de votre chambre : jeté de lit, coussin, plaid…. Là aussi, les marques les plus prestigieuses sont au rendez-vous: Hugo Boss, Kenzo, Yves Delorme, Jalla, Descamps, Brun de Vian Tiran, Pyrenex, Vivaraise, ou Olivier Desforges. Le Magasin de la Literie organise sa Foire de printemps tout au long du mois d’avril en proposant de nombreuses réductions. C’est l’occasion de vous offrir le meilleur pendant ces 30 jours de folie ! Magasin de la Literie, 6, rue de la Héronnière, Zone commerciale Auchan à Trignac. Tél. 02 40 90 15 07. Site : www.magasin-de-laliterie-44.fr Ouvert du lundi au vendredi de 9h30 à 12h15 et de 14h à 19h et le samedi en continu. Certaines parties des plages de Pornichet et de La Baule sont actuellement fermées au public en raison d’une opération importante de transfert de sable. Ce chantier intervient après que des relevés topographiques, réalisés entre novembre 2024 et février 2025, ont révélé une perte significative de sable, Des opérations de transfert de sable entre Pornichet et La Baule évaluée à environ 30 000 m² à La Baule-Escoublac et 23 000 m² à Pornichet. Cette érosion hivernale a particulièrement touché la zone centrale des plages, tandis qu’une accumulation notable de sable a été observée à leur extrémité basse et le long des digues. Face à ce phénomène, une opération visant à déplacer environ 10 000 m³ de sable a été lancée, financée aux deux tiers par la ville de La Baule et pour le tiers restant par celle de Pornichet. Les relevés indiquent notamment une accumulation importante de sable près de la digue située face au Nina ainsi que dans le port d’échouage de Pornichet. Ainsi, sur la plage des Libraires à Pornichet, les travaux doivent permettre de rétablir un niveau adéquat pour l’installation prochaine des restaurants et des clubs de plage. Ces interventions se poursuivront jusqu’en juin, notamment vers les plages de Bonne Source et de Sainte-Marguerite.

la baule+ 4 | Avril 2025 Bioliance ouvre à La Baule un laboratoire innovant et accueillant Le groupe Bioliance, spécialisé en biologie médicale, vient d’ouvrir un nouveau laboratoire à La Baule, idéalement situé face à la gare SNCF. À la tête de cette nouvelle implantation, le docteur Christophe Richard, médecin biologiste et habitant de La Baule. « J’ai fait mes études à Nantes et je suis associé à Bioliance depuis 2000, préciset-il. Avec déjà 32 laboratoires en Loire-Atlantique et en Vendée, il nous semblait pertinent d’établir une nouvelle antenne sur la côte. » Le choix du site, face à la gare, a été stratégique : «L’emplacement nous a immédiatement séduits, souligne Christophe Richard. Le grand parking gratuit de courte durée permet aux patients de se garer facilement presqu’île, contribue à créer une atmosphère apaisante et éloignée de l’environnement clinique habituel. Un automate capable de traiter les urgences Autre avantage notable, le laboratoire dispose d’un automate capable de traiter les urgences directement sur place. « Environ 95 % des analyses sont effectuées sur notre plateau technique de Saint-Herblain », explique le Docteur Richard. Toutefois, «grâce à notre automate, nous pouvons traiter rapidement des urgences vitales, comme une suspicion d’inConfidentialité et confort Ce laboratoire adopte un concept inédit sur la côte. Le modèle « laboratoire 2.0 », que l’on appelle « Patient d’abord », est axé sur la confidentialité et le confort des patients. Ici, pas de salle d’attente traditionnelle. Pour garantir la confidentialité, chaque patient, avec ou sans rendez-vous, est immédiatement dirigé vers une cabine individuelle de prélèvement, spécialement conçue pour réduire l’anxiété liée aux analyses médicales. Le décor, composé de tableaux rappelant les paysages de la farctus, en obtenant des résultats en seulement une heure.» Enfin, les horaires d’ouverture étendus représentent également une nouveauté pour les Baulois. Le laboratoire est désormais accessible l’après-midi et le samedi matin, évitant ainsi aux habitants de devoir se déplacer à Guérande ou Saint-Nazaire pour leurs analyses médicales en dehors des horaires classiques. Laboratoire Bioliance 134 avenue des Ondines, face à la gare SNCF, La Baule. Ouverture : lundi au vendredi, 7h-12h30, et 14h -17h ; samedi, 7h30-12h. Céline, secrétaire, Camille, infirmière, et le docteur Christophe Richard pour une durée maximale de 15 minutes, suffisante pour réaliser leurs prélèvements en moins de 10 minutes. » À Pornichet, l’avant-dernier tronçon du boulevard de Mer, situé entre l’avenue des Evens et l’avenue Gabrielle, vient d’être rouvert après avoir été totalement rénové. Maintenant, tous les efforts se tournent vers la dernière étape des travaux, entre le port d’échouage et le boulevard du Port. Ce chantier final va permettre au square Hervo de devenir un véritable espace ludique, convivial et familial. Son ouverture est attendue pour le début de l’été. En parallèle, tout près de là, l’aménagement de l’avenue et du parking du 18 Juin avance rapidement. La fin de ces travaux est prévue dans les prochaines semaines. Pornichet : réouverture de l’avant-dernier tronçon du boulevard de Mer

la baule+ Avril 2025 | 5 Restaurant O’ Vignes : un endroit simple et authentique Si vous cherchez une bonne adresse, conviviale et vraiment authentique, O’ Vignes pourrait vite devenir votre coup de cœur. Florian Brochard et Thomas Richard, deux amis d’enfance, ont repris ce lieu déjà connu, autrefois connu sous le nom de « Chez Fernand », sur la route entre La Baule et Guérande. « Quand on a vu ce lieu, on a tout de suite compris qu’il était spécial, on est à quelques minutes de La Baule, mais on se sent ailleurs, comme à la campagne », racontent Florian et Thomas. Le restaurant O’ Vignes possède un grand espace extérieur avec son jardin de 1500 m², ses terrains de pétanque, son espace de jeux pour les enfants, ses animaux (chèvres, moutons, poney) où vous pourrez déguster de nombreux cocktails et entrées à partager. C’est à coup sûr l’endroit où l’on se sent bien, en famille ou entre amis. Tout est fait maison Côté assiette, tout est fait maison et les assiettes sont généreuses : entrées à partager, salades, poissons, viandes grillées à la cheminée, sans oublier les spécialités locales comme les huîtres ou les moules fraîches. Et bien sûr, quelques bons vins pour accompagner le repas. L’offre correspond exactement à ce que l’on peut attendre d’un tel lieu. Thomas tient à ce que l’ambiance reste décontractée : « Ici, on ne se prend pas la tête, on vient simplement profiter ». À midi en semaine, c’est aussi un endroit apprécié pour une pause déjeuner rapide et abordable à 17,90 € (plat-dessert). Ce restaurant indépendant, c’est aussi l’histoire d’une amitié entre Thomas, spécialiste de la restauration, et Florian, producteur de moules de génération en génération avec l’entreprise familiale «Les Vignes Marines». Florian Brochard explique qu’il était presque évident de lancer un restaurant : «Nous avions à cœur de continuer la commercialisation en maîtrisant toute la chaîne de production, nous sommes des amis d’enfance, Thomas est dans la restauration, alors nous avons décidé d’ouvrir un restaurant indépendant, avec une carte traditionnelle, où tout est fait maison, de la première entrée au dernier dessert. » Le lieu privilégié pour déguster les meilleures moules de la région L’offre de moules est à nouveau proposée, pour le printemps et l’été, en complément de la carte traditionnelle. O’ Vignes apparaît naturellement comme le lieu privilégié pour déguster les meilleures moules de la région. O’ Vignes, 2330 Route de La Baule à Guérande Ouvert toute l’année, tous les jours sauf le mercredi, de 12h à 14h et de 19h à 21h30. Contact : 02 40 23 79 38 - contact@ovignesrestaurant.fr Les Vignes Marines, 8, Leniphen à Guérande. Contact : 09 60 44 57 69 - lesvignesmarines@gmail.com Florian Brochard et Thomas Richard La Baule-Escoublac accueillera pour la première fois une étape du Région Pays de la Loire Tour, le mardi 8 avril 2025. es coureurs traverseront notamment le pont La Baule-Le Pouliguen, l’avenue des Lilas et les boulevards Hennecart et du Docteur René Dubois, avant une boucle finale à travers de nombreuses avenues de la ville. Dès 14h, animations et retransmissions en direct sur écran géant attendent le public sur le site d’arrivée (boulevard René Dubois). La course sera également diffusée sur la chaîne L’Équipe. La circulation sera interdite sur plusieurs avenues et boulevards de La Baule-Escoublac le 8 avril 2025, à des horaires spécifiques, notamment entre 6h00 et 23h00. Le stationnement sera interdit sur de nombreuses avenues et boulevards à partir du 6 avril 2025 à 20h00 jusqu’au 9 avril 2025 à 12h00. La Baule-Escoublac accueille pour la première fois le Région Pays de la Loire Tour

la baule+ 6 | Avril 2025 La Baule+ : Vous rappelez cette légende indienne sur le cheval mort. Cependant, personne ne veut l’admettre : est-ce ce qui caractérise la situation de notre pays ? Charles Sannat : Le cheval est mort. On sait qu’il est mort, mais on ne veut pas le reconnaître. C’est une histoire qui vient des Indiens du Dakota qui disent que la meilleure manière d’annoncer que son cheval est mort, c’est tout simplement d’en changer. Dans cette métaphore, on va plus loin: on accuse le cavalier et on change de cavalier, alors que le cheval est toujours mort. Concrètement, on avait Élisabeth Borne, puis Michel Barnier et maintenant François Bayrou. Mais peu importe, la structure étatique est la même, avec le même taux d’endettement et les mêmes contraintes normatives de l’Union européenne. On demande à ces gens de monter sur un cheval mort en continuant à faire semblant. On va même faire des réunions pour savoir comment réanimer un cheval mort et c’est exactement ce qui se passe avec le conclave sur les retraites. On fait une réunion avec tous les partenaires sociaux. Cela fait quarante ans que cela dure, mais il ne se passera rien, puisque le système est mort. Personne ne veut reconnaître cela, car si l’on reconnaît que le cheval est mort, les implications seront effroyables. Pourtant, il faut affronter la réalité en face en acceptant de passer à la caisse. Personne ne veut être celui qui sera dans l’obligation d’officialiser que le cheval est mort, à savoir que le système d’État-providence dans lequel nous sommes n’est plus viable. Nous assistons à un immense effondrement Lemomentdecetteofficialisationest-il imminent ? Charles Sannat : « Si l’on reconnaît que le cheval est mort, les implications seront effroyables. » Charles Sannat est économiste et il dirige notamment le site Insolentiae. Il analyse la situation économique en s’inspirant d’un vieux conte indien où le cheval est mort. On refuse de l’admettre, on continue de demander à un autre cavalier de monter dessus, toutefois cela ne change rien. Selon lui, c’est en fait la situation dans laquelle se trouve la France. Économie ► Le cheval est mort. On continue de changer de cavalier, mais cela ne change rien… On s’en rapproche forcément chaque jour un peu plus, avec une économie à l’arrêt, des déficits publics que l’on n’arrive plus à redresser et un niveau de fiscalité qui le plus élevé de l’OCDE. Même nos raisonnements prêtent à sourire. Regardez le dernier débat sur le fait de taxer les retraités aisés. En réalité, ce n’est pas de cette manière qu’il faut poser le débat. Faut-il taxer les retraités aisés pour pouvoir payer les retraites ? Si je pose le débat ainsi, on comprend tout de suite que cela n’a pas de sens. Nous sommes à un stade où les décisions qui sont prises par ceux qui nous dirigent deviennent totalement absurdes, parce que le système en lui-même est devenu totalement absurde. Nous assistons à un immense effondrement. Au départ, c’est toujours lent, parce qu’il y a de l’inertie, des forces de rappel, des choses qui peuvent tourner un peu toutes seules. Mais, petit à petit, à force de tout réduire, on découvre que la SNCF ne sait plus faire rouler des trains dès qu’il y a un peu trop de vent, que l’Éducation nationale ne sait plus apprendre à lire, écrire et compter à nos gamins, que le courrier n’est plus distribué... Et je ne vous parle même pas des hôpitaux. Dans ce contexte, comme le système de soins s’effondre, on nous explique qu’il faut forcer la vaccination, même si cela amène des décisions complètement stupides. Par exemple, on a forcé les professionnels de santé à se vacciner, alors qu’ils ont la culture de l’immunité naturelle. Nous sommes dans un système qui devient complètement fou, parce qu’en réalité il est complètement mort. Malgré tous les milliards qui sont prélevés chaque année sur l’activité économique, nous n’avons plus aucun service public qui soit à la hauteur. Les retraités peuvent répondre qu’ils ont cotisé toute leur vie, ils ont tout à fait raison, mais ce n’est pas le sujet Beaucoup de gens se moquent de ce qui peut arriver, parce qu’ils ne se sentent pas concernés. Pensez-vous que c’est une question de mois, d’années ou de décennies ? Je peine à imaginer que l’on puisse tenir encore pendant des décennies. Aujourd’hui, on est en train d’imaginer de nouvelles taxes pour continuer de payer l’activité de ceux qui n’ont jamais commencé à travailler. À un moment donné, quand on analyse la situation, on voit tous les points de blocage et l’on se dit que l’on ne va pas pouvoir tenir pendant des années. Les derniers chiffres du chômage sont désastreux, et nous connaissons la plus forte hausse depuis les dix dernières années. La France est en récession depuis plusieurs mois, ce qui signifie une augmentation importante des dépenses sociales, mais aussi une baisse

la baule+ Avril 2025 | 7 importante des rentrées sociales. Donc, le déficit ne peut que s’amplifier. Pour que cela ne s’effondre pas, il faudrait réduire les dépenses publiques de manière significative. Gérard Larcher a un fauteuil à 34 000 € et c’est un exemple désastreux sur le plan politique au moment où l’on demande aux gens de se serrer la ceinture. Il faut avant tout réduire les dépenses sociales et cela signifie se pencher sur l’assistanat et la rémunération des retraites. Les retraités peuvent répondre qu’ils ont cotisé toute leur vie, ils ont tout à fait raison, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que nous sommes dans un système par répartition et ce n’est pas une question morale, mais une question de tiroir-caisse. Dans un système par répartition, par définition, quand il n’y a plus rien à répartir, il n’y a plus rien ! Faire travailler les gens plus longtemps ne réglera pas le déséquilibre des retraites aujourd’hui. Or, vous avez 17 millions de retraités et 24 millions d’actifs moins les chômeurs. Vous ne pouvez pas avoir un actif capable de créer suffisamment de richesses pour la répartir sur un retraité. Les mesures à prendre pour éviter la faillite deviennent sensiblement identiques aux conséquences de la faillite elle-même Beaucoup de gens ont cru en la parole de l’État. Ils ne peuvent plus épargner pour leur retraite parce qu’ils en sont trop proches et ils risquent de se retrouver avec absolument rien dans les années qui viennent… Je vais faire une analogie historique qui ne fera plaisir à personne. À travers l’histoire humaine, qui est généralement tragique, on retrouve à chaque génération des générations sacrifiées. On ne sacrifie pas les jeunes pour sauver les vieux, mais c’est pourtant ce que l’on a fait au moment du confinement. De la même manière, on ne peut pas forcément parler de justice et de morale pour ces gamins qui sont morts dans les tranchées en 1418. Il faut aussi penser aux morts de 39-40, lors de la débâcle, à tous ceux qui ont perdu la vie lors du Débarquement. On ne va pas demander si ces gens ont cotisé pour une retraite… N’oublions pas l’Indochine, l’Algérie, le 11 septembre… Donc, l’histoire est tragique et l’histoire est faite de générations sacrifiées. Après, les gens peuvent venir se plaindre et taper du pied, mais quand il n’y a plus d’argent dans les caisses, il n’y a plus d’argent dans les caisses. Ceux qui sont prêts sont prêts et ceux qui ne l’étaient pas ne le sont pas. Nous avons vécu des années de grande prospérité et de paix, et celui qui est pauvre aujourd’hui a un niveau de vie bien supérieur à quelqu’un d’aisé avant la Deuxième Guerre mondiale. Globalement, mes parents, avant la Deuxième Guerre mondiale, vivaient sensiblement comme les Romains ! Aujourd’hui, on nous parle du droit opposable au logement et on ne supporte plus la moindre critique. Donc, c’est une société qui ne peut plus fonctionner. La raison pour laquelle Donald Trump n’est pas tout seul, c’est que tout cela est allé tellement loin, que d’autres personnes entendent maintenant poser des limites. Nous sommes dans une société qui ne veut plus travailler, donc c’est une société en décomposition. On ment aux gens depuis cinquante ans. On leur ment de plus en plus chaque année et on leur fait espérer ce qu’il ne faut pas espérer. Donc, ils sont dans une situation où ils ne peuvent prendre que de mauvaises décisions. À force de se mentir, on ne peut plus échapper à la réalité. On peut tenir encore quelques années, certes, en volant les épargnants, en volant les retraités, donc il y a des solutions. Les mesures à prendre pour éviter la faillite deviennent sensiblement identiques aux conséquences de la faillite elle-même. Doit-on craindre une confiscation de l’épargne ? C’est le plus facile. D’ailleurs, ceux qui ont le plus d’épargne, ce sont les retraités. C’est logique. Il sera facile d’aller taper dans le stock d’épargne disponible et, comme nous sommes en démocratie, on fera tout cela très bien, dans le respect de la propriété privée et du droit. Donc, on ne va pas arriver un beau matin en vous disant que l’on a pris votre argent à la banque. Vous aurez un emprunt obligatoire et vous devrez donner un pourcentage de vos avoirs. Évidemment, si jamais vous avez besoin de débloquer de l’argent à la suite d’un décès ou pour acheter une résidence principale, vous pourrez reprendre des sous, mais vous serez quand même volontaire d’office. C’est toujours ainsi que les choses se passent et ce sera un emprunt qui respectera parfaitement la Constitution française. Propos recueillis par Yannick Urrien.

la baule+ 8 | Avril 2025 Dans un monde où l’image règne en maître, la photographie joue un rôle crucial pour capter l’attention et susciter l’intérêt. Saviez-vous qu’une annonce immobilière accompagnée de photos professionnelles a 40 % plus de chances de retenir l’attention et d’engendrer un retour positif ? C’est ce constat qui a poussé Frédéric Evezard, photographe expérimenté, à créer Chezmoi.photo : un service innovant qui propose des photos professionnelles et des visites virtuelles pour valoriser vos biens et accélérer leur vente ou leur location. Capturer le meilleur de chaque espace Le constat est simple : bon nombre d’annonces souffrent de clichés peu flatteurs. Ombres mal placées, cadrages hasardeux ou ambiance terne... Ces défauts peuvent dissuader un potentiel acheteur dès le premier regard. Avec son expertise en photographie immobilière, Frédéric Evezard a l’œil pour capturer le meilleur de chaque espace. Il joue avec la lumière, corrige les imperfections et sublime chaque détail pour faire ressortir le potentiel d’un bien. Beaucoup d’annonces ne sont pas optimisées Frédéric s’adresse aux particuliers qui font de la location saisonnière ou qui veulent vendre eux-mêmes leur logement : « Une Bauloise m’a dit qu’elle avait amorti la prestation en deux nuits de location! » Chezmoi.photo s’adresse aussi aux agences immobilières, car les agents, certes spécialistes de leur domaine, n’ont pas l’œil d’un Chezmoi.photo : sublimez votre annonce immobilière avec Frédéric Evezard photographe professionnel et beaucoup d’annonces ne sont pas optimisées, alors que c’est plus que jamais décisif. Chezmoi.photo propose des offres qui vont de 150 à 450 euros, du reportage photo à la visite virtuelle : « L’offre de base, c’est le reportage photographique classique. Ensuite, la photo à 360, cela permet de visualiser l’ensemble d’une pièce, c’est particulièrement adapté aux petits espaces, qui sont plus difficiles à mettre en avant en photographie traditionnelle. Enfin, la visite virtuelle est un assemblage de photos à 360. » La première impression est décisive Imagineriez-vous vous rendre à un rendez-vous professionnel, ou galant, sans soigner votre apparence ? Il en va de même pour un bien immobilier : la première impression est décisive. La qualité des photos reflète non seulement le potentiel du bien, mais également la confiance et le sérieux du vendeur ou de l’agence. En conclusion, Frédéric devient le conseil en image du bien immobilier pour le rendre plus séduisant. Contact : Frédéric Evezard au 06 60 74 13 23. Site : Chezmoi.photo CapAtlantique lance dès avril 2025 des travaux pour rénover les réseaux d’eaux usées et d’eau potable à La Baule-Escoublac, Pénestin et Mesquer. Plus de 4 km de canalisations seront remplacés. Pénestin : du 15 avril au 19 juillet, route du Logo, rue de la Vilaine et secteur Le Branzais. Routes barrées avec déviations prévues. Collecte des déchets maintenue. Mesquer : du 10 avril à fin octobre (pause en juillet-août). Routes concernées : Merquel, Kerdandec, Lann-Guy, et route de la Bôle de Merquel (septembre-octobre). Circulation alternée et transports assurés normalement. La Baule-Escoublac : du 7 avril au 24 mai, allées Thérèse et des Faunes. Routes fermées avec déviation. Points temporaires de collecte des déchets prévus. Infos riverains : Direction technique CapAtlantique au 02 28 54 17 20. Travaux sur les réseaux d’eau à partir d’avril 2025

la baule+ Avril 2025 | 9 Le 20 avril 2025, Marc Réthoré fêtera les 20 ans de son salon à Pornichet. Connu pour son côté haut de gamme, le salon est à l’image de Pornichet qui a su attirer de nombreux artisans et commerçants qui contribuent à donner une image valorisante de la commune. Marc a été parmi les premiers à défendre une approche basée sur la créativité, la qualité, l’écoute attentive et une hygiène impeccable. Pour lui, il est essentiel d’avoir une approche très personnalisée : «Quand on va chez le coiffeur, on ne veut pas ressembler à tout le monde. On veut rêver un peu, se sentir beau et surtout avoir une coiffure unique. Tous les coiffeurs savent reproduire 95 à 96 % d’une coiffure, mais c’est vraiment dans les 4 ou 5% restants que la différence se joue. » Aujourd’hui le bon coiffeur ne doit pas avoir de style C’est justement grâce à cette vision que Marc a réussi à se démarquer durablement : «Aujourd’hui, ça paraît évident, mais il y a 20 ans c’était assez nouveau comme démarche. » Il a vu les attentes des clients évoluer nettement : « Les gens veulent des choses très personnelles, chacun veut sa propre coiffure, alors qu’il y a 20 ans on avait envie de ressembler à telle actrice ou tel acteur, maintenant on nous demande des techniques. » Autre évolution : « Avant, on recherchait un style chez un coiffeur. Aujourd’hui le bon coiffeur ne doit pas avoir de style, parce qu’il doit savoir à qui il s’adresse et il doit être à l’écoute de tout le monde. » Pornichet : c’est devenu un village urbain Marc se réjouit aussi de l’évolution positive de Pornichet: « La commune a beaucoup changé, et c’est vraiment bien. Entre l’urbanisation, la rénovation des rues, l’amélioration de l’hippodrome et du front Marc Réthoré : 20 ans de succès à Pornichet ! de mer, tout s’est amélioré. Avant, la vie s’arrêtait après la Toussaint. Maintenant, il y a une vraie dynamique toute l’année. Pornichet garde son côté village, mais c’est devenu un village urbain où il se passe toujours quelque chose, ce qui est très positif pour les commerçants. » Enfin, Marc tient vraiment à remercier ses clients et ses équipes : « On ne réussit jamais tout seul ». D’ailleurs, la formation continue, surtout pour maîtriser les nouvelles techniques, reste au cœur de son activité. Marc sait aussi que tout cela n’aura pas été possible sans le soutien de son compagnon : « L’équilibre personnel est essentiel et sans la présence de mon mari, Franck, je n’aurais jamais pu aller aussi loin. » Cette volonté permanente de progresser explique sans doute pourquoi le salon est aussi apprécié depuis désormais 20 ans. Marc Réthoré, salon de coiffure mixte, 43, avenue du Général de Gaulle à Pornichet. Tél. 02 40 15 35 42. Ouvert du lundi au samedi. Le Salon B. by Marc Réthoré se trouve place du Maréchal Foch à Pornichet (place du Dauphin). Téléphone : 02 40 61 20 46. Ouvert du lundi au samedi. Faire de la publicité, c’est montrer qu’on aime ses clients, c’est afficher qu’on est là pour eux, en pleine forme, solide et toujours dynamique ! la baule+ La Baule+ c’est : - 35 000 exemplaires distribués et un minimum de 60 000 lecteurs. - Un lectorat multigénérationnel. - Le seul journal gratuit lu et attendu par une majorité de la population. - Le seul journal gratuit qui a une reconnaissance nationale. Fabienne: 06 08 80 39 55 fabienne@labauleplus.com

la baule+ 10 | Avril 2025 La Baule+ : On a parfois la caricature de l’agent secret qui a un double jeu en étant prostituée, postière ou femme de chambre. Or, nos espionnes modernes peuvent être des photographes ou des professeurs, et ce sont davantage des infiltrées… Marie-Laure Buisson: Pendant des siècles, les femmes ont toujours été utilisées par le pouvoir en place pour être des espionnes. Mais ce n’étaient pas des espionnes de formation. Elles étaient à tel endroit, à tel moment, et elles intéressaient en tant qu’infiltrées pour recueillir des secrets et voler des documents. C’est ainsi que le cardinal de Richelieu mettait systématiquement des espionnes auprès de la reine Anne d’Autriche, ou que la Résistance utilisait systématiquement des femmes pour s’approcher des cabarets fréquentés Marie-Laure Buisson : « Personne ne peut se méfier d’une jeune femme qui pousse un berceau avec un bébé. » Les Français se passionnent pour les questions de défense et d’espionnage. Le dernier ouvrage de Marie-Laure Buisson a figuré en tête des ventes sur Amazon pendant plusieurs semaines. Elle relate l’histoire de six femmes au destin hors du commun qui ont été espionnes. Marie-Laure Buisson revient sur quelques grandes histoires connues, mais aussi inconnues, puisque, comme elle l’explique : « J’ai eu accès à la DGSI et la DGSE qui m’ont ouvert leurs portes pour rencontrer de vraies espionnes. C’est unique et c’est la raison pour laquelle ce livre a tant de succès. » Marie-Laure Buisson a été avocate d’affaires. Elle a travaillé au Parlement européen et elle a également été déléguée générale adjointe de la fondation Veolia Environnement. Attirée par l’armée et ses valeurs, elle devient en 2011 auditrice à l’Institut des hautes études de Défense nationale, où elle découvre la Légion étrangère. Elle est aujourd’hui légionnaire d’honneur de 1re Classe, colonel de la réserve citoyenne de l’Armée de l’air et marraine du 4e Régiment étranger. « Espionnes. Six agents secrets d’exception » de Marie-Laure Buisson est publié aux Presses de la Cité. Espionnage ► Pourquoi les femmes sont des espionnes hors du commun par la Gestapo ou la Wehrmacht. C’était la femme que l’on utilisait à l’occasion. De nos jours, les femmes sont de véritables agents secrets. Elles se forment pour cela et elles sont recrutées par les grandes agences de renseignement pour exercer un métier en raison de leurs compétences particulières, comme la connaissance d’une langue rare, la maîtrise de l’analyse d’images satellites, des connaissances techniques sur le nucléaire ou les mélanges chimiques. Ceux qui ont une très haute idée de la femme espionne sont les Israéliens Vous soulignez que les femmes ont de meilleures capacités d’analyse que les hommes… Les hommes et les femmes sont de parfaits espions, quand ils sont bien formés, mais l’espionnage ne se fait pas de la même manière. Ceux qui ont une très haute idée de la femme espionne sont les Israéliens. Ce sont les maîtres en la matière et ils considèrent qu’il y a un avantage substantiel à utiliser les services des femmes espionnes, notamment parce qu’ils sont dans une régiondu monde où la mentalité locale des pays qui les entourent a tendance à sous-estimer le rôle des femmes. Dans ce contexte, il est intéressant d’utiliser des agents auxquels on ne fait pas attention et que l’on considère comme inefficaces, voire comme des sous-citoyens. Sylvia est l’une des plus grandes espionnes qu’Israël ait jamais connues Vous racontez l’histoire de Sylvia qui est recrutée par le Mossad… Sylvia est l’une des plus grandes espionnes qu’Israël ait jamais connues. Son père était juif, mais sa mère était issue d’une famille de colons hollandais qui avaient fui les persécutions en Europe du Nord au XVIIIe siècle et elle avait été élevée comme une petite protestante en Afrique du Sud. Un jour, lors d’un séjour en Israël, elle est recrutée par le Mossad qui comprend tout l’intérêt à utiliser les services de cette belle et grande femme qui parle plusieurs langues couramment, qui n’est pas israélienne et qui est bourrée de talent. Très rapidement, elle est mise sous légende. On lui recrée une nouvelle identité en lui demandant de ne plus être professeur d’anglais, mais d’aller au Canada en s’appelant Patricia et en devenant une photographe professionnelle. Elle est devenue une très grande photographe, dont les clichés ont été vendus aux plus grands journaux de la planète, en intégrant une grande agence parisienne. Et cette couverture de photographe people lui a permis de se balader un peu partout. Elle va devenir une confidente et une grande amie de nombreux souverains et présidents de l’époque, notamment le roi Hussein de Jordanie qui lui fera faire tous les portraits de famille de ses enfants. Elle devient même une proche du Shah d’Iran et de bien d’autres. On revient toujours sur le fait que lorsque l’on veut cacher quelque chose de manière efficace, il faut le mettre en évidence : donc, elle est photographe et elle fait des photos partout… Personne au monde ne se doute que cette grande femme très belle, qui imite

la baule+ Avril 2025 | 11 merveilleusement bien l’accent canadien, est une espionne du Mossad ! Un jour, il y a l’attentat commis par le groupe Septembre noir, lors des Jeux olympiques de Munich et elle est rappelée par l’état-major du Mossad, qui lui demande de retrouver les auteurs de cet attentat pour préparer l’opération de vengeance Colère de Dieu. Espionne à la DGSE : une femme charmante qui pourrait être votre voisine de plage à La Baule Vous avez rencontré de grandes espionnes françaises. L’une d’entre elles habite avec son compagnon, qui est aussi espion, et ils ont pour objectif d’acquérir une chocolaterie. Dans quelques années, on ira acheter une boîte de friandises sans se rendre compte que cette femme a transporté des morceaux de missiles nucléaires dans sa valise… C’est incroyable. La première fois que je suis arrivé boulevard Mortier, à la Piscine, au centre de la DGSE, on m’a présenté une femme. J’ai vu entrer dans la pièce une femme charmante, extrêmement souriante, qui pourrait être ma meilleure amie, votre voisine de plage à La Baule, et qui s’est assise en ouvrant une tablette de chocolat noir en me disant : « J’ai besoin de magnésium parce qu’il y a quelques jours j’étais dans une ex-république soviétique et je suis rentrée avec un échantillon de leur dernier missile balistique intercontinental dans ma valise! J’ai eu chaud, parce que je me suis fait arrêter par le douanier, qui m’a finalement permis de partir…» J’écoutais cela en me disant que c’était totalement surréaliste. Elle m’a expliqué que les gens de la DGSE sont des gens ordinaires qui font un métier extraordinaire avec des moyens exceptionnels. En effet, les moyens sont exceptionnels, parce que cette femme a sauté en parachute en pleine nuit au large de Djibouti pour aller accoster un bateau rempli d’armes de trafiquants russes. Cela raconte ce que font nos services pour protéger les intérêts stratégiques de la France à l’extérieur du territoire. (Suite page12) « Les gens de la DGSE sont des gens ordinaires qui font un métier extraordinaire. »

la baule+ 12 | Avril 2025 Chargée par la CIA, à l’âge de vingt ans, d’aller chercher un peu partout dans le monde des trafiquants d’armes nucléaires Qu’est-ce qui motive ces femmes ? Sont-elles des patriotes ? Font-elles cela pour vivre des sensations fortes ? En ce qui concerne les Françaises, toutes celles que j’ai rencontrées professent un patriotisme très puissant. Que ce soit l’espionne de la DGSI, Justine, ou Christine de la DGSE, ce sont des femmes qui sont heureuses de faire quelque chose pour leur pays, en empêchant un attentat par exemple. J’ai ressenti quelque chose de très puissant qui les anime, car elles veulent agir pour le bien commun. Mais c’est également le cas pour les autres. La femme de la CIA, Amaryllis Fox, est absolument incroyable. Son histoire est authentique. Elle a été chargée par la CIA, à l’âge de vingt ans, d’aller chercher un peu partout dans le monde, notamment au Pakistan et en Afghanistan, des trafiquants d’armes nucléaires après les attentats de 2001. On savait qu’al-Qaïda préparait un attentat nucléaire sur Manhattan après avoir fait exploser les tours. Donc, Amaryllis Fox est partie pour acheter toutes les armes nucléaires qu’elle pouvait trouver, en faisant aussi arrêter les terroristes qu’elle pouvait croiser. Elle m’a parlé de son amour pour son pays. Elle est persuadée que les États-Unis ont un rôle fondamental à jouer dans lemonde, parce que c’est la terre des hommes libres, et sa mission consiste aussi à propager les valeurs de l’Amérique. Mais il y a aussi d’autres motivations, comme l’idéologie ou l’amour. Sonya est une espionne allemande, juive et communiste. Elle arrive à Shanghai dans les années 30 et rencontre l’amour en la personne de Richard Sorge, que tout le monde connaît sans le savoir, puisque c’est le plus grand espion soviétique de tous les temps. C’est l’un des deux espions que Ian Fleming a utilisés pour créer son personnage de James Bond. C’était un alcoolique patenté et il adorait boire. Il culbutait absolument toutes les femmes qu’il rencontrait. C’était un grand séducteur et il adorait les bolides de course. C’est lui qui a transformé la jeune Ursula Kuczynski en Sonya, puisque c’était son nom de code, en faisant d’elle la plus grande espionne soviétique du XXe siècle. Elle s’est battue pour les valeurs du communisme jusqu’à la fin, même si je ne sais pas si l’on peut parler de valeurs en ce qui concerne le communisme... Il faut être persuadé du bienfondé de ce qui est entrepris Vous êtes vous-même colonel de la réserve citoyenne de l’Armée de l’air, marraine de la Légion étrangère. Certaines personnes ont un engagement pour leur patrie et d’autres un investissement idéologique qui n’est pas forcément en faveur de leur nation. Lorsque l’évolution de son pays n’est plus conforme à ses valeurs, comment concilier tout cela sur le plan intellectuel ? J’imagine que c’est très compliqué. Mais, dans ce contexte, je pense qu’il faut quitter l’institution que l’on sert. Une espionne qui n’aurait plus la foi dans la centrale de renseignement dans laquelle elle travaille, il faudrait qu’elle arrête son travail. Sinon, on n’a plus la puissance pour entreprendre une mission dangereuse, que ce soit en Iran ou au Pakistan, parce qu’il faut être persuadé du bien-fondé de ce qui est entrepris. Nous avons tous des opinions différentes, un affect plus ou moins orienté, mais il faut quand même être en harmonie avec ce en quoi on croit profondément. Ce n’est pas un travail comme les autres. Les espions de la DGSE risquent leur vie. Ils peuvent recevoir la mort, comme donner la mort. Quand un visiteur peut se rendre au sein de la DGSE, sur la place d’armes il y a un mur avec des petites étoiles anonymes, où chaque étoile incarne le souvenir d’un agent français décédé sur le terrain. Au final, ce qui compte c’est qu’au fond de son âme, pour reprendre l’image de la pesée des âmes dans l’Égypte antique, on soit convaincu d’agir pour le bien des siens, même lorsque l’on fait des choses qui seraient considérées comme pas très belles par d’autres… C’est pour cela qu’il est essentiel d’avoir le sentiment d’opérer une action vertueuse. Pour reprendre l’exemple de Sonya, qui était communiste, elle avait le sentiment à l’époque de faire quelque chose de vertueux. Même l’espionne nord-coréenne dont je raconte l’histoire, chargée par le dictateur de Corée du Nord de préparer un attentat contre la Corée du Sud, au moment où elle entreprend sa mission, elle a le sentiment de faire quelque chose de vertueux. C’est bien plus tard qu’elle s’aperçoit que ce n’était pas le cas. Mais, sur le moment, elle était animée par quelque chose de très puissant, le sens de la mission et l’envie d’accomplir son devoir. Amaryllis Fox : dans les couches de son bébé, elle cachait les documents secrets. Tout cela parce qu’aucun islamiste n’a jamais pensé à la fouiller Revenons à l’histoire d’Amaryllis Fox, qui a sillonné le Pakistan avec son bébé ! C’est ce qui est incroyable et cela montre bien l’utilité de la femme dans le domaine de l’espionnage. Tamir Pardo, ancien patron du Mossad, a dit que personne ne peut se méfier d’une jeune femme qui pousse un berceau avec un bébé. Et c’est vrai! Quand on voit une jeune femme avec un bébé, on ne peut absolument pas imaginer que c’est un agent secret. D’ailleurs, elle avait comme couverture le fait d’être une marchande d’art ethnique au Pakistan et en Afghanistan. Elle s’est promenée partout avec son bébé dans une poche kangourou sur son ventre. Dans les couches de son bébé, elle cachait les documents secrets. Tout cela parce qu’aucun islamiste n’a jamais pensé à la fouiller. Somya : elle est connue pour faire les meilleures pâtisseries de la région, alors qu’en réalité c’est elle qui a donné les secrets de la bombe nucléaire anglo-américaine aux Soviétiques Revenons aussi à Ursula Kuczynski, Sonya, formée par Richard Sorge, qui devient Madame Burton en Angleterre… C’est aussi incroyable. Cette Allemande communiste a fui l’Allemagne des années 30 avec la montée du nazisme, d’autant plus qu’elle était juive. Et elle termine sa vie en épousant un Anglais. Dans le village dans lesquels ils vivaient, au milieu de la forêt, elle est connue pour être la meilleure des paroissiennes, alors qu’elle espionne les Anglais au profit de Staline. C’est une petite femme charmante, qui se promène partout avec son sac à main et son chapeau cloche. Elle est connue pour faire les meilleures pâtisseries de la région et tout le monde l’adore, alors qu’en réalité c’est elle qui a donné les secrets de la bombe nucléaire anglo-américaine aux Soviétiques. C’est hollywoodien. Je précise que toutes ces histoires sont authentiques. Mata Hari : c’était une bien piètre espionne Il n’y a aucun chapitre sur Mata Hari… C’est volontaire, parce que dès que l’on dit « espionne», tout le monde pense à Mata Hari. Elle est restée dans l’imaginaire des Français comme l’espionne absolue, alors qu’en réalité c’était une bien piètre espionne. Elle travaillait à la fois pour les Français, puis pour les Allemands, ensuite pour les Français… Quand elle a été fusillée au fort de Vincennes en 1917, les généraux ont dit: « On n’était même pas certain que cette espionne fût si dangereuse que cela…» Propos recueillis par Yannick Urrien. Marie-Laure Buison : « Les espions de la DGSE risquent leur vie. Ils peuvent recevoir la mort, comme donner la mort.»

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