la baule+ Avril 2025 | 35 La ville de La Baule célébrera le 80e anniversaire de la libération de la Poche de Saint-Nazaire, dernier territoire français occupé par les Allemands jusqu’au 11 mai 1945. À cette occasion, un parcours mémoriel sera mis en place pour honorer le souvenir de trois citoyens baulois particulièrement engagés durant cette période : Alain Bizard, Eugène Hervy et Maurice Moreau. Les célébrations culmineront le 23 juillet 2025, date anniversaire de la visite du Général de Gaulle à La Baule en 1945. Ce jour-là, une croix de Lorraine sera inaugurée place du 18 juin 1940, face à la Poste. Ce monument symbolise la France libre ainsi que l’ensemble des mouvements de résistance, qu’ils soient issus de l’intérieur ou de l’extérieur du pays. Franck Louvrier, maire de La Baule, souligne l’importance de ces commémorations : « Il est essentiel de nous souvenir des sacrifices consentis par ceux qui ont permis à notre pays de retrouver sa liberté. Cette initiative a également vocation à transmettre aux jeunes générations les valeurs républicaines et le courage qui ont animé nos prédécesseurs. » Selon lui, le contexte international actuel rappelle à quel point la paix reste fragile et nécessite d’être constamment défendue. L’installation de cette croix de Lorraine, près du monument aux « Morts pour la France » situé dans les jardins de la Victoire, constituera un rappel permanent de l’esprit de résistance, d’espoir et de victoire qui a guidé la France durant cette période difficile de son histoire. Enfin, Franck Louvrier insiste sur la dimension éducative de cette initiative : «Il est indispensable que les jeunes comprennent et s’approprient les principes républicains et démocratiques qui nous ont été transmis. » La Baule commémorera le 80e anniversaire de la libération de la Poche de Saint-Nazaire En 2014, à seulement 21 ans, Thomas Krunić est un jeune espoir du basket nazairien. Mais sa vie bascule lorsqu’il apprend qu’il est atteint de schizophrénie et il se retrouve alors interné à l’hôpital psychiatrique d’Heinlex. Ses rêves de devenir basketteur professionnel s’effondrent brutalement. La reconstruction est difficile, mais l’écriture devient pour lui une véritable thérapie. Après un premier ouvrage intitulé « Esprit libre, un peu trop », Thomas avait trouvé un emploi comme chauffeur manutentionnaire à Heinlex. Aujourd’hui, il travaille à la Cité sanitaire de Saint-Nazaire et sort un nouveau livre, «Journal d’un esprit en liberté ». « Dans mon premier livre, j’ai raconté l’enfer vécu en milieu psychiatrique et comment j’ai pu m’en sortir grâce au soutien de ma famille. J’y expliquais ma réadaptation, dans l’idée d’aider d’autres familles souvent perdues face à cette maladie », déclare Thomas. À travers son témoignage, il souhaite également déconstruire certaines idées reçues : « La schizophrénie est encore très mal comprise. On dit souvent que les schizophrènes manquent d’émotions, mais c’est faux. Personnellement, j’en ressens énormément, presque trop, et mon quotidien est un équilibre permanent entre mes pensées et mes émotions. » Il insiste sur le fait que cette maladie est loin des clichés véhiculés via des fictions comme la série Dexter ou le film Shining : « Mon expérience peut aider à mieux comprendre que la schizophrénie est une maladie comme une autre, même s’il est parfois difficile d’en parler ouvertement. » Thomas a aujourd’hui une vie professionnelle totalement normale: « Je travaille à la supervision des robots de transport appelés « tortues «, sans poste aménagé. J’ai rapidement quitté ma pension d’handicapé pour retrouver une vie active. À l’hôpital de Saint-Nazaire, nous sommes nombreux et j’ai énormément appris au contact des secrétaires, des médecins et des collègues. Cela m’a aidé à m’ouvrir et à aller mieux. » Son livre est publié à compte d’auteur. Les habitants de la presqu’île peuvent le trouver au Leclerc de Saint-Nazaire ou en contactant directement Thomas sur les réseaux sociaux. Il sera en dédicace samedi 12 et dimanche 13 avril, lors de la 11e rencontre des artistes territoriaux à la salle André Ravache au Pouliguen. Thomas Krunić partage son expérience de la schizophrénie dans son livre « Journal d’un esprit en liberté »
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