la baule+ Avril 2025 | 7 importante des rentrées sociales. Donc, le déficit ne peut que s’amplifier. Pour que cela ne s’effondre pas, il faudrait réduire les dépenses publiques de manière significative. Gérard Larcher a un fauteuil à 34 000 € et c’est un exemple désastreux sur le plan politique au moment où l’on demande aux gens de se serrer la ceinture. Il faut avant tout réduire les dépenses sociales et cela signifie se pencher sur l’assistanat et la rémunération des retraites. Les retraités peuvent répondre qu’ils ont cotisé toute leur vie, ils ont tout à fait raison, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que nous sommes dans un système par répartition et ce n’est pas une question morale, mais une question de tiroir-caisse. Dans un système par répartition, par définition, quand il n’y a plus rien à répartir, il n’y a plus rien ! Faire travailler les gens plus longtemps ne réglera pas le déséquilibre des retraites aujourd’hui. Or, vous avez 17 millions de retraités et 24 millions d’actifs moins les chômeurs. Vous ne pouvez pas avoir un actif capable de créer suffisamment de richesses pour la répartir sur un retraité. Les mesures à prendre pour éviter la faillite deviennent sensiblement identiques aux conséquences de la faillite elle-même Beaucoup de gens ont cru en la parole de l’État. Ils ne peuvent plus épargner pour leur retraite parce qu’ils en sont trop proches et ils risquent de se retrouver avec absolument rien dans les années qui viennent… Je vais faire une analogie historique qui ne fera plaisir à personne. À travers l’histoire humaine, qui est généralement tragique, on retrouve à chaque génération des générations sacrifiées. On ne sacrifie pas les jeunes pour sauver les vieux, mais c’est pourtant ce que l’on a fait au moment du confinement. De la même manière, on ne peut pas forcément parler de justice et de morale pour ces gamins qui sont morts dans les tranchées en 1418. Il faut aussi penser aux morts de 39-40, lors de la débâcle, à tous ceux qui ont perdu la vie lors du Débarquement. On ne va pas demander si ces gens ont cotisé pour une retraite… N’oublions pas l’Indochine, l’Algérie, le 11 septembre… Donc, l’histoire est tragique et l’histoire est faite de générations sacrifiées. Après, les gens peuvent venir se plaindre et taper du pied, mais quand il n’y a plus d’argent dans les caisses, il n’y a plus d’argent dans les caisses. Ceux qui sont prêts sont prêts et ceux qui ne l’étaient pas ne le sont pas. Nous avons vécu des années de grande prospérité et de paix, et celui qui est pauvre aujourd’hui a un niveau de vie bien supérieur à quelqu’un d’aisé avant la Deuxième Guerre mondiale. Globalement, mes parents, avant la Deuxième Guerre mondiale, vivaient sensiblement comme les Romains ! Aujourd’hui, on nous parle du droit opposable au logement et on ne supporte plus la moindre critique. Donc, c’est une société qui ne peut plus fonctionner. La raison pour laquelle Donald Trump n’est pas tout seul, c’est que tout cela est allé tellement loin, que d’autres personnes entendent maintenant poser des limites. Nous sommes dans une société qui ne veut plus travailler, donc c’est une société en décomposition. On ment aux gens depuis cinquante ans. On leur ment de plus en plus chaque année et on leur fait espérer ce qu’il ne faut pas espérer. Donc, ils sont dans une situation où ils ne peuvent prendre que de mauvaises décisions. À force de se mentir, on ne peut plus échapper à la réalité. On peut tenir encore quelques années, certes, en volant les épargnants, en volant les retraités, donc il y a des solutions. Les mesures à prendre pour éviter la faillite deviennent sensiblement identiques aux conséquences de la faillite elle-même. Doit-on craindre une confiscation de l’épargne ? C’est le plus facile. D’ailleurs, ceux qui ont le plus d’épargne, ce sont les retraités. C’est logique. Il sera facile d’aller taper dans le stock d’épargne disponible et, comme nous sommes en démocratie, on fera tout cela très bien, dans le respect de la propriété privée et du droit. Donc, on ne va pas arriver un beau matin en vous disant que l’on a pris votre argent à la banque. Vous aurez un emprunt obligatoire et vous devrez donner un pourcentage de vos avoirs. Évidemment, si jamais vous avez besoin de débloquer de l’argent à la suite d’un décès ou pour acheter une résidence principale, vous pourrez reprendre des sous, mais vous serez quand même volontaire d’office. C’est toujours ainsi que les choses se passent et ce sera un emprunt qui respectera parfaitement la Constitution française. Propos recueillis par Yannick Urrien.
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